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    Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Et en avant pour un nouveau texte de votre Troll préféré. Comme à mon habitude (vous commencez à me connaître), je vais ici traiter de plusieurs sujets distincts. Vous allez vite comprendre.

     

    Tout d’abord, les affaires de harcèlement sexuel qui s’enchaînent les unes après les autres. C’est maintenant au tour d’un islamologue « bien mal connu » dont vous connaissez le nom, d’être inquiété par la justice. Pas grand-chose à dire sur le personnage lui-même, à part que l’interprétation rigoriste d’une religion monothéiste n’apporte pas nécessairement la sagesse de l’âme et la paix, sans parler de la dignité … Le fait est que des femmes déposent plainte pour harcèlement sexuel, attouchements ou viol chaque jour. Mais, ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est l’affaire du « hashtag » maintenant célèbre « #BalanceTonPorc » sur Twitter. Je ne comprends pas. Parfaitement.

     

    Je ne comprends pas que les victimes de harcèlement sexuel, d’attouchements ou de viol préfèrent donner le nom de leur agresseur sur Twitter, au lieu d’aller porter plainte au commissariat de police ou à la gendarmerie. Il me semble (du moins) que la justice ne se fait pas via une application de messages en 140 caractères (ou plus, peu importe). S’il vous fallait encore une preuve pour être convaincus, chers lecteurs et amis, la voilà : la Macronie (pardon, la France) est maintenant régie par les « modes et standards de l’Internet ». Du moins, une partie de sa population. Toujours les mêmes, tabarnac.

     

    Soyons clairs : je n’ai jamais balancé une vidéo montrant un conducteur qui met ma vie en danger, en donnant l’immatriculation et le type précis du véhicule, sur Youtube (ni ailleurs) – d’ailleurs, je n’utilise pas mon téléphone en conduisant, car le fait de conduire m’occupe suffisamment comme cela. A quoi bon vouloir « se rendre justice » via une application de messages (pardon, de « micro-blogging ») ? Est-ce que les policiers et les gendarmes refusent systématiquement d’enregistrer un dépôt de plainte pour harcèlement sexuel, attouchements, viol ? Je ne crois pas. Donc, autant je suis pour un durcissement des sanctions envers les harceleurs, les violeurs et autres criminels sexuels, autant je persiste et signe : Internet ne rendra pas la justice en lieu et place de la justice institutionnelle. George ORWELL n’aurait même pas imaginé le quart de ce genre de conneries sans fond. Alors sans doute, aux yeux des bobos vendeurs de morale, dont le cul est vissé à demeure dans le cuir confortable (surtout ceux qui ont renoncé à la vie communautaire des Hippies pour pointer dans les « hautes sphères »), je passe pour un « has-been », un « réac’ », un « facho » éventuellement. Mais je m’en câlisse. Plutôt l’honneur que votre souillure.

     

    Tant qu’on parle de la NORME, eh bien on va continuer sur la lancée. Vous avez sans doute entendu parler des « émeutes » dans les magasins du groupe Intermarché, récemment. Pour des pots de Nutella, en promotion, à – 70 %. J’avoue sans peine que cette information m’a fait rire jaune. Rire cyniquement, même. Sans déconner … Des gens qui s’écharpent comme des chiffonniers (et c’est insultant envers les chiffonniers !), qui se marchent les uns sur les autres, qui en viennent à distribuer des mandales, pour partir avec le maximum possible de pots de Nutella « parce que la pub’ a dit que c’était en super promo » … ce sont des émeutes ? Non, ce n’était pas une scène d’émeute comme celle que l’on aperçoit dans le film catastrophe « 2012 », lorsque les Brésiliens se disputent les derniers cartons de nourriture disponibles après un séisme cataclysmique. Ce n’était pas non plus une scène d’émeute urbaine comme on en a vu durant Mai 68. Celles et ceux qui ont fait la queue pendant deux heures devant un magasin, qui sont entrés comme des diables hurlants dans le supermarché, qui se sont précipités sur 240 pots de Nutella (il faut que ce soit la marque, et pas la « marque distributeur », on est d’accord), j’appelle ça des abrutis, des moutons, des pantins, des loques, des asticots grouillants, des débiles. En plus d’être les fidèles représentants du « lepenproletariat », ils font la une des actualités ! Génial, le projet de vie ! Chapeau pour les objectifs !

     

    Ça me rappelle un peu les braves gogos qui ont fait la queue pendant 5 heures, dans le froid, pour la sortie de l’iPhone X. Tout heureux de pouvoir se payer un smartphone valant plus d’un mois de SMIC, trop heureux pour avoir occulté le fait qu’Apple les prend VRAIMENT pour des cons : eh oui les pigeons, il fallait « précommander » l’iPhone X sur Internet, pour le recevoir chez vous – bien évidemment, le magasin Apple n’en avait aucun en stock !

     

    Tu m’étonnes que, dans de telles conditions de délabrement intellectuel, sociétal et moral, plus personne ou presque ne pense à se rebeller, à se révolter, à faire éclore les germes d’un possible chambardement politique, encore moins penser à faire le ménage dans une classe politique, médiatique et industrielle dominée par les exploiteurs et les profiteurs. Bah non, tout le monde est en pâmoison, soit devant les insanités ordurières des sommités putassières de la télé-réalité, soit devant les conneries qui défilent sur Twitter, soit à l’affût de la « nouvelle mode » qui va faire d’eux des « winners » … Enfin, provisoirement bien sûr. Ah, au fait, on ne parle plus de Pokémon GO ? Pourquoi donc ? Cette mode insensée serait « dépassée », « ringarde » ? Tant mieux, bordel ! Et dire qu’après, ce sont des mecs et des filles comme moi, les « marginaux », les « losers », les « boloss », à cause de nos loisirs peu communs, de nos modes de vie, de nos idéaux, de nos cultures différentes ? Eh bien tant mieux, gang de trous d’cul de ciboire !

     

    Et pour finir en beauté, chers lecteurs et amis, quelque chose qui fait rager les populistes comme les « associations de conducteurs » soi-disant « respectables » : l’abaissement, au 1er Juillet prochain, de la limitation de vitesse, de 90 à 80 km/h, sur le réseau secondaire. Sur la question, je suis mitigé : ni pour, ni contre. Dans le sens où, et je le constate ici à chaque fois que je prends ma voiture pour faire mes courses, faire un tour, ou aller à une activité associative, près de 80 % des automobilistes que je côtoie sur la route ne respectent même pas les 50 km/h de rigueur en agglomération ! Encore moins les zones 30, ne parlons donc pas des zones de travaux (où la vitesse est aussi limitée à 30 km/h, dans le but, s’il faut vous le rappeler, de protéger à la fois les ouvriers du dit chantier, mais aussi les autres automobilistes). Dans ces conditions, et n’ayant pas besoin d’une voiture puissante et/ou d’une taille monstrueuse pour compenser une éventuelle virilité défaillante (Dieu me tripote), je me contrefous de ces « automobile-clubs » qui « montent au créneau » (on parle de conduite automobile … petite vanne du Troll ^^) pour dénoncer ce qui leur apparaît comme une « privation de liberté ». Personnellement, je m’en fous, de cette baisse de la limitation de vitesse. Enfin, surtout du pataquès médiatique que cela a créé. Pour le reste : je sais lire les panneaux, je sais lire mon compteur de vitesse, je sais qu’à 80km/h sur une route Bretonne, ma Ford Fiesta est bien plus efficace et sûre en 4ème qu’en 5ème. Et surtout, je ne suis pas pressé d’arriver, comme si ma vie en dépendait, quand bien même il ne s’agit que d’aller acheter un paquet de pâtes et deux bouteilles de Cola au Lidl !

     

    J’ai plus de 10 ans de permis voiture. J’ai eu conduit des poids lourds pendant 4 ans, et parfois dans les pires conditions climatiques. J’ai aussi eu conduit une antiquité sur roues, à savoir le Bedford. De fait, je serais bien mal placé pour m’insurger contre cette modification du code de la route ! En sachant, bien sûr, que mes formateurs de conduite poids lourd m’ont toujours appris à anticiper, à prévoir, à être constamment vigilant, et plus que tout, à adapter ma vitesse aux conditions de circulation, comme aux conditions climatiques. Je n’ai même jamais été verbalisé pour un excès de vitesse ! Alors ?

     

    Alors, bande de populistes aux foies pastissés, pressés de tout, pressés de rentrer vous tripoter en famille devant Hanouna ou « Les Anges de mes couilles à Tioumen » (désolé pour nos amis Russes), peut-être pressés jusqu’à vouloir éliminer de votre chemin le mec comme moi qui respecte, hélas pour vous, le code de la route au pied de la lettre … Louez-vous donc un hélico avec pilote, si vous êtes tant pressés de vous rendre de Douarnenez à Quimper pour faire vos courses de beaufs incarnés ! Vous verrez, ça coûte un peu cher, mais ça vous épargne le fait regrettable (à vos yeux) de devoir respecter le code de la route … Mais, attendez, nous sommes en France. Est-ce qu’en Norvège, au Danemark ou en Allemagne, les conducteurs réagiraient de la même façon que des connards trop pressés de décrasser leur putain de diesel à peine amorti ? Bien sûr que non.

