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    Bonsoir vous toutes et tous, chers lecteurs et amis de Dernier Bastion.


    Il est de ces temps où on dit de notre moral que « ça peut aller ». Actuellement, pour moi, c’est la période chiante de l’année : celle où je suis bien obligé de me remémorer les tristes « anniversaires » de mes deux hospitalisations en psychiatrie (2010 et 2016). Parce que c'était à cette période de l'année, à quelques jours près. Aucune chance que je fasse une rechute : je ne suis plus « schizophrène » mais autiste Asperger, j’ai donc un malin plaisir à rappeler que j’ai quitté le spectre des maladies psychiques.


    Si ce n'était que de moi, je foutrais le camp dans la forêt la plus profonde que je pourrais trouver par ici, avec tente, matos de camping, rations militaires pour 45 jours, canne à pêche, trousse de secours, deux couteaux suisses, vêtements de rechange, etc. Pour que « les gens », « le populo », « le banc de crevettes attardées » (appelons ça comme vous le voulez), bref, une grande majorité de personnes peuplant ce microcosme Breto-Breton qu'est la région où je réside actuellement, me foutent la paix.


    Quand ce ne sont pas les regards de vieux croûtons et de vieilles mies me détaillant de pied en cap comme un nom de dieu de quartier de viande (viande d’origine troll garantie, élevée dans les Alpes), ce sont les nuisances de mes voisins. Un soir par semaine, ça doit être un bordel pas possible à l’étage : ça s’agite en faisant autant de boucan qu'un régiment de légionnaires marquant le pas en ordre serré (et je sais de quoi je parle, même si je n'ai été que dans la Marine Nationale), ça tape avec ses godasses dans la rambarde de balcon (en acier, sinon c’est pas drôle), ça rote et ça gueule dans le hall de l'immeuble comme dehors, ça balance ses « marqueurs culturels » (pardon, ses papiers gras, canettes, ballons de baudruche, entre autres) à même l'allée desservant les garages, le plus souvent dans l'herbe ... Et bizarrement, en-dessous de mes fenêtres !


    (Comme ça, c'est bien plus facile de dire « C'est le gros ». Oui, je suis gros et je les emmerde, au moins j’ai des réserves, contrairement à leur stature d’allumette suédoise).


    Les autres reliquats d'humanité qui me servent de voisinage, c'est guère plus encourageant : une bonne femme qui se croit permis de balancer sa saloperie de musique à chier partout à fond les ballons, de manière régulière, au prétexte que Madame est malade chronique et rentre de l'hôpital, ou qu’elle vient de recevoir la visite d’une infirmière à domicile ...

     

    (Et alors ? Est-ce que je mets Woods of Desolation, Stille Volk ou Manegarm à fond la caisse quand je rentre de la forêt ?)

     

    Sans compter une vieille raclure au faciès évoquant l’alcoolisme intra-utérin mêlé à la consanguinité, qui monte et descend les deux étages de l'immeuble avec un cabas plein de bouteilles pleines (ou vides, ça dépend, mais ça fait le même boucan), et une bande de décérébrés en motocyclette ou moto gros cubes qui crament de l'essence inutilement, pour faire du bruit. Pas pour se déplacer, pour faire du bruit, réellement, à l'arrêt ou au ralenti, à proximité immédiate de l'immeuble.

     

    C’est sans doute leur « façon d’exister », leur « thérapie » pour oublier leur frustration de ne pas encore être devenus « influenceurs » sur Instagram, de ne pas avoir pu tanner leurs parents pour se voir offrir un nouveau smartphone à 600 €, ou de ne pas avoir pu réserver une place pour Maître Gims à Rennes, dans la « fosse », avec transport en bus inclus. Personnellement, je ne leur souhaite que la fosse de l’oubli, dans laquelle prennent place toutes les « modes » … passées de mode, justement.

     

    Étrangement, ce n’est pas mon monde. Ce ne sont pas mes « valeurs ». Pourquoi deviendrais-je comme eux ? Par suivisme ? Par soumission ? Par lassitude de me battre ? Par souci de « briller en société » ?

     


    Bizarrement, je ne m'amuse pas à faire grunter le moteur de ma Ford Fiesta à l’arrêt, à chaque fois que j'ai une joie ou une frustration. Non. Je ne supporte plus leur « culture du bruit ». Je ne supporte plus les émanations des billevesées de leurs « vedettes de la chanson » préférées comme l'odeur de leurs soi-disant « boissons énergisantes ».

     

     

    J’ai déjà précisé ma pensée sur ce point, mais il me paraît opportun de rappeler que ces tristes présentoirs à marques et leurs « dulcinées » ne se manifestent de cette façon qu’à la suite d’une hausse brutale des températures moyennes en pleine journée, allant avec les saloperies épisodiques genre coupe du monde de football, grandes fêtes locales ou nationales, bref, toutes les occasions de bien montrer qu’ils sont partout.

     

     

    Il est clair que, devant la salle où se déroule un événement sur trois jours lié au Black Metal, au paganisme Celte, aux arts Noirs, et ce fin septembre, on ne les voit pas. Une quarantaine de mes semblables, ça fait trop pour eux. Et la pluie, comme le froid, ils détestent. Au moins, dès le début de l’automne jusqu’à la fin de l’hiver, leur présence est nettement moins visible, ô combien moins haïssable, à la limite pour moi d’avoir pitié d’eux. De ne pas les envier, en tout cas, mais j’arrête là les bons sentiments, je vais devenir humaniste.

     


    Un de mes rares amis dans ce patelin (dans cette petite région devenant peu à peu un mélange entre un « nouvel eldorado pour rentiers » et une « réserve d'Indiens »), m'a dit en substance :



    [Te fatigue pas, les gens d'ici sont tellement vissés dans leurs peurs primaires qu'ils ne t'accepteront jamais. Ils te voient te balader en treillis, ils pensent « Plogoff » (*). Ils te voient avec des Paraboots au pied et un béret noir sur la tête, ils croient avoir à faire à un milicien ou à un SS, comme en 39-45. Ils ne t'accepteront jamais, quand bien même tu ferais tout pour te mettre à leur niveau. Mais tu y perdrais ton âme, à devenir comme eux, et finir comme eux. Tu n'as qu'à les regarder avec un grand sourire, étincelant, un sourire qui veut dire « Je t'emmerde, je coule une chiasse sur toutes tes peurs primaires, sur ta soumission à la pub, à la télé, à la peur qui te fait consommer pour tenter de remplir ce qui te sert de consistance. » Agis comme ça, il vaut mieux pour toi de vrais ennemis ... que de faux amis.]



    (*) Plogoff : le nom d'une commune où il y avait eu un projet de centrale nucléaire, dans les années '70, qui a été annulé. D'où les énormes déploiements de gendarmes en treillis sur les lieux … Et il semble bien que le moindre promeneur en chaussures noires montantes et treillis leur rappelle ce souvenir. Ah, mais je ne vous avais pas dit ? L’esprit critique et la réflexion avant le jugement ne sont pas « montés en série » sur tous les cerveaux, par ici.



    Et après, qui c'est-y qu'on accuse d'être « intolérant » ? Vous avez deviné, c'est votre serviteur. Seulement, le Troll, il est viscéralement marginal, constitutionnellement atypique, volontairement différent à bien des égards. Et ce sont cette marginalité (et tant d'autres), ce fait d'être atypique, ces différences (et bien d'autres) qui sont mises à l'index dans une société où la « norme » tient littéralement lieu de temple universel où les « esclaves » qui me servent de voisins (je les appelle comme ça car ils marchent toujours la tête baissée) et leurs semblables, se prosternent chaque jour. Ont-ils jamais été « tolérants » à mon égard ?

     

     

    Laissez-moi être le loup noir dans le troupeau de brebis. Car le loup est un animal sauvage, un animal païen, un animal de la forêt, comme moi ... et quand le loup est attaqué ou blessé, il est encore plus risqué de l'approcher. Surtout quand il sent qu’un mégalithe ou qu’un cromlech est proche, et que c’est la pleine lune, ou la veille d’un solstice.

     

     

    Ne jouez pas au troll avec un vrai troll. Pas dans un pays parsemé de légendes de lutins, de korrigans, de farfadets, de dryades, de gnomes et autres créatures folkloriques. Parce que, dans ces circonstances, en puisant son énergie mystique dans le vortex du fond des âges, c’est le vrai troll qui gagne. Quitte à utiliser un « argumentaire par le troll », il gagnera. Quitte à vous grogner dessus, il gagnera. Quitte à vous maudire sur quarante générations et à souhaiter que les Anciens Dieux vous foudroient sur place du fait de vos regards en biais, de vos moqueries, de vos injures, de votre inintelligence crasseuse, il gagnera.

     

     

    Un gabarit de troll est déjà un sérieux paramètre à prendre en compte, dans le but de vous faire reconsidérer votre attitude. Mais, un troll est légaliste « à défaut d’autre option » dans la forme actuelle de « société », laquelle est taillée sur mesure pour laisser libre cours à votre hégémonie, et aux lamentables manifestations sonores et olfactives qui l’accompagnent.

     

     

    Comprenez bien qu’il n’en serait pas de même dans un monde à la façon de celui des romans Warhammer … auquel cas, vous seriez forcés soit de contourner toutes les forêts un peu « mystiques », soit d’avoir recours à une petite armée de mercenaires avec un mage offensif pour espérer neutraliser un troll sauvage bien accroché à ses arbres comme à son mode de vie.



    Je commence sérieusement à perdre la foi, à en avoir mal à la tête et la nausée, de devoir contempler la connerie, la soumission, l'avilissement, la décrépitude intellectuelle, la déchéance culturelle, le laisser-aller d’un grand nombre, les monstrueuses contradictions de celles et ceux qui s’improvisent « guerriers du bon du bien ». Sans oublier mon dégoût de voir les règles élémentaires de ce que je pensais être « la vie en société », allègrement bafouées sans que quiconque n'y fasse rien, y compris les autorités censées « compétentes » (correction : « sans que quiconque n'en ait rien à foutre ») …

     

     

    Ah, vous êtes fiers de vous pochetronner la gueule à la journée longue, en cramant votre RSA ou vos indemnités chômage en ballons de blanc et jeux à gratter tout en maudissant les « étrangers » dont je fais partie, et les « assistés » dont VOUS faites partie ! Ah, que vous vous sentez accomplis de rouler comme des CONS sur toutes les routes de ce pays, de doubler l’automobiliste qui n’a que le malheur soit de respecter les limitations de vitesse et le code de la route à la lettre, soit de vous gâcher la vue sur le fossé, le platane ou le mur de ferme qui pourrait accueillir votre transformation en putain de chair à pâtée à la suite d’un choc violent ! Ah, que vous vous sentez « libre », quand bien même vous redoutez de ne pas avoir suffisamment sollicité les organismes de crédit pour « rester à la hauteur de vos collègues et amis » ! Ah, que vous vous sentez « informés » en posant votre arrière-train (voisinant votre « deuxième cerveau », à savoir vos couilles ou votre moule) devant un écran plat de 150 cm (ou plus) dans le but non avoué de continuer à croire et suivre des chaînes d’info et « prescripteurs de culture » qui vous méprisent !

     

    C’est là toute votre « identité Française » ? Réellement ? Deux mille ans d’évolution pour en arriver là ! Eh bien, je réitère : si quelqu’un « occupant de hautes fonctions » est outragé par de possibles « sentiments anti-nationaux » de ma part, je le laisse préparer mon exil, dans le pays de mon choix, mais avec une préférence pour un pays « carré » (Scandinave ou Germanique, donc) à ses propres frais, avec appartement, expatriation et boulot sur place !

     


    Ça faisait longtemps que l'émotion ne m'avait pas étreint de cette façon, mais là, le vernis craque. J'ai la rage d'exister tel que je suis, j'ai de l'énergie, de la motivation à revendre, et des Paraboots en pointure 47 pour botter des culs. Quand j'ai entamé ma carrière de chauffeur routier, j'avais les dents qui rayaient le parquet, de force et de volonté. J’ai vieilli, acquis certaines expériences, traversé des doutes, de bons moments comme de terribles, et ça m’a profondément changé.

     

     

    Mais au moins une chose ne change pas, c’est même un fait, une cause, un devoir moral. La liberté et les éléments culturels auxquels j’ai prêté allégeance il y a bien longtemps ne m’ont jamais laissé tomber, et je ne vais ni me soumettre à votre « diktat » normatif, ni me taire, ni baisser les bras.

     

     

    Parce que si c’est ce que vous attendiez de ma part, vous pouvez déjà être terriblement déçus.

