• Au nom des nôtres... Et de tous ceux qui viendront après nous.

    Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Eh oui, votre Troll préféré reprend la plume, enfin le clavier, comme pour pousser un hurlement de désespoir, d’appel à la force collective, d’insoumission même. Vous me direz, « c’est ton style habituel, on te reconnaît bien là, et on est avec toi » (pour les plus fidèles). A la bonne heure. En fait, je ressens le besoin de coucher mes pensées par écrit, notamment du fait d’un événement tout à fait désagréable qu’il m’est arrivé hier soir. Je rentrais du centre ville, je venais de prendre un café, quand deux jeunes cons m’ont apostrophé, provoqué, depuis le trottoir d’en face (c’est toujours plus facile). Alors j’ai regardé un peu dans leur direction, sans comprendre pourquoi ils en avaient contre moi, ils m’ont traité de « raciste » (!) et n’ont même pas essayé de me suivre pour me coller une dérouillée… ou pour que je leur en colle une. Remarquez bien que, bon, je n’ai jamais frappé personne, et je ferai tout pour éviter que ça arrive ici.

     

    Cela dit, étant donné le style vestimentaire de ces « chances pour la France », leur vocable réduit au mélange des paroles de Jul et de Maître Gims, assorties de provocations vulgaires, et agrémenté d’une adhésion à leur « ghetto culturel » dont ils ne veulent pas se séparer… ça laisse peu de doutes sur le niveau culturel, l’intelligence et la capacité de raisonnement de ces mecs-là. Raciste, moi ? Non, sauf si penser qu’un con peut être blanc, noir, métis, de n’importe quelle culture ou de n’importe quel groupe social… c’est avant tout un con… Sauf si penser ainsi, donc, est défini dans la « novlangue » du pouvoir et des associations de gens pas drôles comme étant une « provocation à la haine raciale ». D’autres que moi sont plus explicites, à la limite de déclencher l’anti-patinage même, en parlant de « bougnoules issus de la diversité » (!)

     

    Je pense ne jamais avoir été malhonnête envers vous, chers lecteurs et amis. Jusqu’à maintenant, je refuse obstinément toute tentative de racolage des « fâcheux », vous savez qui ils sont. Pour autant, cet événement, somme toute récurent dans mon existence d’outsider assumé, ne me fera aller dans les rangs des fafs, mais je pense que si cela se produit de nouveau, ça pourra me rendre con. Au point de me servir volontiers de ma paire de Caterpillar en 47, à défaut de rangers authentiques évidemment, pour tartiner allègrement la sale gueule du moindre alcoolique ou du plus lamentable des crasseux venant me provoquer. Sans parler des « wesh », quand bien même ce terme qu’ils s’attribuent eux-mêmes n’a aucune connotation raciste. Un « baskets casquette survêt » peut être intelligent, l’habit ne fait pas le moine, comme on dit… Et, je l’ai constaté souvent, des metalleux ou des goths peuvent se révéler abrutis accomplis. Provocation à l’agressivité ? Mais qui provoque l’autre ? Qui cherche la merde ? Qui mérite sa dérouillée ? Moi ou eux ? Et, enfin : quelle culture n’a jamais été reconnue en tant que telle, et n’a attisé que la désapprobation des intégristes religieux, les interdictions de concerts dans certaines villes, les émissions télé minables visant à la criminaliser ?

     

    Révolté contre certains aspects de ce monde moderne ? Oui, à l’instar des anciens de Continental ou de Goodyear, ou encore de tous les auto-entrepreneurs qui payent plus d’impôts que ce qu’ils gagnent. Écorché vif ? Encore un peu, voyant la tournure lamentable que prend ce monde. Idéaliste à la cuirasse blindée de Metal extrême ? Il y a quelques restes. Insoumis à la « norme », cette même conception à l’origine de la « Fête de la Musique » de ce cher Jack « C’est chié », ce dégueulis sonore, aussi bien « musical » (perso, je préfère l’intégrale de Xasthur à 25 secondes d’un morceau de Kendji Girac) que publicitaire, après la libéralisation des radios libres (et lesquelles ont survécu...) ? Sans aucun doute ! J’ai souvent l’impression que, avec mes amis les plus proches, partageant quelques idées et éléments culturels, nous sommes parmi les derniers en ce pays de France, à ne pas sombrer dans la marchandisation de la connerie, dans la liquéfaction de l’esprit critique par BFN TV (oui, je l’ai écrit ainsi), dans le plaisir, la fierté à se reconnaître d’une culture plus élaborée (ou de plusieurs à la fois !) que la soupe clairette que l’on sert chaque jour au reste des moutons ! Merde alors, que voulez-vous de nous ? Une reddition ? Un acte de décès ? Un procès en diffamation pour « atteinte à la norme » ? VOUS NOUS FAITES CHIER ! Et j’en ai des preuves concrètes tous les jours. Y compris sur Facebook, où j’ai adhéré à un groupe « Childfree ». Sans enfants… ou, autrement tourné, « personnes qui ne veulent pas en avoir ». Eh oui, le matraquage de la norme prend une belle part dans les envies de « fonder une famille », inévitablement accolées au monospace, au pavillon dégueulasse, à l’écran plat dans toutes les pièces, bref, à tout ce qui va dans le sens du mot « normal ». Vous devez vous dire que j’ai écrit cette dernière phrase avec un rictus prononcé. Et vous n’avez pas tort ! Je dis à qui veut l’entendre que je préfère me marrer dans un vieux pick-up Japonais que pleurer dans une Bentley. Qui m’en empêche ? Je n’ai aucune honte de me définir « metalleux », ni « païen ». Et alors ? Où sont donc les supporters (les seuls à pouvoir égaler les fafs de bistrot en termes de conneries à la minute) d’un certain maire du Sud de la France, celui-là même qui a déclaré que le Français « est blanc et catholique » ? Qui est le raciste, partant de là ? Pas moi, en tout cas.

