• J'ai quitté la grande maison !

    Bonjour à vous tous, chers lecteurs et amis.

     

    Aujourd'hui, je vais vous annoncer une grande nouvelle, une sorte de libération tout à fait personnelle, et je ne vais pas me gêner pour le faire. Le titre devrait être plutôt évocateur à vos yeux, surtout pour ceux d'entre vous qui traitent encore avec Pôle Emploi. Eh bien, ce n'est plus mon cas ! J'ai décidé, d'un commun accord avec moi-même (Dieu me tripote), de me laisser faire radier, par défaut d'actualisation, à compter de ce mois-ci !

     

    Pourquoi donc, me direz-vous ? Pour plusieurs raisons. Déjà, je touche l'AAH depuis janvier 2014, et probablement à vie, donc je ne dépends plus de Pôle Emploi, mais de la CAF. Ensuite, j'en avais marre qu'ils me fassent perdre mon temps, soit en me renvoyant constamment vers une autre belle équipe de champions (Cap Emploi), soit en me convoquant à des rendez-vous finalement assez inutiles. En fait, et vous le savez sans doute : Pôle Emploi en soi est INUTILE. Les boulettes de cet organisme semi-privé (mais payé par vos cotisations salariales) se multiplient chaque année un peu plus, les tensions entre les agents et le public aussi, et finalement… qui peut se vanter d'avoir décroché un job uniquement par le biais de Pôle Emploi ? Pas grand monde, il faut le dire. Même votre serviteur. Eh non, je n'ai jamais trouvé un boulot par le biais de cette gigantesque fourmilière de manches à couilles. Eh oui, depuis que je les fréquente (avril 2012), ils n'ont fait que m'envoyer vers des impasses, telle cette formation d'agent logistique que je n'ai pas pu faire… Il est vrai que, même quand on siège à la MDPH, on ignore tout des conséquence d'un traitement par neuroleptiques. Seulement, se renseigner auprès d'un psychiatre est-il si épuisant ?

     

    Ce matin, par exemple, j'ai été les voir (Pôle Emploi), parce que j'avais reçu la veille un compte-rendu de mon dernier entretien. « Voici votre situation, vous acceptez blablabla… Nous pensons que vous devriez faire une formation ». Houlà, danger ! Halte au feu, la station ! Une formation de quoi donc ? Je suis inapte à la moitié des boulots qui existent en France. Et, honnêtement, si c'est pour me taper 12 mois de formation dans le tertiaire ou l'informatique, sans garantie d'avoir un boulot à la fin… Plutôt crever ! Finalement, il s'est avéré que le courrier n'était rien d'autre qu'un « modèle non modifiable » (sérieusement, même moi, je sais modifier un modèle de lettre sous LibreOffice ! C'est que ça doit les surmener, les pauvres pépères…) Alors, j'ai repris ma voiture, et d'un air rigolard estompé par la rage d'avoir à peine dormi, je suis rentré chez moi.

     

    J'ai comme l'impression (et vous me le confirmerez) que tout cela, tous ces organismes plus ou moins folkloriques de « réinsertion », de « réhabilitation », etc. ne servent à rien d'autre qu'à financer les vrais parasites du système. Notamment les regrettables « prestataires de service » qui, ayant vu la brèche ouverte par la fusion ANPE-ASSEDIC, s'y sont engagés, et imposent maintenant leurs méthodes de management à l'anglo-saxonne, leur mise sous pression des demandeurs d'emploi, leur sens absolu de l'intelligence (ou comment être réunis en groupe de 20 dans un ancien hangar ouvert aux quatre vents, par exemple), sans compter leurs insultes et leurs tentatives de dévalorisation des malheureux chômeurs qui acceptent leur « contrat » (la plupart du temps signé à la hâte sans relecture, « time is money »…) J'ai envie de dire, et je ne vais pas me priver : Pôle Emploi fait de la ***, dans le but de faire reluire les boîtes privées qui importent leurs méthodes dégueulasses chez nous, le tout grassement arrosé par des subventions de … qui vous savez, on se comprend.

     

    Et évidemment, à chaque affaire de ce genre, le ministre du Travail trouve cela « inadmissible », et promet « une enquête ». Mais, systématiquement, tout est oublié, un petit copinage éhonté fait que l'éponge est vite passée pour effacer le tableau noir de la connerie. Si j'avais eu le malheur de participer à une prestation à la con comme celles dont je parle, « Activ'Emploi » ou un truc du genre… Je crois que non seulement, j'aurai répondu encore plus vertement et de façon très vulgaire à tout cravaté qui serait venu me titiller les roustons, mais qu'en plus, j'aurai saisi le médiateur de Pôle Emploi, et par la même, écrit une lettre très salée à qui de droit. Heureusement pour moi (les Dieux m'en préservent), je suis passé facilement au travers de tout ça. Tant il est vrai que les « travailleurs handicapés » (bien souvent sans emploi) ne sont pour ces péteurs dans le cuir qu'une putain de variable d'ajustement, qu'une masse de « cas sociaux » (bravo pour la franchise, ils ne sont même pas capables de le dire en face), bref, des « fainéants » et surtout des « bons à rien ». Il est clair qu'être handicapé et sans emploi est un sort parfaitement enviable et suscitant la jalousie du bon peuple qui se lève tôt. Alors, si cela avait eu lieu… J'aurai bien retourné la situation à mon avantage, expliquant, grossièretés à l'appui, que ce regrettable « collaborateur » (pour moi, on enlève « rateur » et c'est beaucoup plus clair) n'a qu'à se mettre à ma place pendant trois mois. Dans ce cas là, on aurait pu constater sur sa personne que leurs méthodes sont non seulement sans fondement légal, mais en plus carrément inspirées de la servitude digne d'un esclave du Moyen Âge ou de la Rome antique.

     

    On les attend toujours, les belles promesses du pouvoir, sur le travail des handicapés (et sur le travail de tous les autres). On les attend toujours, les vraies mesures qui donneront du taf à tout le monde. Et surtout, on l'attend avec impatience, la mort de cette congrégation de lamentables traîne-savates administratifs, tout juste bons à taper 5 lignes de texte en 15 minutes (montre en main), sortis de la préhistoire bureaucratique, et incapables de nous proposer autre chose que… ce que l'on ne peut pas faire, par défaut de compétences, ou pour une autre raison. Pour tout dire : vous nous faites chier, avec vos beaux discours, vos belles phrases de parvenus grassement arrosés par les cotisations salariales de tant de travailleurs, avec votre coopération qui se résume à rien de concret, avec vos leçons de morale quand on ne fait pas les choses comme vous le voulez… Idem pour Cap Emploi, administration pour laquelle vous payez aussi, chers amis travailleurs : en effet, regardez la cotisation « Handicap » de votre bulletin de salaire. Tout va à l'AGEFIPH, et une partie part à Cap Emploi, pour payer des cafés aux conseillers (la première syllabe est primordiale) !

     

    Alors, maintenant, à tous ceux qui galèrent à cause de Cap Emploi, Pôle Emploi et autres, j'ai envie de dire : vivez avec le minimum, ne cherchez plus à vous compliquer la vie, quitte à habiter dans un fourgon aménagé ou un chalet en bois, ne vous faites plus de nœuds au cerveau et aux tripes pour cette bande d'inutiles diplômés, et, si vous ne pouvez plus travailler… Non seulement ça vous permettra d'occuper votre temps autrement qu'en vous aliénant au boulot, mais en plus, vous verrez, vous vous sentirez ô combien plus libres !

     

    Au plaisir de vous lire, à bientôt !

     

    - Troll

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