• On m'appelle Trollounet l'Idéaliste...

    Bonjour, chers lecteurs et amis.

     

    Pourquoi ce titre ? C'est pourtant simple. C'est la triste vérité. Je suis bel et bien un idéaliste. J'idéalisais la Marine Nationale (avec le résultat que vous connaissez si vous avez lu Chemin de Haine), j'idéalisais le transport routier, au point d'en tomber malade... Et j'idéalisais la Creuse.

     

    [A partir d'ici, ne vous étonnez pas de la dureté de mes propos.]

     

    Si j'avais su...

     

    Si j'avais su que ce département est principalement peuplé de cas sociaux en rupture de ban, de toxicomanes avérés et d'alcooliques notoires (sans compter les retraités hargneux faisant leurs courses le samedi matin), que je serai hébergé dans un foyer abritant également des handicapés mentaux (avec les conséquences que vous imaginez sur mon moral), que cette région n'avait strictement aucun avenir, aucune volonté de s'ouvrir, de se développer... Je ne serai pas venu, vous vous en doutez. Mais j'ai idéalisé la Creuse, je la voyais comme un pays de cocagne, comme le paradis que je cherchais...

     

    Les ennuis que j'ai eu quelques mois avant de quitter Grenoble (voir l'article « Trahison ») n'ont pas aidé à séparer le bon grain de l'ivraie, dans mon esprit du moins. Eh non, j'étais toujours comme un jeune con qui vieillissait, à idéaliser ce putain de département. Heureusement que je n'ai jamais idéalisé le Metal, sinon j'en serai aujourd'hui à écouter Johnny à fond la caisse dans ma brave Ford Fusion. J'ai eu tort de croire qu'une vie meilleure découlait forcément de mon départ pour la Creuse. J'ai eu tort de littéralement prendre la tête aux gens avec le Limousin, dont je ne connaissais pas les réalités sociales, économiques, et le peu d'avenir réservé à cette région toute entière. J'ai eu tort de partir.

     

    Et je ne m'en rends compte que maintenant... Quelle erreur. Mais ça s'appelle l'expérience.

     

    Enfin, je me suis fait cette promesse : ne plus jamais idéaliser quoi que ce soit. Et arrêter une fois pour toutes de voir la vie comme le monde des Bisounours. Tout n'est pas rose.

     

    Dès la fin de ma formation de magasinier, je compte bien refaire mon paquetage, et me barrer sur Laval. Pour en avoir discuté avec beaucoup de gens, je suis sûr que là bas, il y a vraiment du travail. Et de l'avenir. Et un niveau social plus intéressant...

     

    Bon week-end à vous, chers lecteurs et amis. Prenez soin de vous.

     

    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder

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