     

    Sans même parler de « racisme », je dirais que j’observe une certaine défiance envers les plus piètres représentants des deux seules variantes de la culture « grand public », en clair, de la culture « admise ». Autant envers les chanteurs et chanteuses ouvertement bobos, qui prétendent changer le monde avec une chanson vendue à 3 millions d’exemplaires (qui parmi vous les écoute plus volontiers que Dire Straits, Blutengel, Sine Die, Strike Anywhere ou Iron Maiden…), et autant envers la génération « flex » (dont on a bien du mal à comprendre le discours, et pourtant… ça explique pas mal de choses).

     

    Fabrice Éboué, un des rares comiques actuels que j’apprécie, le disait à peu près ainsi dans son dernier spectacle. « Comment voulez-vous trouver les rappeurs actuels cohérents, entre la vie dans les banlieues et la religion ? Vous les avez entendus ? Inch’Allah, je baise des putes ! » On va dire, en riant jaune, qu’il est dans le vrai. Ça va en démanger quelques uns aux entournures, après tout, on peut rire de tout… et avec n’importe qui… Si on est pas n’importe qui.

     

    Croyez-moi ou non, chers amis, il y a quelques temps, j’ai voulu créer un mouvement. Mais pas un mouvement politique. Pas même pour me faire élire dans « la corbeille ». Pas même pour me faire élire dans le conseil municipal d’un patelin Breton ! Non. Un mouvement «  de rassemblement culturel », qui nous représente, NOUS, tous Metalleux, Goths, Punks, Hippies, Teuffeurs, Geeks, Païens et Polythéistes, Athées, Childfree, nous, toutes ces « bêtes de foire » qui nous faisons dévisager voire agresser quand nous sortons « dans notre tenue », nous qui passons pour des cons ou des extrémistes en tentant de définir nos idées... nous qui n’avons AUCUN poids politique ou culturel (Allô, le standard de M6 ? Passez-moi Jacky Cordonnier, merci…), un mouvement pour nous permettre de nous faire entendre, d’ouvrir nos gueules. Et, sans doute, de nous sentir plus accomplis en tant que citoyens qu’en glissant un bulletin de vote (même une feuille de PQ marquée du nom « Groland »…) dans l’urne d’une élection que nous savons pipée d’avance. Je me laisse encore le temps de la décision, et peut être la concrétisation viendra courant 2017.

     

    En tout cas, et soyez-en sûrs, jamais ma détermination n’a été aussi forte pour mener la barque comme je l’entends, en termes culturels, musicaux comme littéraires, la culture qui est pour beaucoup, notre raison de vivre (pour les « proscrits du travail » comme moi comme pour tant d’autres), ce qui fait notre différence, ce qui peut nous inspirer en termes de création (peu importe la forme choisie…) et, ni plus ni moins, la fierté d’être ce que nous sommes, et celle d’avoir fait un gros FUCK à cette moutonnisation globalisée. (Tiens, au fait… on ne parle plus de Pokémon GO ? Ça veut sans doute dire quelque chose… là où les trains miniatures existent depuis les années 1900. Autant finir sur une hallebarde !)

     

    J’en suis convaincu : nous finirons par nous faire entendre. Nous finirons par vaincre. Nous finirons par ne plus avoir peur d’exister tels que nous le sommes. Nous ne négocierons pas notre culture. Vivre cachés ? D’autres ont connu ça avant nous. Vivre libre et debout, voilà la réalité.

     

    Bonne soirée à vous tous, bon week-end, mort aux cons, vive la liberté.

     

    Salut et Banzaï !

     

    - Troll

    « Abus d’humanisme et de gentillesse ? - A l’adresse des vampires psychiques et autres emmerdeurs patentés.Fierté d'être Français ? Aucune. Étranger dans mon propre pays. »
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