• Politique, médias, puis dégoût, solitude, et individualisme comme règles de survie.

    Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Ce soir, je vous reviens, coutumier à mes divagations trollesques et nyctalopes dans des volutes de caféine. Oui, je dis que je reviens, car j’ai été privé d’Internet pendant une bonne dizaine de jours. Hélas, nous avons beau vivre dans la sixième puissance économique de ce monde, avec des réussites formidables comme Airbus, Ariane, la 2CV, le Morbier, le whisky du Bourbonnais ou les moutons avinés gorgés de frontisme… (au choix), il faut encore une dizaine de jours avant qu’un technicien de votre opérateur Internet se décide à vous dire qu’il fallait simplement écarter les languettes métalliques du filtre ADSL reliant votre box à la prise téléphonique pour obtenir votre accès. Vous avez compris de quel opérateur je parle, en tout cas celui qui a perdu plus d’un million de clients en un an environ. Bref.

     

    Je reviens ce soir, pour, comme à mon habitude, vous livrer le fond de ma pensée sur l’état de notre pauvre pays. Les érections pestilentielles arrivent, alors les membres adhèrent au parti (Coluche aurait dit pareil), et fatalement, des affaires embarrassantes pour les présidentiables apparaissent opportunément dans la presse à grand tirage… laquelle n’a jamais aussi bien rempli sa fonction d’allume-feu pour la cheminée ou le barbecue. Vous vous doutez bien que je ne vais pas prendre parti pour la « victime d’une odieuse machination socialiste » qui ne fait que pérorer dans les gazettes pour à la fois tenter de corriger l’inévitable vérité et de paraître « exemplaire » en termes de gestion de sa fortune, de traçabilité des « salaires » envers sa femme, assistante parlementaire dont on a appris récemment l’existence… Surtout, ça me fait marrer. Rire jaune ou rire qui grince, au choix. Ce qui me fait encore plus rire, c’est que les électeurs « bas du front » n’ont jamais été autant boostés par les sondages des instituts supposés « indépendants ».

     

    Mes couilles. Tripotez-moi la bite et appelez-moi Skippy le Kangourou. Honnêtement, vous allez continuer longtemps à voter pour les mêmes, ou pour leurs valets, ou pour leurs successeurs ? Après plus de 50 ans d’affaires à scandale et de scandale des affaires, vous allez continuer à mettre benoîtement le même bulletin de vote dans l’urne d’une élection qui, à mes yeux, est nécessairement pliée d’avance ?

     

    Beaucoup de gens invoquent le « devoir citoyen » en parlant du vote, que ce soit aux élections cantonales, sénatoriales, régionales, présidentielles, européennes… Et aussi, il faut bien le dire vu l’avalanche de non-actualités qui a suivi la primaire du PS, la désignation du présidentiable officialisé par son parti, comme un héritier du trône. Encore que j’emploie plus souvent et plus volontiers le mot « trône » pour parler de mes WC, de toute façon, la politique c’est comme l’andouillette. Il faut que ça sente la merde, mais pas trop ! Non, je ne parlerai plus de « devoir citoyen » en ce qui concerne le droit de vote. Surtout en sachant que, dans certaines villes déshéritées, l’élection municipale se joue à 10, à 3 voire à 1 voix près ! En considérant aussi que dans ce genre de villes, les gol… les déb… les hydrocé… les consang... pardon, les « populations désespérées intellectuellement » (novlangue), sont inévitablement prises par la main pour qu’on leur explique pour quel candidat voter.

     

    J’estime que, vu la situation, il ne sert de toute façon à rien ou à pas grand-chose d’exprimer sa colère dans les urnes. Surtout pas en votant FN, il faut bien dire qu’ils ne sont pas plus « anti-système » que moi connaisseur du chamanisme ancestral Sibérien. Si être « anti-système » a été galvaudé par les médias, sur les réseaux sociaux, notamment pour définir une certaine frange des « penseurs Youtube » prédisposés à la quenelle (sans sauce Nantua, sans couteau ni fourchette, sans avoir cuit au four, vous aurez compris), ce terme ne vaut en tout cas rien pour caractériser le programme politique, ou les ambitions du FN. Sachant que les eurodéputés de ce parti… ne font jamais ou presque le déplacement jusqu’au parlement Européen, pour autant ils touchent la rémunération correspondante. Bizarre pour des politiques ouvertement opposés à l’Europe, à la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace Schengen, et pour autant proches voire très proches d’un autocrate, relique post-soviétique évoquant la guerre froide par son ambiguïté au sujet de l’Ukraine comme de la Syrie (l’emprunt Russe remis au goût du jour !) ou d’un milliardaire au pouvoir au pays des armes, voulant refouler les Français à l’entrée sur son territoire au vu de leur mur Facebook… bien qu’il soit lui-même descendant d’émigrés Irlandais.

