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    Chers lecteurs et amis,

     

    Je vous écris ce soir avec la rage qui me pousse à continuer à vivre droit dans mes bottes, avec le désespoir quant aux absurdités de ce pays (et de ce monde), avec la lassitude d’être regardé comme une « bête de foire » juste parce que je suis différent. Je n’en peux plus, de ce torrent de conneries qui infeste la télévision comme certains « réseaux sociaux », je n’en peux plus, d’être obligé de survivre sans boulot, par la seule faute d’une « différence psychologique » qui effraye les moutons comme les employeurs, je ne supporte plus de ne pas me sentir à ma place dans cette démence collective qu’on appelle pudiquement « société moderne ». J’en ai marre d’entendre les sifflements des mobylettes imbéciles, et les minables gargouillis qui servent de moyens d’expression à leurs « pilotes » aux veines saturées de boissons énergisantes, de fines herbes, et aux cerveaux définitivement atrophiés par la perfusion nauséabonde de ce rap ou de ce r’n’b (et si on n’aime pas, si on ose formuler la moindre critique, on est forcément un « has been », un « réac », un « boloss »).

     

    Je ne supporte plus que me collent au cul des connards crasseux, parfois accompagnés de leurs connasses pondeuses et leurs innombrables échappés de bidets, quand je suis en voiture : peut être qu’en respectant à la lettre le code de la route, je les emmerde, je les ralentis dans leur course débilitante au « toujours plus », au « moi d’abord », je les prive du premier quart d’heure de l’émission de l’autre parasite médiatique farci à la schnouff, ou je les empêche de décrasser le filtre à particules de leur monospace diesel innommable. Ou je les gêne dans l’acte salvateur de remboursement de leurs crédits ! Allez savoir !

     

    J’ai longtemps cherché la solution à ces nuisances. Oui, je considère « leurs » valeurs comme des nuisances, dans le sens où elles sont le promontoire même de l’oppression vécue par mes frères et sœurs d’armes culturels et moi-même. Le suicide ? Ce serait trop lâche, trop facile, trop douloureux pour ceux qui m’aiment comme pour mes amis. La fuite en avant, façon « Into the Wild » ? J’y ai pensé aussi. Mais cela ne m’a que traversé l’esprit. En admettant cette perspective, je n’aurai que deux choix : rejoindre un écovillage, ou un autre groupe de cette catégorie, et finir ma vie en tant que tel … ou me réfugier en camion aménagé, quelque part au milieu de la forêt, en ermitage quasi-total, n’en sortant que pour me ravitailler en nourriture et carburant, pour laver mes vêtements, et pour rappeler gentiment à l’administration que, non seulement certains de ses représentants sont la cause de mes désillusions, mais aussi que je les emmerde. Alors … que faire ?

     

    Eh bien, ma foi, attendre. Attendre ce qui me semble inévitable, à savoir « le crépuscule de leur monde ». Car je sais, au plus profond de moi, que leurs « valeurs » et leurs « standards » ne sont pas éternels. Qu’ils ont besoin des médias, comme des publicitaires, et en gros, de tout ce qui est lissé par le bas, pour que leur « modèle de société » érigé comme idéal à suivre se maintienne en place. C’est sûr, dans un monde vivant une situation apocalyptique ou post-apocalyptique (peu importe la menace sur l’humanité), beaucoup en viendraient à agir comme des fous furieux, à tabasser leurs semblables pour un sachet de riz ou un litre de carburant, à renoncer aux restes d’humanité en eux … et dans ce cas-là, la Terre choisira elle-même, par la sélection naturelle. Le fait est que, personnellement, je serais ravi d’assister « en direct » (du moins, à la radio) à la chute vers les abîmes de leur normopathie collective, quand bien même je ne survivrais pas à un cataclysme à l’échelle d’un pays, ou du monde.

     

    Je continue à vivre malgré tout, clopin-clopant, mais droit dans mes Rangers, et portant ma liberté en étendard. Parce que c’est là tout l’aspect « sociologique » de la chose, des causes et des éléments culturels que je défends bec et griffes. Parce que, si par malheur, j’en venais à abandonner tout ce qui me tient tant à cœur, je deviendrais à l’image de tous ces moutons bêlants, une triste parodie de vie. Un humain nécessairement lissé par le bas, insipide, abruti, sortant du même moule que tous les autres, donc sans intérêt, de fait.

     

    Je sais que je ne serais jamais comme cela, et que je ne le deviendrais pas, pas même pour « me faire des amis » (qui seraient, de toute façon, bien superficiels, comme je l’ai déjà dit – et vécu ...), ni pour « trouver l’amour » (je laisse venir, pour le moment, on verra bien ce que les Dieux me réservent …) Je sais pertinemment que je ne suis pas le seul à penser, à raisonner, à me désoler ainsi sur le misérable clapotement médiatico-trouducutal des cerveaux d’une bonne partie de la population, de leur acharnement à impérativement vouloir le dernier iPhone X valant presque 2 fois ce qui me sert de « revenu de subsistance » chaque mois (alors qu’il fallait le pré-commander, et non camper devant les démentiels « Apple Store », bande de cons), de l’hégémonie de la « norme », de son omniprésence dans le « logiciel idéologique » des publicitaires, travail-famille-crédits … Tout ça parce que le ramassis de conneries qui sert bien souvent de seule et unique « pensée » aux collègues de travail du mouton de base (pléonasme) le force à enchaîner les crédits pour se maintenir « à la hauteur » du reste du troupeau !

     

    Non, je ne deviendrais jamais comme eux, ce serait une trahison d’une rare intensité envers mon idéal de vie et ma culture. Oui, le jour venu, le jour du Ragnarök, la Terre choisira d’elle-même qui survivra et qui périra. Regardez l’état de la planète sur laquelle nous vivons : le jour où le Grand Faiseur du Bouzin viendra faire l’état des lieux, on pourra se foutre la caution dans le cul. Je n’ai pas honte de le dire à qui veut l’entendre. Et, de fait, je n’ai pas honte de ne plus me préoccuper d’écologie (encore moins de « développement durable »).

     

    N’importe comment, dans un monde où chaque citoyen reçoit 30 kilogrammes de prospectus publicitaires par an, où le niveau des océans monte au point de menacer la survie des îles Fidji, Tuvalu, Vanuatu, de la moitié du Bangladesh, d’une partie des Philippines, où le désert a passé la frontière du Sénégal, où une immense partie de l’océan Pacifique est qualifiée de « continent de plastique », où le niveau de CO2 dans l’atmosphère atteint un record trois ans de suite … Sans que personne ne fasse rien de concret à un niveau global, bien sûr … Non, je n’ai plus honte de ne plus me préoccuper d’écologie. Je mène ma vie comme je l’entends, dans la simplicité matérielle (pas de télé, pas de lecteur Blu-ray, pas de machines inutiles mais « à la mode », pas de « tablette 4G truc »), et je ne demande qu’une chose : qu’on me foute la paix.

     

    Je ne veux plus me préoccuper d’écologie ou de tous ces trucs, le jour où, en pleine COP 23 (la conférence sur le climat qui a lieu actuellement), on apprend qu’une « ferme des 4000 vaches » va voir le jour, quelque part en Saône-et-Loire. Comme si nous n’avions pas assez foutu la planète en l’air ! De toute façon, dans un pays où il est quasiment « normal » de ne pas trier sciemment ses déchets entre le recyclage et les ordures ménagères, où il est institutionnalisé de rouler au Diesel « parce que les experts l’ont dit pendant 40 ans », où il est naturel de foutre à la rue des personnes vivant en yourte, cabane, roulotte, où prétendre que « les chômeurs feraient mieux de chercher du boulot au lieu de se prélasser » (c’est sûr, avec mon AAH, je peux carrément aller m’installer à Phuket, à Goa ou à Acapulco, enculé de capitaliste véreux que je suis !) Dans ce pays, je ne crois plus en grand-chose en terme de protection de l’environnement. La Terre fera le tri.

     

    C’est vrai, quand j’avais 20 ou 21 ans, j’avais envie de prendre le monde par les dents, de le secouer, de tout foutre en l’air pour participer à reconstruire une société meilleure et plus égalitaire. J’ai toujours ce rêve aujourd’hui. Je n’en ai pas honte non plus. Alors, bien évidemment, dans une France qui se réveille avec Zemmour et qui se couche avec Joséphine Ange Gardien, je passe pour un « marginal », pour un « loser », pour un « suspect » parfois, tant j’ose exprimer mes idées et mes rêves de liberté. Mais, cela fait aussi de moi ce que je suis.