     

    Donc voilà. Si par hasard, vous vous reconnaissez dans les épithètes fruités que j’ai énoncé (en visant les beaufs, les franchouillards, les débiles, les affamés de Nutella qui se castagnent, les conducteurs délinquants …), je n’ai qu’une chose à vous dire.

     

    Laissez-nous donc avec nos rêves, avec nos projets décalés, avec nos loisirs dont vous ne voudrez jamais, avec nos idéaux, avec notre marginalité, avec notre simplicité matérielle, et crissez-nous donc la paix, ciboire ! J’suis plus capable de faire avec votre osti d’attitude de marde ! Heureusement que j’ai pas la TV chez moi, sinon je me serais posé dans le canapé avec des tuiles oignon/fromage et une bière fraîche en maudit, pour vous regarder vous taper sur la gueule en direct sur fuckin’ BFM TV, câlisse ! [Ceci ne vous était pas adressé, chers lecteurs et amis.]

     

    Ouf, ça fait du bien. Je me sens libéré de tout ça. Maintenant, si quelqu’un occupant de hautes fonctions m’a lu, et est indigné par la virulence de mes propos (ou par de possibles « sentiments anti-nationaux »), le défi vaut toujours : je le laisse préparer mon exil vers la « Belle Province » (le Québec, vous aurez compris), avec recherche d’un job, d’un appartement dans une ville agréable, et démarches pour l’expatriation en tabarnac ! Car je suis sûr que chez nos cousins à la fleur de lys, je ne serai pas laissé sur le bord de la route par l’administration, à cause d’une « différence » qui fait trop peur au pays du « rien-disant » culturel.

     

    Merci à vous, chers lecteurs et amis, pour votre fidélité. Bonne fin de semaine en maudit !

     

    Votre fainéant dévoué,

     

    - Krähvenn « Trollsson » Vargbroder.

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    Bonjour, chers lecteurs et amis, huh huh ‘kala Copains-Copines.

     

     

    Il m’en est encore arrivé une belle, la semaine dernière. Tout troll que je suis, la loi Française dispose que je dois, comme tout le monde, pouvoir prouver mon identité - celle de l’état civil, bien sûr, car ni mon banquier, ni le facteur, ni les gendarmes ne m’appelleront jamais « Monsieur Troll » - et donc être en possession d’une carte d’identité en cours de validité. Ma carte d’identité actuelle est périmée depuis bientôt deux ans. Ce qui n’est pas grave en soi tant que je ne quitte pas le territoire, cependant, malgré mes pérégrinations en Limousin et ailleurs, ma CNI porte encore mon ancienne adresse de « par là-bas à travers », autrement dit dans mes montagnes natales, que j’ai quittées début 2014.

     

    J’ai donc entamé les démarches pour faire renouveler ce document. Bon, j’ai une photocopie recto-verso de ma CNI actuelle et d’un justificatif de domicile, de ce côté-là, c’est bon. Mais, encore une fois (ça m’arrive souvent, Dieu me tripote), c’est ma tronche de Troll qui pose problème ! La raison ? Elle est tout simplement ubuesque. Mes amis les plus fidèles savent bien que je suis myope comme une taupe depuis l’enfance, et de fait, je porte des lunettes. Celles-ci me sont essentielles, pour lire un bon bouquin, trier mes papiers, conduire en toute sécurité, tout autant que pour prendre mon clavier et m’adresser à vous. Ce ne sont en aucun cas des « lunettes fantaisie » ou « lunettes d’ornement ». Tout cela serait trop beau pour être aussi simple. Eh oui, depuis quelques années, de « nouvelles procédures » disposent que les « normes » des photos d’identité destinées aux documents officiels (carte d’identité, permis de conduire, passeport …) doivent montrer un visage, je cite, « sans lunettes à montures épaisses » !

     

    Oui, mes nouvelles lunettes (depuis l’automne 2016) ont des montures assez épaisses, mais pour autant, non seulement elles ne me rendent pas méconnaissable (je parle ici des verres transparents, n’importe comment, dans l’environnement actuel, je suis « reconnaissable comme le loup blanc » vu mon look), mais en plus, elles me sont essentielles pour y voir correctement. Y compris pour voir nettement … la « mire » de centrage du visage et celle de la ligne des yeux pour faire des photos « officielles » dans un Photomaton !

     

    Soyons clairs : je n’ai strictement RIEN envers la firme Photomaton. Elle n’est pas responsable de ça. Mais, en revanche, j’en ai envers ces putains de bureaucrates abrutis qui ne semblent pas réaliser qu’avec 4/10 à un œil et 6/10 à l’autre, je suis FORCÉ de porter mes lunettes pour VOIR LES MIRES de la photo que l’appareil automatique va prendre ! Sinon, la photo peut être « refusée » faute de « cadrage » … parce que j’aurais entre-temps enlevé mes bésicles pour « être dans la norme » ! Oui, parce que le regrettable pilier de bureau qui m’a « reçu » à la mairie la plus proche de mon domicile m’a fait clairement comprendre que « ah bah vous savez, on ne sait pas si le service va accepter vos photos, avec vos lunettes à montures épaisses » … Donc, j’aurais dû (selon ce triste sire de l’inaction) opter pour des montures « fines » et fragiles comme tout, payer bien plus cher mes lunettes (sans garantie d’être remboursé rien qu’à 65% par ma mutuelle), pour, Dieu me tripote une seconde fois, « plaire à une norme » qui n’a pas de bon sens ! Là, il m’a dit, je cite encore une fois, « on s’en fout » !!! Vive la France … ou ce qu’il en reste ! Alors là, j’ai senti « monter les abeilles » (l’énervement), en lui disant successivement que porter des lunettes ne m’avait pas empêché d’avoir été militaire (brièvement), chauffeur routier pendant des années, de toujours conduire une voiture, et enfin du BESOIN de mettre mes lunettes, c’est le PREMIER GESTE que je fais chaque matin, et que leurs procédures sont juste invraisemblables et totalement inappropriées !

     

    « Ah mais vous savez, c’est la nouvelle norme, pour plus de sécurité dans les aéroports, tout ça ... » ! J’ai donc répondu que je devais réellement avoir le faciès de quelqu’un de « bizarre » (bon, j’ai toujours été considéré comme « un étranger » partout où je suis passé) pour être considéré comme un citoyen de seconde zone par la seule faute des lunettes indispensables pour corriger ma myopie congénitale !

     

    Il leur faut quoi, bordel ? L’ordonnance de l’ophtalmologiste que j’ai vu à Quimper en 2016 ? Mon dossier médical complet depuis ma naissance ? Un mot des parents, peut-être ? Une « recommandation » de l’assistante sociale qui me suit (elle va se marrer) ? Ou un bon coup de pied « ousque » le dos perd son nom ? A vous de choisir, et de me dire dans les commentaires !

     

    J’ai quitté les lieux, dépité, enragé, désabusé par l’état de ce pays et de ses « forces vives » ... Ne me faites pas rire, j’ai les lèvres gercées. J’imagine que certains d’entre vous ont déjà voyagé à travers le monde. C’est en Australie que l’on peut faire faire une carte grise et un permis de conduire temporaire dans un bureau de poste, et ce en moins de trois heures chrono, délivré sur place ! C’est au Japon que l’on peut faire la même chose, avec un formulaire transcrit en Anglais donné gracieusement, et revenir 45 minutes plus tard pour voir un employé qui s’est mis en 4 pour éditer et imprimer ledit document, et qui vous le remet avec une révérence tout à fait Nippone ! C’est au Danemark qu’il existe une « carte de déclarant » individuelle et unique, contenant toutes vos informations personnelles (état civil, nationalité, domicile, emploi, âge, …) et permettant l’établissement de toutes les démarches nécessaires à la vie quotidienne en un RIEN DE TEMPS ! Je ris cyniquement, tant pis pour mes lèvres, j’ai du baume en stock. Le « Président Normal » parlait de « simplifier le mille-feuilles administratif », non ? J’ai plutôt l’impression que la pâtisserie a pris quelques couches de crème indigeste et de biscuit industriel en plus !

     

    Voilà. Tout le monde s’en fout, dans ce pays. Tout le monde s’en balance, de tout. La police municipale locale se contrefout que des gamins fassent du vélo ou du skate jusque sur une route passante (sur laquelle leurs cons de parents roulent bien au-delà des 50 km/h réglementaires en ville, bien sûr). La communauté de communes s’en « bat les steaks » (!) que les bons petits moutons mélangent (sciemment, bien sûr) les déchets organiques (bennes marron) et les déchets recyclables (bennes jaunes), le tout avec du verre, des déchets électriques et électroniques, et des objets à déposer en déchetterie. L’incarnation même du « modèle égalitaire Français » n’en a rien à crisser que des mecs et filles dans ma situation soient condamnés à « branler des dindons » pour 800 € mensuels jusqu’à la fin de leur putain de vie, ou que les cas de maltraitance sur des enfants se multiplient, ou que la précarité n’ait jamais été aussi omniprésente. Les idéologues subventionnés et autres « auteurs aux éditions du Pilon » n’en ont rien à péter de la baisse du QI moyen des Français. Les entreprises du CAC40 nient elles aussi leurs responsabilités en exploitant leurs employés et en détruisant la nature. Comble du désespoir, l’administration aussi se défausse de ses missions, au prétexte que « bah, on ne sait pas ... »

     

    Personne n’en a plus rien à carrer. Alarmant, n’est-ce pas ? Et pourtant, c’est la stricte vérité.

     

    Seulement, moi, ça ne me laisse pas indifférent. Là est toute la raison d’être de ce texte. Par le fait, j’ai envie de m’exiler dans un pays où les gens prennent à cœur leurs responsabilités individuelles, au bénéfice du collectif. Le Danemark, par exemple. J’ai beau être individualiste, j’estime que j’ai mes raisons, et que le nivellement de la France par le bas en est une, tout comme le mépris que je constate souvent. Sans parler de la regrettable « pensée unique » claironnée par tous les écrans plats et toutes les radios à visées commerciales.

     

    Je sais, j’ai tendance à ouvrir ma gueule un peu trop fort et trop souvent, par clavier et Internet interposés. Mais ça n’est que ma juste vengeance envers tous ceux qui, pour une raison ou pour une autre, m’ont dit un jour de me taire. Le droit de vivre dignement, et dans un environnement digne d’un pays développé, dans lequel chacun se préoccupe du sort de son pays, ne se mendie pas. Il se prend. Et, si un jour j’en ai la possibilité, c’est le chemin de l’exil que je prendrai avec plaisir.

     

    Merci à vous, chers lecteurs et amis. A très bientôt.

     

     

    Votre fainéant dévoué,

     

    - Krähvenn « Trollsson » Vargbroder.

     

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    Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Cette nuit encore, lors d’une énième divagation trollesque à la caféine dont j’ai le secret, je ressens la tristesse, la lassitude, le mal-être, la rage, la colère au fond de moi. J’ai envie de changement. Mais pas de changement politique. J’ai envie de ne plus être accablé par des regards accusateurs, portant inévitablement sur ma parka camouflage, mes bracelets de force quand je les porte, mon inséparable béret, mon pendentif et ma bague Asatrù ... Ou quant à l’incroyable rébellion que je semble afficher (aux yeux des moutons) en arrivant sur un parking de supermarché ou de place du village en écoutant du bon gros Black Metal. Les cultures auxquelles j’adhère, tout comme celles envers lesquelles j’ai toujours eu une certaine sympathie, quand ce n’est pas une proximité idéologique, semblent faire de moi (et de tant d’autres) des « citoyens de seconde zone ».

     

    Appel à la Résistance Culturelle – Pour l’Unité des Outsiders et Marginaux que nous sommes.

     

     

    Curieux, à l’heure de la télé-réalité, de la « politique Twitter », des « défis Facebook », des « smartphones » valant neuf un mois de SMIC (si ce n’est plus), des débats télévisés plus que stériles, ultra-conformistes, navrants de « rien-disant culturel et idéologique » ! Eh bien, puisque cette « société de la norme » semble faire l’unanimité en sa faveur, je propose que NOUS, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, Metalleux, Gothiques, Punks, Travellers, Hippies, Outsiders fiers de nos différences, toutes et tous autant que nous sommes, nous réunissions en, disons, une « entité ».

     

    Appel à la Résistance Culturelle – Pour l’Unité des Outsiders et Marginaux que nous sommes.

     

    Dans le but de nous fédérer, de nous faire entendre, de nous défendre, de casser les préjugés hélas encore trop présents pour un pays comptant parmi les plus grandes puissances mondiales, et d’affirmer non seulement nos DROITS à la différence culturelle et à la liberté d’en disposer, mais aussi nos DEVOIRS en tant qu’êtres humains vénérant la culture, la musique, la lecture, les arts, les alternatives, l’existence épanouie et ses plaisirs (comme ses aléas) plus que tout. Droit que nous avons de nous foutre ouvertement de la télé-réalité, des médias commerciaux débilitants et déversant leurs tombereaux de bouzin « pour le bonheur de toute la famille », devoir de porter à nouveau les éléments vestimentaires caractérisant nos différents univers culturels et/ou spirituels, et de lutter si besoin est pour être nous-mêmes (en faisant apparaître une opposition ferme et nette à la mode inqualifiable dite « jogging pyjama – chaussettes laissant apparaître la cheville – boisson énergisante – scooter 50cc encrassé comme le cerveau »). Le DROIT d’exister tels que nous sommes, le DEVOIR de résister à l’uniformité qui ne sert finalement que la NORME et ses sous-fifres commerciaux.

     

    Appel à la Résistance Culturelle – Pour l’Unité des Outsiders et Marginaux que nous sommes.

     

    Appel à la Résistance Culturelle – Pour l’Unité des Outsiders et Marginaux que nous sommes.

     

    J’écoute du Metal, de la musique Gothique, de la musique Folk ou Médiévale, de la Psytrance, depuis plus d’une dizaine d’années. Et je ne me sens réellement bien que dans cet univers musical, ainsi que dans les écrits qui y sont consacrés, et les idées développées. Comme beaucoup d’entre vous, j’imagine, chers lecteurs et amis. Cependant, j’estime que j’ai passé le temps de m’énerver seul dans mon coin, et qu’aucun parti ou mouvement politique n’a assimilé cette situation dans un programme valable, donc le temps de l’action a sonné. Attention : je ne parle en aucun cas d’actions violentes, contre les biens ou les personnes, il n’est pas question de fonder une quelconque « milice » – je parle de l’action organisationnelle, d’un rassemblement, d’une sorte de « mouvement de la fierté » des Outsiders que nous sommes. Peut-être même l’organisation de « happenings » pour mettre en pratique nos idées, pour décrédibiliser autant que faire se peut beaucoup d’éléments de cette « société », que nos ancêtres n’auraient même pas imaginé dans leurs pires cauchemars. Parce que, et je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur Dernier Bastion, « leur monde n’est pas éternel ». Le monde des médias qui envoient du prêt-à-penser en informations, en chanteurs minables et gominés, en livres « aux éditions du Pilon », en programmes d’une consternante platitude, soit ouvertement bobo, soit tout à fait populistes, soit (et là est le pire) « accroche-connard », « branle-minus » et « voyeur contre exhibitionniste » (la télé-réalité, encore une fois).

     

    Appel à la Résistance Culturelle – Pour l’Unité des Outsiders et Marginaux que nous sommes.

     

    Alors, bien évidemment, les « beaux esprits » me parleront de « tolérance », d’ « ouverture », de « respect », tout en laissant leur écran plat branché sur ce pitoyable salmigondis putride qu’est la télévision numérique terrestre actuelle en France. Ah oui, tel ce patron de bar-brasserie avec qui j’ai évoqué le sujet il y a quelques jours. « Mais vous savez, les enfants ne regardent pas ces programmes, ils sont interdits aux moins de 10 ans ! » Ah bon ? Est-ce que cela suffit pour que les parents les moins évolués intellectuellement (dire « les plus cons » serait un doux euphémisme) ne les partagent pas avec leur progéniture ? « Il faut être tolérant envers les participants à ces émissions ... » Ben voyons ! Est-ce que leurs putains de semblables le sont envers les Metalleux, les Gothiques, les Punks, les Hippies, dans la rue ? Pas lorsque les remarquables spécimens des « camps d’internements télévisés » utilisent le mot « boloss » envers mes frères et sœurs culturels ! (*) Pas lorsqu’un collégien ou lycéen venant en cours en portant fièrement un élément de culture Metal, Goth, Hippie, Punk, se fait insulter, brimer, voire tabasser, par « effet de groupe » identique au comportement de celles et ceux qui agissent comme leurs « vedettes jetables », justement !

     

    Appel à la Résistance Culturelle – Pour l’Unité des Outsiders et Marginaux que nous sommes.

     

    (*) Au fait, je n’ai toujours pas trouvé de traduction Française convenable du mot « boloss ». Vos suggestions sont les bienvenues, chers lecteurs et amis. ^^

     

    NON. Il n’y aura plus aucune tolérance. Il n’y aura plus de compromis. Il n’y aura plus de « négociation culturelle ou idéologique ». En tout cas, pas en ce qui me concerne. Et, je vous l’assure, chers amis, je me ferais dorénavant, et plus que jamais, une joie mauvaise de pourrir littéralement les avatars de cette « culture du flex » par des saillies inspirées de Pierre DESPROGES, de COLUCHE ou de mes amis de GROLAND. Je ne m’abstiendrais plus de me fendre franchement la gueule à leurs dépens, je sais que de toute façon, vu leurs « peurs primaires » et leur manque de courage (seuls, ils ne lèvent pas le petit doigt dans un combat de pouces …) face à un grand costaud de 1,89 mètre pour 135 kilos comme moi, il ne se passera rien, pas même à 6 contre un. Ah, « je suis gros » ? Bah au moins, contrairement à la putain de planche à pain « fashion » que tu es, en cas de guerre et de rationnement, j’ai mes réserves ! Ah, « j’ai des lunettes, je lis un livre, donc je suis un intello » ? Et comment ! Plutôt entretenir mon cerveau, ma culture, ma capacité de réplique que de devenir un pantin décérébré comme toi, qui a abandonné la « Tecktonik » pour une autre mode éphémère tout aussi incommensurable de néant cérébral ! Ah, « j’ai des chaussures bizarres » ? Non, ça s’appelle des Rangers 14 trous Anglaises, et au bout, c’est une coque en métal … pour ne pas me laisser écraser les pieds par des crevettes comme toi !