     


    Dans un groupe de discussions « alter » que j'ai rejoint récemment (IRL), on me parle d'humanisme. Mais comment pourrais-je être « humaniste » rien qu'une seconde vis à vis de personnes qui m'ont toujours craché à la gueule ? Comment serais-je pétri de valeurs « humanistes » quand ce pays organise la lobotomie sans opération chirurgicale par flux hertzien interposé, et qu'on me demande à mots couverts ou à renfort du « t’as rien à foutre ici » de « rentrer dans le rang » ?

     

     

    Comment n'aurais-je pas envie d'exil loin de vos gueules qui se ressemblent toutes, de votre hygiène douteuse, de la crasse dans laquelle vous vous vautrez et de vos blagues à deux pièces de cuivre sur le fait que je porte un treillis ou un béret ? Comment résiste-je à l’envie de hurler des insanités au premier qui me titille pour espérer percer un abcès vieux de 30 ans ?

     



    Je n’ai jamais eu la foi en VOTRE monde, celui de la NORME. Dès que je peux, je me réfugie dans mon petit monde à moi, mes bouquins, ma musique, mes loisirs de "boloss" et les quelques idéaux et rêves qu'il me reste. Mais je continue à vivre, je m'accroche, je me bats aujourd'hui, en morflant, pour espérer vivre heureux dans un avenir proche. Parce que c'est ce que je sais faire de mieux. Et parce qu’il n’y a pas d’alternative à cette façon de faire pour moi.

     

     

    Si vous faites la démarche sincère de me comprendre, de m’accepter, de comprendre ce que je suis et de vous interroger sur mon identité d’outsider, ma porte vous sera toujours ouverte.

     

     

    Si ce n’est pas le cas … eh bien, ce n’est pas vous qui ferez ma vie. Mais, en vous observant attentivement, j’ai une idée de quoi est faite la vôtre ... Pensez donc plutôt à rembourser vos traites, continuez à marcher la tête baissée comme les larves que vous êtes, parce que le « système » n’a prévu que cette destinée pour vous.

     

    Et, croyez-moi, « parole de troll », je ne vous envie pas.



    Bonne soirée à vous tous, chers amis. Évidemment, ce torrent de rage ne vous était pas destiné, vous l’aurez compris. C’était juste un énorme coup de cafard, une nuit, il y a quelques jours. Et votre fidélité me laisse à penser que certains d’entre vous connaissent ça tout autant que moi …

     

    Que les Anciens Dieux veillent sur vous et vos Clans. Honneur et Tradition.



    - Krähvenn « Trollsson » Vargbroder, mercenaire Troll des Clans des Montagnes Blanches de l’Est, en exil.

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  • Chers lecteurs et amis de Dernier Bastion - "La Trollière", salut à vous tous.


    Eh oui, votre Troll préféré est de retour, huh huh huh. Aujourd’hui, je change un peu de registre, pour vous entretenir quelque peu de « rhétorique ». Vous vous en êtes sans doute rendus compte, au gré de conversations avec différentes personnes de votre entourage, ou avec n’importe quel péquin croisé dans la rue, les mots ont toute leur importance. Le sens qu’on leur accorde, encore plus. Et, je me suis aperçu, de par mon vécu assez chaotique ainsi que du fait de mon statut d’autiste Asperger (eh oui, il en faut), que je me demandais souvent si je parle la même langue que les gens que j’ai parfois le malheur de croiser …


    Dans le sens où, même en tant qu’amateur de Metal extrême (Pagan/Folk/Black/Death …), habillé en tant que tel chaque jour que les Dieux font, Païen revendiqué et n’ayant aucune gêne à m’afficher ainsi, j’ai de temps à autre la désagréable impression que « les gens » (une entité assez vague, finalement) ne comprennent rien à mes tournures de phrases assez alambiquées et au vocabulaire que j’emploie. Et qu’ils comprennent encore moins le sens réel de certains mots pourtant plus que communs – mais relativement galvaudés – alors même que ce sens réel et ses développements ont une teneur telle qu’il m’est possible de soutenir une conversation durant une heure, ou de vous pondre une de mes modestes tribunes. Comme j’ai coutume de le penser dans mes moments de désillusion et de cynisme, « les gens sont des cons ».


    Commençons ensemble, si vous le voulez bien, par le mot « culture ». Oui, si je vous dis « culture », vous y associerez sans doute des mots comme « livre », « lecture », « art », « musique », « critique », « patrimoine », « langue », « dialecte », « vocabulaire », « cinéma », « théâtre », … Mais, dans notre pauvre pays, le mot « culture » a été tellement détourné de son utilisation d’autrefois, tellement déprécié, tellement perverti même, que des « masses » en viennent à désigner par ce mot la moindre émission minable de « télé-réalité », le moindre roman de gare terminus (avec des herbes qui poussent sur les voies faute de trains), les vidéos les plus racoleuses (pour ne pas dire « putaclic ») d’un Youtubeur, etc. Le tout, on s’en passerait bien, en fait, en tant qu’Outsiders assumés. Car ce n’est pas notre conception du monde, ce ne sont pas nos idéaux, cela ne représente rien de ce que nous sommes, et pour tout dire, ce n’est pas notre définition du mot « culture ».


    Ah, bien sûr, les grands esprits de la bien-pensance contemporaine érigée au pinacle des valeurs de « tolérance » et d’ « acceptation » soupirent que « tous les goûts sont dans la nature » (donc, les canettes de boissons énergisantes abandonnées dans la forêt, c’est normal ?), que « il en faut pour tous les goûts », que « il faut que ça plaise à tout le monde », ad nauseam. Oui, mais en fait, pas du tout ! Si ça ne ME plaît pas, si je ne trouve pas ça intéressant ni digne de faire frétiller la presse ou d’embraser la « Twittosphère », si je trouve ça d’une idiotie consternante, d’une négation totale du bon sens, par définition, ça ne plaît pas à tout le monde ! Comment voulez-vous ne pas vous sentir profondément différent, voire élitiste, au milieu d’une horde de crevettes partageant le QI d’une seule huître, qui ne trouvent jamais rien à y redire, et qui imposent leur putain de norme autant que faire se peut ?


    Eh oui, chers amis. Durant l’enfance des gens de la génération de mes parents, la culture venait des livres, de la radio (pour les familles qui en possédaient une), la télé n’est pas arrivée dans tous les foyers en même temps. Chacun se construisait ses idées, ses opinions, en lisant, de par son vécu, de par les infos concises et brèves qui arrivaient. La culture, c’étaient aussi des loisirs aujourd’hui « passés de mode », la philatélie par exemple – pour pas cher, on avait des timbres de pays lointains, on ouvrait le dictionnaire, on se cultivait, ni plus ni moins ! Depuis les années ‘80, et c’est un trentenaire qui vous parle, les télés, les radios, les journaux (sauf de rares exceptions) sont littéralement tartinés de ce qu’on appelle la « culture populaire ». Du consommable, pas fait pour durer, mais conçu dans les boîtes de production pour contenter les suivistes en chef comme les moutons en serfs. De la bouillie, composée avec le cul tout autant qu’écrite au kilomètre, sans aucun souci de démarche artistique. Oh, bien sûr, il y a eu des exemples dans le Metal, comme auparavant dans le Rock (un autre mot hélas employé à tort et à travers !), nous les connaissons tous ... donc inutile de les citer, même si ce n'est pas l'envie qui me manque !


    Logiquement, je continue par le mot « musique ». Inutile de dégoiser longuement, vous avez compris où je veux en venir … Il est plus que certain que, si les médias Français dans leur immense majorité n’avaient pas porté la pop mièvre, le rock prépubère et boutonneux, le rap « céfran » et le r’n’b « actuel » au panthéon où ces saloperies se pavanent aujourd’hui, nous aurions encore droit à la recherche de la beauté en toute chose, la quête d’un certain absolu, le jaillissement d’idéaux et de messages ayant une portée philosophique ou au moins, entraînant l’esprit critique, le raisonnement, l’introspection et l’amour de la curiosité intellectuelle ! Mais non, "miledieu de catsalh de macarèl de hilhdépute de dioù-biban" que je suis con … Il ne faut surtout pas instiller ces « idées dangereuses » dans le cerveau de chaque consommateur … de chaque citoyen, pardon, ça m’a échappé.


    Autre mot, à utiliser avec d’infinies précautions ces temps-ci, le mot « humour ». Il y a pour ainsi dire autant de styles d’humour que d’humoristes. Bien évidemment, le problème est que non seulement des blagues qui étaient parfaitement admises il y a 30 ou 40 ans finissent au tribunal aujourd’hui (la « justice de Twitter » en a décidé ainsi, merci aux SJW qui feront l’objet d’un futur réquisitoire Trollesque), mais d’autre part, quand Groland ne passionne plus autant qu’il y a 15 ans avec ses hallebardes puissamment trash qui écorchent la décence, Hanouna réussit fort bien à faire pouffer trois millions d’hydrocéphales en jouant avec des nouilles dans un calcif. Pierre Desproges et Coluche, entre autres, seraient littéralement furieux s’ils étaient encore parmi nous. Jean Yanne aussi, à coup sûr, ainsi que tant d’autres chansonniers qui y allaient d’histoires plutôt lestes dans l’ancienne version des « Grosses Têtes ». Dieu qui me tripote, prends donc Hanouna et Kev Adams, et rends-nous nos humoristes préférés ! Rends-nous Gotlib, Choron, Bizot, Cabu, Tignous, Charb, Desproges, Coluche, Le Luron, Pierre Dac, je t’en conjure. Je peux toujours prier dans les pissotières et pisser dans les bénitiers … ça ne changera rien.


    L’humour est devenu globalement, comme le reste (à une ou deux exceptions près), une gigantesque usine à suivistes dont le but n’est autre que de « ne pas se prendre la tête ». Quelle tristesse de voir l’humour d’une langue Française si riche, si prolifique en jeux de mots, calembours et blagues parfois légères comme un parpaing, s’effacer peu à peu face à l’anglais branchouille de la « macro-économie », chère aux « disrupteurs » qui s’enfilent des hectolitres de mélanges de jus de fruits à la con chaque année, face à un ordinateur portable, le cul posé sur un pouf bariolé pour « pitcher leur buisness plan ». Ceux-là sont parmi les plus détestables de tous. Ils croient être les rois du monde, mais allez leur couper le Wifi et ils ne seront plus rien du tout !


    Si je vous dis « combat », vous pensez sans doute « épée », « bouclier », « hache », « arc », « donjon », « masse d’armes », « cimeterre », « Viking », « Alésia », « Gergovie », « baston », « Crôm » peut-être … sait-on jamais, certains d’entre vous sont ou étaient possiblement rôlistes et/ou fans de littérature Fantasy. On utilise aussi ce mot pour désigner une lutte contre la maladie, par exemple, ou un duel politique, c’est vrai. Pour ma part, je l’utilise dans un sens « figuré », c’est à dire que je n’ai pas honte de parler de « combat culturel au quotidien » pour définir cette ténacité qui est la mienne à porter haut et fièrement la musique Metal, me montrer digne, en tant qu’être humain libre et droit dans ses Rangers, attaché à ses idéaux et à ses rêves de simplicité, déterminé à ne pas céder un pouce à la « norme » maudite. Et encore plus : pour tout dire, plutôt être foudroyé par les Anciens Dieux si je « paraphe » un jour le sinistre « rêve pavillonnaire » garni de crédits ! Je n’ai pas l’intention de renoncer à tout ce que j’ai été ! Pour le sens que j’associe au mot « combat », je n’ai nul besoin de quelque arme que ce soit : le verbe, la répartie, ma dégaine et mon gabarit suffisent à « questionner » le brave mouton, et à l’effrayer quant à ma possible réaction s’il en vient à me provoquer. Que les Dieux me préservent de devoir invoquer la Force de Crôm, la Baston bien sûr !


    Oui, nous autres Metalleux, tout autant que les Goths authentiques, les Travellers, les derniers Punks et Hippies, nous luttons au quotidien. Pour le droit d’être ce que nous sommes, pour le droit d’être dignes, pour le droit d’aimer nos cultures respectives, pour le devoir d’honneur que cela implique. Ainsi que pour le sentiment de droiture légitime dans la différence, et la défiance envers ce qui est nivelé par le bas au point de crever une poche de gaz de schiste. Parce que c’est ce qui fait de nous ce que nous sommes.

     

    Finalement, nous avons totalement le droit – je le prends comme un devoir moral – de sourire franchement à chaque personne nous reprochant notre look (et donc, nos références culturelles) par un regard en biais ou appuyé. Mais un sourire qui veut clairement dire « Je t’emmerde, et j’emmerde tout ce que tu représentes, si tu n’as rien de mieux à faire, retourne donc payer tes crédits. »


    (Eh oui, pour moi, dire « retourne donc payer tes crédits », c’est une insulte !)