     

    A quoi sert l’idéal de liberté s’il n’est pas concrétisé, matériellement comme mentalement ? A RIEN. A quoi sert le cerveau humain, capable de tant de choses, s’il n’est pas stimulé, entretenu comme une machine aux rouages délicats, maintenu en service et alimenté de nouvelles idées, de nouveaux concepts, pour un monde meilleur ? A RIEN. Excepté à appuyer sur la télécommande, et attendre qu’on vous jette la merde que vous aimez entre les dents. Sans jamais penser à vous rebeller. Sans jamais penser à ouvrir un bouquin (lire un livre, c’est tellement passéiste !) Sans jamais penser qu’il existe des alternatives concrètes à la soumission organisée, des alternatives au « temps de cerveau disponible » ou au « rien-disant culturel », comme au « politiquement correct » et à tant de « choses qui font peur ».

     

    Soyons clairs : je ne suis pas « misanthrope », je suis « désabusé ». Je ne suis pas « individualiste », je « cherche la solitude et le calme ». Je ne suis pas « haineux », je suis « sélectif ». Je ne suis pas « défaitiste sur l’avenir du monde », je pense que « le pire nous arrive dans la gueule ». Je ne suis pas « un phénomène de foire », je suis MOI. Et si ça ne vous convient pas, ce n’est pas grave. Je me débrouillerais très bien sans vous. Car le crépuscule de votre monde vous retournera les tripes, et ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu … d’autres que moi l’ont déjà fait depuis longtemps.

     

     

    - Krähvenn « Trollsson » Vargbroder

     

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    Bonjour, chers lecteurs et amis.

     

    Comment vous dire… J’aurais aimé parler d’autre chose que de politique, de la situation actuelle en France, pardon, dans la « start-up France » (ironie), mais finalement, comme l’actualité est littéralement dominée par ces thématiques qui nous deviennent détestables… J’ai choisi de me mettre à l’aise sur ce sujet, et je suis convaincu que parmi vous, beaucoup vont se sentir concernés. De même que certains arrêteront de suivre Dernier Bastion, sans doute écœurés par mes coups de boutoir envers la « société de la norme », laquelle a remplacé avec succès « la société du spectacle » bien décrite par Guy DEBORD.

     

    Comment être humaniste envers des gens qui ne se préoccupent pas de moi  ?

     

    D’abord, comment être humaniste, oui, dans ce pays de veaux bien dociles se laissant mener à l’abattoir ? Ceux-là même qui vous détaillent comme un quartier de viande sur pattes à cause d’un « détail » vestimentaire ou physique, qui sort de leur « normalité » - pardon, de leur normopathie méritant décidément de toute urgence sa place d’honneur dans le DSM-V, le répertoire des troubles psychiques et psychologiques – et qui s’offusquent de votre réaction quand vous ne souhaitez pas que ces tristes représentants du « déclassement » vous emmerdent ou fassent un commentaire baveux sur votre look !

     

    Non, définitivement, on ne peut pas être humaniste envers tout le monde, à mon sens. Pas dans ce pays. Ailleurs, peut être, à coup sûr dans des pays plus évolués et plus ouverts vis-à-vis des cultures Metal, Goth, du Paganisme, et comprenant dans leur culture le respect de l’intimité … en gros, la Scandinavie, la Finlande, l’Angleterre vu ce que m’en dit le JayJay y mérite sa place … L’Allemagne bien sûr, car je tiens à souligner que le festival de Metal de Wacken n’a jamais connu de débordement notable … contrairement à tant de concerts de Rap. Le Japon, la tolérance globale envers la culture de l’autre, son intimité, son look, est telle que les jeunes mecs et filles sont bien libres là-bas de s’habiller en personnages de Mangas, en super-héros, en guerriers du Moyen-Âge, ou en Trolls (!), personne ne leur dit rien. Pas une agression, pas une remarque du genre « wesh Dracula, t’es sataniste ou bien ? », rien de tout ça. Ah, au fait. Est-ce que ces pays tolèrent des rappeurs bloquant une autoroute ou une ligne de chemin de fer pour un « clip » de leur regrettable « musique » ? Est-ce que leurs médias sont monopolisés par cette culture « bling-bling », dont les pires représentants chez nous produisent finalement des individus à peine aussi évolués que l’électeur FN moyen ? Je ne crois pas. Ou comment avoir une soudaine envie de demander l’exil culturel !

     

    Chers lecteurs et amis, vous vous dites sans doute que je ramène tout ou presque à la culture (ou à l’inculture). C’est pas faux. Traitons maintenant, si vous le voulez bien, la seconde partie de la question, sur le volet politique et sociétal.

     

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    Comment ai-je pu croire faire partie de ce peuple qui, bien que certains aient réalisé depuis longtemps que voter ne sert à rien ou presque, continue à choisir ses « représentants » comme ils choisissent des tomates ou des carottes au supermarché, autrement dit … sans réfléchir ? Sans penser autrement que « bah, la télé a dit ça, je vote ça, parce qu’il pleut, fait chier » (!)

     

    J’ai voté Flon-Flon en 2012, pour faire barrage au Nabot, je m’en suis mordu les doigts pendant longtemps. J’ai voté contre Mme Flamme Maudite (et pas vraiment pour Mr Uber), et j’aurai mieux fait de me casser une jambe ! Bien évidemment, libre à notre nouveau « patron », puisque c’est ainsi qu’il définit le pays, une « start-up », de dire qu’il y a « des gens qui font de grandes choses et des gens qui ne sont rien ». Merci camarade, depuis le temps que je suis plus ou moins « interdit de travailler » par la bonne volonté de la MDPH, de Cap Emploi, et d’une congrégation de fans de la « pause-café » vissés sur leurs fauteuils en cuir et engoncés dans leurs logiciels idéologiques périmés, j’ai fini par en être convaincu ! Je pense que je ne voterai plus jamais, et à quoi bon ? Même en prétextant un « renouvellement » de la classe politique, l’ultra-libéralisme, le « développement durable », la casse des droits sociaux, la chasse aux « différents » iront croissant ! De même que la présence regrettable du FN au Parlement … après tout, l’extrême-droite a toujours été l’alliée du grand capital, car elle ne représente que la finance et la magouille (l’emprunt Russe au dessert, c’est un régal !), et ses alliés, nécessairement hostiles aux travailleurs … qui pourtant se jettent dans les bras des populistes. Et l’histoire ne me donne pas tort ...

     

    Comment ai-je pu croire en la chimère de la « décroissance », cette connerie à roulettes puant le néo-malthusianisme qui consiste à dire « coupez-vous de tout, sauf des minimas sociaux, éclairez-vous à la bougie, chauffez-vous au pull, caguez dans la sciure ! ». Je dis « chimère », mais je devrais en fait dire « tendance ». Eh oui, car finalement, l’écologie obtuse, si ça marche si bien, ça doit bien rapporter à quelques-uns. Et ce malgré l’apparente « déconnexion vis-à-vis de l’argent » que semblent afficher beaucoup de « décroissants ».

     

    Je ne m’étonne plus que certains prennent un malin plaisir à provoquer l’affolement, notamment en ce qui concerne les fameux compteurs Linky. Non mais attendez, vous vous érigez en « sauveurs de l’humanité », en « lanceurs d’alerte » (ça aussi, c’est une tendance), en « dénonciateurs du futur génocide » (je n’invente rien), à cause de nouveaux compteurs électriques … qui, finalement, émettent bien moins de rayonnement électro-magnétique qu’un PC, un téléphone portable, ou une ampoule à incandescence, ou le terminal de paiement électronique d’un supermarché !

     

    Et, car il vous faut bien « racoler » (on appelle ça des « putes à clic », sur Youtube ou Facebook, entre autres), vous assimilez votre soupe tout à fait fantaisiste et jamais vérifiée scientifiquement aux Illuminati. Non seulement vos approximations sur les ondes radio et les rayonnements électro-magnétiques sont autant de raisons de vous transformer en « Youtubeur électrosensible » que de faire partie des dérangés du bocal (les mêmes qui en viennent à porter un chapeau pointu en aluminium), mais vous avez littéralement mité le mouvement altermondialiste en un peu plus d’une décennie, et vous êtes en bonne voie pour en faire de même avec tout le mouvement écolo.

