• Bonsoir, chers lecteurs et amis !

     

    Ce soir, j'aimerais vous faire rêver, vous faire penser, vous transcrire des évocations de voyage en camping-car, ou en fourgon aménagé. En quelque sorte, faire l'éloge du mode de vie Traveller, car c'est une culture underground qui me plaît tellement, que je pourrai en parler des nuits entières. Et ce après avoir passé quelques nuits blanches à baver violemment, à la lecture de blogs de voyages à l'étranger… Je ne sais pas si je pourrai redevenir Traveller un jour, peut être pas, en tout cas, je mettrai un point d'honneur à le faire… si c'est dans mon cheminement personnel, et surtout si c'est possible. C'est, disons-le tout net, à l'instar de la yourte ou du chalet au milieu de nulle part, une des plus belles et des plus abouties définitions de ce qu'est la liberté. Et, vous savez combien ça me tient à cœur !

     

                                          Jusqu'à l'horizon, et plus loin encore...

     

    Alors, je sais, je n'ai pas voyagé très loin avec le Bedford que j'avais en 2009/2010. Ma maladie m'a barré le chemin. Mais, il faut que je vous dise : je n'oublierai jamais les virées que j'ai fait aux commandes de cet engin de teuffeur. Cela restera gravé dans ma mémoire, et revient en partie, sous forme de sympathie, au croisement d'un camping-car ou d'un fourgon aménagé. Et ce, peu importe l'âge, la marque, ou l'aspect général d'un tel véhicule. J'ai en tout cas une pensée sincère pour Orèl et son compagnon, à chaque fois que je croise un C/C. Je me dis, « ça pourrait être eux, de passage dans la Creuse pour venir me voir ». D'ailleurs, j'attends leur visite prochaine avec impatience ! Ils comptent parmi mes amis les plus fidèles et les plus intègres. Dans le sens où ils n'ont jamais renoncé à leur mode de vie, à leur simplicité, à tout ce qui fait leur culture personnelle (look, musique, intérêts, idéalisation du voyage…), et c'est pour cela que je suis resté en contact avec eux.

     

     

                                  Jusqu'à l'horizon, et plus loin encore...

     

     

    J'ai de magnifiques souvenirs de nuits passées à regarder des blogs évoquant un voyage en C/C vers la Mongolie ou l'Asie centrale, ou encore vers l'Iran (bien que cela soit déconseillé actuellement à cause de la situation en Turquie), le tout en abusant d'une perfusion psychédélique que l'on nomme « Psytrance ». Je n'ai pas honte d'avoir des rêves comme celui ci, ou comme d'autres d'ailleurs. J'y repense souvent…

     

    Quand bien même les Travellers font peur aux « bonnes gens », il faut apprendre à les connaître pour les comprendre, pour se représenter leur idéal de liberté et de simplicité. Il ne faut pas les chasser d'un parking (soi disant parce qu'un camping-car, « ça fait tâche »). Il faut les laisser vivre ! Car, à leur façon, ils font tourner l'économie comme toute autre personne. Ne croyez pas que ce sont des citoyens de seconde zone, ou des fainéants, sous prétexte qu'ils vivent à l'année dans un véhicule aménagé. Évidemment, la normopathie ambiante ne les aide pas, bien au contraire ; alors, si une minorité adopte des comportements dédaigneux ou réducteurs vis-à-vis des sédentaires, l'immense majorité ne fait que vivre selon son idéal.

     

    Et, les années passant, la jeune génération de nomades (20-35 ans) est de plus en plus complétée par de nouveaux retraités. Ceux-ci vivent aussi à l'année dans leur véhicule, ils ont une adresse postale chez leurs enfants ou chez des amis, ont parfois revendu leur maison pour vivre dans l'équivalent d'une cabine de péniche, mais ils sont heureux, et ils profitent à fond de la vie. Car, l'humain n'est pas éternel…

     

    Ainsi donc, beaucoup d'entre eux se comportent tels des oiseaux migrateurs : en plein hiver, ils foutent le camp en masse au sud de l'Espagne, ou au Maroc, et l'été, pour éviter les grosses chaleurs et les coins trop touristiques, ils prennent la direction du Nord, notamment la côte de la mer du Nord, et par extension la Belgique et les Pays-bas. Je pense, même sans faire partie de cet assemblage hétéroclite de cultures, de véhicules et de visions du monde différentes, qu'ils sont plus heureux et posés, qu'en étant cloisonnés dans un appartement en ville. Au moins, si l'accueil dans un patelin ne leur convient pas, ce n'est pas grave : ils font dix kilomètres de plus et trouvent autre chose.

     

     

                                        Jusqu'à l'horizon, et plus loin encore...

     

     

    Quant aux causes de l'adhésion de plus en plus de jeunes (et moins jeunes) à ce genre de mode de vie, elles sont nombreuses. Notamment le coût des loyers, le coût en général de la vie en ville, le besoin de se créer un univers (par le biais des free-party et autres festivals), la passion du voyage, jusqu'à l'horizon et plus loin encore, jusqu'à plus soif. Je ne peux que tirer mon chapeau à ces jeunes (et moins jeunes) pour leur courage, leur détermination, leur volonté de bouleverser les codes de la norme, et de se réapproprier leurs existences. Je l'ai déjà dit, si je le pouvais encore, je serais à leurs côtés !

     

    En tout cas, chers lecteurs et amis : si vous faites ce choix de vie dans les prochaines années, et que mon projet de vie simple (chalet, roulotte ou yourte) se concrétise comme prévu, je vous inviterai volontiers à passer quelques jours tout à fait trollesques sur mes terres ^^

     

                             Jusqu'à l'horizon, et plus loin encore...

     

     

    Une dernière chose : votre particularité culturelle est à préserver des coups de boutoir de la normopathie ambiante. Restez tels que vous êtes, gardez votre indépendance… Et, si vous êtes appelés un jour à redevenir sédentaires, pourquoi ne pas revendre le camion et opter pour un habitat léger et mobile ? Tout est possible !

     

    A très bientôt, au plaisir de vous lire !

     

    - Troll

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Chers amis lecteurs, voici un récit de voyage en Bedford... Souvenirs !

    Bonne lecture à vous tous !

     

    La Chevauchée des Ménestrolls, par là bas à travers (*) 

    Et donc, ce jour froid et humide de janvier 2010, j'appelle un de mes amis Metalleux de l'époque, à savoir Mohrkahnt Skjenet Ov Svarte Morket (de son prénom Romain, mais dans le Metal extrême, on a souvent un surnom, "alter ego", à coucher dehors avec un billet de logement !) et je lui propose une petite virée en Bedford. Il accepte sans discuter, et il me rejoint à en banlieue Ouest de Grenoble, sur le parking "visiteurs" de la résidence où habitaient mes parents à l'époque. Eh oui, parking visiteurs... Car le Bed ne pouvait pas entrer sur le parking dévolu aux propriétaires et locataires de la résidence, impossible de le manœuvrer sans risques, non seulement pour son intégrité de carrosserie, mais aussi par peur d'égratigner un véhicule plus moderne... Donc, nous nous retrouvons sur ce parking. Tour de vérifications (comme avant chaque départ, eh oui, comme à l'épreuve pratique du permis PL et SPL !), 10 minutes de montée en température du moteur, je branche mon walkman MP3 de l'époque sur la prise USB du poste radio (entre parenthèses, le seul truc électronique monté dans le Bedford !) et en avant pour la France ! 

    Nous sortons donc de la ville par la route du pont de Catane, la meilleure option pour s'insérer sans souci sur l'autoroute urbaine A480 qui traverse l'agglo, du nord de St Egrève au sud de Claix et jusqu'à la jonction avec la branche nord de l'A51. Autoroute urbaine surchargée aux heures de pointe, mais aussi, bien évidemment, quand viennent les vacances d'hiver, c'est une route d'accès majeure aux stations de l'Oisans, du Dévoluy, et même de Gresse en Vercors... Et c'est un peu avant, à hauteur de Pont de Claix, et de sa magnifique tour d'alarme (tour ressemblant à un phare, mais abritant l'alarme pompiers permettant d'annoncer un accident à la plateforme chimique toute proche...), que nous quittons l'A480. Nous nous retrouvons immédiatement sur une route 2x1 voies, sans possibilité de dépassement pendant plusieurs kilomètres... Et un premier test pour les phares et feux du Bed', un magnifique tunnel... A l'entrée du quel il est précisé "Distance minimale entre deux véhicules : 90 mètres" par un panneau bien visible. Évidemment, personne ne respecte ça, et toute la "noce" des véhicules suiveurs se colle à nos basques. Bien forcé de ralentir, le tunnel étant limité à 70 km/h, j'encaisse la "rage routière" des possesseurs d'Audi A3 TDI et autres voitures onéreuses de "frimeux" qui, en nous doublant rageusement 5 km plus tard, nous feront bien comprendre que "la route est à eux" et que nous n'y avons pas notre place, avec notre armoire normande sur roues ^^ Manque de pot pour eux, j'ai l'habitude de ce tunnel : je l'ai pris je ne sais combien de fois, en véhicule présentant ô combien plus de risques que le Bed' : à savoir un ensemble routier tracteur + semi citerne... Option produits chimiques (!) Il est samedi, alors bien sûr, les véhicules relevant de la RTMD (réglementation du transport de marchandises dangereuses par la route) ne roulent pas ! 

    Peu nous chaut, nous continuons sur la route. A notre gauche, arrive le terrain vague sur lequel, des années auparavant, s'élevait l'usine Enichem Polymères (groupe ENI, anciennement Agip). Il n'en reste rien que quelques fondations éparses, dans une savane d'herbes jaunies, similaire à ce qu'on croise en forêt des Landes après la tempête de 1999... 

    Sur ces considérations post-apocalyptiques, nous prenons volontiers le pont routier surplombant la gigantesque plateforme Arkema de Jarrie/Champ sur Drac, accompagnée de l'usine AREVA et du dépôt Air Liquide... Tous ces logos sympathiques nous rappellent que nous sommes bel et bien en zone SEVESO. Inutile de s'en approcher, encore moins d'ouvrir les fenêtres ! Quelques kilomètres plus loin, ayant retrouvé le plancher des vaches, nous entrons dans le défilé de la Romanche (non, pas Gromanche comme dans Groland ^^), mais le torrent, affluent du Drac, qui naît dans le secteur de Bourg d'Oisans. C'est dans cette localité que nous nous rendons, à vitesse très modérée. Le passage au droit des Ruines de Séchilienne, après le contournement de Vizille (haut lieu de la Révolution Française) est impressionnant, on s'attend à tout moment à prendre 3.000.000 de mètres cubes de roches dans la poire (ça devait se produire il y a 40 ans, un lotissement entier a été exproprié et rasé, une déviation routière et un aqueduc ont été construits, et puis bon, Grenoble et Vizille sont toujours debout...) Bonne nouvelle, la rude et étroite traversée de Livet-et-Gavet et d'une partie de Rioupéroux n'est plus obligatoire, une déviation bien conçue fait son office pour éviter les bouchons. A la bonne heure ! 

    Ensuite, nous attaquons une portion en 2x2 voies, limitée à 110. A quoi bon se prendre la tête, dans ces conditions et la rampe de 3%, le Bed ne dépasse pas 75 km/h ! De fait, nous nous faisons violemment déposer par toutes sortes de voitures plus... conventionnelles que notre engin de teufeur ^^ Et c'est à ce moment là que se justifie notre surnom de "Ménestrolls" : le troll étant une créature de la mythologie scandinave, et le cœur à chanter, nous entonnons un ancien chant Viking en Danois ancien, le "De To Spellemenn", dont voici une vidéo musicale ! Ça reste du Metal bourrin, donc vous êtes libres de ne pas écouter... 

     

                                 
     

    Det bodde en fru ved Kjerraten, FATTERA SOMMERSVANE ! 

    En gros, c'est l'histoire de deux sœurs, dans un village Viking ancien. Et une des deux est malchanceuse en amour... Deux ménestrels ("Spellemenn" en Danois) arrivent au village, et jouent. La sœur la plus malheureuse en amour lance un sort pour séduire un musicien. Manque de bol, le sort échoue, et se retourne contre elle : non seulement l'autre sœur (donc la plus chanceuse) part en couple avec le ménestrel, mais la "sorcière" meurt brûlée par une force occulte le lendemain... 

    Emportés par l'élan Viking bien compréhensible, surtout sur une route de Trolls (en pleine vallée, traversant des forêts et des étendues désolées, avec une rivière qui serpente...), nous nous mettons à chanter en yaourt et à l'unisson éraillé par la cigarette :"Saucisson, Tradition, Baston, Pâtes au Saumon, Viande des Grisons" (allez savoir pourquoi !) Hédonistes, les Metalleux ? Plus que jamais ! 

    Aucun souci mécanique, le Bed' chauffe normalement, et l'essence ne manque pas dans le réservoir. Le rayon de braquage impressionnant (des années après, je ne m'en remets pas !) nous aide bien dans les rond-points les plus serrés. Tout va bien. Les balais d'essuie glaces font aussi leur office, pour lutter contre la bruine ! Feux de croisement allumés, bien sûr, pour ça.... J'ai toujours fait un peu comme les Scandinaves, justement ! Qui, eux, allument leurs feux de croisement à la moindre chute de luminosité... (et chez eux, Norvège, Suède, Finlande, Danemark, c'est obligatoire du début de l'automne à la mi mai !) 

    Nous arrivons à Bourg d'Oisans... exactement 1h25 après notre départ de Grenoble, en bon état (l'équipage comme le tromblon)...

    Nous nous baladons quelque peu en ville, et nous trouvons sans peine un troquet pour boire... une Bière, évidemment ! La pause toilettes s'impose aussi, le Bed n'étant pas pourvu de WC chimiques. 

    Ensuite, une petite halte au supermarché de la ville (Super Casino il me semble), nous achetons là bas... Un pack de bière Belge (on n'en a jamais assez ^^) et un saucisson de "par là bas à travers" ! 

    Retour sans histoire, bon souvenir, carrément barré (autant dans la musique, dans le véhicule, que dans le look : treillis noir pour le pote, camouflage pour moi, Rangers au pied, sweat Pagan Metal pour moi, tee shirt Taake et perfecto pour mon coéquipier, et bien évidemment, le béret pour moi, ajoutez à cela le marteau de Thor au cou et vous aurez le tableau complet) !

     

    La Chevauchée des Ménestrolls "par là bas à travers"...

     

    Merci à vous d'avoir lu jusqu'ici ! A bientôt !

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Bonjour, chers lecteurs et amis.

     

    Comment vous dire… J’aurais aimé parler d’autre chose que de politique, de la situation actuelle en France, pardon, dans la « start-up France » (ironie), mais finalement, comme l’actualité est littéralement dominée par ces thématiques qui nous deviennent détestables… J’ai choisi de me mettre à l’aise sur ce sujet, et je suis convaincu que parmi vous, beaucoup vont se sentir concernés. De même que certains arrêteront de suivre Dernier Bastion, sans doute écœurés par mes coups de boutoir envers la « société de la norme », laquelle a remplacé avec succès « la société du spectacle » bien décrite par Guy DEBORD.

     

    Comment être humaniste ?

     

    Comment ai-je pu l’être ?

     

    D’abord, comment être humaniste, oui, dans ce pays de veaux bien dociles se laissant mener à l’abattoir ? Ceux-là même qui vous détaillent comme un quartier de viande sur pattes à cause d’un « détail » vestimentaire ou physique, qui sort de leur « normalité » - pardon, de leur normopathie méritant décidément de toute urgence sa place d’honneur dans le DSM-V, le répertoire des troubles psychiques et psychologiques – et qui s’offusquent de votre réaction quand vous ne souhaitez pas que ces tristes représentants du « déclassement » vous emmerdent ou fassent un commentaire baveux sur votre look !

     

    Non, définitivement, on ne peut pas être humaniste envers tout le monde, à mon sens. Pas dans ce pays. Ailleurs, peut être, à coup sûr dans des pays plus évolués et plus ouverts vis-à-vis des cultures Metal, Goth, du Paganisme, et comprenant dans leur culture le respect de l’intimité … en gros, la Scandinavie, la Finlande, l’Angleterre vu ce que m’en dit le JayJay y mérite sa place … L’Allemagne bien sûr, car je tiens à souligner que le festival de Metal de Wacken n’a jamais connu de débordement notable … contrairement à tant de concerts de Rap. Le Japon, la tolérance globale envers la culture de l’autre, son intimité, son look, est telle que les jeunes mecs et filles sont bien libres là-bas de s’habiller en personnages de Mangas, en super-héros, en guerriers du Moyen-Âge, ou en Trolls (!), personne ne leur dit rien. Pas une agression, pas une remarque du genre « wesh Dracula, t’es sataniste ou bien ? », rien de tout ça. Ah, au fait. Est-ce que ces pays tolèrent des rappeurs bloquant une autoroute ou une ligne de chemin de fer pour un « clip » de leur regrettable « musique » ? Est-ce que leurs médias sont monopolisés par cette culture « bling-bling », dont les pires représentants chez nous produisent finalement des individus à peine aussi évolués que l’électeur FN moyen ? Je ne crois pas. Ou comment avoir une soudaine envie de demander l’exil culturel !

     

    Chers lecteurs et amis, vous vous dites sans doute que je ramène tout ou presque à la culture (ou à l’inculture). C’est pas faux. Traitons maintenant, si vous le voulez bien, la seconde partie de la question, sur le volet politique et sociétal.

     

    Comment ai-je pu être humaniste ? Comment ai-je pu croire faire partie de ce peuple qui, bien que certains aient réalisé depuis longtemps que voter ne sert à rien ou presque, continue à choisir ses « représentants » comme ils choisissent des tomates ou des carottes au supermarché, autrement dit … sans réfléchir ? Sans penser autrement que « bah, la télé a dit ça, je vote ça, parce qu’il pleut, fait chier » (!)

     

    J’ai voté Flon-Flon en 2012, pour faire barrage au Nabot, je m’en suis mordu les doigts pendant longtemps. J’ai voté contre Mme Flamme Maudite (et pas vraiment pour Mr Uber), et j’aurai mieux fait de me casser une jambe ! Bien évidemment, libre à notre nouveau « patron », puisque c’est ainsi qu’il définit le pays, une « start-up », de dire qu’il y a « des gens qui font de grandes choses et des gens qui ne sont rien ». Merci camarade, depuis le temps que je suis plus ou moins « interdit de travailler » par la bonne volonté de la MDPH, de Cap Emploi, et d’une congrégation de fans de la « pause-café » vissés sur leurs fauteuils en cuir et engoncés dans leurs logiciels idéologiques périmés, j’ai fini par en être convaincu ! Je pense que je ne voterai plus jamais, et à quoi bon ? Même en prétextant un « renouvellement » de la classe politique, l’ultra-libéralisme, le « développement durable », la casse des droits sociaux, la chasse aux « différents » iront croissant ! De même que la présence regrettable du FN au Parlement … après tout, l’extrême-droite a toujours été l’alliée du grand capital, car elle ne représente que la finance et la magouille (l’emprunt Russe au dessert, c’est un régal !), et ses alliés, nécessairement hostiles aux travailleurs … qui pourtant se jettent dans les bras des populistes. Et l’histoire ne me donne pas tort ...

     

    Comment ai-je pu croire en la chimère de la « décroissance », cette connerie à roulettes puant le néo-malthusianisme qui consiste à dire « coupez-vous de tout, sauf des minimas sociaux, éclairez-vous à la bougie, chauffez-vous au pull, caguez dans la sciure ! ». Je dis « chimère », mais je devrais en fait dire « tendance ». Eh oui, car finalement, l’écologie obtuse, si ça marche si bien, ça doit bien rapporter à quelques-uns. Et ce malgré l’apparente « déconnexion vis-à-vis de l’argent » que semblent afficher beaucoup de « décroissants ».

     

    Je ne m’étonne plus que certains prennent un malin plaisir à provoquer l’affolement, notamment en ce qui concerne les fameux compteurs Linky. Non mais attendez, vous vous érigez en « sauveurs de l’humanité », en « lanceurs d’alerte » (ça aussi, c’est une tendance), en « dénonciateurs du futur génocide » (je n’invente rien), à cause de nouveaux compteurs électriques … qui, finalement, émettent bien moins de rayonnement électro-magnétique qu’un PC, un téléphone portable, ou une ampoule à incandescence, ou le terminal de paiement électronique d’un supermarché !

