• Quel avenir... ?

    Bonjour, chers lecteurs.

     

    Cette semaine, j'ai eu quelques mauvaises nouvelles concernant mon avenir. Tout d'abord, il n'y a aucune place dans tous les ESAT et EA que j'ai contactés, un peu partout en France. Et ce uniquement pour les ESAT et EA accueillant les personnes en situation de handicap psychique (comme moi). Car je me suis rendu compte, après moult recherches, que la plupart des ESAT en France n'accueillaient que les personnes atteintes de déficience mentale, ce qui n'a rien à voir.

     

    Ensuite, je me suis rendu compte que le dispositif d'aide au retour à l'emploi qui me suit, se foutait ouvertement de moi. En m'assurant qu'un ESAT dans la Creuse allait ouvrir une activité « informatique », ce qui, après un appel de ma part, s'est révélé faux. Et il semble que l'assistante sociale chargée de mon dossier... n'ait tout simplement pas encore envoyé mon dossier à la MDPH.

     

    Enfin, l'ESAT dans lequel j'ai fait mon stage en septembre dernier m'a pondu un rapport, qui est plus une charge en terme de jugements de valeur d'une bêtise navrante. Exemple : « Mr *** pose trop de questions, cela parasite son travail, il change souvent d'avis quant à son projet professionnel »... Ah bon ? Dans une situation de handicap comme la mienne, où la personne veut retravailler, n'est il pas normal de se poser des questions, de douter, de soi, des autres, et de son avenir ?

     

    Il est clair que leur avenir est assuré, vu le nombre de personnes souffrant de maladies psychiques dans notre pays. C'est vrai que quand on a une situation stable, on ne cherche qu'à la préserver, aux dépens de ceux qu'on doit « aider »... L'emploi qu'ils disent protéger n'est que le leur. Ils sont totalement à côté de la plaque.

     

    Je peux vous dire, chers amis, que c'est un sacré coup au moral. Je vais donc voir mon psychiatre en urgence demain, lui saura me conseiller efficacement. C'est un vrai professionnel de la santé psychique, je lui fais entièrement confiance.

     

    Franchement, je ne vois pas d'avenir « normal » à cette situation... A part toucher l'AAH à vie (790 € mensuels), et louer un appartement à 200 €... quelque part à la campagne, évidemment, car les loyers sont bien trop chers en ville. A moins de trouver un logement social... Et encore, cela ne pourra se faire que dans un seul département : la Creuse, évidemment. A voir, après discussions avec mon psychiatre et mes proches.

     

    Chers amis, vous devez bien le ressentir : depuis que je suis tout jeune, je sens que je n'ai pas ma place dans ce système. Depuis tout petit, mes lunettes et mes bonnes notes en Français et Histoire Géographie m'ont attribué d'office le qualificatif d' « intello ». Heureusement, quand j'ai réussi à mettre un pied dans le monde du travail (quand j'étais chauffeur routier), plus rien. J'ai cru, un moment, pouvoir oublier tout cela. Mais mon passé m'a rattrapé... Alors, ma foi, si « ils » considèrent que je ne suis pas « fait » pour ce système, eh bien qu'ils aillent au Diable. Dans ce cas, je toucherai l'AAH à vie, et je m'occuperai comme je pourrai.

     

    Je n'ai jamais eu la mentalité d'un profiteur, d'un assisté, ou quoi que ce soit dans le genre. Je pense juste que si je n'ai ma place nulle part, autant me poser à côté, et mener une vie honorable, être heureux avec peu, plutôt que malheureux avec trop.

     

    Je vous tiendrais au courant de l'évolution de la situation, pas à pas. J'espère un dénouement heureux, mais rassurez vous, je ne suis pas encore au fond du trou ! Je vais m'en sortir.

     

    A bientôt, chers amis.

     

    Troll.

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