     

    Appel à la Résistance Culturelle – Pour l’Unité des Outsiders et Marginaux que nous sommes.

     

    Appel à la Résistance Culturelle – Pour l’Unité des Outsiders et Marginaux que nous sommes.

     

    Donc, et partant de cette situation qui devient chaque semaine un peu plus insupportable (à mes yeux), je lance cet appel. Que vous soyez Metalleux, Gothique, Punk, Hippie, Traveller, Rôliste, Médiéviste, Geek, Wiccan, Païen, Homme ou Femme, de toutes origines, rallions-nous à nos éléments culturels, spirituels et vestimentaires préférés. Soyons une force de résistance, au nom de celles et ceux qui ont été insultés, menacés, agressés, voire tués par le fait des normopathes téléphages et autres reliquats d’humanité ! Créons quelque chose qui nous appartienne, une entité qui nous rassemble, sur un socle commun : le pouvoir de s’opposer à leur « norme », et le droit que nous avons d’être tels que nous sommes, sans avoir à s’en excuser en permanence. Rejoignez-moi, contactez-moi par mail (via le formulaire de contact du blog !), et organisons tout cela.

     

    La survivance de nos cultures et de nos libertés en dépend …

     

    Merci à vous tous.

     

    - Krähvenn « Trollsson » Vargbroder.

     

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    Chers lecteurs et amis,

     

    Je vous écris ce soir avec la rage qui me pousse à continuer à vivre droit dans mes bottes, avec le désespoir quant aux absurdités de ce pays (et de ce monde), avec la lassitude d’être regardé comme une « bête de foire » juste parce que je suis différent. Je n’en peux plus, de ce torrent de conneries qui infeste la télévision comme certains « réseaux sociaux », je n’en peux plus, d’être obligé de survivre sans boulot, par la seule faute d’une « différence psychologique » qui effraye les moutons comme les employeurs, je ne supporte plus de ne pas me sentir à ma place dans cette démence collective qu’on appelle pudiquement « société moderne ». J’en ai marre d’entendre les sifflements des mobylettes imbéciles, et les minables gargouillis qui servent de moyens d’expression à leurs « pilotes » aux veines saturées de boissons énergisantes, de fines herbes, et aux cerveaux définitivement atrophiés par la perfusion nauséabonde de ce rap ou de ce r’n’b (et si on n’aime pas, si on ose formuler la moindre critique, on est forcément un « has been », un « réac », un « boloss »).

     

    Je ne supporte plus que me collent au cul des connards crasseux, parfois accompagnés de leurs connasses pondeuses et leurs innombrables échappés de bidets, quand je suis en voiture : peut être qu’en respectant à la lettre le code de la route, je les emmerde, je les ralentis dans leur course débilitante au « toujours plus », au « moi d’abord », je les prive du premier quart d’heure de l’émission de l’autre parasite médiatique farci à la schnouff, ou je les empêche de décrasser le filtre à particules de leur monospace diesel innommable. Ou je les gêne dans l’acte salvateur de remboursement de leurs crédits ! Allez savoir !

     

    J’ai longtemps cherché la solution à ces nuisances. Oui, je considère « leurs » valeurs comme des nuisances, dans le sens où elles sont le promontoire même de l’oppression vécue par mes frères et sœurs d’armes culturels et moi-même. Le suicide ? Ce serait trop lâche, trop facile, trop douloureux pour ceux qui m’aiment comme pour mes amis. La fuite en avant, façon « Into the Wild » ? J’y ai pensé aussi. Mais cela ne m’a que traversé l’esprit. En admettant cette perspective, je n’aurai que deux choix : rejoindre un écovillage, ou un autre groupe de cette catégorie, et finir ma vie en tant que tel … ou me réfugier en camion aménagé, quelque part au milieu de la forêt, en ermitage quasi-total, n’en sortant que pour me ravitailler en nourriture et carburant, pour laver mes vêtements, et pour rappeler gentiment à l’administration que, non seulement certains de ses représentants sont la cause de mes désillusions, mais aussi que je les emmerde. Alors … que faire ?

     

    Eh bien, ma foi, attendre. Attendre ce qui me semble inévitable, à savoir « le crépuscule de leur monde ». Car je sais, au plus profond de moi, que leurs « valeurs » et leurs « standards » ne sont pas éternels. Qu’ils ont besoin des médias, comme des publicitaires, et en gros, de tout ce qui est lissé par le bas, pour que leur « modèle de société » érigé comme idéal à suivre se maintienne en place. C’est sûr, dans un monde vivant une situation apocalyptique ou post-apocalyptique (peu importe la menace sur l’humanité), beaucoup en viendraient à agir comme des fous furieux, à tabasser leurs semblables pour un sachet de riz ou un litre de carburant, à renoncer aux restes d’humanité en eux … et dans ce cas-là, la Terre choisira elle-même, par la sélection naturelle. Le fait est que, personnellement, je serais ravi d’assister « en direct » (du moins, à la radio) à la chute vers les abîmes de leur normopathie collective, quand bien même je ne survivrais pas à un cataclysme à l’échelle d’un pays, ou du monde.

     

    Je continue à vivre malgré tout, clopin-clopant, mais droit dans mes Rangers, et portant ma liberté en étendard. Parce que c’est là tout l’aspect « sociologique » de la chose, des causes et des éléments culturels que je défends bec et griffes. Parce que, si par malheur, j’en venais à abandonner tout ce qui me tient tant à cœur, je deviendrais à l’image de tous ces moutons bêlants, une triste parodie de vie. Un humain nécessairement lissé par le bas, insipide, abruti, sortant du même moule que tous les autres, donc sans intérêt, de fait.

     

    Je sais que je ne serais jamais comme cela, et que je ne le deviendrais pas, pas même pour « me faire des amis » (qui seraient, de toute façon, bien superficiels, comme je l’ai déjà dit – et vécu ...), ni pour « trouver l’amour » (je laisse venir, pour le moment, on verra bien ce que les Dieux me réservent …) Je sais pertinemment que je ne suis pas le seul à penser, à raisonner, à me désoler ainsi sur le misérable clapotement médiatico-trouducutal des cerveaux d’une bonne partie de la population, de leur acharnement à impérativement vouloir le dernier iPhone X valant presque 2 fois ce qui me sert de « revenu de subsistance » chaque mois (alors qu’il fallait le pré-commander, et non camper devant les démentiels « Apple Store », bande de cons), de l’hégémonie de la « norme », de son omniprésence dans le « logiciel idéologique » des publicitaires, travail-famille-crédits … Tout ça parce que le ramassis de conneries qui sert bien souvent de seule et unique « pensée » aux collègues de travail du mouton de base (pléonasme) le force à enchaîner les crédits pour se maintenir « à la hauteur » du reste du troupeau !

     

    Non, je ne deviendrais jamais comme eux, ce serait une trahison d’une rare intensité envers mon idéal de vie et ma culture. Oui, le jour venu, le jour du Ragnarök, la Terre choisira d’elle-même qui survivra et qui périra. Regardez l’état de la planète sur laquelle nous vivons : le jour où le Grand Faiseur du Bouzin viendra faire l’état des lieux, on pourra se foutre la caution dans le cul. Je n’ai pas honte de le dire à qui veut l’entendre. Et, de fait, je n’ai pas honte de ne plus me préoccuper d’écologie (encore moins de « développement durable »).

     

    N’importe comment, dans un monde où chaque citoyen reçoit 30 kilogrammes de prospectus publicitaires par an, où le niveau des océans monte au point de menacer la survie des îles Fidji, Tuvalu, Vanuatu, de la moitié du Bangladesh, d’une partie des Philippines, où le désert a passé la frontière du Sénégal, où une immense partie de l’océan Pacifique est qualifiée de « continent de plastique », où le niveau de CO2 dans l’atmosphère atteint un record trois ans de suite … Sans que personne ne fasse rien de concret à un niveau global, bien sûr … Non, je n’ai plus honte de ne plus me préoccuper d’écologie. Je mène ma vie comme je l’entends, dans la simplicité matérielle (pas de télé, pas de lecteur Blu-ray, pas de machines inutiles mais « à la mode », pas de « tablette 4G truc »), et je ne demande qu’une chose : qu’on me foute la paix.

     

    Je ne veux plus me préoccuper d’écologie ou de tous ces trucs, le jour où, en pleine COP 23 (la conférence sur le climat qui a lieu actuellement), on apprend qu’une « ferme des 4000 vaches » va voir le jour, quelque part en Saône-et-Loire. Comme si nous n’avions pas assez foutu la planète en l’air ! De toute façon, dans un pays où il est quasiment « normal » de ne pas trier sciemment ses déchets entre le recyclage et les ordures ménagères, où il est institutionnalisé de rouler au Diesel « parce que les experts l’ont dit pendant 40 ans », où il est naturel de foutre à la rue des personnes vivant en yourte, cabane, roulotte, où prétendre que « les chômeurs feraient mieux de chercher du boulot au lieu de se prélasser » (c’est sûr, avec mon AAH, je peux carrément aller m’installer à Phuket, à Goa ou à Acapulco, enculé de capitaliste véreux que je suis !) Dans ce pays, je ne crois plus en grand-chose en terme de protection de l’environnement. La Terre fera le tri.