    Et, vous commencez à me connaître, le dernier mot que je traite est le mot « liberté ». Là,  je me ferai plus rentre-dedans encore : la liberté est soit une destinée fidèle que l’on épouse dans le but d’exister pleinement en dehors de toute influence, quitte à vivre vite et mourir sans aucun remords en ayant fait ses expériences, soit une pute à franges que l’on farde à volonté pour camoufler la soumission inhérente au « modèle de société » débité à la journée longue par la pub’ et instillé dès l’école primaire. Ah oui, je n’y vais pas par quatre chemins. Mais voilà, on met aussi ce que l’on veut avec le mot « liberté », que ce soit à la suite de ce mot, ou dans son sens le plus profond.



    La liberté de payer comptant ou à crédit trompetée à tort et à travers dans les réclames, n’est-ce pas la liberté de se soumettre ? La liberté d’être propriétaire, brandie comme argument de vente d’un putain de pavillon hideux, clés en main, n’est-ce pas un dévoiement du sens originel de ce mot ? La liberté d’expression, n’est-ce pas une formidable tribune offerte aux plus abrutis des pécores à moitié consanguins, pour baver sur tout qui n’est pas « normal », tout ce qui est « différent » de leur petit monde – qui est le « monde de tout le monde ou presque » dans ce pays gangrené par l’agenouillement – et par extrapolation, ce qui n’est pas « normal » n’est-il pas « suspect » ? Qui préserve un Metalleux ou un Goth de ne pas être suspecté de faits aberrants, au seul motif de sa dégaine ou de la musique « violente » qu’il écoute ?



    Quant à la liberté de la presse, qui est en mesure de nous garantir que ce n’est pas le cache-sexe d’un bourdonnement de connards qui se tournent autour en s’autorisant des trucs, qui ne varient jamais d’un iota dans leur vénération pour la « culture populaire » actuelle, qui se vautrent dans leur ego de prescripteurs de culture ... A défaut de proposer réellement un tout autre modèle de société que celui où des marchands d’armes, de béton, de pétrole possèdent les titres les plus vendus, et « donnent la direction » à suivre, au risque, pour celles et ceux qui s’en écartent, d’être vus et catalogués comme parias ? Ce qui n’empêche pas, pour certains, de concocter de formidables trolls hors catégorie en annonçant trois fois par an des dossiers « spécial assistés » tout en palpant de généreuses subventions d’état … au titre de la liberté de la presse, Dieu me tripote encore une fois !



    Vous voyez, chers lecteurs et amis, les mots et le sens exact que l’on leur donne ont toute leur maudite importance en tabarnac. Il faut en prendre conscience, pour être le plus clair et le plus explicite, et surtout, pour ne pas brader ses propres idées. Et encore moins ses propres idéaux ni ses rêves.



    Honneur et Tradition à vous tous.

     

    - Antonin "Troll".

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  • Chers lecteurs et amis,

     

    Laissez-moi tout d'abord m'excuser pour cette absence qui a duré un peu plus de deux mois. Néanmoins, je suis content de commencer ce nouveau pamphlet en disant que 2019 sera une année aussi merdique que 2018. Ce cynisme facile ne concerne évidemment pas nos existences personnelles en tant que telles, mais plutôt la situation de la France engendrée par l’incroyable soupe d’une épaisseur nauséeuse, aux vertus puissamment laxatives, ce conglomérat d’informations et de contre-informations nées du mouvement dit des « Gilets jaunes ».

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    J’ai déjà précisé ma position personnelle sur "Dernier Bastion", quant à ce qui ressemble de plus en plus à une démonstration flagrante de suivisme populiste au premier degré. Mais, à la réflexion, je dirais que les derniers événements « sociaux » donnent raison, une fois de plus s'il le fallait – Dieu me tripote, merci mon Dieu ! – à mes motivations idéologiques et au nécessaire raisonnement, quant à un projet de vie basé sur la simplicité, la rusticité, la durabilité. L’éternel projet, depuis bientôt une décennie, le chalet ou la yourte sur son demi-hectare de terrain cultivable, avec un vieux tracassin 4x4 qui roule à l’huile de friture après avoir vu cent guerres. Et surtout, pouvoir écouter Drudkh, October Falls, Moonsorrow, Elderwind ou Litvintroll, posé avec ma bière, le soir, le sentiment du devoir accompli et du rêve réalisé. Le sentiment, plus que tout, de n’avoir pas fait « comme tout le monde », d’avoir opposé une fin de non-recevoir sans ambiguïté et sans frais de procédure à la NORME.

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    Eh oui, le problème soulevé par ce « mouvement social » est que « la norme » (puisqu’il faut l’appeler ainsi) semble avoir atteint récemment un « point de rupture ». Là où les Hippies des années ‘70 – ceux qui sont restés fidèles à leurs idéaux et ont renoncé aux hautes sphères – savaient déjà qu’il fallait « laisser derrière soi » le mode de vie urbain, ou péri-urbain, fondé sur l’omniprésence de la surconsommation, de l’apparat exacerbé, de la possession élevée au rang de « facteur de jugement moral », ainsi que toutes les conneries propres aux ramassis de reliquats d’humanité qui se reproduisent connement (surtout parce qu’on leur dit de le faire, et parce que décider de ne pas avoir d’enfants, c’est « pas normal »), ... Quelques milliers d’ahuris viennent sans doute d’en prendre conscience tout récemment, et assez douloureusement !

     

    Les Travellers et jeunes (comme moins jeunes) vivant à l'année en camions aménagés ou camping-cars doivent rire sous cape en observant les familles "Travail, Famille, Crédits" meugler ce qui leur sert d' "opinions politiques".

     

    « La maladie du 20ème siècle, c’était le mal de dos. Celle du 21ème siècle sera le mal au cul ! » (Groland)

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    Hormis les plus catastrophistes d’entre nous, ainsi que celles et ceux qui s’intéressent à la collapsologie, au survivalisme, à la décroissance, et de facto le savent bien, la lamentable fadeur de ce « mode de vie », élevé par la publicité de masse au panthéon de la « réussite sociale » ne durera pas ainsi 50 ans de plus, vous pouvez me croire.

     

    Et, comme s'il en fallait encore plus, le mépris d’une minorité attise, malgré les « appels au calme », le mépris d’une fraction importante. Le mépris du monarque présidentiel en place envers « les fainéants qui n'ont qu'à traverser la rue » souffle les braises du mépris des « opprimés » autoproclamés envers tout ce qui leur est étranger, tout ce qui leur fait peur, tout ce qui ne « raisonne » pas comme eux ! A tel point que, aussi « assistés » qu’ils puissent être, ils trouvent toujours plus « assistés » qu’eux comme exutoire. « Mépris de la vie et consolation contre la mort », une suite de sonnets de Jean-Baptiste Chassignet, résonne en ces moments avec la régularité lugubre du tocsin annonçant la fin. Encore un auteur méconnu, qu’il faut, je pense, relire ces temps-ci.

     

    Quoi qu’il en soit, chers lecteurs et amis : en cas d’ « effondrement du bouzin » se passant soudainement, j’aurais pour ainsi dire bien moins à perdre, matériellement, que celles et ceux qui viennent chialer sur BFN TV. Pas de crédits, rien ou si peu à la banque, pas d’emmerdes. On est ultra-matérialiste ou on ne l’est pas, et, cochon qui s’en dédit, à cul les Velrans ! Je n’ai jamais vu un fan de Nargaroth rouler en BMW X5, encore moins un fan de Folkodia rouler en Taudis A3 diesel. Mais élevons le débat, car nous stagnons, Dieu me tripote – merci mon Dieu, mais ça commence à bien faire !

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    Parlons donc un peu de Metal. Pour les fans de Mayhem, de Burzum, de Black Metal en général, tout aussi bien que pour ceux qui s’intéressent à notre musique préférée sans forcément l’écouter, un film réalisé par Jonas Åkerlund va prochainement sortir. Son titre ? « Lords of Chaos ». Eh oui, le même titre que le livre de Mickael MOYNIHAN et Didrik Søderlind  sur les événements liés aux scènes Black Metal un peu partout dans le monde ! Personnellement, je trouve que l’intention est louable : il est nécessaire d’expliquer le contexte et les différentes personnalités qui ont rendu les actions de certains membres de la scène BM Norvégienne si radicales, à tel point que nous nous en souvenons tous encore aujourd’hui. Et, s’il faut en rassurer certains, le risque qu’il y ait dans un futur proche des « imitateurs » des sinistres événements Norvégiens de 1992-1993 est réellement infime. Pas de quoi affoler le pays. Apparemment, le film devrait sortir le 8 février en Angleterre, ne doutons pas qu’il sera disponible en salles pour le printemps, en France.

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    Si du moins, des associations de gens pas drôles – comme celles qui ont poussé à la fin du Ragnard Rock Festival … – n’en profitent pas pour se faire un coup de pub en invoquant « l’immonde violence de cette musique qui rend les jeunes fous, satanistes et néo-nazis » (je caricature à peine). En tout cas, ce film m’intéresse, j’irai le voir avec plaisir, s’il passe dans une salle pas trop loin de chez moi. Pour une fois qu’un documentaire un peu « poussé » sur le BM arrive dans les cinémas Français, on ne va pas faire les fines bouches, pas vrai ? A voir, donc, et à chacun de se faire son avis sur ce film qui, n’en doutons pas, fera date.

     

    Mine de rien, l’été arrive dans quelques mois, alors pour ce qui est du Hellfest, vous connaissez ma position. Je n’irai pas craquer 215 € pour voir des groupes qui sont déjà venus 5 ou 6 fois en 15 ans de festival, pour me faire pisser ou dégobiller sur ma tente, pour passer des nuits blanches à cause de mecs déboîtés comme des clavicules qui chantent des conneries plus grosses qu’eux, encore moins pour faire 3 heures de queue à l’entrée, aux toilettes ou au « merch ». Je laisse tout ça, vu que c’est maintenant un fait avéré, à tous les kikoos et tous les néo-beaufs qui ne connaissent strictement rien au Metal, et, tout autant que des mouches sur un gâteau viennent pour le sucre, sont uniquement attirés par l’effet « hype » dudit festival !

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    Sans compter sur un fait lamentable, quoi qu'assez prévisible pour tous les phénomènes qui rapportent : on signale de plus en plus de « revendeurs non-officiels » de pass 3 jours. Eh les gogos, vous voilà devenus tout ce que vous détestiez il y a quelques années à peine ! Bien joué ! J’attends avec impatience la nomination d’un de vos semblables aux « Darwin Awards » … Car, dans un tel déferlement d’inintelligence crasse, la « sélection naturelle » fera son œuvre quand le temps sera venu. Et je ne doute pas que cela se passera très bientôt.

     

    Donc, et c’est là où je voulais en venir, je ne crois plus que le milieu Metal soit « une grande famille », oui, car je l'ai cru durant quelques années. Parce que je pense que "l’individualisme tempéré par l’amitié sélective et raisonnable" est la meilleure conduite à adopter dans le milieu Metal, pour rester intègre – quitte à ne pas paraître « ouvert », mais tout est une question de dignité. En parlant de dignité, nous n’allons quand même pas compter sur des mecs qui montrent leur cul aux caméras du « Petit Journal » pour « représenter la majorité d’entre nous », encore moins adopter comme mode de pensée et de raisonnement le larmoiement de quelques « têtes pensantes » du Metal qui se plaignent de ne pas être invitées pour jouer en live sur le plateau de Taratata !

     

    Eh non, le Metal ne fait pas vendre, en France – en tout cas pas autant que la « musique du flex » que l’on entend même (qui a dit « surtout » ?) quand on ne veut pas l’entendre, on ne me l'enlèvera pas de l'idée. Eh non, les journalistes n’en parlent jamais ou presque en de bons termes (est-ce que ce serait dans leur intérêt ?) Eh oui, même un Metalleux ou un Goth isolé, y compris dans le plus minable des patelins victimes de désertification rurale, fait peur, et pousse certains vieux débris à se signer en craignant l’éventuelle invocation d’une armée de Korrigans farceurs par un sort de magie Trollesque. Je ne fais que transcrire là certains ressentis personnels, car les regards des simples d’esprit en disent beaucoup. Alors, un festival réunissant jusqu’à 1500 fans sur un week-end dans un village ? Gageons que notre répartie et notre nombre seront suffisants pour repousser ceux qui voudraient nous fourrer des gousses d’ail dans le cul et un crucifix dans la bouche !

