• La douce caresse de la mortesaison qui arrive … - Quand les lourds nuages gris annoncent la Baston à venir !

     

    Françaises, Français, Belges, Belges, Suisses, Suissesses, Metalleuses, Metalleux, Gothiques, Gothiques, Lutines, Lutins, Trollettes, Trolls, Chers amis nihilistes, cyniques ou désabusés par l’absurdité de ce monde, Frères et Sœurs de culture ... Désespérants instigateurs et vendeurs au service de l’omniprésente norme, Regrettables pourvoyeurs de déchéance humaine généralisée via un faisceau d’ondes hertziennes « en haute définition », Anciens anarchistes ayant tourné le dos à vos convictions pour acquérir une voiture « familiale » correspondant à votre « rang » par la grâce des crédits à la consommation, Crasseuses, Crasseux, vous dont l’odeur donne des hauts-le-cœur du matin au soir, Politiciens marcheurs et Peuple cloué sur place …

     

    Salut à toi, l’Internet 1.0 qui nous permet encore de nous exprimer dans de puissantes envolées à la façon du regretté Pierre Desproges, Lectorat Chéri, mon Putain d’Amour !

     

    Sous la robe austère de la Justice, se dresse la plus rouge et la plus grosse des peines.

     

    « Bonjour ma colère, je te salue ma rage et mon courroux … COUCOU ! »

     

    Dans cette tonitruante non-actualité que nous offre la Macronie managériale (la France, pardon) ces temps-ci, il paraît clair que les mecs et filles comme nous autres ne trouvent pas grand intérêt à suivre la régression … pardon, l’évolution de la « nouvelle économie disruptée et pitchée dans ta gueule de fainéant Gaulois qui veut pas des réformes ». Le problème des réformes, c’est que ça avantage certaines catégories de la population, donc au détriment d’autres. Mais, quand on reçoit à déjeuner les lobbyistes de tout poil dans les palais de la République, des réformes qui n’amènent pas un démantèlement complet d’acquis sociaux datant de 70 ans, le massacre de la Nature, le bétonnage aberrant de terres cultivables, un tunnel ferroviaire inutile là où la ligne classique est sous-utilisée, entre autres projets mégalomanes au profit des marchands de béton, de macadam ou d’énergie, … Eh bien ces réformes ne vont pas dans le sens du pouvoir, ça paraît clair !

     

    Donc autant décrédibiliser d’une seule pique, placée lors d’un déplacement à l’étranger, quel hasard, l’ensemble du peuple Français, et ce quand bien même de plus en plus de gens pensent par eux-mêmes - pour preuve, le taux d’équipement des foyers en téléviseurs diminue chaque année depuis 15 ans, ça veut bien dire quelque chose ...

     

    Oui, la « rentrée sociale » s’annonce chaude, le « libéralisme décomplexé » n’a jamais autant entravé le désastre écologique, personne ou presque ne remet ça en question, surtout pas le représentant en gels douches « exotiques » qui vient de démissionner de son poste de ministre de l’Écologie ... Et puis, pourquoi diable se préoccuper de la planète ? Les tristes reliquats d’humanité et autres beaufs aux cerveaux disposant seulement de 300 mots de vocabulaire sont encore tous en pâmoison devant leurs « Bleus » victorieux. Qu’ils continuent à rembourser leurs crédits. J’arrête là, je vais devenir humaniste, que les Dieux m’en préservent !

     

    Mais à la réflexion, menée par mes hémisphères cérébraux clapotant dans la caféine, le chœur de trompettes éditorialistes subventionnées « m’en fait ballotter une sans réveiller l’autre », comme dirait Jacques Chirac. Pourquoi ? Parce que l’automne est là, et cela suffit pour réveiller en moi l’amour de la Nature enfin délivrée des putains de mobylettes criardes nécessairement chevauchées par les futures « forces vives de la France », lesquelles balancent sans complexe leurs canettes dans « la verte » après avoir diffusé conjointement leurs gaz d’échappement et les verbiages de leurs « vedettes » préférées. Peu importe si cette « culture » est tartinée d’Auto-tune et mixée au balai à chiottes ! Évidemment, ces tristes personnages sont bien plus actifs en période de grosse chaleur (j’en ai déjà parlé ...) que quand il bruine ou quand il tombe trois gouttes.