     

    C’est vrai, quand j’avais 20 ou 21 ans, j’avais envie de prendre le monde par les dents, de le secouer, de tout foutre en l’air pour participer à reconstruire une société meilleure et plus égalitaire. J’ai toujours ce rêve aujourd’hui. Je n’en ai pas honte non plus. Alors, bien évidemment, dans une France qui se réveille avec Zemmour et qui se couche avec Joséphine Ange Gardien, je passe pour un « marginal », pour un « loser », pour un « suspect » parfois, tant j’ose exprimer mes idées et mes rêves de liberté. Mais, cela fait aussi de moi ce que je suis.

     

    A quoi sert l’idéal de liberté s’il n’est pas concrétisé, matériellement comme mentalement ? A RIEN. A quoi sert le cerveau humain, capable de tant de choses, s’il n’est pas stimulé, entretenu comme une machine aux rouages délicats, maintenu en service et alimenté de nouvelles idées, de nouveaux concepts, pour un monde meilleur ? A RIEN. Excepté à appuyer sur la télécommande, et attendre qu’on vous jette la merde que vous aimez entre les dents. Sans jamais penser à vous rebeller. Sans jamais penser à ouvrir un bouquin (lire un livre, c’est tellement passéiste !) Sans jamais penser qu’il existe des alternatives concrètes à la soumission organisée, des alternatives au « temps de cerveau disponible » ou au « rien-disant culturel », comme au « politiquement correct » et à tant de « choses qui font peur ».

     

    Soyons clairs : je ne suis pas « misanthrope », je suis « désabusé ». Je ne suis pas « individualiste », je « cherche la solitude et le calme ». Je ne suis pas « haineux », je suis « sélectif ». Je ne suis pas « défaitiste sur l’avenir du monde », je pense que « le pire nous arrive dans la gueule ». Je ne suis pas « un phénomène de foire », je suis MOI. Et si ça ne vous convient pas, ce n’est pas grave. Je me débrouillerais très bien sans vous. Car le crépuscule de votre monde vous retournera les tripes, et ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu … d’autres que moi l’ont déjà fait depuis longtemps.

     

     

    - Krähvenn « Trollsson » Vargbroder

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    Bonjour, chers lecteurs et amis.

     

    Comment vous dire… J’aurais aimé parler d’autre chose que de politique, de la situation actuelle en France, pardon, dans la « start-up France » (ironie), mais finalement, comme l’actualité est littéralement dominée par ces thématiques qui nous deviennent détestables… J’ai choisi de me mettre à l’aise sur ce sujet, et je suis convaincu que parmi vous, beaucoup vont se sentir concernés. De même que certains arrêteront de suivre Dernier Bastion, sans doute écœurés par mes coups de boutoir envers la « société de la norme », laquelle a remplacé avec succès « la société du spectacle » bien décrite par Guy DEBORD.

     

    Comment être humaniste envers des gens qui ne se préoccupent pas de moi  ?

     

    D’abord, comment être humaniste, oui, dans ce pays de veaux bien dociles se laissant mener à l’abattoir ? Ceux-là même qui vous détaillent comme un quartier de viande sur pattes à cause d’un « détail » vestimentaire ou physique, qui sort de leur « normalité » - pardon, de leur normopathie méritant décidément de toute urgence sa place d’honneur dans le DSM-V, le répertoire des troubles psychiques et psychologiques – et qui s’offusquent de votre réaction quand vous ne souhaitez pas que ces tristes représentants du « déclassement » vous emmerdent ou fassent un commentaire baveux sur votre look !

     

    Non, définitivement, on ne peut pas être humaniste envers tout le monde, à mon sens. Pas dans ce pays. Ailleurs, peut être, à coup sûr dans des pays plus évolués et plus ouverts vis-à-vis des cultures Metal, Goth, du Paganisme, et comprenant dans leur culture le respect de l’intimité … en gros, la Scandinavie, la Finlande, l’Angleterre vu ce que m’en dit le JayJay y mérite sa place … L’Allemagne bien sûr, car je tiens à souligner que le festival de Metal de Wacken n’a jamais connu de débordement notable … contrairement à tant de concerts de Rap. Le Japon, la tolérance globale envers la culture de l’autre, son intimité, son look, est telle que les jeunes mecs et filles sont bien libres là-bas de s’habiller en personnages de Mangas, en super-héros, en guerriers du Moyen-Âge, ou en Trolls (!), personne ne leur dit rien. Pas une agression, pas une remarque du genre « wesh Dracula, t’es sataniste ou bien ? », rien de tout ça. Ah, au fait. Est-ce que ces pays tolèrent des rappeurs bloquant une autoroute ou une ligne de chemin de fer pour un « clip » de leur regrettable « musique » ? Est-ce que leurs médias sont monopolisés par cette culture « bling-bling », dont les pires représentants chez nous produisent finalement des individus à peine aussi évolués que l’électeur FN moyen ? Je ne crois pas. Ou comment avoir une soudaine envie de demander l’exil culturel !

     

    Chers lecteurs et amis, vous vous dites sans doute que je ramène tout ou presque à la culture (ou à l’inculture). C’est pas faux. Traitons maintenant, si vous le voulez bien, la seconde partie de la question, sur le volet politique et sociétal.

     

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    Comment ai-je pu croire faire partie de ce peuple qui, bien que certains aient réalisé depuis longtemps que voter ne sert à rien ou presque, continue à choisir ses « représentants » comme ils choisissent des tomates ou des carottes au supermarché, autrement dit … sans réfléchir ? Sans penser autrement que « bah, la télé a dit ça, je vote ça, parce qu’il pleut, fait chier » (!)

     

    J’ai voté Flon-Flon en 2012, pour faire barrage au Nabot, je m’en suis mordu les doigts pendant longtemps. J’ai voté contre Mme Flamme Maudite (et pas vraiment pour Mr Uber), et j’aurai mieux fait de me casser une jambe ! Bien évidemment, libre à notre nouveau « patron », puisque c’est ainsi qu’il définit le pays, une « start-up », de dire qu’il y a « des gens qui font de grandes choses et des gens qui ne sont rien ». Merci camarade, depuis le temps que je suis plus ou moins « interdit de travailler » par la bonne volonté de la MDPH, de Cap Emploi, et d’une congrégation de fans de la « pause-café » vissés sur leurs fauteuils en cuir et engoncés dans leurs logiciels idéologiques périmés, j’ai fini par en être convaincu ! Je pense que je ne voterai plus jamais, et à quoi bon ? Même en prétextant un « renouvellement » de la classe politique, l’ultra-libéralisme, le « développement durable », la casse des droits sociaux, la chasse aux « différents » iront croissant ! De même que la présence regrettable du FN au Parlement … après tout, l’extrême-droite a toujours été l’alliée du grand capital, car elle ne représente que la finance et la magouille (l’emprunt Russe au dessert, c’est un régal !), et ses alliés, nécessairement hostiles aux travailleurs … qui pourtant se jettent dans les bras des populistes. Et l’histoire ne me donne pas tort ...

     

    Comment ai-je pu croire en la chimère de la « décroissance », cette connerie à roulettes puant le néo-malthusianisme qui consiste à dire « coupez-vous de tout, sauf des minimas sociaux, éclairez-vous à la bougie, chauffez-vous au pull, caguez dans la sciure ! ». Je dis « chimère », mais je devrais en fait dire « tendance ». Eh oui, car finalement, l’écologie obtuse, si ça marche si bien, ça doit bien rapporter à quelques-uns. Et ce malgré l’apparente « déconnexion vis-à-vis de l’argent » que semblent afficher beaucoup de « décroissants ».

     

    Je ne m’étonne plus que certains prennent un malin plaisir à provoquer l’affolement, notamment en ce qui concerne les fameux compteurs Linky. Non mais attendez, vous vous érigez en « sauveurs de l’humanité », en « lanceurs d’alerte » (ça aussi, c’est une tendance), en « dénonciateurs du futur génocide » (je n’invente rien), à cause de nouveaux compteurs électriques … qui, finalement, émettent bien moins de rayonnement électro-magnétique qu’un PC, un téléphone portable, ou une ampoule à incandescence, ou le terminal de paiement électronique d’un supermarché !

     

    Et, car il vous faut bien « racoler » (on appelle ça des « putes à clic », sur Youtube ou Facebook, entre autres), vous assimilez votre soupe tout à fait fantaisiste et jamais vérifiée scientifiquement aux Illuminati. Non seulement vos approximations sur les ondes radio et les rayonnements électro-magnétiques sont autant de raisons de vous transformer en « Youtubeur électrosensible » que de faire partie des dérangés du bocal (les mêmes qui en viennent à porter un chapeau pointu en aluminium), mais vous avez littéralement mité le mouvement altermondialiste en un peu plus d’une décennie, et vous êtes en bonne voie pour en faire de même avec tout le mouvement écolo.

     

    Sans déconner, les Illuminati n’existent plus depuis plus de deux siècles ! Et, si vous craignez tant les « complots » et les « conspirations » qui n’existent que dans vos esprits faibles et perméables à tout, faussement « éveillés », pourquoi ne pas vous enterrer dans des abris blindés par cinq mètres d’épaisseur de béton armé et trois mètres de plomb, en attendant « le transfert vers la base de surhommes de l’étoile Aldébaran » ? Sylvain-Pierre DURIF au pays du LSD !

     

    Que les Dieux m’en soient témoins : je fais le serment de rire grassement, voire de me fendre franchement la gueule en jouant volontairement et fièrement le gros Troll, lors de ma prochaine rencontre (fût-elle brève, je ne peux pas les blairer) avec ces tristes personnages.

     

    Une vie sans plaisirs, sans saveurs, sans amour vrai et accompli, sans humour, sans dérision, sans esprit critique envers les conneries que vous proférez, ne vaut à mon sens pas d’être vécue autrement que comme de la soumission pure et simple. Et peu importe l’idéologie, la « nouvelle religion », la forme de « développement personnel » aux porosités troublantes avec certaines personnes peu recommandables, ou autres.

     

    J’aime mon pays, mais pas ce qu’il est devenu. J’ai mes rêves, mes idéaux, mes idées, ma culture, mes croyances, je ne les impose à personne. Je n’ai pas à être « fier d’être Français », pas avec ce que je constate dans ce quotidien insipide et grotesque de nivellement par le bas.

     

    Pas plus que je n’ai à « laisser passer » les dérapages véritablement honteux de certains médias, sur les maladies psychiques. Comme si on (les malades et leurs familles) ne souffrait pas déjà suffisamment ! Bien évidemment, il y a eu la séquence dans l’émission de l’autre con qui se permet de dire « c’est dur, chaque mois, avec 25,000 € de salaire » (!), et dernièrement, une vidéo de Fort Boyard (émission au taux de polémique aussi élevé que « Des Chiffres et des Lettres » !) Après tout, on peut dire que « ça va dans le sens du mouvement ».

     

    Ni plus ni moins, et comme je me suis déjà permis de le dire ici, chers lecteurs et amis, tout cela va dans le sens du sacro-saint « management national par la peur », de l’information biaisée bénie prise comme parole d’évangile, et anxiogène en plus (même sous couvert éhonté de « divertissement »), … Et, je suis heureux de ne pas avoir la télé. Voilà. Au moins, je peux le dire : je sais ce que je vaux, je sais ce que j’aime, je connais les gens que j’adore et ceux dont le mode de vie me fait rêver … Et nécessairement, je sais ce que je déteste, et je connais mes ennemis. Fussent-ils idéologiques, éthyliques, ou bien sûr, la triste classe des « déclassés ». Et, en reparlant d’eux, quel est le fait le plus grave ? Qu’ils aient le permis de conduire, le droit de vote, ou qu’ils aient des gamins ? A coup sûr, les trois à la fois.

     

    A bientôt pour de nouvelles aventures. Que les Dieux veillent sur vous tous et sur vos clans respectifs.



    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder

     

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  • Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Je vous reviens aujourd’hui, après plusieurs jours d’absence… On va dire que les circonstances du calendrier ne m’aident pas trop. En effet, comme chaque année à la même époque, c’est la période des tristes « anniversaires » de mes deux hospitalisations en psychiatrie. Donc forcément, des souvenirs désagréables reviennent, j’ai parfois du mal à m’endormir, je rumine, je repense à tant de choses qui se sont produites durant ma jeune existence… Et, ce que je n’arrive pas à oublier, ce sont ces voix, toutes ces voix, qui me surprennent à nouveau, alors que je m’y attends le moins.

     

    Des voix qui me répètent « tu es gros », « tu es nul », « tu es en échec scolaire », « tu as fait ça et pas ça », « tu ne vaux rien, parce que t’es pas du métier », « tu ne feras rien de ta vie », « boloss, tu lis un livre wesh », « mécréant, Dieu te punira », « connard irresponsable mangeur de cadavre », … Oui, toutes ces voix, sur lesquelles ma mémoire n’arrive pourtant plus à fixer le moindre visage, je les entends parfois dans mon inconscient.


    Oui, ça me trouble. Oui, ça a failli foutre ma vie en l’air. Eh oui, je n’ai pas eu de chance, ni à l’école, ni dans le monde professionnel. La vie ne m’a pas laissé de répit. Peut être suis-je né sous une mauvaise étoile. Faut dire, avec mon connard de père, qui m’a laissé son nom de famille, je n’étais pas bien parti dans la vie. Oui, je dis « mon connard de père », et je n’en ai pas honte, car c’est exactement ce qu’il est. Le truc est qu’il m’a traité de « bâtard » alors que ma mère me portait dans son ventre. Et, quand on vous le dit, ça vous marque, pas que sur l’instant, mais à vie. Et je ne lui pardonnerais jamais, à mon « géniteur », de m'avoir abandonné pendant 12 ans, d'être ressurgi du passé, puis de foutre à nouveau le camp, plus rien depuis 1998...

     

    Tellement de voix - So Many Voices (merci au groupe End of Green)

     

    Ces putains de voix, je les entends de jour comme de nuit. C’est fort probablement lié à ma maladie, et sans doute que le fait d’aller voir un psy régulièrement fait aussi ressortir tout ça. Et, heureusement, je ne fais pas ce qu’insinuent ces voix, ce qu'elles disent, les insanités qu'elles profèrent, les exhortations à baisser les bras. Je n’abandonne pas. Je ne me résigne pas. Je me retiens parfois de fondre en larmes à l’évocation de mon douloureux passé, mais je me console en me disant que, pour certaines de ces voix, leurs auteurs sont sans doute entre quatre planches. « La vengeance est un plat qui se mange froid ». Pour moi, c’est du surgelé.

     

    Tellement de voix - So Many Voices (merci au groupe End of Green)

     

    Si j’avais abandonné le combat, pendant mes pires moments, je ne serai sans doute plus là pour vous l’écrire. Vous voyez, si vous avez vécu quelque chose de similaire à mon expérience, vous comprenez tout autant ce que je ressens qu’un bon psychiatre. D’ailleurs, il faudrait que je lui en parle. 

     

    Vous savez, vu ce que j’ai vécu, je m’estime heureux d’être arrivé à l’âge de 31 ans. C’est sûr, je souffre de cette putain de maladie, j’ai souffert encore plus sur Grenoble et dans la Creuse, c’est une des raisons pour lesquelles je ne retournerai probablement jamais vivre dans ces deux régions. Je ne sais combien de fois, ces voix (dans le réel) m’ont menacé, m’ont raillé, se sont moquées de moi, ont voulu que je commette l’irréparable en me supprimant, m’ont accusé d’actes que je n’ai pas commis, de choses que je n’ai jamais dit, ad nauseam, etc.


    Mais, croyez-moi : il faut transformer sa souffrance en force de caractère, en bouclier protecteur, pour repousser tous ces connards et toutes leurs débilités sans fondements. Il faut se montrer plus fort que ces voix, que ces « personnes » qui ne trouvent leur salut que dans la moquerie de plus faible qu’eux, dans le bizutage, dans la provocation, dans l’effet de groupe, ou dans l’effet de mode. Parce que vous valez mieux que ça. Parce que vous valez mieux que faire semblant d’être « normal » pour vous faire des amis. Surtout des amis qui ne vous méritent pas.

     

    Je vous en conjure, chers amis : ne faites pas les mêmes erreurs que moi. Ne foutez pas votre santé en l'air pour des connards et des pétasses normopathes et définitivement matérialistes, à défaut que ces braves gens se fassent pousser un cerveau. Préférez rester seuls plutôt qu'entouré par des marionnettes obéissant à la télé et aux modes. Ne passez pas vos vies à attendre quoi que ce soit de la part de personnes similaires à celles qui vous ont pourri votre adolescence. Pensez par vous-même.

     

    Avec toutes mes amitiés.

     

    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder

     

     

     

     

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  • Chers lecteurs, chers amis, chers aficionados de Dernier Bastion,

     

    C’est toujours un plaisir pour moi que de passer mes insomnies à philosopher sur mon statut d'outsider assumé. Et, vu l'actualité navrante de ces derniers temps, qui me dira d'aller "vers les autres" alors que les autres sont pour beaucoup, soit des cons, soit des alcooliques, soit si fiers d'être Français qu'ils me trouvent une "gueule de métèque", au regard de mon look vestimentaire et de mon accent "pas d'ici" ? Il est vrai que, ces dernières années, les choses ne sont pas allées en s’arrangeant pour le Metal. Toujours autant de cathos intégristes, manifestant avec autant d’entrain contre le mariage pour tous que contre le Hellfest, jusqu’à faire pression sur un ou plusieurs sponsors. Je dirais pour le bon mot que cette horde qui pue la naphtaline ou qui pue de la gueule me casse les burnes, sur Internet comme dans la vie réelle. Sans compter les prédicateurs « du croissant de lune », le radicalisme et la haine de certains ont contribué à endoctriner les putains d’enfoirés ayant perpétré les pires attentats de notre histoire depuis la Seconde guerre mondiale.



    En tant qu’amateur de BM (surtout Pagan et Folk, un peu DSBM également), pagan assumé depuis une décennie, et du tréfonds de mon âme d’ « outsider » dans laquelle la guerre culturelle fait rage, le champ de bataille sur lequel je brandis mon étendard noir pour la haine, vert comme la forêt et orné d’une hache, d’un Irminsul et d’une pinte de bière... Je me fais un malin plaisir de gruiker, les Cornes du Diable bien en évidence, quand les témoins de Jéhovah me proposent de « savoir la vérité sur Dieu »… Mais ce n’est pas tout. Car, il faut bien le dire, ce ne sont pas eux, les pires, dans cette France composée à majorité d’une horde de pieuvres écervelées qui ont choisi moutonnement leur nouveau « leader Cthulhu ». Ah oui, je m’en excuse pour la mémoire de H.P. LOVECRAFT, mais c’est la seule référence qui m’est passée par la tête.

     

    Je vais vous dire : je ne sais combien de fois, des gens m’ont qualifié de « radical », de « contestataire », de « désabusé », de « facho de base », ou m’ont reproché mon humour « cynique ». Eh oui. Et « cynique » pas, il n’aura pas d’enfants, le Troll. Quel intérêt d’avoir un ou plusieurs enfants, pour qu’ils grandissent dans un monde où tout est porté et jugé sur l’apparat, la possession ostentatoire et le prosélytisme débilitant par la pub’ ? Un monde dans lequel la littérature et la musique différentes, la philosophie personnelle, l’introspection, la capacité de débattre pendant 4 heures sur un sujet de société, la capacité d’abandonner des « piliers » du système, sont ridiculisées en place publique ou dans les médias aux ordres de la police de la bien-pensance opérant depuis la capitale. Car « si on ne pense pas comme eux », forcément, « on est un facho ». Et on vous le dit surtout depuis le trottoir d’en face ou dans le dos. Mais, dans les campagnes Bretonnes côtières, vous l’apprenez vite. Et vous savez très vite qui sont vos vrais amis, qui sont les moutons et qui sont les petits culs qui pourraient vous provoquer. Encore que beaucoup ont la qualification de "crocodiles" (trois quarts de gueule, un quart de queue), à croire que certains "Bretons de souche" ont en réalité été "importés" depuis le Limousin, ou depuis une autre région rongée par l'alcoolisme.



    Malgré tout, surtout malgré l’hégémonie de la culture merdique visible sur 90 % de la population à 30 kilomètres à la ronde, je n’ai encore jamais invoqué Crom, le Dieu de la Baston ™. Oui, la Baston ™ est une marque déposée, par les Barbares comme par les Trolls.



    Quel intérêt de « faire comme tout le monde », alors que le mode de vie des brebis qui me servent de voisins pue le mauvais goût vestimentaire, avec leurs joggings pyjama infestés de puces, la musique de merde gavée d’Auto-tune, les boissons énergisantes imbuvables, le doux fumet de l’écran plat 4K HD TNT+ « mes couilles sur la table » comme celui du « smartphone à la mode » coûtant 800 € sans forfait, tous deux flambant neufs tous les 2 ans (obsolescence programmée). Vous savez depuis longtemps que je n’ai ni la télé chez moi, ni un « téléphone intelligent », encore moins une tablette pour lire des « livres électroniques » (!), et, ô comble de la rébellion, je ne roule pas en Taudis A3 TDI, ni en Grimpe-Trottoir X5, ni en Sénile 110 Dci, ni en 4x4 de ville au nom voulant dire « Couille » en Grec (fabriqué en Corée du Sud par Samsung, « la couille de Madame est avancée ! »)... mais en Ford Fiesta… essence.

     

    Quel est intérêt d’un diesel actuel, fragile comme une feuille de papier à cigarette, gavé d’électronique et d’informatique embarquées, accolé au système « écologique » nécessitant de l’AdBlue (comme les camions et les bus) sous peine de tomber en panne à Neuvy-Saint-Sépulchre (prévoyez du matériel de camping…), au GPS qui vous détourne les yeux de la route au point de niquer vos pneus sur les trottoirs ou de griller la priorité à un motard, aux vacances dans des usines à touristes de la « côte d’usure » suintant la graisse des merguez, les effluves de bière discount, les ânonnements compulsifs quand une phrase paraît trop bien construite pour le nouveau « lumpenprolétariat », les crédits à la vie, à la mort ? La NORME. Oui, ma citadine Essence peu puissante, un Guide de la Route papier à 25 € bien détaillé, un téléphone portable à 14 € (tant qu’il envoie et reçoit des appels et des SMS…), et des bouquins de poche me suffisent. Désolé d’être un putain de marginal. Mais j’en suis fier.

     

    Radical, sur ma répulsion envers « la culture socialement acceptable » ? Oui, sans l’ombre d’un doute. « Contestataire » sur les aberrations de ce monde ? Pareil, surtout quand on « lave par le vert » une centrale nucléaire, un aéroport au milieu de nulle part, un grand prix de F1 ou une « coupe du Monde » de football, ça s’appelle le « greenwashing ». Un mec vivant et roulant dans un vieux camping-car ou fourgon aménagé qui trie au papier près ses déchets, qui vidange ses eaux usées sur les bornes adaptées, qui ne jette rien par terre, pollue bien moins que les neuneus du « développement durable ». Plutôt un chalet en bois aux marches de la forêt mystique, sur 3 hectares de terres cultivables, avec des biquettes pour le lait, des volailles pour les œufs, un potager immense, un lagunage pour les eaux grises, des toilettes sèches, deux panneaux solaires, que leurs putains de pavillons « normaux et soyez propriétaires au bout de 50 ans ». Plutôt la liberté que la souillure.



    « Désabusé » ? Quel mec ou quelle fille dans ma situation ne le serait pas ? Personne ne fait rien pour le handicap psychique dans ce pays, à part la camisole (textile ou chimique), l’enfermement carcéral, les menaces du personnes hospitalier, et hop, on vous laisse tomber comme un paquet de bouzin. Après, on me propose de « participer à une loterie pour des enfants atteints de myopathies » ? NON, pas une thune pour eux, pas tant que la France n’aura pas rattrapé 50 ans de retard sur la Finlande, en termes de considération de la psychiatrie. Eux ont réussi à guérir la quasi-totalité des malades psychiques chez eux, simplement en instituant des cercles de parole, encadrés par un psychiatre, une infirmière psy, un psychologue. Surtout en écoutant les malades au lieu d’engraisser les labos pharmaceutiques. Faut arrêter de prendre les Trolls… que pour des Trolls. Parce que sinon, ce sont eux qui vous « trollent ». Et un jour, on sortira les haches et les masses d’armes.

     

     

    « Facho de base » ? Euh… Explication de texte. Un « facho », c’est un raccourci du terme « fasciste », que les jeunes qui ont un minimum étudié l’histoire contemporaine connaissent bien, et bien évidemment, il y a des fascistes des deux côtés (des deux extrêmes) de l’échiquier politique. Staline, Hitler, Tito, Franco, Mussolini, Kadhafi, El-Assad, Kim Jong-Un, se valent, sur l’échelle des salopards de l’histoire. Un fasciste a pour but de transformer le gouvernement d’un pays, ou le pouvoir local d’une région, ou d’une mairie, de manière à ce que des mesures liberticides, haineuses, et instaurant un « ordre nouveau » remplacent les anciennes lois.


    Socialement, idéologiquement comme culturellement. Et c’est précisément là que je veux en venir. J’ai beau vénérer des groupes comme Forteresse, Myrkgrav, Bran Barr, Finntroll, Nargaroth, Nocturnal Depression, Xasthur, Drudkh, Woods of Desolation, Manegarm, Helritt, Irminsul, Saor, Troll Bends Fir, Agalloch, Winterfylleth, Elffor, Summoning, … Je n’ai jamais forcé quelqu’un à en écouter pendant trois heures, par mon téléphone portable, dans les transports en commun, dans un supermarché, dans un bar. Si quelqu’un que je rencontre est intéressé par la musique que j’aime, je lui donne des noms de groupes, pour qu’il se fasse une idée. S’il vient chez moi, et qu’il me demande à écouter du Metal (peu importe le genre, sauf Limp Bizkit, Linkin Park, et Evanescence, restons dignes), je lui trouverai ce qu’il souhaite.



    Est-ce que je force les chaînes de la TNT à diffuser rien qu’un morceau d’un groupe que j’ai évoqué plus haut ? Est-ce que je fais diffuser du Metal extrême sur 5 chaînes de télé et 6 stations de radio en même temps, 24h/24, 7 jours sur 7 ? Est-ce que je contrains les régies publicitaires à adapter leurs spots de pub’ pour mieux toucher les metalleux… Exemple : « Voici la nouvelle Pizza Hednatid, au saumon Norvégien parfumé aux 5 baies, avec son fromage dégoulinant sur le hareng de Narvik, son goût qui vous fait penser à l’hiver de Trondheim, et, en exclusivité, une chance de gagner une croisière Hurtigruten pour deux personnes ! » ? Non, bien évidemment que non !

     

    Est-ce que je force des merdeux de 14 ans à rêver de posséder qui une moto 50cc nécessairement en deux temps, parce que « les 4 temps c’est pas assez puissant, ça fait pas assez de bruit », qui un quad non homologué pour la voie publique, et à rouler sans casque pour « faire son rebelle » ? Non, encore moins. Est-ce que c’est moi qui les pousse à fuir à la vue d’une voiture de police, à rouler à 90 en ville, et à finir leur existence pathétique de petite victime de la mode « issue de la diversité » (novlangue…) écrasé contre un bus, ou contre un pilier de pont ? Non. Pour autant, les pieuvres écervelées que j’ai évoqué plus haut portent déjà plainte contre les policiers dans ces cas-là, alors pourquoi ne porteraient-ils pas plainte contre le chauffeur de bus qui n’a pu que freiner des quatre fers, comme on lui a appris au permis D, et ce serait pareil pour un poids lourd, ou encore porter plainte contre le pilier de pont ? Allons-y, suivons leur débilité, leur abrutissement, leur soumission à la NORME, qu’ils portent en étendard autant que moi mon paganisme et mon attrait pour les mégalithes !

     

     

    Est-ce que je force quiconque à impérativement acheter le dernier pavé d’un auteur de romans de gare, le recueil « philosophique » d’une banalité consternante, d’un mépris sans bornes pour les « sans-dents » chez qui ils aiment bien aller en vacances malgré tout, mais « à la mode », ou le torchon symbole de l’éternelle continuité politique dans la grande tradition de la monarchie présidentielle Française, nécessairement aidé pour la publication par des amis « de l’équerre et du compas » ? Non. Pas plus que je force quiconque à acheter le dernier tome des romans « World of Warcraft », ou « Les Seigneurs du Chaos », ou « Keltia Magazine », ou « Loco-Revue », ou encore « Mysticisme et ésotérisme par l’absinthe dans le Sud du Cantal de 1820 à nos jours » !

     

    Parlons un peu d’informatique, si des geeks me lisent, ils me comprendront. Est-ce que je force quiconque se plaignant de virus, de malwares, de plantages sur son PC nécessairement encore sous Windows XP en 2017 à passer sous Linux, ce qui ne lui coûterait qu’un DVD réinscriptible pour démarrer sur une ISO installable, une clé USB pour sauvegarder ses documents importants, 35 minutes d’installation (au lieu de 1h45 pour Windows 10, depuis Windows 7 et 8 !) et 25 minutes de formation intensive ? Bien évidemment que non. Et bien évidemment, libre à quiconque de préférer racheter un PC flambant neuf à 500 € (portable ou tour), avec Windows 10 préinstallé. Et de continuer à s’en plaindre, parce que « il n’y a pas d’alternative ».

     

    Dormez les moutons, le loup Microsoft et le vampire Apple veillent dans leurs Désolations du Chaos, et vous êtes leurs esclaves, entravés par votre putain de conformisme comme des fémurs de dinosaures emprisonnés dans la gangue de l’astroblème de Rochechouart ! Là où les PC sous Windows 8 ou 10 mettent 3 à 15 minutes à démarrer (mises à jour comprises, incluant redémarrage), le mien, sous Xubuntu, met… 15 secondes. Trololo. Le troll se nourrit de votre ignorance crasse ! Mais ça devient indigeste : tout autant que le romantisme adolescent façon « Tokio Hotel » et la moule pas fraîche, votre ignorance finit par fait mal au ventre.

     

    Est-ce que je force quiconque à adopter mes idées sur la vie et sur la société en général, ma spiritualité, mes loisirs, fussent-ils « boloss » selon la terminologie devenue « hype » des nouveaux thuriféraires de la NORME ? Non. Sinon, croyez bien que j’aurai déjà fondé un parti politique sur les piliers suivants : « Metal extrême, bière, charcuterie, modélisme ferroviaire, informatique et couteaux suisses ». Force est de constater que j’en aurais été le seul membre ! Admirez l’ironie de la chose ! Mais au moins, j’aurais transformé mes passions en parti politique. J’aurais eu une voix : la mienne. Auto-dérision, quand tu nous tiens !



    Et si elle te tient la main à la Saint-Valentin, vivement la Sainte-Marguerite ! Sans parler de Sainte-Thérèse, qui mourut sur le bûcher dans un éclat de rire démoniaque… D’où l’expression consacrée « C’est Sainte-Thérèse qui rit quand on la braise ». Merci à Pierre DESPROGES pour l’inspiration. Il nous manque, ce comique de l’absurde, cet humour noir…



    D’ailleurs, ça me fait un peu penser à l’émission Groland. Au Groland, seul le Président Présipautaire est éligible, et d’ailleurs, il est le seul citoyen Grolandais ayant le droit de vote. Et s’il vote pour autre chose que pour lui (pour une pute à franges, pour une pinte de bière, pour une cuvette de WC…), l’élection sera annulée, et reportée, sous prétexte de « cuite présidentielle ». Parodie, humour du professeur Choron, des regrettés Gotlib, Goscinny, Franquin et ses Idées Noires, les Monty Python, et d’autres...



    Est-ce que je fais du prosélytisme pour le Paganisme ? Non. Et pourquoi ? Parce que les fondements mêmes du Paganisme excluent le prosélytisme comme attitude. Vient qui veut, pas d’initiation cérémonielle, pas de diplôme, pas de baptême de conversion. A la rigueur, on peut organiser un mariage religieux Druidique à la Pointe du Millier, ou une cérémonie d’union Asatrùar en Islande, en plus d’une union civile ou d’un mariage en mairie. Est-ce que je prends une bombe de peinture noire pour taguer du Futhark, des pentacles inversés ou des messages du genre « Craignez la revanche des Trolls » sur les églises… Non. Par contre, les catholiques les plus virulents tomberaient de leur prie-Dieu s’ils apprenaient un jour que le curé qui fait le catéchisme vient d’être condamné pour pédophilie. Une solution ? Autorisez les curés à se marier, pour qu’ils laissent les enfants tranquilles. Balayez devant vos portes, ça vous occupera.

     

     

    Ah, oui, aussi, pour ce qui concerne la religion. Si j’avais un enfant, est-ce que je demanderais avec insistance un « menu Pagan » à la cantine de l’école ou du collège, pour ma progéniture ? Non, bien sûr, car ce serait bien évidemment refusé par l’administration, et couvert de ridicule. Hormis les polythéistes végétariens (ce que je respecte), les païens mangent de tout, les Dieux n’ont pas été imbus d’eux-mêmes au point de créer des interdits alimentaires. Mais, quand les pires piliers de mosquée ou quand les beaufs bornés s’insurgent contre la présence d’un malheureux sapin de Noël mis en place dans le hall d’une école publique, ne sont-ils pas ridicules par ignorance… que la symbolique du sapin de Noël est d’origine païenne ? Tout comme leur inqualifiable récupération ultra-commerciale et tonitruante de Samhain (devenue « Halloween »). Samhain, fête initialement païenne, symbolisant chez les Celtes le passage à la saison « sombre », autrement dit la saison pendant laquelle la Nature s’endort après les récoltes. Sans compter la probabilité d’événements mystiques ou ésotériques pendant cette fête, comme le passage d’hommes ou de femmes vers « l’autre Monde » (celui des Dieux), depuis des points d’énergie proches des Mégalithes, passage souvent définitif d’un monde à l’autre.



    Vous croyez que les gamins qui se déguisent en « zombies » ou en « faucheuses » y comprennent quelque chose, et que leurs parents savent de quoi il en retourne ? Non, encore une fois. Car il est bien plus facile pour le troupeau de « jouer les rebelles » en ville, un soir de fin Octobre, avant de retourner jouer à « Pokémon Go », comme on leur dit de faire à la télé, dans la pub, à l’antenne de leurs radios pourries. N’ayez crainte, ça finira par arriver dans les référentiels des cours de primaire, de collège et de lycée comme « le bien-vivre ». Horreur...



    Désolé d’avoir un cerveau et une culture, en lieu et place de votre apparat, de votre néant intersidéral, de votre télé et de vos radios à chier partout. Qui sont les fachos ? Qui sont celles et ceux qui par leurs bêlements, dominent tout, les médias, la musique actuelle, la littérature aux éditions du Pilon, la mode vestimentaire franchement indécente et crasseuse, … ? Nous ou eux ? Nous contre toutes les pieuvres Françaises, tellement fières d’être Françaises que les mâles couchent avec leurs sœurs ? J’ai lu le texte « Le dernier combat de la horde noire » sur un webzine lié au Black Metal, je l’ai trouvé excellent. Et je me retrouve aux côtés de la Horde Noire sortant de la forêt, partant au combat pour le Ragnarök, pour notre culture, pour notre honneur, pour notre raison de vivre. Je vous incite à le lire, d'ailleurs, en voilà le lien.

     

    Le dernier combat de la Horde Noire

     

    En résumé : si mes idées, mes références musicales, littéraires, spirituelles, ésotériques, mystiques (oui, je crois aux Lutins, Farfadets, Korrigans, Gnomes, Trolls…), et si ma liberté de ton et de création écrite effraient les bons moutons, ils n’auront qu’un gruik rauque et des cornes du Diable en réponse à la « victimisation » du fait de leurs traits de consanguins, de familles groseilles à crédits « qui se lèvent tôt » ou de gueules cassées par les bagarres d’alcooliques, de clodos ou de toxicomanes.



    Et si ils se mettaient à se bousiller la cafetière entre eux, ça les occuperait plutôt que de nous détailler comme des quartiers de viande, de haut en bas, à chaque fois qu’on sort de nos antres. Ça les éliminerait par la sélection naturelle, et ça nous laisserait tranquilles, pas vrai ?



    Merci de m’avoir lu. Gloire aux Anciens Dieux, Gloire à vous ! Notre liberté l’emportera sur leur soumission. Honneur et Tradition.

     

    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder

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