     

    Sans déconner, les Illuminati n’existent plus depuis plus de deux siècles ! Et, si vous craignez tant les « complots » et les « conspirations » qui n’existent que dans vos esprits faibles et perméables à tout, faussement « éveillés », pourquoi ne pas vous enterrer dans des abris blindés par cinq mètres d’épaisseur de béton armé et trois mètres de plomb, en attendant « le transfert vers la base de surhommes de l’étoile Aldébaran » ? Sylvain-Pierre DURIF au pays du LSD !

     

    Que les Dieux m’en soient témoins : je fais le serment de rire grassement, voire de me fendre franchement la gueule en jouant volontairement et fièrement le gros Troll, lors de ma prochaine rencontre (fût-elle brève, je ne peux pas les blairer) avec ces tristes personnages.

     

    Une vie sans plaisirs, sans saveurs, sans amour vrai et accompli, sans humour, sans dérision, sans esprit critique envers les conneries que vous proférez, ne vaut à mon sens pas d’être vécue autrement que comme de la soumission pure et simple. Et peu importe l’idéologie, la « nouvelle religion », la forme de « développement personnel » aux porosités troublantes avec certaines personnes peu recommandables, ou autres.

     

    J’aime mon pays, mais pas ce qu’il est devenu. J’ai mes rêves, mes idéaux, mes idées, ma culture, mes croyances, je ne les impose à personne. Je n’ai pas à être « fier d’être Français », pas avec ce que je constate dans ce quotidien insipide et grotesque de nivellement par le bas.

     

    Pas plus que je n’ai à « laisser passer » les dérapages véritablement honteux de certains médias, sur les maladies psychiques. Comme si on (les malades et leurs familles) ne souffrait pas déjà suffisamment ! Bien évidemment, il y a eu la séquence dans l’émission de l’autre con qui se permet de dire « c’est dur, chaque mois, avec 25,000 € de salaire » (!), et dernièrement, une vidéo de Fort Boyard (émission au taux de polémique aussi élevé que « Des Chiffres et des Lettres » !) Après tout, on peut dire que « ça va dans le sens du mouvement ».

     

    Ni plus ni moins, et comme je me suis déjà permis de le dire ici, chers lecteurs et amis, tout cela va dans le sens du sacro-saint « management national par la peur », de l’information biaisée bénie prise comme parole d’évangile, et anxiogène en plus (même sous couvert éhonté de « divertissement »), … Et, je suis heureux de ne pas avoir la télé. Voilà. Au moins, je peux le dire : je sais ce que je vaux, je sais ce que j’aime, je connais les gens que j’adore et ceux dont le mode de vie me fait rêver … Et nécessairement, je sais ce que je déteste, et je connais mes ennemis. Fussent-ils idéologiques, éthyliques, ou bien sûr, la triste classe des « déclassés ». Et, en reparlant d’eux, quel est le fait le plus grave ? Qu’ils aient le permis de conduire, le droit de vote, ou qu’ils aient des gamins ? A coup sûr, les trois à la fois.

     

    A bientôt pour de nouvelles aventures. Que les Dieux veillent sur vous tous et sur vos clans respectifs.



    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder

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  • Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Je vous reviens aujourd’hui, après plusieurs jours d’absence… On va dire que les circonstances du calendrier ne m’aident pas trop. En effet, comme chaque année à la même époque, c’est la période des tristes « anniversaires » de mes deux hospitalisations en psychiatrie. Donc forcément, des souvenirs désagréables reviennent, j’ai parfois du mal à m’endormir, je rumine, je repense à tant de choses qui se sont produites durant ma jeune existence… Et, ce que je n’arrive pas à oublier, ce sont ces voix, toutes ces voix, qui me surprennent à nouveau, alors que je m’y attends le moins.

     

    Des voix qui me répètent « tu es gros », « tu es nul », « tu es en échec scolaire », « tu as fait ça et pas ça », « tu ne vaux rien, parce que t’es pas du métier », « tu ne feras rien de ta vie », « boloss, tu lis un livre wesh », « mécréant, Dieu te punira », « connard irresponsable mangeur de cadavre », … Oui, toutes ces voix, sur lesquelles ma mémoire n’arrive pourtant plus à fixer le moindre visage, je les entends parfois dans mon inconscient.


    Oui, ça me trouble. Oui, ça a failli foutre ma vie en l’air. Eh oui, je n’ai pas eu de chance, ni à l’école, ni dans le monde professionnel. La vie ne m’a pas laissé de répit. Peut être suis-je né sous une mauvaise étoile. Faut dire, avec mon connard de père, qui m’a laissé son nom de famille, je n’étais pas bien parti dans la vie. Oui, je dis « mon connard de père », et je n’en ai pas honte, car c’est exactement ce qu’il est. Le truc est qu’il m’a traité de « bâtard » alors que ma mère me portait dans son ventre. Et, quand on vous le dit, ça vous marque, pas que sur l’instant, mais à vie. Et je ne lui pardonnerais jamais, à mon « géniteur », de m'avoir abandonné pendant 12 ans, d'être ressurgi du passé, puis de foutre à nouveau le camp, plus rien depuis 1998...

     

    Tellement de voix - So Many Voices (merci au groupe End of Green)

     

    Ces putains de voix, je les entends de jour comme de nuit. C’est fort probablement lié à ma maladie, et sans doute que le fait d’aller voir un psy régulièrement fait aussi ressortir tout ça. Et, heureusement, je ne fais pas ce qu’insinuent ces voix, ce qu'elles disent, les insanités qu'elles profèrent, les exhortations à baisser les bras. Je n’abandonne pas. Je ne me résigne pas. Je me retiens parfois de fondre en larmes à l’évocation de mon douloureux passé, mais je me console en me disant que, pour certaines de ces voix, leurs auteurs sont sans doute entre quatre planches. « La vengeance est un plat qui se mange froid ». Pour moi, c’est du surgelé.

     

    Tellement de voix - So Many Voices (merci au groupe End of Green)

     

    Si j’avais abandonné le combat, pendant mes pires moments, je ne serai sans doute plus là pour vous l’écrire. Vous voyez, si vous avez vécu quelque chose de similaire à mon expérience, vous comprenez tout autant ce que je ressens qu’un bon psychiatre. D’ailleurs, il faudrait que je lui en parle. 

     

    Vous savez, vu ce que j’ai vécu, je m’estime heureux d’être arrivé à l’âge de 31 ans. C’est sûr, je souffre de cette putain de maladie, j’ai souffert encore plus sur Grenoble et dans la Creuse, c’est une des raisons pour lesquelles je ne retournerai probablement jamais vivre dans ces deux régions. Je ne sais combien de fois, ces voix (dans le réel) m’ont menacé, m’ont raillé, se sont moquées de moi, ont voulu que je commette l’irréparable en me supprimant, m’ont accusé d’actes que je n’ai pas commis, de choses que je n’ai jamais dit, ad nauseam, etc.


    Mais, croyez-moi : il faut transformer sa souffrance en force de caractère, en bouclier protecteur, pour repousser tous ces connards et toutes leurs débilités sans fondements. Il faut se montrer plus fort que ces voix, que ces « personnes » qui ne trouvent leur salut que dans la moquerie de plus faible qu’eux, dans le bizutage, dans la provocation, dans l’effet de groupe, ou dans l’effet de mode. Parce que vous valez mieux que ça. Parce que vous valez mieux que faire semblant d’être « normal » pour vous faire des amis. Surtout des amis qui ne vous méritent pas.

     

    Je vous en conjure, chers amis : ne faites pas les mêmes erreurs que moi. Ne foutez pas votre santé en l'air pour des connards et des pétasses normopathes et définitivement matérialistes, à défaut que ces braves gens se fassent pousser un cerveau. Préférez rester seuls plutôt qu'entouré par des marionnettes obéissant à la télé et aux modes. Ne passez pas vos vies à attendre quoi que ce soit de la part de personnes similaires à celles qui vous ont pourri votre adolescence. Pensez par vous-même.

     

    Avec toutes mes amitiés.

     

    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder

     

     

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  • Chers lecteurs, chers amis, chers aficionados de Dernier Bastion,

     

    C’est toujours un plaisir pour moi que de passer mes insomnies à philosopher sur mon statut d'outsider assumé. Et, vu l'actualité navrante de ces derniers temps, qui me dira d'aller "vers les autres" alors que les autres sont pour beaucoup, soit des cons, soit des alcooliques, soit si fiers d'être Français qu'ils me trouvent une "gueule de métèque", au regard de mon look vestimentaire et de mon accent "pas d'ici" ? Il est vrai que, ces dernières années, les choses ne sont pas allées en s’arrangeant pour le Metal. Toujours autant de cathos intégristes, manifestant avec autant d’entrain contre le mariage pour tous que contre le Hellfest, jusqu’à faire pression sur un ou plusieurs sponsors. Je dirais pour le bon mot que cette horde qui pue la naphtaline ou qui pue de la gueule me casse les burnes, sur Internet comme dans la vie réelle. Sans compter les prédicateurs « du croissant de lune », le radicalisme et la haine de certains ont contribué à endoctriner les putains d’enfoirés ayant perpétré les pires attentats de notre histoire depuis la Seconde guerre mondiale.



    En tant qu’amateur de BM (surtout Pagan et Folk, un peu DSBM également), pagan assumé depuis une décennie, et du tréfonds de mon âme d’ « outsider » dans laquelle la guerre culturelle fait rage, le champ de bataille sur lequel je brandis mon étendard noir pour la haine, vert comme la forêt et orné d’une hache, d’un Irminsul et d’une pinte de bière... Je me fais un malin plaisir de gruiker, les Cornes du Diable bien en évidence, quand les témoins de Jéhovah me proposent de « savoir la vérité sur Dieu »… Mais ce n’est pas tout. Car, il faut bien le dire, ce ne sont pas eux, les pires, dans cette France composée à majorité d’une horde de pieuvres écervelées qui ont choisi moutonnement leur nouveau « leader Cthulhu ». Ah oui, je m’en excuse pour la mémoire de H.P. LOVECRAFT, mais c’est la seule référence qui m’est passée par la tête.

     

    Je vais vous dire : je ne sais combien de fois, des gens m’ont qualifié de « radical », de « contestataire », de « désabusé », de « facho de base », ou m’ont reproché mon humour « cynique ». Eh oui. Et « cynique » pas, il n’aura pas d’enfants, le Troll. Quel intérêt d’avoir un ou plusieurs enfants, pour qu’ils grandissent dans un monde où tout est porté et jugé sur l’apparat, la possession ostentatoire et le prosélytisme débilitant par la pub’ ? Un monde dans lequel la littérature et la musique différentes, la philosophie personnelle, l’introspection, la capacité de débattre pendant 4 heures sur un sujet de société, la capacité d’abandonner des « piliers » du système, sont ridiculisées en place publique ou dans les médias aux ordres de la police de la bien-pensance opérant depuis la capitale. Car « si on ne pense pas comme eux », forcément, « on est un facho ». Et on vous le dit surtout depuis le trottoir d’en face ou dans le dos. Mais, dans les campagnes Bretonnes côtières, vous l’apprenez vite. Et vous savez très vite qui sont vos vrais amis, qui sont les moutons et qui sont les petits culs qui pourraient vous provoquer. Encore que beaucoup ont la qualification de "crocodiles" (trois quarts de gueule, un quart de queue), à croire que certains "Bretons de souche" ont en réalité été "importés" depuis le Limousin, ou depuis une autre région rongée par l'alcoolisme.



    Malgré tout, surtout malgré l’hégémonie de la culture merdique visible sur 90 % de la population à 30 kilomètres à la ronde, je n’ai encore jamais invoqué Crom, le Dieu de la Baston ™. Oui, la Baston ™ est une marque déposée, par les Barbares comme par les Trolls.



    Quel intérêt de « faire comme tout le monde », alors que le mode de vie des brebis qui me servent de voisins pue le mauvais goût vestimentaire, avec leurs joggings pyjama infestés de puces, la musique de merde gavée d’Auto-tune, les boissons énergisantes imbuvables, le doux fumet de l’écran plat 4K HD TNT+ « mes couilles sur la table » comme celui du « smartphone à la mode » coûtant 800 € sans forfait, tous deux flambant neufs tous les 2 ans (obsolescence programmée). Vous savez depuis longtemps que je n’ai ni la télé chez moi, ni un « téléphone intelligent », encore moins une tablette pour lire des « livres électroniques » (!), et, ô comble de la rébellion, je ne roule pas en Taudis A3 TDI, ni en Grimpe-Trottoir X5, ni en Sénile 110 Dci, ni en 4x4 de ville au nom voulant dire « Couille » en Grec (fabriqué en Corée du Sud par Samsung, « la couille de Madame est avancée ! »)... mais en Ford Fiesta… essence.

     

    Quel est intérêt d’un diesel actuel, fragile comme une feuille de papier à cigarette, gavé d’électronique et d’informatique embarquées, accolé au système « écologique » nécessitant de l’AdBlue (comme les camions et les bus) sous peine de tomber en panne à Neuvy-Saint-Sépulchre (prévoyez du matériel de camping…), au GPS qui vous détourne les yeux de la route au point de niquer vos pneus sur les trottoirs ou de griller la priorité à un motard, aux vacances dans des usines à touristes de la « côte d’usure » suintant la graisse des merguez, les effluves de bière discount, les ânonnements compulsifs quand une phrase paraît trop bien construite pour le nouveau « lumpenprolétariat », les crédits à la vie, à la mort ? La NORME. Oui, ma citadine Essence peu puissante, un Guide de la Route papier à 25 € bien détaillé, un téléphone portable à 14 € (tant qu’il envoie et reçoit des appels et des SMS…), et des bouquins de poche me suffisent. Désolé d’être un putain de marginal. Mais j’en suis fier.

     

    Radical, sur ma répulsion envers « la culture socialement acceptable » ? Oui, sans l’ombre d’un doute. « Contestataire » sur les aberrations de ce monde ? Pareil, surtout quand on « lave par le vert » une centrale nucléaire, un aéroport au milieu de nulle part, un grand prix de F1 ou une « coupe du Monde » de football, ça s’appelle le « greenwashing ». Un mec vivant et roulant dans un vieux camping-car ou fourgon aménagé qui trie au papier près ses déchets, qui vidange ses eaux usées sur les bornes adaptées, qui ne jette rien par terre, pollue bien moins que les neuneus du « développement durable ». Plutôt un chalet en bois aux marches de la forêt mystique, sur 3 hectares de terres cultivables, avec des biquettes pour le lait, des volailles pour les œufs, un potager immense, un lagunage pour les eaux grises, des toilettes sèches, deux panneaux solaires, que leurs putains de pavillons « normaux et soyez propriétaires au bout de 50 ans ». Plutôt la liberté que la souillure.



    « Désabusé » ? Quel mec ou quelle fille dans ma situation ne le serait pas ? Personne ne fait rien pour le handicap psychique dans ce pays, à part la camisole (textile ou chimique), l’enfermement carcéral, les menaces du personnes hospitalier, et hop, on vous laisse tomber comme un paquet de bouzin. Après, on me propose de « participer à une loterie pour des enfants atteints de myopathies » ? NON, pas une thune pour eux, pas tant que la France n’aura pas rattrapé 50 ans de retard sur la Finlande, en termes de considération de la psychiatrie. Eux ont réussi à guérir la quasi-totalité des malades psychiques chez eux, simplement en instituant des cercles de parole, encadrés par un psychiatre, une infirmière psy, un psychologue. Surtout en écoutant les malades au lieu d’engraisser les labos pharmaceutiques. Faut arrêter de prendre les Trolls… que pour des Trolls. Parce que sinon, ce sont eux qui vous « trollent ». Et un jour, on sortira les haches et les masses d’armes.

     

    « Facho de base » ? Euh… Explication de texte. Un « facho », c’est un raccourci du terme « fasciste », que les jeunes qui ont un minimum étudié l’histoire contemporaine connaissent bien, et bien évidemment, il y a des fascistes des deux côtés (des deux extrêmes) de l’échiquier politique. Staline, Hitler, Tito, Franco, Mussolini, Kadhafi, El-Assad, Kim Jong-Un, se valent, sur l’échelle des salopards de l’histoire. Un fasciste a pour but de transformer le gouvernement d’un pays, ou le pouvoir local d’une région, ou d’une mairie, de manière à ce que des mesures liberticides, haineuses, et instaurant un « ordre nouveau » remplacent les anciennes lois.


    Socialement, idéologiquement comme culturellement. Et c’est précisément là que je veux en venir. J’ai beau vénérer des groupes comme Forteresse, Myrkgrav, Bran Barr, Finntroll, Nargaroth, Nocturnal Depression, Xasthur, Drudkh, Woods of Desolation, Manegarm, Helritt, Irminsul, Saor, Troll Bends Fir, Agalloch, Winterfylleth, Elffor, Summoning, … Je n’ai jamais forcé quelqu’un à en écouter pendant trois heures, par mon téléphone portable, dans les transports en commun, dans un supermarché, dans un bar. Si quelqu’un que je rencontre est intéressé par la musique que j’aime, je lui donne des noms de groupes, pour qu’il se fasse une idée. S’il vient chez moi, et qu’il me demande à écouter du Metal (peu importe le genre, sauf Limp Bizkit, Linkin Park, et Evanescence, restons dignes), je lui trouverai ce qu’il souhaite.



    Est-ce que je force les chaînes de la TNT à diffuser rien qu’un morceau d’un groupe que j’ai évoqué plus haut ? Est-ce que je fais diffuser du Metal extrême sur 5 chaînes de télé et 6 stations de radio en même temps, 24h/24, 7 jours sur 7 ? Est-ce que je contrains les régies publicitaires à adapter leurs spots de pub’ pour mieux toucher les metalleux… Exemple : « Voici la nouvelle Pizza Hednatid, au saumon Norvégien parfumé aux 5 baies, avec son fromage dégoulinant sur le hareng de Narvik, son goût qui vous fait penser à l’hiver de Trondheim, et, en exclusivité, une chance de gagner une croisière Hurtigruten pour deux personnes ! » ? Non, bien évidemment que non !

     

    Est-ce que je force des merdeux de 14 ans à rêver de posséder qui une moto 50cc nécessairement en deux temps, parce que « les 4 temps c’est pas assez puissant, ça fait pas assez de bruit », qui un quad non homologué pour la voie publique, et à rouler sans casque pour « faire son rebelle » ? Non, encore moins. Est-ce que c’est moi qui les pousse à fuir à la vue d’une voiture de police, à rouler à 90 en ville, et à finir leur existence pathétique de petite victime de la mode « issue de la diversité » (novlangue…) écrasé contre un bus, ou contre un pilier de pont ? Non. Pour autant, les pieuvres écervelées que j’ai évoqué plus haut portent déjà plainte contre les policiers dans ces cas-là, alors pourquoi ne porteraient-ils pas plainte contre le chauffeur de bus qui n’a pu que freiner des quatre fers, comme on lui a appris au permis D, et ce serait pareil pour un poids lourd, ou encore porter plainte contre le pilier de pont ? Allons-y, suivons leur débilité, leur abrutissement, leur soumission à la NORME, qu’ils portent en étendard autant que moi mon paganisme et mon attrait pour les mégalithes !

     

    Est-ce que je force quiconque à impérativement acheter le dernier pavé d’un auteur de romans de gare, le recueil « philosophique » d’une banalité consternante, d’un mépris sans bornes pour les « sans-dents » chez qui ils aiment bien aller en vacances malgré tout, mais « à la mode », ou le torchon symbole de l’éternelle continuité politique dans la grande tradition de la monarchie présidentielle Française, nécessairement aidé pour la publication par des amis « de l’équerre et du compas » ? Non. Pas plus que je force quiconque à acheter le dernier tome des romans « World of Warcraft », ou « Les Seigneurs du Chaos », ou « Keltia Magazine », ou « Loco-Revue », ou encore « Mysticisme et ésotérisme par l’absinthe dans le Sud du Cantal de 1820 à nos jours » !

     

    Parlons un peu d’informatique, si des geeks me lisent, ils me comprendront. Est-ce que je force quiconque se plaignant de virus, de malwares, de plantages sur son PC nécessairement encore sous Windows XP en 2017 à passer sous Linux, ce qui ne lui coûterait qu’un DVD réinscriptible pour démarrer sur une ISO installable, une clé USB pour sauvegarder ses documents importants, 35 minutes d’installation (au lieu de 1h45 pour Windows 10, depuis Windows 7 et 8 !) et 25 minutes de formation intensive ? Bien évidemment que non. Et bien évidemment, libre à quiconque de préférer racheter un PC flambant neuf à 500 € (portable ou tour), avec Windows 10 préinstallé. Et de continuer à s’en plaindre, parce que « il n’y a pas d’alternative ».

     

    Dormez les moutons, le loup Microsoft et le vampire Apple veillent dans leurs Désolations du Chaos, et vous êtes leurs esclaves, entravés par votre putain de conformisme comme des fémurs de dinosaures emprisonnés dans la gangue de l’astroblème de Rochechouart ! Là où les PC sous Windows 8 ou 10 mettent 3 à 15 minutes à démarrer (mises à jour comprises, incluant redémarrage), le mien, sous Xubuntu, met… 15 secondes. Trololo. Le troll se nourrit de votre ignorance crasse ! Mais ça devient indigeste : tout autant que le romantisme adolescent façon « Tokio Hotel » et la moule pas fraîche, votre ignorance finit par fait mal au ventre.

     

    Est-ce que je force quiconque à adopter mes idées sur la vie et sur la société en général, ma spiritualité, mes loisirs, fussent-ils « boloss » selon la terminologie devenue « hype » des nouveaux thuriféraires de la NORME ? Non. Sinon, croyez bien que j’aurai déjà fondé un parti politique sur les piliers suivants : « Metal extrême, bière, charcuterie, modélisme ferroviaire, informatique et couteaux suisses ». Force est de constater que j’en aurais été le seul membre ! Admirez l’ironie de la chose ! Mais au moins, j’aurais transformé mes passions en parti politique. J’aurais eu une voix : la mienne. Auto-dérision, quand tu nous tiens !



    Et si elle te tient la main à la Saint-Valentin, vivement la Sainte-Marguerite ! Sans parler de Sainte-Thérèse, qui mourut sur le bûcher dans un éclat de rire démoniaque… D’où l’expression consacrée « C’est Sainte-Thérèse qui rit quand on la braise ». Merci à Pierre DESPROGES pour l’inspiration. Il nous manque, ce comique de l’absurde, cet humour noir…



    D’ailleurs, ça me fait un peu penser à l’émission Groland. Au Groland, seul le Président Présipautaire est éligible, et d’ailleurs, il est le seul citoyen Grolandais ayant le droit de vote. Et s’il vote pour autre chose que pour lui (pour une pute à franges, pour une pinte de bière, pour une cuvette de WC…), l’élection sera annulée, et reportée, sous prétexte de « cuite présidentielle ». Parodie, humour du professeur Choron, des regrettés Gotlib, Goscinny, Franquin et ses Idées Noires, les Monty Python, et d’autres...



    Est-ce que je fais du prosélytisme pour le Paganisme ? Non. Et pourquoi ? Parce que les fondements mêmes du Paganisme excluent le prosélytisme comme attitude. Vient qui veut, pas d’initiation cérémonielle, pas de diplôme, pas de baptême de conversion. A la rigueur, on peut organiser un mariage religieux Druidique à la Pointe du Millier, ou une cérémonie d’union Asatrùar en Islande, en plus d’une union civile ou d’un mariage en mairie. Est-ce que je prends une bombe de peinture noire pour taguer du Futhark, des pentacles inversés ou des messages du genre « Craignez la revanche des Trolls » sur les églises… Non. Par contre, les catholiques les plus virulents tomberaient de leur prie-Dieu s’ils apprenaient un jour que le curé qui fait le catéchisme vient d’être condamné pour pédophilie. Une solution ? Autorisez les curés à se marier, pour qu’ils laissent les enfants tranquilles. Balayez devant vos portes, ça vous occupera.

     

    Ah, oui, aussi, pour ce qui concerne la religion. Si j’avais un enfant, est-ce que je demanderais avec insistance un « menu Pagan » à la cantine de l’école ou du collège, pour ma progéniture ? Non, bien sûr, car ce serait bien évidemment refusé par l’administration, et couvert de ridicule. Hormis les polythéistes végétariens (ce que je respecte), les païens mangent de tout, les Dieux n’ont pas été imbus d’eux-mêmes au point de créer des interdits alimentaires. Mais, quand les pires piliers de mosquée ou quand les beaufs bornés s’insurgent contre la présence d’un malheureux sapin de Noël mis en place dans le hall d’une école publique, ne sont-ils pas ridicules par ignorance… que la symbolique du sapin de Noël est d’origine païenne ? Tout comme leur inqualifiable récupération ultra-commerciale et tonitruante de Samhain (devenue « Halloween »). Samhain, fête initialement païenne, symbolisant chez les Celtes le passage à la saison « sombre », autrement dit la saison pendant laquelle la Nature s’endort après les récoltes. Sans compter la probabilité d’événements mystiques ou ésotériques pendant cette fête, comme le passage d’hommes ou de femmes vers « l’autre Monde » (celui des Dieux), depuis des points d’énergie proches des Mégalithes, passage souvent définitif d’un monde à l’autre.



    Vous croyez que les gamins qui se déguisent en « zombies » ou en « faucheuses » y comprennent quelque chose, et que leurs parents savent de quoi il en retourne ? Non, encore une fois. Car il est bien plus facile pour le troupeau de « jouer les rebelles » en ville, un soir de fin Octobre, avant de retourner jouer à « Pokémon Go », comme on leur dit de faire à la télé, dans la pub, à l’antenne de leurs radios pourries. N’ayez crainte, ça finira par arriver dans les référentiels des cours de primaire, de collège et de lycée comme « le bien-vivre ». Horreur...



    Désolé d’avoir un cerveau et une culture, en lieu et place de votre apparat, de votre néant intersidéral, de votre télé et de vos radios à chier partout. Qui sont les fachos ? Qui sont celles et ceux qui par leurs bêlements, dominent tout, les médias, la musique actuelle, la littérature aux éditions du Pilon, la mode vestimentaire franchement indécente et crasseuse, … ? Nous ou eux ? Nous contre toutes les pieuvres Françaises, tellement fières d’être Françaises que les mâles couchent avec leurs sœurs ? J’ai lu le texte « Le dernier combat de la horde noire » sur un webzine lié au Black Metal, je l’ai trouvé excellent. Et je me retrouve aux côtés de la Horde Noire sortant de la forêt, partant au combat pour le Ragnarök, pour notre culture, pour notre honneur, pour notre raison de vivre. Je vous incite à le lire, d'ailleurs, en voilà le lien.

     

    Le dernier combat de la Horde Noire

     

    En résumé : si mes idées, mes références musicales, littéraires, spirituelles, ésotériques, mystiques (oui, je crois aux Lutins, Farfadets, Korrigans, Gnomes, Trolls…), et si ma liberté de ton et de création écrite effraient les bons moutons, ils n’auront qu’un gruik rauque et des cornes du Diable en réponse à la « victimisation » du fait de leurs traits de consanguins, de familles groseilles à crédits « qui se lèvent tôt » ou de gueules cassées par les bagarres d’alcooliques, de clodos ou de toxicomanes.



    Et si ils se mettaient à se bousiller la cafetière entre eux, ça les occuperait plutôt que de nous détailler comme des quartiers de viande, de haut en bas, à chaque fois qu’on sort de nos antres. Ça les éliminerait par la sélection naturelle, et ça nous laisserait tranquilles, pas vrai ?



    Merci de m’avoir lu. Gloire aux Anciens Dieux, Gloire à vous ! Notre liberté l’emportera sur leur soumission. Honneur et Tradition.

     

    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder

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  • Bonsoir, bonjour, chers lecteurs et amis.

     

    Comme vous le savez, si vous avez suivi les résultats des élections présidentielles, Macron est élu président à une écrasante majorité. Bon, j’ai envie de dire, on a évité la fille du Borgne au pouvoir, même si elle a fait sans conteste le record de voix du FN à la présidentielle, de toute l’histoire de la politique en France. Je vous rappelle quand même que c’est un parti qui a démarré dans les années 70 après l’échec du mouvement poujadiste, et extrêmement marginalisé dans les urnes à l’époque. Comme quoi, malgré ce que l’on pense de ce parti, et ce n’est pas moi qui pleure sur leur sort de perdants “à cause du système judéo-maçonnique illuminati sataniste” (pour caricaturer le discours de certains militants paranos), la stratégie de “dédiabolisation” a marché à plein régime, et mieux que dans les meilleurs espoirs des pontes de ce parti…

     

    Ou pire encore que dans les pires cauchemars des gens attachés à la définition même de la liberté et ayant fait allégeance à la démocratie, sans compter tous les outsiders dont je fais fièrement partie depuis des années (Metalleux, Goths, Rôlistes, Médiévistes, Punks, Travellers, Babas, mais aussi les derniers représentants des Hippies, toutes celles et tous ceux qui préfèrent comme biens suprêmes la création, la culture underground, la pensée développée, et comme idéal un habitat léger, alternatif, réellement écologique, au lieu de l’inculture, de l’indécence crasseuse, de la soumission à l’idéologie de la norme et du “développement durable”, et aussi de la déchéance éthylique.)

     

    Bon, nous jugerons Macron sur ses actions immédiates comme plus lointaines, on verra déjà s’il obtient la majorité parlementaire dans un mois, aux législatives. Chacun pense ce qu’il veut de lui, pour ma part, je n’en attends pas grand chose : handicapé à vie par une maladie grave, je n’attends pas que la France réussisse à évoluer pour donner du travail adapté et donc, une vie plus honnête et plus décente aux personnes souffrant comme moi de maladie psychique ou de handicap oublié par le pouvoir (volontairement ou moins). Il est vrai qu’il vaut mieux, pour les éducateurs dans les ESAT et les EA, des débiles mentaux qui ânonnent avec leur QI ne dépassant pas 75, en lieu et place de personnes capables de raisonner, de penser, de contester les décisions les plus aberrantes ou le maternalisme alors qu’elles savent parfaitement cacheter 200 enveloppes en moins d’un après-midi. Bref.

     

    Ce qui m’étonne, voire même, ce qui me troue le cul, ce sont les scores du FN dans certaines villes. Ou “patelins”, admettons. Des villes et villages dans lesquels les derniers Arabes ou les derniers Africains ont été ceux… qui ont bitumé une route autrefois simple chemin à peine carrossable, ou construit la mairie, ou installé le téléphone, l’électricité, bâti la station d’épuration. Jugez plutôt, d’après les premiers scores par communes. Pour celles et ceux qui connaissent ces communes, vous avez une idée du nombre d’habitants pour chacune. Pour les autres, sachez que ce sont des patelins de cambrousse… où les migrants, les “gauchistes”, les “bronzés”, les “pédés”, les “jeunes avec du pschitt”, ne sont visibles que dans la lanterne à conneries hertzienne.

     

    => Brion (38590) : 44.93 % pour le FN.


    => La Forteresse (38590) : 47.59 %.


    => Dun les Places (58230) : 46.67 % (déprimant quand on connaît l’histoire de ce village pendant la seconde guerre mondiale...)


    => Ladapeyre (23270) : 47.95 %.


    => Gouzon (23230) : 41.37 %.


    => Neuvy-Saint-Sépulchre (36230) : 42.09 %.


    => Stenay (55700) : 46.88 %.


    => Bulgnéville (88140) : 46.79 %.

     

    … Et je pourrai continuer. Mais je crois que “la messe est dite”. Et que tous les patelins présentant les mêmes caractéristiques que ceux que j’ai cité, dans lesquels j’ai séjourné ou été en déplacement pour le travail (vu que j’étais chauffeur routier), ne représentent par leur électorat FN que “la France des fanges”. Ces fanges de populations tellement fières d’être Français qu’ils copulent en famille et en consanguinité, avec les résultats qu’on connaît, ces populations parmi lesquelles le taux d’alcoolémie moyen à 11 heures, un jour de semaine, ferait clignoter en rouge un éthylomètre, ces “victimes du déclassement”, comme ils disent…

     

    Finalement, jamais victimes d’autre chose que de leur connerie, de leurs préjugés, de leur ignorance, de leur repli identitaire, de leur soumission à ce qui est “normal” et de leur rejet envers “ce qui dérange”. Fût-ce un migrant Syrien placé dans un logement pour échapper à la guerre, fût-ce un baba qui veut planter une yourte sur un carré de terrain constructible, fût-ce un couple homo qui se marie. Et tant d’autres choses “qui les dépassent”.