     

    Être « anti-système » en ayant réellement quitté le système, c’est à dire en ayant coupé vis-à-vis du système toute dépendance, physique, morale, culturelle, financière, c’est très rare de nos jours, à l’exception de quelques courageux, sans doute les derniers représentants des Hippies. Lesquels, et on les comprend, ont choisi de vivre au milieu de nulle part, vivre de débrouille et d’application de la philosophie de MacGyver, vivre d’agriculture ancestrale, des gens qui n’ont donc aucun intérêt à posséder le dernier iPhone 7 (d’une valeur supérieure à celle de ma voiture actuelle en pièces détachées, bien entendu) ou à meugler de concert envers les « profiteurs » et les « fainéants » (certains travailleurs handicapés comme moi ont déjà entendu ça quelque part)… Là, oui, pour ces groupes de personnes qui ont choisi leur destin en pensant par eux-mêmes (*), on peut parler d’une idéologie et d’une façon de vie cohérentes avec les aspirations des plus modestes d’entre nous. En tout cas, celles et ceux qui choisissent de dire « Merde » à ce système ultra-libéral qui ne propose que la soumission au travail, aux crédits, à la normopathie. Car, finalement, il est toujours plus ou moins question de cela.

     

    (*) Bien évidemment, je tempère mon optimisme, et je m’oppose furieusement aux nouveaux gourous qui, par le biais d’une mélasse aux multiples références spirituelles, ésotériques et/ou occultes, hébergent des gens chez eux, tout en exigeant d’eux la mise à mort de leur esprit critique, de leur dignité, de leur liberté d’action, et pire parfois, le statut d’esclave sexuel, le tout lié au dessein de volonté de puissance du gourou. Des exemples sont connus en France comme dans d’autres pays, attention à vous si vous doutez d’une « initiative de retour aux sources »… renseignez-vous d’abord sur Google, et au besoin, demandez l’avis d’une personne calée en spiritualité ou en ésotérisme.

     

    Bref nettoyant pour vitres, je reprends.

     

    Votre serviteur, par exemple, quand il va faire ses courses, ne cesse de croiser sur les parkings, des bataillons entiers de moutons, se garant sur les places « famille » plus proches de l’entrée du supermarché que les places réservées aux handicapés (!), les parfaits petits soldats de l’inculture, du mauvais goût vestimentaire (jogging pyjama, coupe de cheveux à la con…), aveuglés par leur matérialisme obscène se manifestant jusque dans les cris et les pleurs de leurs gamins hystériques de mauvaise éducation (« hyperactifs », pardon, novlangue encore), lesquels, en bons lobotomisés allant assurer la relève du troupeau, ne manquent jamais une occasion de réclamer leur marque de biscuits ou de confiseries préférées, « vues à la télévision ». Et les Dieux savent à quel point je les méprise ! J’en ai rien à foutre de leurs regards en biais qui me reprochent ma voiture, âgée mais toujours vaillante, ma plaque « étrangère » à la Bretagne, mon béret aussi, ma musette Eastpak camouflage, ainsi que, bien sûr, mon adhésion sans faille au Paganisme Européen et au Metal (surtout BM folk, pagan, ambiant, médiévaliste ou façon Tolkien.) Sans parler de mon goût prononcé pour l’univers Fantasy et la SF, comprenons bien que cela leur est étranger, donc ça leur fait peur. Allez comprendre pourquoi un homme ou une femme qui lit en plein air est regardé de travers par des reliquats d’humanité tout juste bons à « chasser les Pokémons » ou à se déguiser en morts-vivants à l’occasion d’une fête qui fait peur à leurs cons de parents !

     

    Pierre Desproges, en son temps (et il était visionnaire…) disait la chose suivante : « Allez-y, faites des gamins, crétinisez-les ad nauseam pour leur faire détester tout ce qui vous est étranger, poussez-les à faire des études de mathématiques, parce que vous n’êtes que chef de rayon, alors que votre fils, oui, sera chef de diamètre ! »

     

    L’exemple, pardon, les exemples de la mort programmée de cette société ne manquent pas. Notamment les gamins qui, dès l’âge de 10 ans, disposent à la fois d’un smartphone neuf, d’un vélo bas de gamme pour risquer de se casser la gueule dans des escaliers (!), et du vocable d’un homophobe qui aurait été éjecté de la Manif pour Tous. Inutile de tenter toute approche par la voie « diplomatique » envers eux, surtout pour moi, surtout vu mes références culturelles et, euh… l’absence de toute culture chez eux, bien détectable par l’extrême pauvreté de leur langage courant. Alors, que faire ? Vu que la diaspora internationale regroupant les Trolls, les Lutins, les Fadets, les Gnomes, les Korrigans (mâles comme femelles) n’est pas, et ne sera jamais reconnue comme « peuple » par les Nations Unies, inutile de voter une motion de censure en réponse à toute tentative de contamination d’un ‘Talleux, d’un Teuffeur, d’une Rôliste ou d’une jeune Gothique par leur bouillie musicale (même les mecs qui chantent faux deviennent des « artistes », un peu d’Auto-tune, en avant…), ni même à toute manifestation d’hostilité, fût-elle accompagnée d’éthylisme avancé ou de parfum de fines herbes illégales. Autant envoyer la charge de Rivfader, ce qui a beaucoup plus de chances de succès en moins de temps. C’est ma vision des choses, je l’assume pleinement et parfaitement, je sais, bien sûr, que mes camarades, ceux partageant cet état d’esprit en face du vide vertigineux, doivent se sentir esseulés, dépités par la déliquescence de cette société, de ce pays gouverné par des financiers élus par de pauvres cons, dans laquelle un « chanteur » de RNB reçoit une victoire de la musique. Consolation malgré tout, le groupe Français GOJIRA a reçu deux nominations aux Grammy Awards. Comme quoi, rien n’est encore perdu. Pour le moment.

     

    Extrémiste, moi ? J’ai connu des metalleux bien plus radicaux dans leurs propos ou leurs actes, à côté de certains, je passe même pour un hippie. Fasciste ? Non, ni politiquement ni culturellement, de toute façon je n’impose pas ma culture sur 5 chaînes de TV à la fois. Appelant à la violence ? Juste au droit à l’autodéfense pour les miens, pour mes frères et sœurs culturels, en cas de provocation manifeste… autodéfense par la répartie verbale en tout cas, ça embrouille les heureux propriétaire de trois neurones ou les « j’ai pas de séquelles », sans trop se torturer le cerveau. Religieux radicalisé ? Non plus, sachant que je ne suis ni converti, ni convertible, car je tiens trop à la bière, aux romans Fantasy, au Metal, aux Mégalithes et au goût du Fuet Catalan, et que de toute façon, le terrorisme islamiste me fout la gerbe. Par contre, dans ma génération, j’ai vu des cas superbes de manque total d’éducation (est-ce que vous aimeriez que quelqu’un regarde par votre fenêtre ce qu’il se passe chez vous ?), de négligence envers la Nature (deux fûts de peinture pour bâtiment dans la benne verte, la déchetterie doit être trop loin…), de défis ridicules en plus d’être dangereux, souvent mortels (encore un « con » plètement bourré qui s’est fait faucher par un train récemment…), de mots totalement inconnus quand j’avais 12 ou 13 ans (« boloss », ça veut dire quelque chose, au fait… j’attends toujours une définition en Français correct), de dénigrement de tout ce qui est étranger au « lepenproletariat », surtout et par définition ce qui leur fait peur.

     

    Honnêtement, je me fais une joie mauvaise et cynique (et cynique pas, tant pis, il n’aura pas de gamins, BIM, hallebarde offerte par la maison Troll !) d’avoir encore plus d’abrutis de cet acabit à remettre à leur place, vu les circonstances, le nombre ne manquera pas. Face à ceux-là, j’ai bien envie d’appeler mes camarades culturels, peu importe leurs tendances politiques, leurs références culturelles (un metalleux ou une gothique sera de toute façon toujours plus proche d’un traveller vivant en camion que d’un beauf enfumant tout un quartier avec son Audi A3 diesel…), leurs spiritualités (et les athées sont bienvenus aussi), tous les outsiders que nous sommes, à se mobiliser pour hurler que nous existons, que nous sommes pas des bêtes de foire, que la norme nous fout des furoncles. Il y a quelques jours, j’ai exprimé ma position sur un sujet lié à tout cela, dans un forum parlant de Black Metal, en disant que finalement, pour beaucoup, la soumission à un Dieu unique avait été remplacée sans trop de problèmes par la soumission au matérialisme, à la pub, à la norme. Est-ce qu’un jour, je deviendrai un tribun de la masse des outsiders ? Ou quelque chose d’équivalent ? L’avenir le dira.

     

    Et l’avenir déterminera aussi celui de nos cultures marginales. Le Metal, la culture Goth, la culture Psytrance, la culture Punk, la Fantasy, la SF glorifient tout ce qui fait peur à tous les autres. Et on vous emmerde !

     

    Bonne soirée et bon week-end à vous tous, chers lecteurs et amis.

     

    Ne renoncez pas à ce que vous êtes. Pas pour vous faire plus d’amis. Pour rien au monde d’ailleurs.

     

    Liberté, Metal, Bière, Saucisson et Tradition !

     

    - Krähvenn "Trollsson" Vargbroder

    « Fierté d'être Français ? Aucune. Étranger dans mon propre pays.Politiquement inclassable ... - Plus indépendant que jamais. »
    Partager via Gmail

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :