• Maudit pétage de coche en tabarnac - « Chronique trollesque en Macronie Twitto-Centrée ».

     

    Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Et en avant pour un nouveau texte de votre Troll préféré. Comme à mon habitude (vous commencez à me connaître), je vais ici traiter de plusieurs sujets distincts. Vous allez vite comprendre.

     

    Tout d’abord, les affaires de harcèlement sexuel qui s’enchaînent les unes après les autres. C’est maintenant au tour d’un islamologue « bien mal connu » dont vous connaissez le nom, d’être inquiété par la justice. Pas grand-chose à dire sur le personnage lui-même, à part que l’interprétation rigoriste d’une religion monothéiste n’apporte pas nécessairement la sagesse de l’âme et la paix, sans parler de la dignité … Le fait est que des femmes déposent plainte pour harcèlement sexuel, attouchements ou viol chaque jour. Mais, ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est l’affaire du « hashtag » maintenant célèbre « #BalanceTonPorc » sur Twitter. Je ne comprends pas. Parfaitement.

     

    Je ne comprends pas que les victimes de harcèlement sexuel, d’attouchements ou de viol préfèrent donner le nom de leur agresseur sur Twitter, au lieu d’aller porter plainte au commissariat de police ou à la gendarmerie. Il me semble (du moins) que la justice ne se fait pas via une application de messages en 140 caractères (ou plus, peu importe). S’il vous fallait encore une preuve pour être convaincus, chers lecteurs et amis, la voilà : la Macronie (pardon, la France) est maintenant régie par les « modes et standards de l’Internet ». Du moins, une partie de sa population. Toujours les mêmes, tabarnac.

     

    Soyons clairs : je n’ai jamais balancé une vidéo montrant un conducteur qui met ma vie en danger, en donnant l’immatriculation et le type précis du véhicule, sur Youtube (ni ailleurs) – d’ailleurs, je n’utilise pas mon téléphone en conduisant, car le fait de conduire m’occupe suffisamment comme cela. A quoi bon vouloir « se rendre justice » via une application de messages (pardon, de « micro-blogging ») ? Est-ce que les policiers et les gendarmes refusent systématiquement d’enregistrer un dépôt de plainte pour harcèlement sexuel, attouchements, viol ? Je ne crois pas. Donc, autant je suis pour un durcissement des sanctions envers les harceleurs, les violeurs et autres criminels sexuels, autant je persiste et signe : Internet ne rendra pas la justice en lieu et place de la justice institutionnelle. George ORWELL n’aurait même pas imaginé le quart de ce genre de conneries sans fond. Alors sans doute, aux yeux des bobos vendeurs de morale, dont le cul est vissé à demeure dans le cuir confortable (surtout ceux qui ont renoncé à la vie communautaire des Hippies pour pointer dans les « hautes sphères »), je passe pour un « has-been », un « réac’ », un « facho » éventuellement. Mais je m’en câlisse. Plutôt l’honneur que votre souillure.

     

    Tant qu’on parle de la NORME, eh bien on va continuer sur la lancée. Vous avez sans doute entendu parler des « émeutes » dans les magasins du groupe Intermarché, récemment. Pour des pots de Nutella, en promotion, à – 70 %. J’avoue sans peine que cette information m’a fait rire jaune. Rire cyniquement, même. Sans déconner … Des gens qui s’écharpent comme des chiffonniers (et c’est insultant envers les chiffonniers !), qui se marchent les uns sur les autres, qui en viennent à distribuer des mandales, pour partir avec le maximum possible de pots de Nutella « parce que la pub’ a dit que c’était en super promo » … ce sont des émeutes ? Non, ce n’était pas une scène d’émeute comme celle que l’on aperçoit dans le film catastrophe « 2012 », lorsque les Brésiliens se disputent les derniers cartons de nourriture disponibles après un séisme cataclysmique. Ce n’était pas non plus une scène d’émeute urbaine comme on en a vu durant Mai 68. Celles et ceux qui ont fait la queue pendant deux heures devant un magasin, qui sont entrés comme des diables hurlants dans le supermarché, qui se sont précipités sur 240 pots de Nutella (il faut que ce soit la marque, et pas la « marque distributeur », on est d’accord), j’appelle ça des abrutis, des moutons, des pantins, des loques, des asticots grouillants, des débiles. En plus d’être les fidèles représentants du « lepenproletariat », ils font la une des actualités ! Génial, le projet de vie ! Chapeau pour les objectifs !

     

    Ça me rappelle un peu les braves gogos qui ont fait la queue pendant 5 heures, dans le froid, pour la sortie de l’iPhone X. Tout heureux de pouvoir se payer un smartphone valant plus d’un mois de SMIC, trop heureux pour avoir occulté le fait qu’Apple les prend VRAIMENT pour des cons : eh oui les pigeons, il fallait « précommander » l’iPhone X sur Internet, pour le recevoir chez vous – bien évidemment, le magasin Apple n’en avait aucun en stock !

     

    Tu m’étonnes que, dans de telles conditions de délabrement intellectuel, sociétal et moral, plus personne ou presque ne pense à se rebeller, à se révolter, à faire éclore les germes d’un possible chambardement politique, encore moins penser à faire le ménage dans une classe politique, médiatique et industrielle dominée par les exploiteurs et les profiteurs. Bah non, tout le monde est en pâmoison, soit devant les insanités ordurières des sommités putassières de la télé-réalité, soit devant les conneries qui défilent sur Twitter, soit à l’affût de la « nouvelle mode » qui va faire d’eux des « winners » … Enfin, provisoirement bien sûr. Ah, au fait, on ne parle plus de Pokémon GO ? Pourquoi donc ? Cette mode insensée serait « dépassée », « ringarde » ? Tant mieux, bordel ! Et dire qu’après, ce sont des mecs et des filles comme moi, les « marginaux », les « losers », les « boloss », à cause de nos loisirs peu communs, de nos modes de vie, de nos idéaux, de nos cultures différentes ? Eh bien tant mieux, gang de trous d’cul de ciboire !

     

    Et pour finir en beauté, chers lecteurs et amis, quelque chose qui fait rager les populistes comme les « associations de conducteurs » soi-disant « respectables » : l’abaissement, au 1er Juillet prochain, de la limitation de vitesse, de 90 à 80 km/h, sur le réseau secondaire. Sur la question, je suis mitigé : ni pour, ni contre. Dans le sens où, et je le constate ici à chaque fois que je prends ma voiture pour faire mes courses, faire un tour, ou aller à une activité associative, près de 80 % des automobilistes que je côtoie sur la route ne respectent même pas les 50 km/h de rigueur en agglomération ! Encore moins les zones 30, ne parlons donc pas des zones de travaux (où la vitesse est aussi limitée à 30 km/h, dans le but, s’il faut vous le rappeler, de protéger à la fois les ouvriers du dit chantier, mais aussi les autres automobilistes). Dans ces conditions, et n’ayant pas besoin d’une voiture puissante et/ou d’une taille monstrueuse pour compenser une éventuelle virilité défaillante (Dieu me tripote), je me contrefous de ces « automobile-clubs » qui « montent au créneau » (on parle de conduite automobile … petite vanne du Troll ^^) pour dénoncer ce qui leur apparaît comme une « privation de liberté ». Personnellement, je m’en fous, de cette baisse de la limitation de vitesse. Enfin, surtout du pataquès médiatique que cela a créé. Pour le reste : je sais lire les panneaux, je sais lire mon compteur de vitesse, je sais qu’à 80km/h sur une route Bretonne, ma Ford Fiesta est bien plus efficace et sûre en 4ème qu’en 5ème. Et surtout, je ne suis pas pressé d’arriver, comme si ma vie en dépendait, quand bien même il ne s’agit que d’aller acheter un paquet de pâtes et deux bouteilles de Cola au Lidl !

     

    J’ai plus de 10 ans de permis voiture. J’ai eu conduit des poids lourds pendant 4 ans, et parfois dans les pires conditions climatiques. J’ai aussi eu conduit une antiquité sur roues, à savoir le Bedford. De fait, je serais bien mal placé pour m’insurger contre cette modification du code de la route ! En sachant, bien sûr, que mes formateurs de conduite poids lourd m’ont toujours appris à anticiper, à prévoir, à être constamment vigilant, et plus que tout, à adapter ma vitesse aux conditions de circulation, comme aux conditions climatiques. Je n’ai même jamais été verbalisé pour un excès de vitesse ! Alors ?

     

    Alors, bande de populistes aux foies pastissés, pressés de tout, pressés de rentrer vous tripoter en famille devant Hanouna ou « Les Anges de mes couilles à Tioumen » (désolé pour nos amis Russes), peut-être pressés jusqu’à vouloir éliminer de votre chemin le mec comme moi qui respecte, hélas pour vous, le code de la route au pied de la lettre … Louez-vous donc un hélico avec pilote, si vous êtes tant pressés de vous rendre de Douarnenez à Quimper pour faire vos courses de beaufs incarnés ! Vous verrez, ça coûte un peu cher, mais ça vous épargne le fait regrettable (à vos yeux) de devoir respecter le code de la route … Mais, attendez, nous sommes en France. Est-ce qu’en Norvège, au Danemark ou en Allemagne, les conducteurs réagiraient de la même façon que des connards trop pressés de décrasser leur putain de diesel à peine amorti ? Bien sûr que non.

     

    Donc voilà. Si par hasard, vous vous reconnaissez dans les épithètes fruités que j’ai énoncé (en visant les beaufs, les franchouillards, les débiles, les affamés de Nutella qui se castagnent, les conducteurs délinquants …), je n’ai qu’une chose à vous dire.

     

    Laissez-nous donc avec nos rêves, avec nos projets décalés, avec nos loisirs dont vous ne voudrez jamais, avec nos idéaux, avec notre marginalité, avec notre simplicité matérielle, et crissez-nous donc la paix, ciboire ! J’suis plus capable de faire avec votre osti d’attitude de marde ! Heureusement que j’ai pas la TV chez moi, sinon je me serais posé dans le canapé avec des tuiles oignon/fromage et une bière fraîche en maudit, pour vous regarder vous taper sur la gueule en direct sur fuckin’ BFM TV, câlisse ! [Ceci ne vous était pas adressé, chers lecteurs et amis.]

     

    Ouf, ça fait du bien. Je me sens libéré de tout ça. Maintenant, si quelqu’un occupant de hautes fonctions m’a lu, et est indigné par la virulence de mes propos (ou par de possibles « sentiments anti-nationaux »), le défi vaut toujours : je le laisse préparer mon exil vers la « Belle Province » (le Québec, vous aurez compris), avec recherche d’un job, d’un appartement dans une ville agréable, et démarches pour l’expatriation en tabarnac ! Car je suis sûr que chez nos cousins à la fleur de lys, je ne serai pas laissé sur le bord de la route par l’administration, à cause d’une « différence » qui fait trop peur au pays du « rien-disant » culturel.

     

    Merci à vous, chers lecteurs et amis, pour votre fidélité. Bonne fin de semaine en maudit !

     

    Votre fainéant dévoué,

     

    - Krähvenn « Trollsson » Vargbroder.

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