     

    Non, nous ne sommes ni en Allemagne, ni en Scandinavie, ni en Angleterre – une loi Anglaise punit les « crimes de haine » envers les Metalleux et les Goths – mais bel et bien en France, pays merveilleux dans lequel les livres n’intéressent plus grand monde, des loisirs autrefois promus, appréciés et mis en avant sont maintenant définis comme étant « des trucs de boloss, wesh » de façon quasi-institutionnelle, et les Outsiders et Marginaux comme mes frères et sœurs culturels et moi sont « pointés du doigt » sans gêne ... Pays dont je n’hésite pas à dire qu’il s’est placé lui-même, par le laxisme envers l’inculture, l’inaction face aux atteintes flagrantes au principe de laïcité, l’indifférence envers les pires aspects de la mondialisation, et la banalisation du voyeurisme en HD (la regrettable "télé-réalité"), sur la voie de sa putain de déchéance. Sans que l'on puisse y remédier, ce serait trop facile ...

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    Bien évidemment, quand je me mets à parler ainsi « en public », certains en viennent à me traiter de « facho ». Ah, c’est sûr. Ça botte en touche. Je réagis vertement à chaque fois que je me fais apostropher par un clodo en plein centre-ville, je réponds au mépris par le mépris, je n’ai ni ma langue, ni mon clavier dans ma poche, j’écoute « de la musique de tarés », je n’ai pas la TV chez moi, je suis païen, BOUM, je suis un « facho » ! Cependant, et contrairement à certains, je n’impose ni ma culture, ni mes idées, ni mes rêves, ni mes moindres pensées, ni mes loisirs, ni mon style de vie, à qui que ce soit. Et je ne me livre à aucune forme de mendicité, agressive ou non. Je me démerde. Qui sont réellement les « fachos » ? Qui impose sa « vision du monde » à tous les autres ? Qui remplit les plateaux télé, les radios, la presse avec une "culture grand public" d'une mièvrerie proportionnelle à sa faible durée de vie ? Qui instille un "mode de vie" à suivre, sous peine de subir les imprécations et la mise au ban si l'on s'y refuse ?

     

    Mais … Et si les hordes prétoriennes, gardiennes de la « NORME », me laissaient vivre tel que je suis, m’ignoraient totalement (et je dis bien TOTALEMENT), et si toutes les loques humaines ne me voyaient pas comme une « caisse commune pour boire un coup », … Et si les normopathes s’occupaient de leurs putains d’affaires, aussi minables soient-elles ? Et s’ils retournaient payer leurs crédits en se faisant liquéfier le cerveau tous les soirs par Hanouna et consorts ? Ça les occuperait assez pour oublier ce qui n'est pas "dans la norme". Sérieusement.

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    Et si on laissait vivre les gens comme vous et moi, heureux dans leur différence, droits dans leurs bottes, imperméables à la standardisation des cerveaux et des idées ? Pour sûr, je ne suis pas le seul à penser ainsi, car vous aussi, chers lecteurs et amis de Dernier Bastion, vous vous reconnaissez peut-être dans certains de mes écrits.

     

    Pour tous les autres, « ne jouez pas au troll avec un troll ». Car, la plupart du temps, c’est le VRAI troll qui gagne. Surtout dans un pays parsemé de légendes de Lutins. Et méfiez-vous des pierres qui dorment …

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    Aujourd’hui, je suis sur le point de fêter mes 33 ans. Je n’ai aucune envie de mettre fin à mes jours, ni de me mettre à faire le con. Encore moins de baisser les bras. Mais, plus le temps passe, plus je comprends celles et ceux des nôtres qui ont baissé les bras, et qui, n’y croyant plus, ont foutu le camp de ce monde, pour aller, sans doute le souhaitaient-ils, « vers d’autres cieux moins crasseux ». Cela m'attriste, c'est vrai, de penser à autant de vies gâchées.

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    Je les comprends, et je m’imagine sans peine les souffrances qu’ils ont enduré. Parce que j’ai aussi enduré de telles choses, à cause des mêmes putains de conceptions morales et des « chemins de vie » tout tracés dont il ne faut jamais, au grand jamais, s’écarter, à cause de toutes ces constructions idéologiques puant l’infamie, que la publicité et tous les propagandistes font entrer dans la cafetière de ceux qui manquent déjà d’esprit critique. A dessein, naturellement, car il faut bien faire vendre ce qui fait bander la majorité - et peu importe si une minorité ne suit pas le "chemin tout tracé", les trompettes de la méritocratie médiatique se chargeront de répandre encore plus de fiel pour entretenir la confusion, avant d'envoyer le bouzin. "Tant que ça ne prend pas la tête ..."

     

    Tout ça est branlant, instable au possible, et par définition, sans avenir dans un monde aux ressources limitées. Mais ce n’est pas notre rôle, nous, fans de Metal extrême et des éléments culturels qui y sont liés, Punks, Travellers, Gothiques, Atypiques volontaires, de prévenir de l’imminence de la « fin du monde ». Pas plus qu’il nous appartient de « refaire le monde » - si on le refaisait à notre image, ce serait un sacré bordel, je vous le dis !

     

    Pour conclure dans la même veine, je dirais simplement que je vous exhorte à nouveau, chers lecteurs et amis, à exister tels que vous êtes, à choisir la liberté au lieu de la soumission, l’honneur au lieu de la souillure, la marginalité au lieu de l’abrutissement. Parce que, nous tous, valons mieux que ce qu’on nous offre

     

    « Il est temps de tirer un trait sur l’avenir … et de regarder vers le passé qui nous attend ! » - Nouvelle démonstration du cynisme trollesque dans la Macronie qui traîne les pieds.

     

    Et si, un jour, les pantins désarticulés de la norme se trouvent désemparés par "le crépuscule de leur monde", je vous enjoins à les laisser le nez dans leur merde. Car c'est, ni plus ni moins, ce qu'ils méritent. En bloc.

     

    Advienne que pourra pour l'avenir ...

     

    « L’humanité disparaîtra, bon débarras ! » (Yves PACCALET)

     

    - Antonin "Troll".

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    Françaises, Français, Belges, Belges, Suisses, Suissesses, Casseurs, Casseuses, Populistes, Populistes, Automobilistes, Automodébilistes, Gilets Jaunes et Joggings Pyjama qui bien souvent êtes les mêmes, Fanzouzes, Fanzouzes, Terrifiants avatars décérébrés de la Norme et de toutes ses putains de facettes attirant naturellement les parasites affolés que vous êtes, Déplorables « révolutionnaires du virtuel » bloquant camions et voitures selon vos envies, votre taux d’alcoolémie, ou votre capacité à éructer les borborygmes innommables qui annoncent votre « idéologie » pourrie à cent lieues …

     

    Mais de l’autre côté ... Chers lecteurs et amis, chers camarades Outsiders, Marginaux, volontairement différents et atypiques jusqu’au trognon, Metalleuses, Metalleux, Gothiques, Gothiques, Punkettes, Punks, Travellerettes, Travellers, Traveller’s Chèques ( ^^ ), Lutines, Lutins, Trollettes, Trolls, Korriganes, Korrigans, Salut à toi l’Internet classique encore bien debout, toi qui nous permets de bloguer tranquillement, Ô Public chéri, mon Putain d’Amour !

     

    « Sous la cape trollesque noire, se cache la plus rouge et la plus honteuse des peines. »

     

    Bonjour ma colère, je te salue ma rage et mon courroux … COUCOU !

     

    Ah, mes amis, cela faisait plusieurs semaines que je n’avais pas posté de texte sur mon blog. Oui, pendant quelques temps, j’avais juste des bouts d’idées, des fragments de trames pour différents « réquisitoires » tel celui-ci, et vous vous doutez bien qu’avec des bouts et des fragments d’un peu n’importe quoi, on ne fabrique jamais un kilo de caviar ou un sac Vuitton. Cette situation n’était en rien immuable, il fallait juste une étincelle pour allumer le feu … Pardon, pouf-pouf. Au fait, le JayJay avait raison, quand il me disait la chose suivante : « Imagine mon Troll, après la mort de Johnny HALLYDAY, tous les médias en parleront sans arrêt pendant 6 mois ... » Il avait plus que raison, le bougre. Le JayJay, hein, pas la vedette morte tenant lieu de sujet de discorde pour un héritage, bien sûr. ^^

     

    Oui, mes amis. Si, il y a un an, on m’avait demandé « Crois-tu à l’avènement d’une situation sociale révolutionnaire prochainement ? », j’aurais répondu « Non, ou pas avec les bonnes personnes. » Donc, forcé de reconnaître, dans les circonstances actuelles de la « crise » des fameux « gilets jaunes », que j’avais pas tort, surtout en ce qui concerne les profils des personnes tenant lieu de « rouages de la révolution ». Soyons clairs, tout d’abord : le pouvoir en place ne lâchera RIEN. En tout cas, pas grand-chose concernant le prix des carburants et les taxes affectées aux prix de ces biens de consommation courante. Pourquoi ?

     

    Déjà, les indices qui laissent à penser que Jupiter méprise ouvertement « le peuple » n’ont pas manqué, depuis l’été 2017 – et même avant. Suppression de l’ISF, hausse de la CSG sur les retraites, recours accru à l’auto-entrepreneuriat dont on connaît la précarité, oubli total de la cause environnementale, continuation des grands projets inutiles et imposés ... Sans compter toutes les « petites phrases » sur « les assistés », « les gens qui ne sont rien », « les ouvriers qui foutent le bordel », et la liste est longue. Pourquoi donc alors, s’admettre vaincu et finir par accéder aux requêtes d’une majorité de personnes que l’on dénigrait jusqu’ici ? Imaginez, chers lecteurs et amis, que j’abandonne d’un seul coup tout ce qui fait de moi ce que je suis. Imaginez que je laisse tomber le Metal, la culture Goth, la littérature SF et Fantasy, le look et les accessoires qui vont avec, les loisirs atypiques et le mode de pensée volontairement « décalé » qui va avec ...

     

    Pour devenir subitement une « gambas » (je suis trop gros pour être une « crevette » !) fan de Kendji Girac, de Maître Gims, habillé en tant que tel, accro à « Pokémon GO » ou à « Fortnite », et ne décrochant jamais les yeux d’un écran de télévision ! Dans ce cas précis, j’aurais « accédé à la requête » de la NORME que j’ai méprisé jusqu’ici, en devenant « NORMAL », c’est à dire « dans le moule » en l’ayant approuvé. Bah non. Il n’est pas dans ma mentalité de me mettre à genoux par « conformisme ». Pour d’autres raisons plus érotiques, peut-être, Dieu me tripote (merci mon Dieu ^^)

     

    Par ce raisonnement (certes capillotracté), j’essaye de démontrer que le gouvernement, le président, les cercles de pouvoir là-haut dans leurs tours d’ivoire, ne céderont RIEN DU TOUT. Un aveu de faiblesse serait pire que tout pour eux, habitués qu’ils sont à détenir tous les leviers du pouvoir et à en faire usage, non pas dans l’intérêt commun, mais dans LEUR propre intérêt et ceux des lobbyistes divers et variés ! Tant qu’on vend des armes à un pays qui fout sur la gueule d’un autre en entraînant une crise humanitaire, tant qu’on laisse les fortunes industrielles du CAC40 déverser leurs déchets en pleine nature, tant qu’une minorité peut jouir éhontément, à quoi bon se soucier de ceux qui souffrent RÉELLEMENT, du moins d’autres choses plus vitales ou plus cruciales que le prix de l’essence ?

     

    D’autre part, la forme et le fond du « mouvement des gilets jaunes », puisqu’il faut l’appeler ainsi, n’ont rien de la flamboyance intellectuelle digne d’un philosophe antique. Idéologiquement tout autant qu ‘une fois passés par la moulinette d’un raisonnement intense de quelques minutes. Et je le prouve. On a ainsi appris par voie de presse, qu’un des « représentants » des « Gilets jaunes » était passé par l’UMP, puis par le FN (dont il a été exclu, mais bon), et enfin par « Debout la France », le mouvement de Nicolas DUPONT-AIGNAN. Qu’il n’avait pas laissé « que des bons souvenirs » derrière lui. Et qu’il avait tenu des propos plus que « tendancieux », mais bon, ça, c’est la marque de fabrique des « révoltes poujadistes » de toutes sortes.

     

    On ne fait pas de vin nouveau dans de vieilles outres, même sans être vigneron, je le sais de moi-même, Dieu me tripote encore une fois (merci mon Dieu, mais ça commence à bien faire ^^ )

     

    On a aussi appris qu’à un barrage de « Gilets jaunes » en Picardie, certains manifestants ont sorti de force plusieurs migrants des cuves d’un camion-citerne, quelques-uns appelant, je cite, à « un barbecue géant » ! Alors, tout à gauche de l’échiquier politique, Jean-Luc MÉLENCHON et François RUFFIN peuvent bien « soutenir » autant qu’ils veulent ce mouvement, mais ils sont loin d’avoir toute la gauche avec eux.

     

    Et ils ne l’auront pas, d’ailleurs. Chez une partie des libertaires et des objecteurs de croissance, on sort déjà le mousseux du frigo. Il faudra bien arroser une « défaite des idées », à un moment où à un autre !

     

    Pour ce qui est du « raisonnement intense de quelques minutes » dont je parlais plus haut, voici mon analyse. Les « Gilets jaunes » se plaignent d’un amalgame de problèmes allant de la hausse des prix des carburants et des péages autoroutiers jusqu’à la désaffection des services publics dans les zones rurales, en passant par les problèmes de logement et de « proximité » dudit logement avec le lieu de travail. Mais … attendez un instant. Ils ne se sont pas rendus compte, en signant le bon de commande d’un pavillon « MIKIT » (ou autre du même genre) en « zone résidentielle », qu’ils étaient à 20, 40 ou 50 bornes de leur lieu de travail ? Ils ne se sont pas rendus compte que, dans la commune sur laquelle allait se construire leur « rêve français » (variante du « rêve américain »), la Poste, la gare SNCF, l’hôpital, la maternité, l’école, le collège, la Trésorerie, allaient fermer ou avaient déjà fermé, fût-ce pour des motifs de « réorganisation » tenant de l’enfumage au premier degré si bien pratiqué par les élites ? Ils ne se rendaient pas compte qu’il n’y avait plus aucun commerce de proximité pérenne dans ce qui restait du village, et qu’il fallait donc aller faire ses courses dans un centre commercial aux dimensions proprement monstrueuses à 25 kilomètres de là ?

     

    Ces gens ont PARAPHÉ le mode de vie, dont les conséquences indirectes les font aujourd’hui râler. Ils ont SIGNÉ pour se payer qui un break « familial », qui un « monospace », qui un « 4x4 de ville », le tout avec crédit(s) à la clé. QUI les forçait à faire ça ? QUI leur imposait ce « mode de vie » que j’abhorre (et je suis loin d’être le seul) ? Certainement pas moi ! Encore moins des amis ou des connaissances, proches culturellement comme idéologiquement. EH LES GENS, quand vous signez un chèque, vous êtes censé avoir une provision suffisante sur votre compte en banque. Quand vous signez un contrat (de vente, de location, autre), vous DONNEZ VOTRE ACCORD. Vous êtes censé avoir LU LE CONTRAT en question, et accepté ses conditions.

     

    Eh bien là, on a clairement la preuve que vous n’avez pas un seul instant anticipé le « déclassement » dans lequel ce fameux « rêve français pavillonnaire tout bien parfait » pourrait vous plonger ! Et vous avez le toupet formidable de venir chialer pour 0,06 € de plus par litre de gazole, vous qui zonzonnez à plein temps sur des « autoroutes urbaines » ou des périphériques bâtis exprès pour vous, en 4ème à 35 km/h avec un diesel à 1100 tours par minute comme vous savez si mal le faire ? Et vous avez le culot de gueuler contre les chauffeurs routiers, forçats de la route devenus indispensables pour combler vos envies de consumérisme décomplexé, qui, non contents de vous ralentir quand vous allez au travail, ont aussi le malheur de vous emmerder quand vous partez en « troupeau » à La Grande Motte ou à Lacanau ? Mais ballottez-moi les valseuses avec votre nez et appelez-moi SKIPPY le Kangourou, bordel de merde !!!

     

    Je ne m’attarderai pas longuement à pourrir le « mouvement des gilets jaunes » quant aux dégradations et autres débordements qui se sont déjà produits – et qui continueront à se produire – à plusieurs endroits où se tenaient leurs « blocages », ou encore sur les Champs-Élysées, samedi dernier. Ce n’est pas en cassant que l’on construit quelque chose de meilleur pour le futur : chers lecteurs et amis, vous me connaissez suffisamment pour savoir que, si je souhaite ardemment construire « autre chose » pour vivre différemment, je n’ai aucun intérêt à « tout casser ». Mais, et là je m’adresse aux casseurs : vous finirez par le payer, d’une façon ou d’une autre. Peut-être pas devant la justice, pour ceux qui ne se feront pas choper.

     

    Mais vous le paierez « indirectement ». Et je le prouve ! Les dégâts et manques à gagner causés aux biens et propriétés privées seront réparés et indemnisés par des sociétés d’assurances protégeant ces biens et propriétés – et il y a fort à parier que les sociétés d’assurances trouveront un bon prétexte au « mouvement des gilets jaunes » pour encore augmenter leurs tarifs ou modifier leurs conditions. Quant aux dégâts causés aux biens et domaines publics, eh bien, il faudra puiser dans le budget de l’État pour les réparer. Ça sous-entend « plus d’impôts pour que la majorité répare les conneries de la minorité » ! Putain, vous êtes incroyables, quand même, les « gilets jaunes ». Les « Black blocs » n’ont maintenant plus le monopole de la casse en marge de manifestations, et de plus, et comme tous les autres, vous paierez encore plus pour les dégâts dont vous vous « désolidarisez » en écrasant une larme en direct sur BFN TV !

     

    Ce pays, la France – ou ce qu’il en reste – est formidable quand il s’agit de se mettre à fabriquer du cynisme, de l’ironie ou de l’humour noir. Mais, laissez-moi vous dire, les « gilets jaunes » : ce n’est que le début de vos malheurs. Vous n’avez jamais pensé aux déclencheurs de votre soumission, j’ai pas d’autres mots. Peu importe le temps que durera votre mouvement, vous n’en êtes qu’au début de la longue pente descendante qui vous fera, un jour peut-être, entrevoir ce dans quoi vous vous êtes engagés. Parce que, quand le litre de carburant sera en moyenne à 1,95 €, quand aller travailler 40 heures par semaine ne suffira plus à rembourser vos crédits, quand vous gamins devront aller à une école située non pas à 5 mais à 40 kilomètres de votre « pavillon » à la con, quand les prix dans les supermarchés vous dissuaderont même de vous jeter sur du Nutella en promo à 70 %, vous n’aurez plus que vos yeux pour pleurer cette putain de parodie de « rêve américain » auquel vous avez adhéré par « effet de troupeau » ! Le jour venu, les mecs et les filles comme moi, qui ont toujours eu bien peu à perdre matériellement en regard de vos « apparats ostentatoires » autrefois « signes de réussite sociale », vous riront au nez. Parce que ce sera tout ce que vous aurez mérité !

     

    Honnêtement, je pense que ça arrivera dans la décennie à venir. Mais, qui s’en préoccupe ? La France, elle a Laurent Ruquier qui invite un polémiste proche de « La Manif Pour Tous » dans son « talk-show ». La France, elle a de nouvelles « modes » aussi éphémères qu’inutiles qui font leur apparition chaque semaine. Son équipe de football a gagné la coupe du Monde, et les écrans plats ne s’éteignent jamais chez ceux qui se laissent mener à l’abattoir.

     

    Donc la France s’en fout. « Demain, il fera jour », me disait un ancien collègue de travail. Et si demain, il faisait nuit pour « la NORME » ? La nuit du réveil des Outsiders et Marginaux comme tous mes frères et sœurs de cultures et d’idéaux bien minimalistes ? A ce moment-là, croyez bien que le Troll que je suis, pas même nyctalope, y verra comme en plein jour entre ses vrais amis et ses vrais ennemis.

     

    Donc, et la pertinence de mes écrits m’étonne moi-même, les « Gilets jaunes » sont coupables d’incitation au populisme, d’éructations bovines, d’actes de dégradations, d’atteintes aux personnes pour certains, de suivisme caractérisé pour beaucoup. Je requiers donc à leur encontre la peine de ridicule absolu, d'une durée de dix ans, incompressible. Mais leurs avocats vous le prouveront bien mieux que moi.

     

    - Le Procureur-Fainéant en Chef, seul et unique bâtonnier de la 666ème Cour Indépendante Révolutionnaire Ironique (alias Antonin "Troll").

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    Françaises, Français, Belges, Belges, Suisses, Suissesses, Metalleuses, Metalleux, Gothiques, Gothiques, Lutines, Lutins, Trollettes, Trolls, Chers amis nihilistes, cyniques ou désabusés par l’absurdité de ce monde, Frères et Sœurs de culture ... Désespérants instigateurs et vendeurs au service de l’omniprésente norme, Regrettables pourvoyeurs de déchéance humaine généralisée via un faisceau d’ondes hertziennes « en haute définition », Anciens anarchistes ayant tourné le dos à vos convictions pour acquérir une voiture « familiale » correspondant à votre « rang » par la grâce des crédits à la consommation, Crasseuses, Crasseux, vous dont l’odeur donne des hauts-le-cœur du matin au soir, Politiciens marcheurs et Peuple cloué sur place …

     

    Salut à toi, l’Internet 1.0 qui nous permet encore de nous exprimer dans de puissantes envolées à la façon du regretté Pierre Desproges, Lectorat Chéri, mon Putain d’Amour !

     

    Sous la robe austère de la Justice, se dresse la plus rouge et la plus grosse des peines.

     

    « Bonjour ma colère, je te salue ma rage et mon courroux … COUCOU ! »

     

    Dans cette tonitruante non-actualité que nous offre la Macronie managériale (la France, pardon) ces temps-ci, il paraît clair que les mecs et filles comme nous autres ne trouvent pas grand intérêt à suivre la régression … pardon, l’évolution de la « nouvelle économie disruptée et pitchée dans ta gueule de fainéant Gaulois qui veut pas des réformes ». Le problème des réformes, c’est que ça avantage certaines catégories de la population, donc au détriment d’autres. Mais, quand on reçoit à déjeuner les lobbyistes de tout poil dans les palais de la République, des réformes qui n’amènent pas un démantèlement complet d’acquis sociaux datant de 70 ans, le massacre de la Nature, le bétonnage aberrant de terres cultivables, un tunnel ferroviaire inutile là où la ligne classique est sous-utilisée, entre autres projets mégalomanes au profit des marchands de béton, de macadam ou d’énergie, … Eh bien ces réformes ne vont pas dans le sens du pouvoir, ça paraît clair !

     

    Donc autant décrédibiliser d’une seule pique, placée lors d’un déplacement à l’étranger, quel hasard, l’ensemble du peuple Français, et ce quand bien même de plus en plus de gens pensent par eux-mêmes - pour preuve, le taux d’équipement des foyers en téléviseurs diminue chaque année depuis 15 ans, ça veut bien dire quelque chose ...

     

    Oui, la « rentrée sociale » s’annonce chaude, le « libéralisme décomplexé » n’a jamais autant entravé le désastre écologique, personne ou presque ne remet ça en question, surtout pas le représentant en gels douches « exotiques » qui vient de démissionner de son poste de ministre de l’Écologie ... Et puis, pourquoi diable se préoccuper de la planète ? Les tristes reliquats d’humanité et autres beaufs aux cerveaux disposant seulement de 300 mots de vocabulaire sont encore tous en pâmoison devant leurs « Bleus » victorieux. Qu’ils continuent à rembourser leurs crédits. J’arrête là, je vais devenir humaniste, que les Dieux m’en préservent !

     

    Mais à la réflexion, menée par mes hémisphères cérébraux clapotant dans la caféine, le chœur de trompettes éditorialistes subventionnées « m’en fait ballotter une sans réveiller l’autre », comme dirait Jacques Chirac. Pourquoi ? Parce que l’automne est là, et cela suffit pour réveiller en moi l’amour de la Nature enfin délivrée des putains de mobylettes criardes nécessairement chevauchées par les futures « forces vives de la France », lesquelles balancent sans complexe leurs canettes dans « la verte » après avoir diffusé conjointement leurs gaz d’échappement et les verbiages de leurs « vedettes » préférées. Peu importe si cette « culture » est tartinée d’Auto-tune et mixée au balai à chiottes ! Évidemment, ces tristes personnages sont bien plus actifs en période de grosse chaleur (j’en ai déjà parlé ...) que quand il bruine ou quand il tombe trois gouttes.

     

    Pour ceux qui auraient encore ce poncif éculé aux lèvres, non, il ne pleut pas tout le temps en Bretagne. « Il fait beau plusieurs fois par jour », ce qui est différent. Et les plus fervents défenseurs des idées reçues et poncifs éculés, que ce soit sur la météo en Bretagne, les « peurs primaires » liées aux légendes locales ou à la présence d’un troll isolé au pied d’une église ... Tous ces braves gens à la gueule finie au caquelon à fondue évoquant un manque criant de diversité génétique, aussi bornés et abrutis soient-ils, peuvent bien aller se faire éculer, Dieu me tripote (merci mon Dieu !)