     

    Et, entre nous soit dit : je méprise ces tristes sires autant qu’ils méprisent ma culture, ma spiritualité, ma liberté, et mes amis les plus fidèles. Et, si ils font les victimes éplorées par leur défaite et que je l’entends, je ne me gênerai pas pour leur faire comprendre leur conception moutonnière de la vie qui les mène ni plus ni moins à leur propre abrutissement (quoique, c'est déjà le cas pour beaucoup) ou à crétiniser leurs gamins avec leurs préjugés, leur intolérance, leur culture lamentable dégoulinant d'Auto-tune, de les forcer à faire des études de maths, ou d'ingénieur, parce que les parents n'ont été que chefs de rayon, alors leurs enfants, oui, seront chefs de diamètre. (inspiré par Desproges)

     

    La liberté l’emportera. Pour vous comme pour moi. Mais marrons-nous un peu, en ouvrant les célèbres balises Troll.

     

    [Troll]

     

    La reine calamar et ses pieuvres ont perdu... la France des fanges a le nez dans sa crasse.

     

    En 2022, votez Troll, le Candidat du Parti à la Baston ! Pour un programme politique tout en subtilité, pour la boustifaille, pour la bière étrangère de première qualité en petite production, pour remplacer Windows par Ubuntu dans toutes les administrations, pour un président dont la voiture officielle sera la sienne, une Volvo 740 break, un président qui partira en vacances au camping de Montmorillon… et pour remanier la Marseillaise. Jugez plutôt :

     

    (grosse guitare et grosse batterie)

     

    “Allons Enfants de la Patruiiiiiiiiiiiiiiiiie (gruik)


    Le jour du Metôôôôol est Arrivé… TRRRRRRAM TADAM TADAM


    Contre nous du vil RNB (gros riff Black Metal)


    Toutes nos Cornes du Diable sont levées ! (x2)

     

    Entendez-vous, dans ces concerts

    Mugir ces connards de rappeurs ?

    Qui viennent jusque chez nos disquaires

    Nous défier, nous provoquer par la peur ?

     

    Aux amplis, Metalleux !

    Buvez donc votre pinte...

    Gruntons, gruntons...

    Que les Esprits Païens

    Bénissent le saucisson !”

     

     happy  glasses

     

    [/Troll]

     

    "Donc, Maître Gims, Keen'V, Kendji Girac, Jul, PNL, Sniper, Booba, Rohff, sont coupables de corruption de la culture et d'incitation à l'achat d'une Audi A3 TDI, mais leurs avocats convaincront la Cour bien mieux que moi !" (Desproges, encore...)

     

    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder

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    3 commentaires
  • Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Ce soir, je vous reviens, coutumier à mes divagations trollesques et nyctalopes dans des volutes de caféine. Oui, je dis que je reviens, car j’ai été privé d’Internet pendant une bonne dizaine de jours. Hélas, nous avons beau vivre dans la sixième puissance économique de ce monde, avec des réussites formidables comme Airbus, Ariane, la 2CV, le Morbier, le whisky du Bourbonnais ou les moutons avinés gorgés de frontisme… (au choix), il faut encore une dizaine de jours avant qu’un technicien de votre opérateur Internet se décide à vous dire qu’il fallait simplement écarter les languettes métalliques du filtre ADSL reliant votre box à la prise téléphonique pour obtenir votre accès. Vous avez compris de quel opérateur je parle, en tout cas celui qui a perdu plus d’un million de clients en un an environ. Bref.

     

    Je reviens ce soir, pour, comme à mon habitude, vous livrer le fond de ma pensée sur l’état de notre pauvre pays. Les érections pestilentielles arrivent, alors les membres adhèrent au parti (Coluche aurait dit pareil), et fatalement, des affaires embarrassantes pour les présidentiables apparaissent opportunément dans la presse à grand tirage… laquelle n’a jamais aussi bien rempli sa fonction d’allume-feu pour la cheminée ou le barbecue. Vous vous doutez bien que je ne vais pas prendre parti pour la « victime d’une odieuse machination socialiste » qui ne fait que pérorer dans les gazettes pour à la fois tenter de corriger l’inévitable vérité et de paraître « exemplaire » en termes de gestion de sa fortune, de traçabilité des « salaires » envers sa femme, assistante parlementaire dont on a appris récemment l’existence… Surtout, ça me fait marrer. Rire jaune ou rire qui grince, au choix. Ce qui me fait encore plus rire, c’est que les électeurs « bas du front » n’ont jamais été autant boostés par les sondages des instituts supposés « indépendants ».

     

    Mes couilles. Tripotez-moi la bite et appelez-moi Skippy le Kangourou. Honnêtement, vous allez continuer longtemps à voter pour les mêmes, ou pour leurs valets, ou pour leurs successeurs ? Après plus de 50 ans d’affaires à scandale et de scandale des affaires, vous allez continuer à mettre benoîtement le même bulletin de vote dans l’urne d’une élection qui, à mes yeux, est nécessairement pliée d’avance ?

     

    Beaucoup de gens invoquent le « devoir citoyen » en parlant du vote, que ce soit aux élections cantonales, sénatoriales, régionales, présidentielles, européennes… Et aussi, il faut bien le dire vu l’avalanche de non-actualités qui a suivi la primaire du PS, la désignation du présidentiable officialisé par son parti, comme un héritier du trône. Encore que j’emploie plus souvent et plus volontiers le mot « trône » pour parler de mes WC, de toute façon, la politique c’est comme l’andouillette. Il faut que ça sente la merde, mais pas trop ! Non, je ne parlerai plus de « devoir citoyen » en ce qui concerne le droit de vote. Surtout en sachant que, dans certaines villes déshéritées, l’élection municipale se joue à 10, à 3 voire à 1 voix près ! En considérant aussi que dans ce genre de villes, les gol… les déb… les hydrocé… les consang... pardon, les « populations désespérées intellectuellement » (novlangue), sont inévitablement prises par la main pour qu’on leur explique pour quel candidat voter.

     

    J’estime que, vu la situation, il ne sert de toute façon à rien ou à pas grand-chose d’exprimer sa colère dans les urnes. Surtout pas en votant FN, il faut bien dire qu’ils ne sont pas plus « anti-système » que moi connaisseur du chamanisme ancestral Sibérien. Si être « anti-système » a été galvaudé par les médias, sur les réseaux sociaux, notamment pour définir une certaine frange des « penseurs Youtube » prédisposés à la quenelle (sans sauce Nantua, sans couteau ni fourchette, sans avoir cuit au four, vous aurez compris), ce terme ne vaut en tout cas rien pour caractériser le programme politique, ou les ambitions du FN. Sachant que les eurodéputés de ce parti… ne font jamais ou presque le déplacement jusqu’au parlement Européen, pour autant ils touchent la rémunération correspondante. Bizarre pour des politiques ouvertement opposés à l’Europe, à la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace Schengen, et pour autant proches voire très proches d’un autocrate, relique post-soviétique évoquant la guerre froide par son ambiguïté au sujet de l’Ukraine comme de la Syrie (l’emprunt Russe remis au goût du jour !) ou d’un milliardaire au pouvoir au pays des armes, voulant refouler les Français à l’entrée sur son territoire au vu de leur mur Facebook… bien qu’il soit lui-même descendant d’émigrés Irlandais.

     

    Être « anti-système » en ayant réellement quitté le système, c’est à dire en ayant coupé vis-à-vis du système toute dépendance, physique, morale, culturelle, financière, c’est très rare de nos jours, à l’exception de quelques courageux, sans doute les derniers représentants des Hippies. Lesquels, et on les comprend, ont choisi de vivre au milieu de nulle part, vivre de débrouille et d’application de la philosophie de MacGyver, vivre d’agriculture ancestrale, des gens qui n’ont donc aucun intérêt à posséder le dernier iPhone 7 (d’une valeur supérieure à celle de ma voiture actuelle en pièces détachées, bien entendu) ou à meugler de concert envers les « profiteurs » et les « fainéants » (certains travailleurs handicapés comme moi ont déjà entendu ça quelque part)… Là, oui, pour ces groupes de personnes qui ont choisi leur destin en pensant par eux-mêmes (*), on peut parler d’une idéologie et d’une façon de vie cohérentes avec les aspirations des plus modestes d’entre nous. En tout cas, celles et ceux qui choisissent de dire « Merde » à ce système ultra-libéral qui ne propose que la soumission au travail, aux crédits, à la normopathie. Car, finalement, il est toujours plus ou moins question de cela.

     

    (*) Bien évidemment, je tempère mon optimisme, et je m’oppose furieusement aux nouveaux gourous qui, par le biais d’une mélasse aux multiples références spirituelles, ésotériques et/ou occultes, hébergent des gens chez eux, tout en exigeant d’eux la mise à mort de leur esprit critique, de leur dignité, de leur liberté d’action, et pire parfois, le statut d’esclave sexuel, le tout lié au dessein de volonté de puissance du gourou. Des exemples sont connus en France comme dans d’autres pays, attention à vous si vous doutez d’une « initiative de retour aux sources »… renseignez-vous d’abord sur Google, et au besoin, demandez l’avis d’une personne calée en spiritualité ou en ésotérisme.

     

    Bref nettoyant pour vitres, je reprends.

     

    Votre serviteur, par exemple, quand il va faire ses courses, ne cesse de croiser sur les parkings, des bataillons entiers de moutons, se garant sur les places « famille » plus proches de l’entrée du supermarché que les places réservées aux handicapés (!), les parfaits petits soldats de l’inculture, du mauvais goût vestimentaire (jogging pyjama, coupe de cheveux à la con…), aveuglés par leur matérialisme obscène se manifestant jusque dans les cris et les pleurs de leurs gamins hystériques de mauvaise éducation (« hyperactifs », pardon, novlangue encore), lesquels, en bons lobotomisés allant assurer la relève du troupeau, ne manquent jamais une occasion de réclamer leur marque de biscuits ou de confiseries préférées, « vues à la télévision ». Et les Dieux savent à quel point je les méprise ! J’en ai rien à foutre de leurs regards en biais qui me reprochent ma voiture, âgée mais toujours vaillante, ma plaque « étrangère » à la Bretagne, mon béret aussi, ma musette Eastpak camouflage, ainsi que, bien sûr, mon adhésion sans faille au Paganisme Européen et au Metal (surtout BM folk, pagan, ambiant, médiévaliste ou façon Tolkien.) Sans parler de mon goût prononcé pour l’univers Fantasy et la SF, comprenons bien que cela leur est étranger, donc ça leur fait peur. Allez comprendre pourquoi un homme ou une femme qui lit en plein air est regardé de travers par des reliquats d’humanité tout juste bons à « chasser les Pokémons » ou à se déguiser en morts-vivants à l’occasion d’une fête qui fait peur à leurs cons de parents !

     

    Pierre Desproges, en son temps (et il était visionnaire…) disait la chose suivante : « Allez-y, faites des gamins, crétinisez-les ad nauseam pour leur faire détester tout ce qui vous est étranger, poussez-les à faire des études de mathématiques, parce que vous n’êtes que chef de rayon, alors que votre fils, oui, sera chef de diamètre ! »

     

    L’exemple, pardon, les exemples de la mort programmée de cette société ne manquent pas. Notamment les gamins qui, dès l’âge de 10 ans, disposent à la fois d’un smartphone neuf, d’un vélo bas de gamme pour risquer de se casser la gueule dans des escaliers (!), et du vocable d’un homophobe qui aurait été éjecté de la Manif pour Tous. Inutile de tenter toute approche par la voie « diplomatique » envers eux, surtout pour moi, surtout vu mes références culturelles et, euh… l’absence de toute culture chez eux, bien détectable par l’extrême pauvreté de leur langage courant. Alors, que faire ? Vu que la diaspora internationale regroupant les Trolls, les Lutins, les Fadets, les Gnomes, les Korrigans (mâles comme femelles) n’est pas, et ne sera jamais reconnue comme « peuple » par les Nations Unies, inutile de voter une motion de censure en réponse à toute tentative de contamination d’un ‘Talleux, d’un Teuffeur, d’une Rôliste ou d’une jeune Gothique par leur bouillie musicale (même les mecs qui chantent faux deviennent des « artistes », un peu d’Auto-tune, en avant…), ni même à toute manifestation d’hostilité, fût-elle accompagnée d’éthylisme avancé ou de parfum de fines herbes illégales. Autant envoyer la charge de Rivfader, ce qui a beaucoup plus de chances de succès en moins de temps. C’est ma vision des choses, je l’assume pleinement et parfaitement, je sais, bien sûr, que mes camarades, ceux partageant cet état d’esprit en face du vide vertigineux, doivent se sentir esseulés, dépités par la déliquescence de cette société, de ce pays gouverné par des financiers élus par de pauvres cons, dans laquelle un « chanteur » de RNB reçoit une victoire de la musique. Consolation malgré tout, le groupe Français GOJIRA a reçu deux nominations aux Grammy Awards. Comme quoi, rien n’est encore perdu. Pour le moment.

     

    Extrémiste, moi ? J’ai connu des metalleux bien plus radicaux dans leurs propos ou leurs actes, à côté de certains, je passe même pour un hippie. Fasciste ? Non, ni politiquement ni culturellement, de toute façon je n’impose pas ma culture sur 5 chaînes de TV à la fois. Appelant à la violence ? Juste au droit à l’autodéfense pour les miens, pour mes frères et sœurs culturels, en cas de provocation manifeste… autodéfense par la répartie verbale en tout cas, ça embrouille les heureux propriétaire de trois neurones ou les « j’ai pas de séquelles », sans trop se torturer le cerveau. Religieux radicalisé ? Non plus, sachant que je ne suis ni converti, ni convertible, car je tiens trop à la bière, aux romans Fantasy, au Metal, aux Mégalithes et au goût du Fuet Catalan, et que de toute façon, le terrorisme islamiste me fout la gerbe. Par contre, dans ma génération, j’ai vu des cas superbes de manque total d’éducation (est-ce que vous aimeriez que quelqu’un regarde par votre fenêtre ce qu’il se passe chez vous ?), de négligence envers la Nature (deux fûts de peinture pour bâtiment dans la benne verte, la déchetterie doit être trop loin…), de défis ridicules en plus d’être dangereux, souvent mortels (encore un « con » plètement bourré qui s’est fait faucher par un train récemment…), de mots totalement inconnus quand j’avais 12 ou 13 ans (« boloss », ça veut dire quelque chose, au fait… j’attends toujours une définition en Français correct), de dénigrement de tout ce qui est étranger au « lepenproletariat », surtout et par définition ce qui leur fait peur.

     

    Honnêtement, je me fais une joie mauvaise et cynique (et cynique pas, tant pis, il n’aura pas de gamins, BIM, hallebarde offerte par la maison Troll !) d’avoir encore plus d’abrutis de cet acabit à remettre à leur place, vu les circonstances, le nombre ne manquera pas. Face à ceux-là, j’ai bien envie d’appeler mes camarades culturels, peu importe leurs tendances politiques, leurs références culturelles (un metalleux ou une gothique sera de toute façon toujours plus proche d’un traveller vivant en camion que d’un beauf enfumant tout un quartier avec son Audi A3 diesel…), leurs spiritualités (et les athées sont bienvenus aussi), tous les outsiders que nous sommes, à se mobiliser pour hurler que nous existons, que nous sommes pas des bêtes de foire, que la norme nous fout des furoncles. Il y a quelques jours, j’ai exprimé ma position sur un sujet lié à tout cela, dans un forum parlant de Black Metal, en disant que finalement, pour beaucoup, la soumission à un Dieu unique avait été remplacée sans trop de problèmes par la soumission au matérialisme, à la pub, à la norme. Est-ce qu’un jour, je deviendrai un tribun de la masse des outsiders ? Ou quelque chose d’équivalent ? L’avenir le dira.

     

    Et l’avenir déterminera aussi celui de nos cultures marginales. Le Metal, la culture Goth, la culture Psytrance, la culture Punk, la Fantasy, la SF glorifient tout ce qui fait peur à tous les autres. Et on vous emmerde !

     

    Bonne soirée et bon week-end à vous tous, chers lecteurs et amis.

     

    Ne renoncez pas à ce que vous êtes. Pas pour vous faire plus d’amis. Pour rien au monde d’ailleurs.

     

    Liberté, Metal, Bière, Saucisson et Tradition !

     

    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder

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