• Handicap, psychique et professionnel...

    Bonsoir, chers amis.

     

    Depuis juin 2010, je suis schizophrène, vous le savez. J'ai vécu les pires moments, pendant que je délirais... J'ai vite entamé la convalescence, à grand renfort d'antipsychotiques, d'antidépresseurs et de paroles rassurantes de mes différents psychiatres. En avril 2012, j'ai entamé une procédure de « réhabilitation », visant à me faire retravailler, en milieu ordinaire ou protégé, peu importe. J'ai réalisé trop tard que ce serait comme uriner dans un instrument à cordes... Je m'explique.



    Les personnes qui me suivaient au dispositif de réinsertion m'ont proposé de suivre différents groupes de parole et de travail avec d'autres personnes atteintes de pathologies psychiques, cela m'a quand même servi à avoir un peu plus confiance en moi. Le retour à une vie « normale » passe par là. Ensuite, ce fut le temps de chercher un ESAT (Etablissement Spécialisé d'Aide par le Travail) pouvant m'accepter pour un stage... J'ai donc été placé sur liste d'attente. Leur avenir est assuré, c'est certain...



    J'ai fait mon stage, et j'ai morflé... J'ai tout d'abord expliqué calmement que je ne pouvais pas travailler en espaces verts, à cause des effets secondaires du traitement. Accordé. J'ai donc fait quatre périodes de stage, deux en bureautique, deux en industrie. Rester debout pendant des heures, dans un atelier surchauffé, cela tenait du miracle... Enfin bref, je l'ai fait. J'ai ensuite attendu avec impatience le bilan du stage. Et là...



    « Mr *** n'arrête pas de poser des questions... cela parasite son travail... » Ma foi, il est vrai qu'un travailleur valide qui ne pose de questions à personne leur pose moins de problèmes ! J'attendais juste des réponses. Une seule fusa : « On pourra vous prendre en ESAT, au bout de 7 mois de stage... et il y a une liste d'attente. » J'ai donc cherché d'autres ESAT, dans d'autres régions... Même réponse un peu partout.



    C'est alors que je me suis dit : n'essaye pas de parler à un mur, attends juste de pouvoir retravailler en milieu ordinaire. Et j'attends toujours. J'ai vu récemment mon nouveau psychiatre, ici à La Souterraine, il m'a confirmé qu'il n'y avait aucune objection pour lui, à ce que je retravaille en milieu ordinaire, vraisemblablement en tant que cariste en logistique. Ouf, tant mieux.



    Alors, en ce jour du 19 mars 2014, je voudrais glisser une sympathique merguez (vous comprendrez que je n'utiliserai pas la formule de l'humoriste connu) à tous ces empêcheurs de travailler que sont les différents dispositifs plus ou moins folkloriques de « réinsertion », ce qui comprend également le Pôle Emploi, qui se permet de douter de mes capacités et de mes aptitudes, au point de retarder de plusieurs mois mon retour à l'activité.



    Je n'ai qu'un espoir pour 2014 : retrouver une vie normale, ou presque... Merci de m'avoir lu, chers amis. Je sais que je peux compter sur votre soutien indéfectible.



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