     

    Pour ceux qui auraient encore ce poncif éculé aux lèvres, non, il ne pleut pas tout le temps en Bretagne. « Il fait beau plusieurs fois par jour », ce qui est différent. Et les plus fervents défenseurs des idées reçues et poncifs éculés, que ce soit sur la météo en Bretagne, les « peurs primaires » liées aux légendes locales ou à la présence d’un troll isolé au pied d’une église ... Tous ces braves gens à la gueule finie au caquelon à fondue évoquant un manque criant de diversité génétique, aussi bornés et abrutis soient-ils, peuvent bien aller se faire éculer, Dieu me tripote (merci mon Dieu !)

     

    Oui, l’automne arrive, les feuilles perdent leurs couleurs aux différentes nuances de vert, puis tombent, et peu à peu, les arbres perdant leur superbe mais restant vénérables s’endorment, car l’hiver n’est que dans quelques semaines. La douce caresse de la mortesaison étreint mon cœur et mon âme. Ah ! Mes amis, si vous saviez à quel point je regrette qu’il ne neige quasiment jamais sur la côte du Finistère. J’aimerais tant accueillir en moi les piques puissantes et salvatrices d’un vent hivernal disséminé dans le vieux centre de Pont-Croix ! Ou encore, me rendre à « La maison des Korrigans », un mégalithe non loin de chez moi, avec une fine couche de neige d’un blanc immaculé crissant sous mes pas feutrés de gros Lutin ! Et, bien pelotonné dans mon infatigable parka « Dubon », lire un bouquin sur le port d’Audierne, en entendant d’une oreille goguenarde tous ces abrutis se plaindre, « et il fait froid », « et y’a plus de saisons », « et on est bien mieux chez soi » … Pour ça, on voit bien que vous n’avez jamais connu Chamrousse au mois de novembre, ou le Col de Menée mi-décembre, « équipements spéciaux obligatoires » à partir de Clelles ! Tu m’étonnes que ce soit un tel bordel à Quimper, dès que ça gèle sur les pare-brises de vos monospaces au design inqualifiable ou de vos sinistres « 4x4 de ville » !

     

    Vous voyez, parfois, je regrette mes montagnes natales pour ça : être quasiment sûr, au cours d’une balade dans le Trièves, en Chartreuse ou en Matheysine, de tomber sur un Dauphinois à la carrure de bûcheron mal dégrossi, portant le nécessaire béret « tarte » des chasseurs alpins, au volant d’un VRAI 4x4 franchisseur … Et qui, après vous avoir salué joyeusement, « Oh vindieu, gars d’la ville ! », vous dira « Oh bah vindieu, vous y montez dans les montagnes pour la journée ? » et pourra peut-être vous convier à un petit café, quand bien même celui-ci aura un délicieux goût de Chartreuse verte ! Je me souviens de ces balades, innombrables, en voiture, dont une avec un ami de l’époque … On était partis pour une cascade au milieu de nulle part, on y est restés trois quarts d’heure, en devisant sur le Black Metal, la solitude, la Nature, son côté sauvage et fragile à la fois … Puis il m’a dit « Là, il faut qu’on y aille, les beaufs vont arriver en famille ... » Il n’a pas eu tort, ce coup-là. Son pressentiment s’est vérifié dans les dix minutes suivantes ...

     

    Alors, vous allez me dire, chers lecteurs et amis, « d’accord, mais entre nous, la place du Metal extrême, des anciennes croyances, de l’individualisme dans tout ça ? » Eh bien, tout cela est en lien avec ma solitude volontaire (qui ne m’empêche pas de voir ma famille, mes contacts des clubs de loisirs auxquels j’ai adhéré, entre autres), et c’est, je le pense, une forme d’ « humanisme extrême ». En effet, penser d’abord à soi-même, ainsi qu’à son cercle familial et amical resserré, permet d’être entouré de « bonnes » vibrations. Tout autant que rester fidèle à ses références musicales, littéraires, idéologiques, philosophiques, permet de rester tel que l’on s’accepte, et ne pas « s’abaisser » pour « se mettre au niveau des autres » - ce qui, en passant, n’est jamais synonyme pour moi que de l’expression « baisser son froc ».

