• Accepter la vérité, le premier pas vers la sagesse et l'honneur.

    Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

     

    Je ne dirais pas « C’est un tout autre Troll qui vous parle ce soir », mais je n’en pense pas moins. Pourquoi donc ? Eh bien, hier après-midi, j’ai été voir mon psychiatre, en compagnie de ma mère. Tous les deux, on voulait savoir. Lever le doute sur ce « mystère » qui, finalement, n’en a jamais été un en près de trois décennies. Savoir si je suis réellement « schizophrène », ou si, au contraire, je suis plutôt « différent ». Vous l’aurez sans doute compris, je veux parler ici d’une différence (que je ne veux pas qualifier de « trouble » ni de « maladie »), à savoir le syndrome d’Asperger. Et, ça y est, il semble bien que ce soit le cas. yes

     

     

    Eh oui, ma psychiatre m’a bel et bien dit que, vu les éléments de mon passé, mes préférences culturelles, mes difficultés relationnelles, mon inaptitude à être « heureux » tel que je le suis sans poser un regard involontairement désabusé voir cynique sur cette « société », elle voyait assez bien chez moi un « tableau évoquant le syndrome d’Asperger » avec tendance dépressive et/ou anxiété, et non un « tableau clinique de psychose paranoïde ».

     

     

    Accepter la vérité, le premier pas vers la sagesse et l'honneur.

     

     

    Ça peut vous paraître bizarre, mais, ma mère comme moi, nous nous sommes sentis « soulagés », à la sortie de ce rendez-vous. Soulagés que je ne sois pas réellement schizophrène … car, oui, j’ai connu ou entendu parler de jeunes réellement schizophrènes, qui pour certains, éprouvaient les pires difficultés car ils refusaient catégoriquement ce diagnostic, et donc, ne voyaient pas de psychiatre, ne se soignaient pas, ou croyaient à un délire totalement mystique, à grand renfort d’herbes Néerlandaises et/ou d’alcool fort. Ce qui est, bien évidemment, tout sauf la meilleure chose à faire contre cette pathologie. frown

     

     

    Je ne dirais pas grand-chose des « médias » (qui ont leur part de responsabilité dans le manque cruel de connaissances et la surabondance de préjugés débiles sur le sujet des maladies psychiques dans le discours des « masses »), mais je n’en pense pas moins. Nous nous sommes aussi sentis soulagés, car, comme nous l’a dit le doc’, « l’autisme d’Asperger ou de haut niveau est, en entreprise, plus volontiers vu comme une réserve de potentiels divers et variés que la schizophrénie en tant que maladie permettant de travailler et de mener une vie normale »… (Je résume)

     

     

    Alors, j’ai demandé à ma psychiatre, et elle l’a fait, de diminuer légèrement mon traitement, ce qui me fatiguera un peu moins. C’est vrai que 400mg de neuroleptique atypique dans la poire chaque soir, ça endort un cheval, alors un Troll … ^^ Ensuite, elle nous a dit qu’un dispositif pouvant m’aider à aller vers l’emploi existe sur Quimper, ce sera à voir dans un avenir à moyen terme (12 à 24 mois, je pense). Pour faire quel métier, je n’en sais encore rien. Ce qui est sûr, c’est que cela ne sera en aucun cas de la conduite de véhicules ni d’engins de manutention (peu importe leur catégorie), et, pour être honnête, un simple travail « de bureau » m’ira bien. En saisie informatique, dépannage PC, ce genre de choses. Hélas, ma corpulence et mes quelques problèmes articulaires épisodiques ne me permettront pas de devenir mécanicien cycles ou ouvrier en élevage de biquettes … et pour 15 postes par an en France, dont 10 postes saisonniers, on oublie, ça c’est fait. Voilà, alors je me sens mieux avec cette différence, ces espaces professionnels où mon potentiel pourra s’exprimer en totalité, car mon cerveau génial et fertile ne m’appartient qu’à moi, Dieu me tripote (merci mon Dieu, comme dirait Desproges) he

     

     

    Accepter la vérité, le premier pas vers la sagesse et l'honneur.

     

     

    Maintenant, je sais ce qu’il me reste à faire. Ne plus mener ma vie « en fonction du regard des autres ». Ne plus mener ma vie pour tenter de ressembler à ce que je ne peux pas supporter. Ne plus mener ma vie en fonction du passé, mais espérer en me tournant vers l’avenir. Ne plus faire acte d’autoflagellation mentale en culpabilisant sur ce que j’ai été, sur tant de choses qui auraient pu changer mon existence. Penser positif, prendre du recul vis-à-vis de tant de choses réellement insignifiantes (le carcan normatif en fait partie !), vivre pour moi, et être là pour ceux que j’aime, famille comme meilleurs amis, au lieu d'être "dans ma bulle".

     

     

    Je commence tout juste à faire le chemin nécessaire à l’acceptation de cette réalité. Et, j’en fais le serment devant les Anciens Dieux, chers lecteurs et amis … j’irai au bout de ce chemin. Pour me prouver que ma « différence » vaut carrément le coup d’être mise en valeur. Pour foutre en l’air et disperser au vent les reliques désagréables de mon passé psychotique inhérent à la fréquentation, autrefois, de sociopathes adeptes du pentacle inversé. Pour vivre, droit dans mes bottes. Pour ne rien regretter. Pour exister, tel que je le suis, et débarrassé du négatif, peu importe la forme qu’il prenne. Pour être moi. Pour être heureux … enfin.

     

     

    Accepter la vérité, le premier pas vers la sagesse et l'honneur.

     

     

    Bon week-end à vous toutes et tous, et que le Grand Faiseur du Bouzin veille sur vous. Ou Thor, ou Bouddha, ou Jésus, ou un autre. "Si j'étais Dieu, je ferais croire que j'existe." (Desproges, encore) glasses

     

     

    BANZAÏ !

     

     

    - Troll  

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