     

    Et, car il vous faut bien « racoler » (on appelle ça des « putes à clic », sur Youtube ou Facebook, entre autres), vous assimilez votre soupe tout à fait fantaisiste et jamais vérifiée scientifiquement aux Illuminati. Non seulement vos approximations sur les ondes radio et les rayonnements électro-magnétiques sont autant de raisons de vous transformer en « Youtubeur électrosensible » que de faire partie des dérangés du bocal (les mêmes qui en viennent à porter un chapeau pointu en aluminium), mais vous avez littéralement mité le mouvement altermondialiste en un peu plus d’une décennie, et vous êtes en bonne voie pour en faire de même avec tout le mouvement écolo.

     

    Sans déconner, les Illuminati n’existent plus depuis plus de deux siècles ! Et, si vous craignez tant les « complots » et les « conspirations » qui n’existent que dans vos esprits faibles et perméables à tout, faussement « éveillés », pourquoi ne pas vous enterrer dans des abris blindés par cinq mètres d’épaisseur de béton armé et trois mètres de plomb, en attendant « le transfert vers la base de surhommes de l’étoile Aldébaran » ? Sylvain-Pierre DURIF au pays du LSD !

     

    Que les Dieux m’en soient témoins : je fais le serment de rire grassement, voire de me fendre franchement la gueule en jouant volontairement et fièrement le gros Troll, lors de ma prochaine rencontre (fût-elle brève, je ne peux pas les blairer) avec ces tristes personnages.

     

    Une vie sans plaisirs, sans saveurs, sans amour vrai et accompli, sans humour, sans dérision, sans esprit critique envers les conneries que vous proférez, ne vaut à mon sens pas d’être vécue autrement que comme de la soumission pure et simple. Et peu importe l’idéologie, la « nouvelle religion », la forme de « développement personnel » aux porosités troublantes avec certaines personnes peu recommandables, ou autres.

     

    J’aime mon pays, mais pas ce qu’il est devenu. J’ai mes rêves, mes idéaux, mes idées, ma culture, mes croyances, je ne les impose à personne. Je n’ai pas à être « fier d’être Français », pas avec ce que je constate dans ce quotidien insipide et grotesque de nivellement par le bas.

     

    Pas plus que je n’ai à « laisser passer » les dérapages véritablement honteux de certains médias, sur les maladies psychiques. Comme si on (les malades et leurs familles) ne souffrait pas déjà suffisamment ! Bien évidemment, il y a eu la séquence dans l’émission de l’autre con qui se permet de dire « c’est dur, chaque mois, avec 25,000 € de salaire » (!), et dernièrement, une vidéo de Fort Boyard (émission au taux de polémique aussi élevé que « Des Chiffres et des Lettres » !) Après tout, on peut dire que « ça va dans le sens du mouvement ».

     

    Ni plus ni moins, et comme je me suis déjà permis de le dire ici, chers lecteurs et amis, tout cela va dans le sens du sacro-saint « management par la peur », de l’information biaisée bénie prise comme parole d’évangile, et anxiogène en plus (même sous couvert éhonté de « divertissement »), … Et, je suis heureux de ne pas avoir la télé. Voilà. Au moins, je peux le dire : je sais ce que je vaux, je sais ce que j’aime, je connais les gens que j’adore et ceux dont le mode de vie me fait rêver … Et nécessairement, je sais ce que je déteste, et je connais mes ennemis. Fussent-ils idéologiques, éthyliques, ou bien sûr, la triste classe des « déclassés ». Et, en reparlant d’eux, quel est le fait le plus grave ? Qu’ils aient le permis de conduire, le droit de vote, ou qu’ils aient des gamins ? A coup sûr, les trois à la fois.

     

    A bientôt pour de nouvelles aventures. Ah, au fait : mes « mémoires » sont disponibles en format liseuse comme en format papier sur Amazon, je vous donnerai le lien prochainement si ça vous intéresse. Que les Dieux veillent sur vous tous et sur vos clans respectifs.



    - Troll

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Ce soir, j’aimerais vous faire partager une expérience assez intéressante, que j’ai vécu il y a quelques semaines. Une simple promenade nocturne dans un village Breton endormi peut parfois apporter beaucoup…

     

    Minuit approchait, durant cette nuit en pleine semaine, je n’avais rien à faire de particulier, pas sommeil, ni envie de lire un livre. Alors, j’ai choisi d’enfiler mes Caterpillar, de mettre mon Harrington, mon béret, mes bracelets de force en cuir, de prendre un couteau suisse avec moi, et en avant. Muni de ma fidèle lampe-torche Maglite, j’avançais dans l’obscurité, pour quitter les environs de l’immeuble où j’habite. Et, croyez bien que la Maglite se révèle toujours utile dans ce genre de cas. Car, en zone rurale, bien souvent, seule la rue principale et ses environs immédiats sont éclairés la nuit.

     

    Paganisme Nocturne...

     

    Donc, après avoir évité de trébucher connement sur des détritus laissés là par les regrettables déchets humains qui me servent tant bien que mal de « voisins », je prends résolument la direction de l’église. Une ou deux voitures passent, en trombe, la limitation de vitesse à 50 km/h en ville ne semble pas les concerner. Je m’abstiendrais de vous citer les modèles de voitures en question, et le genre de leurs conducteurs, vous les connaissez mieux que moi…

     

    Bref, j’arrive vers l’église, que je contourne par le sud-est, ensuite de quoi je rejoins la route nationale. Je traverse, en ayant pris soin d’enlever mes écouteurs de baladeur MP3 : ne tentons pas le diable, même si je ne crois pas en son existence. Puis, je continue vers le nord, car je sais que, non loin de là, une croix de Saint-Patrick orne l’îlot central d’un rond-point. Quelques animaux, tout aussi nocturnes que moi ce soir là, sont également présents : çà et là un chat prenant peur de ma présence, des lucioles dans un jardin, un hérisson qui traverse le chemin vicinal… Je ne tente pas de le diriger vers le pré voisin, je n’ai pas de gants.


    Paganisme Nocturne...




    Un peu plus loin, j’aperçois une forme semblant rousse, un canidé, avec une longue queue en panache. Un renard ! L’animal reste figé un instant dans le faisceau de ma torche, puis s’enfuit. Ici, c’est courant, à vrai dire, les renards sont tellement traqués par certains chasseurs qu’ils se rapprochent de plus en plus des zones habitées, surtout pour trouver de la nourriture, ou un lieu pouvant leur servir de terrier. Une ancienne grange, un appentis, une cabane de jardin leur conviennent très bien.

     

     

    Paganisme Nocturne...

     

    Le Folk ou Pagan BM résonne dans mes écouteurs. Le ciel est d’une luminosité incroyable ce soir, la Lune est pleine, sans doute une des raisons de mon insomnie. Les principales étoiles et planètes sont parfaitement visibles, Vénus est brillante comme à son habitude, la Grande Ourse et la Petite Ourse sont là aussi. Oh ! Une « étoile filante » ! Vite, un vœu. Voilà qui est fait. Ma sabotée nocturne continue, un propriétaire de maison a laissé sa porte de garage ouverte, alors qu’il semble s’être endormi devant la lanterne à conneries… A quoi sert une alarme, dans ce cas ? Je ne me demande même pas s’il me voit, alors que je suis toujours sur le chemin vicinal. Et quand bien même ? Eh bien, je m’en fous pas mal. Je ne vis pas dans la peur, contrairement à ces gens. Je convertis mes anciennes peurs en bouclier protecteur.

     

    Vous savez, chers lecteurs et amis, dans ces moments de solitude volontaire, on ressent le besoin d’introspection, de réfléchir, de ne plus donner à ses jambes que les impulsions nécessaires pour marcher, et de laisser le cerveau divaguer. Sur le Paganisme, sur la vie en général, sur tant d’autres choses… sur cette nécessité parfois, de s’éloigner un petit moment, même rien qu’une heure, de la « civilisation ». Et, de se sentir aussi minuscule, sous la voûte des Dieux, le visage doucement caressé par une brise qui vous étreint comme un Esprit nyctalope… Ça fait du bien. Ça donne du sens à vos croyances. Oui, ça permet de prendre ses distances avec les représentants les plus cons, les plus beaufs, les plus normopathes de l’espèce humaine.

     

    La fatigue, finalement, commence à reprendre le dessus. Alors, d’un pas assuré, quoique pesant, je reprends la direction de mon antre… Les oiseaux nocturnes peuplent les bruits de la nuit, quelques avions parsèment le ciel des flashs de leurs feux de navigation, l’éclairage public revient, puis s’interrompt alors que j’approche de mon immeuble… Et me voici rentré.

     

    Finalement, j’ai envie de lire un peu. « B.A. BA Tradition Nordique ». Toujours en écoutant du Pagan et Folk Metal… on ne change pas une équipe qui gagne. Surtout, on n’échange pas une équipe de Trolls contre un plein village d’Elfes. Sauf s’il y a des pommes et des bâtons pointus dans le coin, bien évidemment ^^

     

      Bon week-end à vous, chers lecteurs et amis.

     

    - Troll

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Je vous reviens aujourd’hui, après plusieurs jours d’absence… On va dire que les circonstances du calendrier ne m’aident pas trop. En effet, comme chaque année à la même époque, c’est la période des tristes « anniversaires » de mes deux hospitalisations en psychiatrie. Donc forcément, des souvenirs désagréables reviennent, j’ai parfois du mal à m’endormir, je rumine, je repense à tant de choses qui se sont produites durant ma jeune existence… Et, ce que je n’arrive pas à oublier, ce sont ces voix, toutes ces voix, qui me surprennent à nouveau, alors que je m’y attends le moins.

     

    Des voix qui me répètent « tu es gros », « tu es nul », « tu es en échec scolaire », « tu as fait ça et pas ça », « tu ne vaux rien, parce que t’es pas du métier », « tu ne feras rien de ta vie », « boloss, tu lis un livre wesh », « mécréant, Dieu te punira », « connard irresponsable mangeur de cadavre », … Oui, toutes ces voix, sur lesquelles ma mémoire n’arrive pourtant plus à fixer le moindre visage, je les entends parfois dans mon inconscient.


    Oui, ça me trouble. Oui, ça a failli foutre ma vie en l’air. Eh oui, je n’ai pas eu de chance, ni à l’école, ni dans le monde professionnel. La vie ne m’a pas laissé de répit. Peut être suis-je né sous une mauvaise étoile. Faut dire, avec mon connard de père, qui m’a laissé son nom de famille, je n’étais pas bien parti dans la vie. Oui, je dis « mon connard de père », et je n’en ai pas honte, car c’est exactement ce qu’il est. Le truc est qu’il m’a traité de « bâtard » alors que ma mère me portait dans son ventre. Et, quand on vous le dit, ça vous marque, pas que sur l’instant, mais à vie. Et je ne lui pardonnerais jamais, à mon « géniteur », de m'avoir abandonné pendant 12 ans, d'être ressurgi du passé, puis de foutre à nouveau le camp, plus rien depuis 1998...

     

    Tellement de voix - So Many Voices (merci au groupe End of Green)

     

    Ces putains de voix, je les entends de jour comme de nuit. C’est fort probablement lié à ma maladie, et sans doute que le fait d’aller voir un psy régulièrement fait aussi ressortir tout ça. Et, heureusement, je ne fais pas ce qu’insinuent ces voix, ce qu'elles disent, les insanités qu'elles profèrent, les exhortations à baisser les bras. Je n’abandonne pas. Je ne me résigne pas. Je me retiens parfois de fondre en larmes à l’évocation de mon douloureux passé, mais je me console en me disant que, pour certaines de ces voix, leurs auteurs sont sans doute entre quatre planches. « La vengeance est un plat qui se mange froid ». Pour moi, c’est du surgelé.

     

    Tellement de voix - So Many Voices (merci au groupe End of Green)

     

    Si j’avais abandonné le combat, pendant mes pires moments, je ne serai sans doute plus là pour vous l’écrire. Vous voyez, si vous avez vécu quelque chose de similaire à mon expérience, vous comprenez tout autant ce que je ressens qu’un bon psychiatre. D’ailleurs, il faudrait que je lui en parle. 

     

    Vous savez, vu ce que j’ai vécu, je m’estime heureux d’être arrivé à l’âge de 31 ans. C’est sûr, je souffre de cette putain de maladie, j’ai souffert encore plus sur Grenoble et dans la Creuse, c’est une des raisons pour lesquelles je ne retournerai probablement jamais vivre dans ces deux régions. Je ne sais combien de fois, ces voix (dans le réel) m’ont menacé, m’ont raillé, se sont moquées de moi, ont voulu que je commette l’irréparable en me supprimant, m’ont accusé d’actes que je n’ai pas commis, de choses que je n’ai jamais dit, ad nauseam, etc.


    Mais, croyez-moi : il faut transformer sa souffrance en force de caractère, en bouclier protecteur, pour repousser tous ces connards et toutes leurs débilités sans fondements. Il faut se montrer plus fort que ces voix, que ces « personnes » qui ne trouvent leur salut que dans la moquerie de plus faible qu’eux, dans le bizutage, dans la provocation, dans l’effet de groupe, ou dans l’effet de mode. Parce que vous valez mieux que ça. Parce que vous valez mieux que faire semblant d’être « normal » pour vous faire des amis. Surtout des amis qui ne vous méritent pas.

     

    Je vous en conjure, chers amis : ne faites pas les mêmes erreurs que moi. Ne foutez pas votre santé en l'air pour des connards et des pétasses normopathes et définitivement matérialistes, à défaut que ces braves gens se fassent pousser un cerveau. Préférez rester seuls plutôt qu'entouré par des marionnettes obéissant à la télé et aux modes. Ne passez pas vos vies à attendre quoi que ce soit de la part de personnes similaires à celles qui vous ont pourri votre adolescence. Pensez par vous-même.

     

    Avec toutes mes amitiés.

     

    - Troll

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Chers lecteurs, chers amis, chers aficionados de Dernier Bastion,

     

    C’est toujours un plaisir pour moi que de passer mes insomnies à philosopher sur mon statut d'outsider assumé. Et, vu l'actualité navrante de ces derniers temps, qui me dira d'aller "vers les autres" alors que les autres sont pour beaucoup, soit des cons, soit des alcooliques, soit si fiers d'être Français qu'ils me trouvent une "gueule de métèque", au regard de mon look vestimentaire et de mon accent "pas d'ici" ? Il est vrai que, ces dernières années, les choses ne sont pas allées en s’arrangeant pour le Metal. Toujours autant de cathos intégristes, manifestant avec autant d’entrain contre le mariage pour tous que contre le Hellfest, jusqu’à faire pression sur un ou plusieurs sponsors. Je dirais pour le bon mot que cette horde qui pue la naphtaline ou qui pue de la gueule me casse les burnes, sur Internet comme dans la vie réelle. Sans compter les prédicateurs « du croissant de lune », le radicalisme et la haine de certains ont contribué à endoctriner les putains d’enfoirés ayant perpétré les pires attentats de notre histoire depuis la Seconde guerre mondiale.



    En tant qu’amateur de BM (surtout Pagan et Folk, un peu DSBM également), pagan assumé depuis une décennie, et du tréfonds de mon âme d’ « outsider » dans laquelle la guerre culturelle fait rage, le champ de bataille sur lequel je brandis mon étendard noir pour la haine, vert comme la forêt et orné d’une hache, d’un Irminsul et d’une pinte de bière... Je me fais un malin plaisir de gruiker, les Cornes du Diable bien en évidence, quand les témoins de Jéhovah me proposent de « savoir la vérité sur Dieu »… Mais ce n’est pas tout. Car, il faut bien le dire, ce ne sont pas eux, les pires, dans cette France composée à majorité d’une horde de pieuvres écervelées qui ont choisi moutonnement leur nouveau « leader Cthulhu ». Ah oui, je m’en excuse pour la mémoire de H.P. LOVECRAFT, mais c’est la seule référence qui m’est passée par la tête.

     

    Je vais vous dire : je ne sais combien de fois, des gens m’ont qualifié de « radical », de « contestataire », de « désabusé », de « facho de base », ou m’ont reproché mon humour « cynique ». Eh oui. Et « cynique » pas, il n’aura pas d’enfants, le Troll. Quel intérêt d’avoir un ou plusieurs enfants, pour qu’ils grandissent dans un monde où tout est porté et jugé sur l’apparat, la possession ostentatoire et le prosélytisme débilitant par la pub’ ? Un monde dans lequel la littérature et la musique différentes, la philosophie personnelle, l’introspection, la capacité de débattre pendant 4 heures sur un sujet de société, la capacité d’abandonner des « piliers » du système, sont ridiculisées en place publique ou dans les médias aux ordres de la police de la bien-pensance opérant depuis la capitale. Car « si on ne pense pas comme eux », forcément, « on est un facho ». Et on vous le dit surtout depuis le trottoir d’en face ou dans le dos. Mais, dans les campagnes Bretonnes côtières, vous l’apprenez vite. Et vous savez très vite qui sont vos vrais amis, qui sont les moutons et qui sont les petits culs qui pourraient vous provoquer. Encore que beaucoup ont la qualification de "crocodiles" (trois quarts de gueule, un quart de queue), à croire que certains "Bretons de souche" ont en réalité été "importés" depuis le Limousin, ou depuis une autre région rongée par l'alcoolisme.



    Malgré tout, surtout malgré l’hégémonie de la culture merdique visible sur 90 % de la population à 30 kilomètres à la ronde, je n’ai encore jamais invoqué Crom, le Dieu de la Baston ™. Oui, la Baston ™ est une marque déposée, par les Barbares comme par les Trolls.



    Quel intérêt de « faire comme tout le monde », alors que le mode de vie des brebis qui me servent de voisins pue le mauvais goût vestimentaire, avec leurs joggings pyjama infestés de puces, la musique de merde gavée d’Auto-tune, les boissons énergisantes imbuvables, le doux fumet de l’écran plat 4K HD TNT+ « mes couilles sur la table » comme celui du « smartphone à la mode » coûtant 800 € sans forfait, tous deux flambant neufs tous les 2 ans (obsolescence programmée). Vous savez depuis longtemps que je n’ai ni la télé chez moi, ni un « téléphone intelligent », encore moins une tablette pour lire des « livres électroniques » (!), et, ô comble de la rébellion, je ne roule pas en Taudis A3 TDI, ni en Grimpe-Trottoir X5, ni en Sénile 110 Dci, ni en 4x4 de ville au nom voulant dire « Couille » en Grec (fabriqué en Corée du Sud par Samsung, « la couille de Madame est avancée ! »)... mais en Ford Fiesta… essence.

     

    Quel est intérêt d’un diesel actuel, fragile comme une feuille de papier à cigarette, gavé d’électronique et d’informatique embarquées, accolé au système « écologique » nécessitant de l’AdBlue (comme les camions et les bus) sous peine de tomber en panne à Neuvy-Saint-Sépulchre (prévoyez du matériel de camping…), au GPS qui vous détourne les yeux de la route au point de niquer vos pneus sur les trottoirs ou de griller la priorité à un motard, aux vacances dans des usines à touristes de la « côte d’usure » suintant la graisse des merguez, les effluves de bière discount, les ânonnements compulsifs quand une phrase paraît trop bien construite pour le nouveau « lumpenprolétariat », les crédits à la vie, à la mort ? La NORME. Oui, ma citadine Essence peu puissante, un Guide de la Route papier à 25 € bien détaillé, un téléphone portable à 14 € (tant qu’il envoie et reçoit des appels et des SMS…), et des bouquins de poche me suffisent. Désolé d’être un putain de marginal. Mais j’en suis fier.

     

    Radical, sur ma répulsion envers « la culture socialement acceptable » ? Oui, sans l’ombre d’un doute. « Contestataire » sur les aberrations de ce monde ? Pareil, surtout quand on « lave par le vert » une centrale nucléaire, un aéroport au milieu de nulle part, un grand prix de F1 ou une « coupe du Monde » de football, ça s’appelle le « greenwashing ». Un mec vivant et roulant dans un vieux camping-car ou fourgon aménagé qui trie au papier près ses déchets, qui vidange ses eaux usées sur les bornes adaptées, qui ne jette rien par terre, pollue bien moins que les neuneus du « développement durable ». Plutôt un chalet en bois aux marches de la forêt mystique, sur 3 hectares de terres cultivables, avec des biquettes pour le lait, des volailles pour les œufs, un potager immense, un lagunage pour les eaux grises, des toilettes sèches, deux panneaux solaires, que leurs putains de pavillons « normaux et soyez propriétaires au bout de 50 ans ». Plutôt la liberté que la souillure.



    « Désabusé » ? Quel mec ou quelle fille dans ma situation ne le serait pas ? Personne ne fait rien pour le handicap psychique dans ce pays, à part la camisole (textile ou chimique), l’enfermement carcéral, les menaces du personnes hospitalier, et hop, on vous laisse tomber comme un paquet de bouzin. Après, on me propose de « participer à une loterie pour des enfants atteints de myopathies » ? NON, pas une thune pour eux, pas tant que la France n’aura pas rattrapé 50 ans de retard sur la Finlande, en termes de considération de la psychiatrie. Eux ont réussi à guérir la quasi-totalité des malades psychiques chez eux, simplement en instituant des cercles de parole, encadrés par un psychiatre, une infirmière psy, un psychologue. Surtout en écoutant les malades au lieu d’engraisser les labos pharmaceutiques. Faut arrêter de prendre les Trolls… que pour des Trolls. Parce que sinon, ce sont eux qui vous « trollent ». Et un jour, on sortira les haches et les masses d’armes.

     

    « Facho de base » ? Euh… Explication de texte. Un « facho », c’est un raccourci du terme « fasciste », que les jeunes qui ont un minimum étudié l’histoire contemporaine connaissent bien, et bien évidemment, il y a des fascistes des deux côtés (des deux extrêmes) de l’échiquier politique. Staline, Hitler, Tito, Franco, Mussolini, Kadhafi, El-Assad, Kim Jong-Un, se valent, sur l’échelle des salopards de l’histoire. Un fasciste a pour but de transformer le gouvernement d’un pays, ou le pouvoir local d’une région, ou d’une mairie, de manière à ce que des mesures liberticides, haineuses, et instaurant un « ordre nouveau » remplacent les anciennes lois.


    Socialement, idéologiquement comme culturellement. Et c’est précisément là que je veux en venir. J’ai beau vénérer des groupes comme Forteresse, Myrkgrav, Bran Barr, Finntroll, Nargaroth, Nocturnal Depression, Xasthur, Drudkh, Woods of Desolation, Manegarm, Helritt, Irminsul, Saor, Troll Bends Fir, Agalloch, Winterfylleth, Elffor, Summoning, … Je n’ai jamais forcé quelqu’un à en écouter pendant trois heures, par mon téléphone portable, dans les transports en commun, dans un supermarché, dans un bar. Si quelqu’un que je rencontre est intéressé par la musique que j’aime, je lui donne des noms de groupes, pour qu’il se fasse une idée. S’il vient chez moi, et qu’il me demande à écouter du Metal (peu importe le genre, sauf Limp Bizkit, Linkin Park, et Evanescence, restons dignes), je lui trouverai ce qu’il souhaite.



    Est-ce que je force les chaînes de la TNT à diffuser rien qu’un morceau d’un groupe que j’ai évoqué plus haut ? Est-ce que je fais diffuser du Metal extrême sur 5 chaînes de télé et 6 stations de radio en même temps, 24h/24, 7 jours sur 7 ? Est-ce que je contrains les régies publicitaires à adapter leurs spots de pub’ pour mieux toucher les metalleux… Exemple : « Voici la nouvelle Pizza Hednatid, au saumon Norvégien parfumé aux 5 baies, avec son fromage dégoulinant sur le hareng de Narvik, son goût qui vous fait penser à l’hiver de Trondheim, et, en exclusivité, une chance de gagner une croisière Hurtigruten pour deux personnes ! » ? Non, bien évidemment que non !

     

    Est-ce que je force des merdeux de 14 ans à rêver de posséder qui une moto 50cc nécessairement en deux temps, parce que « les 4 temps c’est pas assez puissant, ça fait pas assez de bruit », qui un quad non homologué pour la voie publique, et à rouler sans casque pour « faire son rebelle » ? Non, encore moins. Est-ce que c’est moi qui les pousse à fuir à la vue d’une voiture de police, à rouler à 90 en ville, et à finir leur existence pathétique de petite victime de la mode « issue de la diversité » (novlangue…) écrasé contre un bus, ou contre un pilier de pont ? Non. Pour autant, les pieuvres écervelées que j’ai évoqué plus haut portent déjà plainte contre les policiers dans ces cas-là, alors pourquoi ne porteraient-ils pas plainte contre le chauffeur de bus qui n’a pu que freiner des quatre fers, comme on lui a appris au permis D, et ce serait pareil pour un poids lourd, ou encore porter plainte contre le pilier de pont ? Allons-y, suivons leur débilité, leur abrutissement, leur soumission à la NORME, qu’ils portent en étendard autant que moi mon paganisme et mon attrait pour les mégalithes !

     

    Est-ce que je force quiconque à impérativement acheter le dernier pavé d’un auteur de romans de gare, le recueil « philosophique » d’une banalité consternante, d’un mépris sans bornes pour les « sans-dents » chez qui ils aiment bien aller en vacances malgré tout, mais « à la mode », ou le torchon symbole de l’éternelle continuité politique dans la grande tradition de la monarchie présidentielle Française, nécessairement aidé pour la publication par des amis « de l’équerre et du compas » ? Non. Pas plus que je force quiconque à acheter le dernier tome des romans « World of Warcraft », ou « Les Seigneurs du Chaos », ou « Keltia Magazine », ou « Loco-Revue », ou encore « Mysticisme et ésotérisme par l’absinthe dans le Sud du Cantal de 1820 à nos jours » !

     

    Parlons un peu d’informatique, si des geeks me lisent, ils me comprendront. Est-ce que je force quiconque se plaignant de virus, de malwares, de plantages sur son PC nécessairement encore sous Windows XP en 2017 à passer sous Linux, ce qui ne lui coûterait qu’un DVD réinscriptible pour démarrer sur une ISO installable, une clé USB pour sauvegarder ses documents importants, 35 minutes d’installation (au lieu de 1h45 pour Windows 10, depuis Windows 7 et 8 !) et 25 minutes de formation intensive ? Bien évidemment que non. Et bien évidemment, libre à quiconque de préférer racheter un PC flambant neuf à 500 € (portable ou tour), avec Windows 10 préinstallé. Et de continuer à s’en plaindre, parce que « il n’y a pas d’alternative ».

     

    Dormez les moutons, le loup Microsoft et le vampire Apple veillent dans leurs Désolations du Chaos, et vous êtes leurs esclaves, entravés par votre putain de conformisme comme des fémurs de dinosaures emprisonnés dans la gangue de l’astroblème de Rochechouart ! Là où les PC sous Windows 8 ou 10 mettent 3 à 15 minutes à démarrer (mises à jour comprises, incluant redémarrage), le mien, sous Xubuntu, met… 15 secondes. Trololo. Le troll se nourrit de votre ignorance crasse ! Mais ça devient indigeste : tout autant que le romantisme adolescent façon « Tokio Hotel » et la moule pas fraîche, votre ignorance finit par fait mal au ventre.