     

    Se forcer à chercher la solitude, la tranquillité en milieu naturel, l’environnement idéal pour l’introspection, la pensée développée, l’écriture même, pourquoi pas une prière silencieuse aux éventuels esprits peuplant un tel endroit : tout cela n’est jamais vain, jamais malsain, jamais farfelu. Surtout si l’on écoute sa musique préférée à ce moment-là, et que cette musique, selon notre goût, « cadre » avec le milieu naturel en question. Donc, pour nous, du Black ou Pagan/Folk BM, du Neofolk, du Rock Médiéval, du DSBM, ce qui nous convient le mieux, cela va sans dire.

     

    Qui plus est, une certaine forme d’individualisme, adjointe de méfiance voire de défiance envers toute « amitié subite à la terrasse d’un café » devient nécessaire pour éloigner définitivement et sans complexe tout individu profiteur, crasseux, alcoolique ou déboîté comme une clavicule à l’aide de substances illicites (rayez la mention inutile). Et ce dans le simple but de SE PROTÉGER. Se prémunir des tentatives de certains d’être considéré en tant que « caisse commune pour boire un coup », « distributeur de clopes », « taxi à toute heure », ainsi de suite, et ce n’est pas valable que pour moi, Dieu me tripote une seconde fois (ça commence à bien faire ...) Mais aussi, dans le but, noble et légitime, d’opposer un refus net et sans ambiguïté de « leur » monde, de « leurs » modes, aussi éphémères soient-elles (on a des nouvelles de la Tecktonik, au fait ?), de leur putain de NORME.

     

    Oui, je sais, je parle beaucoup de la « norme », et des fragments de ma pensée qui servent à la qualifier par le biais d’épithètes assez fruités. Peut-être est-ce pour moi une sorte de « vengeance » bien tardive envers tous ceux qui ont voulu me faire entrer dans un « moule » qui ne me convenait pas, et qui, à défaut, voulaient me faire taire. S’ils se reconnaissent, je leur dis que je les méprise, parce qu’ils sont méprisables. Tout autant que je le fais comprendre à ceux qui regardent par mes fenêtres pour « voir ce qu’il se passe » chez moi – apparemment, c’est « une tradition » par ici – ou encore à celles et ceux qui me détaillent comme un putain de quartier de viande à chacune de mes sorties. Leurs regards en disent long sur leur inculture, sur leur idiotie, sur leur soumission au matérialisme irréfléchi, aux « peurs primaires » et, plus que tout, à la norme. Et ça aussi, pour moi, ça rentre dans le cadre d’une « vengeance ».

     

    La vengeance reste modérée. Même en étant volontairement « marginal jusqu’au trognon » (le Metal, le Paganisme, la lecture boulimique, les loisirs assez atypiques et le reste), je reste « légaliste » : je ne me fais pas justice moi-même, j’ai vécu suffisamment de galères pour envisager un séjour en prison. Donc je n’attaque pas (physiquement) quiconque viendrait me chercher des poux. Je réplique verbalement, et façon Groland – pour déstabiliser - oui, c’est vrai, mais plus que tout, quand pointe la saturation mentale, le ras-le-bol, l’épuisement, le dépit, eh bien je me réfugie en forêt, ou dans les sous-bois, ou encore au soir tombant, sur une des multiples pointes et caps que compte la côte Bretonne. Pour y chercher la paix de l’âme, la communion avec la Nature, la solitude rassurante, la tranquillité, tout simplement. Et, bien évidemment, le baladeur MP3 jamais loin des esgourdes, parce que dans ces moments, écouter Idaaliur, Lustre, Woods of Desolation, Forteresse, Eldamar, Sentimen Beltza ou Hordak, c’est un putain de bonheur.

     

    Sur ce, chers lecteurs et amis, je vous exhorte, plus que jamais, à rester tels que vous êtes. A vivre droits dans vos Rangers, dans l’honneur, la simplicité, la quête d’un idéal de vie qui deviendra la concrétisation d’un rêve … et nécessairement, la fierté d'être ce que vous êtes.

     

    Profonde liberté à nos Cœurs, tabarnac.

     

    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder.

    « « Les joies de l’été … ou pas ! » - Chronique de l’atavisme trollesque dans la France décérébrée.
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