     

    Oui, l’automne arrive, les feuilles perdent leurs couleurs aux différentes nuances de vert, puis tombent, et peu à peu, les arbres perdant leur superbe mais restant vénérables s’endorment, car l’hiver n’est que dans quelques semaines. La douce caresse de la mortesaison étreint mon cœur et mon âme. Ah ! Mes amis, si vous saviez à quel point je regrette qu’il ne neige quasiment jamais sur la côte du Finistère. J’aimerais tant accueillir en moi les piques puissantes et salvatrices d’un vent hivernal disséminé dans le vieux centre de Pont-Croix ! Ou encore, me rendre à « La maison des Korrigans », un mégalithe non loin de chez moi, avec une fine couche de neige d’un blanc immaculé crissant sous mes pas feutrés de gros Lutin ! Et, bien pelotonné dans mon infatigable parka « Dubon », lire un bouquin sur le port d’Audierne, en entendant d’une oreille goguenarde tous ces abrutis se plaindre, « et il fait froid », « et y’a plus de saisons », « et on est bien mieux chez soi » … Pour ça, on voit bien que vous n’avez jamais connu Chamrousse au mois de novembre, ou le Col de Menée mi-décembre, « équipements spéciaux obligatoires » à partir de Clelles ! Tu m’étonnes que ce soit un tel bordel à Quimper, dès que ça gèle sur les pare-brises de vos monospaces au design inqualifiable ou de vos sinistres « 4x4 de ville » !

     

    Vous voyez, parfois, je regrette mes montagnes natales pour ça : être quasiment sûr, au cours d’une balade dans le Trièves, en Chartreuse ou en Matheysine, de tomber sur un Dauphinois à la carrure de bûcheron mal dégrossi, portant le nécessaire béret « tarte » des chasseurs alpins, au volant d’un VRAI 4x4 franchisseur … Et qui, après vous avoir salué joyeusement, « Oh vindieu, gars d’la ville ! », vous dira « Oh bah vindieu, vous y montez dans les montagnes pour la journée ? » et pourra peut-être vous convier à un petit café, quand bien même celui-ci aura un délicieux goût de Chartreuse verte ! Je me souviens de ces balades, innombrables, en voiture, dont une avec un ami de l’époque … On était partis pour une cascade au milieu de nulle part, on y est restés trois quarts d’heure, en devisant sur le Black Metal, la solitude, la Nature, son côté sauvage et fragile à la fois … Puis il m’a dit « Là, il faut qu’on y aille, les beaufs vont arriver en famille ... » Il n’a pas eu tort, ce coup-là. Son pressentiment s’est vérifié dans les dix minutes suivantes ...

     

    Alors, vous allez me dire, chers lecteurs et amis, « d’accord, mais entre nous, la place du Metal extrême, des anciennes croyances, de l’individualisme dans tout ça ? » Eh bien, tout cela est en lien avec ma solitude volontaire (qui ne m’empêche pas de voir ma famille, mes contacts des clubs de loisirs auxquels j’ai adhéré, entre autres), et c’est, je le pense, une forme d’ « humanisme extrême ». En effet, penser d’abord à soi-même, ainsi qu’à son cercle familial et amical resserré, permet d’être entouré de « bonnes » vibrations. Tout autant que rester fidèle à ses références musicales, littéraires, idéologiques, philosophiques, permet de rester tel que l’on s’accepte, et ne pas « s’abaisser » pour « se mettre au niveau des autres » - ce qui, en passant, n’est jamais synonyme pour moi que de l’expression « baisser son froc ».

     

    Se forcer à chercher la solitude, la tranquillité en milieu naturel, l’environnement idéal pour l’introspection, la pensée développée, l’écriture même, pourquoi pas une prière silencieuse aux éventuels esprits peuplant un tel endroit : tout cela n’est jamais vain, jamais malsain, jamais farfelu. Surtout si l’on écoute sa musique préférée à ce moment-là, et que cette musique, selon notre goût, « cadre » avec le milieu naturel en question. Donc, pour nous, du Black ou Pagan/Folk BM, du Neofolk, du Rock Médiéval, du DSBM, ce qui nous convient le mieux, cela va sans dire.

     

    Qui plus est, une certaine forme d’individualisme, adjointe de méfiance voire de défiance envers toute « amitié subite à la terrasse d’un café » devient nécessaire pour éloigner définitivement et sans complexe tout individu profiteur, crasseux, alcoolique ou déboîté comme une clavicule à l’aide de substances illicites (rayez la mention inutile). Et ce dans le simple but de SE PROTÉGER. Se prémunir des tentatives de certains d’être considéré en tant que « caisse commune pour boire un coup », « distributeur de clopes », « taxi à toute heure », ainsi de suite, et ce n’est pas valable que pour moi, Dieu me tripote une seconde fois (ça commence à bien faire ...) Mais aussi, dans le but, noble et légitime, d’opposer un refus net et sans ambiguïté de « leur » monde, de « leurs » modes, aussi éphémères soient-elles (on a des nouvelles de la Tecktonik, au fait ?), de leur putain de NORME.

     

    Oui, je sais, je parle beaucoup de la « norme », et des fragments de ma pensée qui servent à la qualifier par le biais d’épithètes assez fruités. Peut-être est-ce pour moi une sorte de « vengeance » bien tardive envers tous ceux qui ont voulu me faire entrer dans un « moule » qui ne me convenait pas, et qui, à défaut, voulaient me faire taire. S’ils se reconnaissent, je leur dis que je les méprise, parce qu’ils sont méprisables. Tout autant que je le fais comprendre à ceux qui regardent par mes fenêtres pour « voir ce qu’il se passe » chez moi – apparemment, c’est « une tradition » par ici – ou encore à celles et ceux qui me détaillent comme un putain de quartier de viande à chacune de mes sorties. Leurs regards en disent long sur leur inculture, sur leur idiotie, sur leur soumission au matérialisme irréfléchi, aux « peurs primaires » et, plus que tout, à la norme. Et ça aussi, pour moi, ça rentre dans le cadre d’une « vengeance ».

     

    La vengeance reste modérée. Même en étant volontairement « marginal jusqu’au trognon » (le Metal, le Paganisme, la lecture boulimique, les loisirs assez atypiques et le reste), je reste « légaliste » : je ne me fais pas justice moi-même, j’ai vécu suffisamment de galères pour envisager un séjour en prison. Donc je n’attaque pas (physiquement) quiconque viendrait me chercher des poux. Je réplique verbalement, et façon Groland – pour déstabiliser - oui, c’est vrai, mais plus que tout, quand pointe la saturation mentale, le ras-le-bol, l’épuisement, le dépit, eh bien je me réfugie en forêt, ou dans les sous-bois, ou encore au soir tombant, sur une des multiples pointes et caps que compte la côte Bretonne. Pour y chercher la paix de l’âme, la communion avec la Nature, la solitude rassurante, la tranquillité, tout simplement. Et, bien évidemment, le baladeur MP3 jamais loin des esgourdes, parce que dans ces moments, écouter Idaaliur, Lustre, Woods of Desolation, Forteresse, Eldamar, Sentimen Beltza ou Hordak, c’est un putain de bonheur.

     

    Sur ce, chers lecteurs et amis, je vous exhorte, plus que jamais, à rester tels que vous êtes. A vivre droits dans vos Rangers, dans l’honneur, la simplicité, la quête d’un idéal de vie qui deviendra la concrétisation d’un rêve … et nécessairement, la fierté d'être ce que vous êtes.

     

    Profonde liberté à nos Cœurs, tabarnac.

     

     

    - Antonin "Troll".

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    Françaises, Français, Belges, Belges, Suisses, Suissesses, Gothiques, Gothiques, Metalleuses, Metalleux, Travellers, Travellerettes, Traveller’s Chèques ( ^^ ), Sinistres ventouses suintantes de crasse dégoulinant d’un écran plat, Méprisables promoteurs de l’insensé « temps de cerveau disponible », Pitoyables autodébilistes membres du « lepenproletariat » geignant contre la baisse de la limitation de vitesse, Enfoirés de lobbyistes de tous les bords et surtout de tous les coffre-forts, Vous, les vendeurs dégueulasses d’une « norme » que j’abhorre, Cher Internet 1.0 qui permet encore de bloguer en plus de 140 caractères, Amis Outsiders et Marginaux, Lectorat chéri, mon Putain d’Amour !

     

     

    Bonjour ma colère ! Je te salue ma rage et mon courroux … COUCOU !

     

     

    Je sais, je ne vous ai plus gratifié de mes pensées saturées de caféine depuis plusieurs semaines déjà, mais ne vous inquiétez pas, je suis toujours là, et bien là. Je suis en bonne santé, et contrairement à ce que je craignais, cette triste période des « anniversaires » de mes deux hospitalisations ne m’a pas autant chamboulé que les 7 années précédentes. Bon, c’est pas plus mal, selon mon psychiatre, cela voudrait dire que je mets de plus en plus de distance avec ce que j’ai vécu durant ces épisodes douloureux … ainsi qu’avec les personnes qui ont contribué à le provoquer. Je ne vais pas m’en plaindre, je dirais même que ça me rassure. Et puis bon, rien ne sert à remuer la merde du passé, ce que je vais vous servir ce soir, chers lecteurs et amis, servira amplement à susciter dans vos esprits autant d’interrogations muettes que faire se peut ! Assez glosé, entrons donc dans le vif du sujet du bouzin.

     

    « Les joies de l’été … ou pas ! » - Chronique de l’atavisme trollesque dans la France décérébrée.

     

     

    Je suis sûr qu’il en est de même pour beaucoup d’entre vous, chers lecteurs de Dernier Bastion : l’été n’est pas vraiment la saison qui me convient le mieux. Et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la chaleur … eh oui, quand bien même je vis à l’année en Bretagne, nous avons ici des étés de plus en plus chauds, par rapport à ce qui était observé il y a 20 ou 30 ans, et ce qu’en disent les Anciens – mémoires vivantes des territoires s’il en est – donc le réchauffement climatique est un fait avéré, qu’on peut nier ou minimiser. Une des tristes conséquences de la chaleur à mes yeux est, ici comme sur Guéret ou sur Grenoble (et un peu partout ailleurs), que beaucoup de gens deviennent « tarés » durant une grande partie de l’été. Je n’emploie pas le mot « fou » par profond respect envers les personnes atteintes de maladies psychiques et leurs familles, lesquelles en prennent suffisamment comme ça dans la poire. Vous aurez donc compris que je parle ici de « connerie réelle ». Celle que, hélas, on ne peut pas soigner de façon médicinale, à moins que quelqu’un me « loue » avec mes Rangers dans le but de botter des arrière-trains, mais ça n’arrivera pas … Passons.

     

    « Les joies de l’été … ou pas ! » - Chronique de l’atavisme trollesque dans la France décérébrée.

     

    Il est vrai que la chaleur fait sortir les beaufs en marcel, jogging, bob Ricard et Taudis A3 ou Grimpe-Trottoirs Cayenne (ainsi que leurs caravanes deux essieux flambant neuves, pour certains ...), que les températures élevées leur donnent une raison de pousser encore plus fort le volume de leur « musique » leur tenant lieu de « culture » concoctée au balai à chiotte, ainsi que des raisons de s’en prendre à l’autorité, parfois … Quelques uns en arrivent à crever connement, en manipulant des feux d’artifice – d’ailleurs, entre nous, je me demande bien pourquoi ces saloperies sont toujours en vente libre, à la portée du premier alcoolique venu ! Alors vous vous doutez bien que ce ne sont pas des conditions « idéales » pour que je me risque en dehors de ma tanière hormis pour quelques courses alimentaires. Je suis un Troll, je résiste bien mieux au froid du Col de l’Arzelier en plein février qu’à la chaleur de Palavas-les-Flots au mois d’août, c’est un fait, ça ne changera pas. Heureusement, contrairement à mes lointains ancêtres des légendes nordiques, les rayons du soleil ne me transforment pas en pierre sur place, c’est toujours ça de pris ^^

     

     

    « Les joies de l’été … ou pas ! » - Chronique de l’atavisme trollesque dans la France décérébrée.

     

     

    Donc, revenons à nos moutons (quelle transition, Dieu me tripote ^^ ), ces braves gens, « les forces vives de la France » (!) doivent se dire qu’ils mènent le pays (et le monde) en ces temps de chaleur … et de football ! Oui, car une saloperie ne va jamais sans une autre, c’est actuellement la Coupe du Monde. Quelle invention formidable que le football moderne, qui permet à des prolos fauchés d’assister à la parade de sportifs millionnaires aux mœurs capillaires douteuses se pavanant comme des seigneurs au nom des publicitaires, lesquels bénissent les masses qui pissent de la bière de très mauvaise qualité … Les masses, qui ensuite prennent leur bagnole, pour rouler pire encore qu’à leurs habitudes et klaxonner dix fois plus que trois convois de mariage réunis pour une ville Bretonne de 5000 habitants !

     

     

    « Les joies de l’été … ou pas ! » - Chronique de l’atavisme trollesque dans la France décérébrée.

     

     

    C’est bizarre … A moins que je ne me trompe, je n’ai jamais vu un clip de Manegarm à la TV d’un bistrot local, pas plus que je n’impose l’écoute du split Ur Falc’h / Heretic Blood « Sur Le Chemin de la Noirceur » à qui que ce soit par le biais de mon autoradio. Il n’y a pas encore d’émission de télé-réalité « Les Gothiques contre les Metalleux – Qui va régner sur la Margeride ? », ni de publicité TV pour des chalets bois habitables ou des yourtes en kit présentée par une Traveller lookée Hippie ... Encore moins de « reportages d’investigation » non orientés concernant nos positionnements livresques, musicaux, idéologiques (!) Ni de remise en question des rapports de la MIVILUDES quant aux « marchands de peur subventionnés » que sont certains « historiens des religions » … On ne peut pas dire que les médias font la promotion de nos cultures respectives, dans le but de les « démocratiser » - ce qui nous garantirait l’arrivée d’un flux de « néo-rebelles », moitié Marduk, moitié Kendji Girac ! Pourvu que ça dure, Dieu me tripote (pour la seconde fois, ça commence à bien faire ^^ ) Mon raisonnement paraît contradictoire, je sais, mais il faut parfois soulever une contradiction pour mieux comprendre un ensemble de choses. Nos cultures sont marginales, elles le resteront, et ça n’est pas plus mal. Au moins, nous ne nous comportons pas comme la majorité des beaufs en marcel partant en « estive » à La Grande Motte et braillant leur joie imbécile un soir de demi-finale de coupe du monde.

     

     

    « Les joies de l’été … ou pas ! » - Chronique de l’atavisme trollesque dans la France décérébrée.

     

     

    Et après, j’entends de bons esprits qui me disent que « ma culture dérange », « mon look fait peur », « les gens ne connaissent pas » ? Putain, et comment ! Permettez-moi, pitoyables pantins sortis du même moule agenouillés devant « l’access prime time », d’avoir une culture générale, des goûts, des intérêts et des loisirs qui diffèrent de « la masse », un look qui m’appartient, des sympathies bien sincères envers les jeunes Travellers en camion aménagé, les derniers représentants des Punks et Hippies, les Metalleux et les Goths bien sûr, les petits artistes indépendants, les alternatifs … Tous ceux qui, même sans espoir de changer le monde, préféreraient crever fidèles à leurs convictions plutôt que de vous suivre dans votre acte quotidien de baissage de froc devant les puissants !

     

     

    « On est à la campagne » ? A ça, je réponds inévitablement « On est en 2018 ! » Je dis ça, car dans la bouillie nauséeuse qui sert de « fond de pensée » à beaucoup de gens en Bretagne rurale, ça sent le Moyen Âge – la télé, les smartphones à 800 balles, le foot, les bagnoles, la Red Bull et les joggings pyjama en plus bien sûr. Et croyez-moi, en tant que marginal assumé, on s’en rend très vite compte. On ne fait plus confiance à grand-monde, voire à personne, hormis sa famille et ses quelques amis. Est-ce de la paranoïa de ma part ? Non, je persiste et signe à dire que ce n’est que de la « protection personnelle ». Est-ce que la solitude heureuse est préférable à une grappe de sangsues dont l’amitié est superficielle ? Oui, totalement. Est-ce que ce monde court à sa perte ? Aucun doute possible.

     

     

    « Les joies de l’été … ou pas ! » - Chronique de l’atavisme trollesque dans la France décérébrée.

     

     

    Est-ce que nous pouvons faire quelque chose, en tant qu’outsiders, même peu nombreux, même isolés ? Bah … Pensons que, le jour inévitable de l’effondrement de « leur monde », nous irons nous retrancher dans les forêts épaisses, dans les lieux isolés où les petits culs de la norme ne mettent jamais les pieds. Nous vivrons en tant que tels, débarrassés des saloperies inhérentes à leur matérialisme crétin, et ce sera, je pense, notre plus belle vengeance sur leurs humiliations, sur leurs brimades, sur leur « domination » qui n’était dès le départ qu’un colosse aux pieds d’argile imbibée par les immondices de leur abrutissement.

     

    Comme je le pensais hier soir, au gré de quelques instants de tranquillité en milieu sylvestre : « Ce soir, ils croient mener les rues des villes à la baguette. Mais quand leur monde s’effondrera, nous tiendrons les mégalithes, les forêts, les sources et les vallons. Et, s’ils ont toujours peur des Korrigans … qu’ils ne viennent pas chatouiller un Troll isolé. »

     

     

    « Les joies de l’été … ou pas ! » - Chronique de l’atavisme trollesque dans la France décérébrée.

     

     

    La terre choisira elle-même, chers lecteurs et amis. Que les Anciens Dieux veillent sur vous toutes et tous. Ne vous abaissez pas à devenir « normal », peu importe la raison. Ça n’en vaut pas la peine. Vivez libres, honnêtes, droits dans vos bottes, cela vaut mieux que passer sa vie à vénérer du vent.

     

     

    Force et Honneur à vous.

     

     

    - Antonin "Troll".

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  • Chers lecteurs et amis,

     

    Je vous écris ce soir avec mes sentiments, ma peine, ma désillusion quant à l’état de ce monde et de la France, surtout. J’en ai marre. J’ai l’impression de faire un mauvais rêve. Comme un cauchemar, mais qui dure depuis bien trop longtemps, depuis des années. Un cauchemar dans lequel il n’y a plus d’idéal, plus de liberté, plus de raison d’être droit dans ses bottes ni de se lever le matin pour dire de se coucher le soir … Ça va vous paraître idiot, mais je ne crois plus en grand-chose, en tout cas pas en un avenir un tant soi peu potable pour la France, dans les circonstances actuelles.

     

    C’est un bien mauvais rêve, dans lequel celles et ceux qui luttent pour garder des conditions de travail acceptables sont laminés par les éditorialistes lâches dont la veulerie est proportionnelle au salaire mensuel. Et le peuple approuve. Bah oui, la télé dit que les cheminots, les personnels hospitaliers, les fonctionnaires, entre autres, sont des « privilégiés ». Alors pourquoi ne pas le penser, ne pas le dire comme tout le monde ? Pourquoi ne pas suivre le mouvement moutonnier des hordes de beaufs engoncés dans leur misérabilisme intellectuel et populiste ? Si on ne le fait pas, on est nécessairement un « marginal » (et je sais de quoi je parle, je suis concerné, vous le savez), un « radical », voire un « dangereux utopiste ». Tant qu’à parler d’utopie, je suis à peine surpris que la zone à défendre englobant le territoire de l’ancien projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes ait été évacuée par la force des matraques et des gaz lacrymogènes. En effet, dans l’ambiance actuelle propice au lavage de cerveau généralisé par le biais des écrans plats, le simple fait que le gouvernement accepte de laisser tranquilles celles et ceux ayant un projet agricole (ou autre alternative) aurait été une « utopie » ! C’est tellement plus facile de tous les criminaliser en bloc

     

    [même si je suis opposé aux méthodes des zadistes les plus radicaux, car je pense que la société ne changera pas du fait de leurs actions condamnables et de leur aveuglement idéologique générant un « lexique » de mots et phrases à ne pas dire sur une ZAD]

     

    … et tant qu’à faire, autant administrer dans le même temps une petite « piqûre de rappel » aux propriétaires de camionnettes aménagées dont la carte grise ne mentionne pas l’aménagement camping-car ! Si ce n'est pas une courbette à la fois à l'adresse des vendeurs de "véhicules de loisir" neufs et des marchands de crédits, si ce n'est pas un appel du pied, c'est un lot de turluttes à leur attention, ni plus ni moins ! Eh oui, ni les camions aménagés anciens, ni les yourtes, ni les chalets, ni les roulottes, n'engraissent ni les organismes de crédits ni les constructeurs de pavillons hideux, et ne garantissent pas de solides entrées en termes de taxes diverses et variées pour l'État !

     

    C’est tellement plus facile de ridiculiser, de blâmer, de stigmatiser toutes les alternatives à l'ultra-libéralisme en se gargarisant la voix mielleuse ad nauseam sur le « développement durable », à grand renforts de banquets où les magnats du bâtiment, des travaux publics, du pétrole, du nucléaire, de la finance (donc des crédits), sont toujours les « invités d’honneur » ! Je suis dépité à chaque fois que j’entends le slogan « L’énergie est notre avenir, économisons-la » … Pourquoi ? Eh bien parce que ces slogans sont placés directement après des spots publicitaires d’industriels du pétrole, du gaz, de l’électricité, de l’eau, du retraitement des déchets ménagers ! Ce qui ne les empêche aucunement, avouons-le, de continuer à pourrir le Tiers-Monde pour leur seul profit et pour que les actionnaires dorment tranquille ! Un bien mauvais rêve, je vous disais. Voilà.

     

    Dans ce mauvais rêve, qui a de telles allures de réalité que j’en viens à confondre les deux, on trouve aussi des arnaqueurs patentés, apparemment habitués des vide-greniers, qui « ne connaissent rien aux timbres » mais qui veulent vendre éhontément des albums de timbres surannés ne contenant que des timbres « CTO » (timbres annulés à l’impression, n’ayant jamais servi en usage postal) pour en tirer le maximum de fric ! Ils n’y connaissent rien, mais ils prétendent avoir le dernier mot face à un philatéliste qui connaît un minimum le truc (ça m’est arrivé pas plus tard que dimanche dernier) ! Bande de rapaces véreux. Surtout s’il s’agit d’albums de timbres dont ils ont hérité … On est Bigouden ou on ne l’est pas. A la sortie du pathétique « vide-grenier », j’en ai touché deux mots à une des personnes responsables de l’organisation, laquelle m’a répondu, comme si c’était normal « Ici, les gens sont réputés durs en affaires ». J’ai dit « Être complètement débile ou dur en affaires, ce sont deux choses différentes, et vous feriez bien de faire le ménage ... » Ou, dans le même vide-grenier, une bonne femme (qui ne respirait manifestement pas l’intelligence) qui s’est foutue de moi quant à mon surpoids : « Faites donc un régime », m’a-t-elle dit en se marrant ! Donc, j’ai répliqué « C’est vous qui prenez des neuroleptiques depuis 8 ans ? Non, c’est moi. Et ça fait grossir. Et c’est en partie la faute de gens aussi décérébrés que vous si je suis malade ! » Le mauvais rêve tourne à l’enfer sur terre.

     

    L’enfer sur terre, c’est aussi bien sûr un pays dans lequel les gamins de vos abrutis de voisins regardent par votre fenêtre. Puis s’égaillent comme un banc de moineaux quand vous vous levez pour dire « C’est quoi ce bordel ? » Réponse « Hé, on vit à côté en fait ... » Réplique de ma part « Ah bon ! Et moi, je regarde par vos fenêtres, pour voir ce que vous foutez de vos vies ? Non, j’en ai déjà une idée, et ça me fout des boutons ! » Bande de larves écervelées grouillant dans votre fange. Je sais parfaitement ce que vous pensez de moi, et n’ayez crainte, j’en ai autant à votre service ! Mais, le jour où vous m’aurez un peu trop fait chauffer les oreilles … Je trouverais bien une façon de vous mépriser 1000 fois plus, voire de vous humilier cordialement et en public. Sans vous blesser, car c’est vrai, vous avez tout le monde « dans votre poche ». Quoi de plus normal au pays de la « norme » ? C’est vrai que les gaz d’échappement de leurs mobylettes débridées ou leur façon de se foutre ouvertement du tri des déchets ménagers ne défrise personne ici, pas même à la mairie. « Tout le monde s’en fout ». Ah, pardon, je l’avais déjà écrit dans un précédent pamphlet ...

     

    Pour moi, l’enfer après la mort, ce n’est pas un paysage de volcans et de crevasses aux bords acérés avec des diablotins qui me piquent le cul. Non, c’est plutôt une soirée dans une ville miteuse avec la musique de la « norme » qui passe en boucle dans tous les bars comme dans les haut-parleurs, et pas un allié potentiel à l’horizon au milieu des nuées de petites pétasses tout juste assez connes pour la télé-réalité accompagnées par leurs « mâles » en scooter.

     

    Si vous saviez à quel point, chers lecteurs et amis, je me sens seul et dégoûté ce soir ! J’essaie de me projeter mentalement dans mes montagnes natales, un coin de forêt tranquille où personne ne va, avec du Ulver, du Woods of Desolation ou du Eldamar en bande son, un petit feu de camp, une nuit à la fraîche sous la voûte des Dieux … Avec ces petits souffles de vent qui me glacent les muscles, mais qui font le ménage dans mon âme tourmentée, avec plusieurs loups qui lancent leur appel empli de tristesse, de mélancolie et de force primaire à la Lune, une présence fugace, tout à fait païenne, qui sait qu’un de ses fidèles est ici et qui l’accompagnera dans ses divagations. Ça me soulage d’un coup d’écrire ça, et de me le représenter dans mon esprit.

     

    J’ai souvent, très souvent même, envie de quitter cette société, cette fabrique à conformistes et à suivistes, cette gigantesque arnaque à roulettes. Pas de mourir, non. Continuer à vivre, mais seul, face à moi-même, sans les nuisances de cette plèbe à l’hygiène et à la mode vestimentaire douteuses, sans parler de ce qui leur sert de « culture ». Comme une envie d’entrer dans la forêt, de laisser la Forêt entrer en moi, et de ne plus jamais la quitter. De vivre en Troll sauvage et chasseur, en communion avec la Nature Vénérée par nos lointains Ancêtres, et d’oublier ce monde, pour lequel, définitivement, je ne suis pas fait.

     

    Je ne suis pas « dans le moule », je ne le serai jamais. Je ne suis pas « normal », l’être voudrait dire renoncer à mes raisons de vivre mes différences. Mais, si je ne vaux rien dans votre société, il y a à coup sûr un endroit où ma valeur sera appréciée comme il se doit.

     

    Pour vous, chers lecteurs et amis, je n’ai qu’à dire ceci : vous savez que toutes les insanités que j’ai écrit ne vous sont pas destinées, et que je n’ai rien contre vous. Mais pour les autres … Ne prenez pas un Troll pour la moitié d’un Elfe. Le Ragnarök ne vous épargnera pas.

     

    Que les Anciens Dieux veillent sur celles et ceux qui y croient.

     

    - Antonin "Troll".

     

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    Françaises, Français, Belges, Belges, Metalleuses, Metalleux, Ferronniers, Serruriers en tous genres, Gothiques, Gothiques, Païennes, Païens, Mécréants de tous les Mégalithes, Chers amis Travellers et Hippies ayant renoncé à la Rolex mais pas au fourgon Mercedes des années ‘80, Vieux Croûtons et Vieilles Mies, Invraisemblables pantins agenouillés devant un écran plat dégoulinant de conneries navrantes, Cher Internet 1.0 assumant le rôle de jury légitime, Lectorat Chéri, mon Putain d’Amour !

     

    Je te salue, ma colère ! Bonjour ma hargne et mon courroux … COUCOU !

     

    Quelle jubilation, mes amis ! Quelle joie, ce 18 mars, à tel point que je pense officialiser ce jour en tant que « journée de fête officielle de la diaspora Trollesque » ! Pensez donc. Car c’est le 18 mars dernier que j’ai appris la nouvelle suivante. Le regrettable « chanteur » nommé Maître Gims, s’est vu refuser la citoyenneté Française ! Le ministère de l’Intérieur n’a donné aucune raison (à vrai dire, peu importe). Le plus fendard dans tout ça, c’est que ce négligeable sous-produit de la « culture du flex » gavé à l’Autotune se prétendait « ambassadeur de la Francophonie » ! Non mais attendez, Maître Gims « ambassadeur de la Francophonie » … Il l’est tout autant que je suis « ambassadeur de Sylvain-Pierre DURIF sur Aldébaran » !

     

    Gainsbourg, Jean FERRAT, Édith PIAF, Victor HUGO, Émile ZOLA, Jean d’ORMESSON, Françoise DOLTO, Marguerite YOURCENAR, Coluche, Thierry LE LURON, Pierre DAC, entre autres, étaient des ambassadeurs de la Francophonie mais aussi de la culture Française, dans leurs styles et domaines respectifs. Ils sont inscrits pour l’éternité dans notre culture, ils se sont donnés corps et âme pour la chanson, l’humour, ou la littérature. D’autres célébrités de leur trempe n’avaient pas la citoyenneté Française, et ont montré par leur travail et leur volonté qu’ils la méritaient amplement. Mais Maître Gims … Non, non, non. La requête de la citoyenneté Française ne va pas automatiquement avec un « style musical » basé quasi-exclusivement sur l’apparat, la possession matérielle, le mépris de la femme (reléguée au rang d’objet par ces « chanteurs », je vous le rappelle), le tout érigé en « idéal de vie ». Tout ce style, tout cet ensemble de fadaises est définitivement incompatible avec la simple idée d’un modèle de société plus respectueux de l’environnement comme de l’humain. Honnêtement, ce genre d’artistes (ceux qui ont l’horloge de la Gare de Lyon au cou, vautrés à côté de 12 mannequins au bord de la piscine de leur « villa de rêve », avec la voiture de sport nécessairement garée en bas) ne vaudront plus un clou le jour où la dernière goutte de pétrole aura été brûlée. Enfin bref, oublions-le, il finira bien par reprendre contact avec la dure réalité – c’est à dire redevenir pauvre, une fois qu’il sera « passé de mode » ! Lui comme ses semblables, ils ne représentent que du VIDE. On pourrait les utiliser pendant la prochaine canicule, vu leur aptitude à brasser de l’air ! Ou plutôt à nous pomper l’air, je vous l’accorde ^^

     

    Je ne peux pas les voir, les représentants de cette machine à fric qui entretient les chaînes de la TNT (entre autres), mais ça ne veut pas dire pour autant que je suis raciste. Ce n’est pas une question de couleur de peau ni d’origine, mais le fait d’une « culture » omniprésente, qui devient peu à peu la « norme », qui dicte ses codes et ses modes (vestimentaires et autres), et tout cela n’est bien évidemment que le symbole d’un « prêt à consommer » que l’on adopte sans se poser de questions. Au contraire d’autres univers culturels plus « marginaux », et pas que le Metal ou la culture Gothique, je vous l’accorde encore une fois (je vous accorde beaucoup de choses ces temps-ci, chers lecteurs et amis, Dieu me tripote ^^)

     

    Au passage, il y a bien évidemment des groupes de Metal, même parmi les sous-genres les plus extrêmes, dont les membres sont Afro-Américains, Asiatiques ou Arabes (la scène Metal des pays arabes est assez surprenante, on y trouve de très belles petites pépites.)

     

    Je ne peux pas plus blairer les « rappeurs » actuels qui tentent d’imposer leur « culture » de partout que les sinistres bas du front qui s’amusent à faire des descentes dans certains campus universitaires, dans le but d’en chasser les « gauchistes » à coups de planches en bois. Donc je ne suis ni d’un côté, ni de l’autre. Ça aussi, vous l’avez sans doute vu à plusieurs reprises dans les actualités, ces derniers jours. Les étudiants se mobilisent contre une réforme de plus, laquelle n’est jamais qu’une preuve de plus de la « sélection » comme porte d’entrée à la fac et du libéralisme ultra-décomplexé qui sévit chaque jour un peu plus. Mais, dans le contexte actuel, ces ratonnades en règle perpétrées par des nervis encagoulés me paraissent bizarre. Et la façon dont cela se passe à chaque fois a de quoi questionner. Les facultés, tout comme les lycées, les collèges, les écoles, et tant d’autres lieux publics, ne sont pas des lieux ouverts aux quatre vents – à mon humble avis, sans pour autant montrer patte blanche, la personne qui y entre croise au moins un surveillant, un professeur, un agent de sécurité dans le cas des facultés, des musées, des gares, etc. Et il doit bien y avoir un système de surveillance par caméras vidéo. Alors pourquoi est-ce que des mecs qui ne sont manifestement pas venus pour prendre un cours de droit rentrent sans aucune obstruction, armés de planches en bois, cagoulés, et munis pour certains de gants coqués ? Sans doute une ou plusieurs complicités à l’intérieur de la faculté, hein ? Il est vrai que, comme en Mai 68, certains doyens de facultés comme certains professeurs préfèrent traiter avec l’extrême-droite qu’avec l’extrême-gauche ! C’est vrai que c’est plus facile de pactiser avec les nazillons pour créer le désordre, et laisser les grévistes se faire accuser de tous les maux. N’oublions pas le rôle « courageux » de certains policiers qui, si l’on en croit les témoignages des étudiants tabassés, ont pour certains « numéroté » les étudiants blessés (« gauchiste 1, gauchiste 2, ... ») ou ont refusé de prendre leur déposition au prétexte de leur état physique et moral. Ben tiens ! Je vous rappelle que dans les années 80, à Paris, il n’y avait pas vraiment de petits groupes affiliés à la LCR ou au Parti communiste parmi les policiers, c’était plutôt l’autre bord le plus représenté … Apparemment, ça n’a pas beaucoup évolué.

     

    Tant qu’on parle des extrémistes, allons faire un tour chez « nos amis les vegans » ! Bah oui, en tout cas les plus véhéments d’entre eux. Chers amis, vous avez forcément entendu parler de l’attaque terroriste dans un supermarché, près de Carcassonne, le 23 mars dernier. Cette attaque a fait 4 morts et plusieurs blessés, dont certains grièvement. Nous sommes d’accord là-dessus, il n’y a pas à discuter : cette attaque, comme toutes celles motivées par l’idéologie pourrie, haineuse et décérébrée de Daech, est innommable, inqualifiable, un acte immonde. Eh bien figurez-vous qu’une « militante vegan » s’est ni plus ni moins réjouie de la mort du chef boucher du magasin durant la prise d’otages ! Je cite l’article d’un média, avec des guillemets, et la source dudit média, donc vous savez que ces propos n’émanent pas de moi :

     

    « Ben quoi, ça vous choque un assassin qui se fait tuer par un terroriste ? Pas moi, j'ai zéro compassion pour lui, il y a quand même une justice. »

     

    Source - France 3 Occitanie

     

    Attendez voir … Reprenons et analysons. Le « terroriste » dont parle la « militante vegan », c’est le djihadiste qui a commis la prise d’otages et qui a perpétré 4 meurtres. L’ « assassin » serait le chef boucher ? Donc un boucher de supermarché qui ne fait que mettre en vitrine de la viande découpée et préparée, ainsi que de servir les clients au comptoir, serait un « assassin » ? Comment dire … Oui, comment définir la connerie insondable de la bonne femme qui a publié ce fatras débile sur Facebook ? Sachant que la viande de boucherie n’est plus « vivante » au sens propre du terme (puisque provenant d’animaux abattus dans des abattoirs dédiés à cet effet), le boucher n’est donc pas un « assassin » ! Et voilà, BIM, « argument par le troll » ! Donc argument qui démonte ton petit monde vegan dans lequel toucher à un morceau de viande est un crime ! Jamais, je crois, une « tendance alimentaire » (car il ne s’agit que de ça, dans 15 ans, plus personne n’en parlera) n’a été aussi mal représentée par ses pratiquants (et leurs dérapages …) Si on les considère par leurs seuls « dérapages », ils ne seront qu’une « trace de pneu » bien insignifiante dans l’histoire de l’Humanité !

     

    Je ne pense pas (car il m’arrive de penser, Dieu me tripote pour la deuxième fois, ça commence à bien faire ^^) être un « omnivore radical ». Je n’impose à personne de manger la même quantité de viande que moi, de manger ça et pas autrement, etc. Mais, il existe bel et bien des « vegans radicaux » qui, on le voit, non contents d’imposer un régime végétalien strict à un nourrisson (et ça finit dans les faits divers), de déverser des tripes et boyaux d’animaux abattus en pleine rue pour « militer » (« Et bon appétit bien sûr ! »), de faire du racolage idéologique sur Facebook, font maintenant de l’apologie du terrorisme ! Putain, quel monde génial quand il s’agit de faire la promotion du nihilisme et du cynisme. Le penseur antique le plus cynique ou le plus nihiliste aurait-il pu imaginer 10 % des conneries de l’Humanité dans ces 40 dernières années ? Vous avez 3 heures. ^^

     

    Mais, vous savez quoi, chers lecteurs et amis ? Ces trois sujets dont je vous ai parlé ce soir, ça ne m’obnubile plus autant qu’il y a quelques temps. Après tout, et pour saluer un blogueur envers qui j’ai une certaine sympathie, « la musique gavée d’Autotune, les bas du front armés de planches et les vegans radicaux, c’est de la merde, et ça dégage. » (Il se reconnaîtra !)

     

    BANZAÏ !

     

    - Antonin "Troll".

     

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