     

    Est-ce que je force quiconque à adopter mes idées sur la vie et sur la société en général, ma spiritualité, mes loisirs, fussent-ils « boloss » selon la terminologie devenue « hype » des nouveaux thuriféraires de la NORME ? Non. Sinon, croyez bien que j’aurai déjà fondé un parti politique sur les piliers suivants : « Metal extrême, bière, charcuterie, modélisme ferroviaire, informatique et couteaux suisses ». Force est de constater que j’en aurais été le seul membre ! Admirez l’ironie de la chose ! Mais au moins, j’aurais transformé mes passions en parti politique. J’aurais eu une voix : la mienne. Auto-dérision, quand tu nous tiens !



    Et si elle te tient la main à la Saint-Valentin, vivement la Sainte-Marguerite ! Sans parler de Sainte-Thérèse, qui mourut sur le bûcher dans un éclat de rire démoniaque… D’où l’expression consacrée « C’est Sainte-Thérèse qui rit quand on la braise ». Merci à Pierre DESPROGES pour l’inspiration. Il nous manque, ce comique de l’absurde, cet humour noir…



    D’ailleurs, ça me fait un peu penser à l’émission Groland. Au Groland, seul le Président Présipautaire est éligible, et d’ailleurs, il est le seul citoyen Grolandais ayant le droit de vote. Et s’il vote pour autre chose que pour lui (pour une pute à franges, pour une pinte de bière, pour une cuvette de WC…), l’élection sera annulée, et reportée, sous prétexte de « cuite présidentielle ». Parodie, humour du professeur Choron, des regrettés Gotlib, Goscinny, Franquin et ses Idées Noires, les Monty Python, et d’autres...



    Est-ce que je fais du prosélytisme pour le Paganisme ? Non. Et pourquoi ? Parce que les fondements mêmes du Paganisme excluent le prosélytisme comme attitude. Vient qui veut, pas d’initiation cérémonielle, pas de diplôme, pas de baptême de conversion. A la rigueur, on peut organiser un mariage religieux Druidique à la Pointe du Millier, ou une cérémonie d’union Asatrùar en Islande, en plus d’une union civile ou d’un mariage en mairie. Est-ce que je prends une bombe de peinture noire pour taguer du Futhark, des pentacles inversés ou des messages du genre « Craignez la revanche des Trolls » sur les églises… Non. Par contre, les catholiques les plus virulents tomberaient de leur prie-Dieu s’ils apprenaient un jour que le curé qui fait le catéchisme vient d’être condamné pour pédophilie. Une solution ? Autorisez les curés à se marier, pour qu’ils laissent les enfants tranquilles. Balayez devant vos portes, ça vous occupera.

     

    Ah, oui, aussi, pour ce qui concerne la religion. Si j’avais un enfant, est-ce que je demanderais avec insistance un « menu Pagan » à la cantine de l’école ou du collège, pour ma progéniture ? Non, bien sûr, car ce serait bien évidemment refusé par l’administration, et couvert de ridicule. Hormis les polythéistes végétariens (ce que je respecte), les païens mangent de tout, les Dieux n’ont pas été imbus d’eux-mêmes au point de créer des interdits alimentaires. Mais, quand les pires piliers de mosquée ou quand les beaufs bornés s’insurgent contre la présence d’un malheureux sapin de Noël mis en place dans le hall d’une école publique, ne sont-ils pas ridicules par ignorance… que la symbolique du sapin de Noël est d’origine païenne ? Tout comme leur inqualifiable récupération ultra-commerciale et tonitruante de Samhain (devenue « Halloween »). Samhain, fête initialement païenne, symbolisant chez les Celtes le passage à la saison « sombre », autrement dit la saison pendant laquelle la Nature s’endort après les récoltes. Sans compter la probabilité d’événements mystiques ou ésotériques pendant cette fête, comme le passage d’hommes ou de femmes vers « l’autre Monde » (celui des Dieux), depuis des points d’énergie proches des Mégalithes, passage souvent définitif d’un monde à l’autre.



    Vous croyez que les gamins qui se déguisent en « zombies » ou en « faucheuses » y comprennent quelque chose, et que leurs parents savent de quoi il en retourne ? Non, encore une fois. Car il est bien plus facile pour le troupeau de « jouer les rebelles » en ville, un soir de fin Octobre, avant de retourner jouer à « Pokémon Go », comme on leur dit de faire à la télé, dans la pub, à l’antenne de leurs radios pourries. N’ayez crainte, ça finira par arriver dans les référentiels des cours de primaire, de collège et de lycée comme « le bien-vivre ». Horreur...



    Désolé d’avoir un cerveau et une culture, en lieu et place de votre apparat, de votre néant intersidéral, de votre télé et de vos radios à chier partout. Qui sont les fachos ? Qui sont celles et ceux qui par leurs bêlements, dominent tout, les médias, la musique actuelle, la littérature aux éditions du Pilon, la mode vestimentaire franchement indécente et crasseuse, … ? Nous ou eux ? Nous contre toutes les pieuvres Françaises, tellement fières d’être Françaises que les mâles couchent avec leurs sœurs ? J’ai lu le texte « Le dernier combat de la horde noire » sur un webzine lié au Black Metal, je l’ai trouvé excellent. Et je me retrouve aux côtés de la Horde Noire sortant de la forêt, partant au combat pour le Ragnarök, pour notre culture, pour notre honneur, pour notre raison de vivre. Je vous incite à le lire, d'ailleurs, en voilà le lien.

     

    Le dernier combat de la Horde Noire

     

    En résumé : si mes idées, mes références musicales, littéraires, spirituelles, ésotériques, mystiques (oui, je crois aux Lutins, Farfadets, Korrigans, Gnomes, Trolls…), et si ma liberté de ton et de création écrite effraient les bons moutons, ils n’auront qu’un gruik rauque et des cornes du Diable en réponse à la « victimisation » du fait de leurs traits de consanguins, de familles groseilles à crédits « qui se lèvent tôt » ou de gueules cassées par les bagarres d’alcooliques, de clodos ou de toxicomanes.



    Et si ils se mettaient à se bousiller la cafetière entre eux, ça les occuperait plutôt que de nous détailler comme des quartiers de viande, de haut en bas, à chaque fois qu’on sort de nos antres. Ça les éliminerait par la sélection naturelle, et ça nous laisserait tranquilles, pas vrai ?



    Merci de m’avoir lu. Gloire aux Anciens Dieux, Gloire à vous ! Notre liberté l’emportera sur leur soumission. Honneur et Tradition.

     

    - Troll

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

     

    Partager via Gmail

    2 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires