• Rêves et souvenirs de vélo...

    Bonsoir, chers lecteurs et amis !

     

    L'actualité étant ce qu'elle est, et mes préoccupations du moment étant dirigées vers la petite reine, je ne vous proposerai pas ce soir un énième texte politique, sociétal, ou encore sur le Metal ou le Paganisme. Non. Laissez-moi vous parler de ce qui me fait rêver depuis des mois, et que je ne peux hélas pas encore mettre en pratique, faute de place et de déménagement à venir : mon retour dans le grand monde de la bicyclette ! On vérifie la pression des pneus, on se met en tenue, on ouvre la porte du garage… Et en avant !

     

    Si je remonte dans les méandres de mes souvenirs d'enfance, j'ai toujours aimé faire du vélo. Depuis tout petit. Je me souviens de mon premier vrai vélo, il est vrai qu'avant, j'étais abonné aux « petites roues » (stabilisateurs que nous avons tous connu…) : c'était un modeste VTT de supermarché, jaune il me semble, avec lequel je parcourais allègrement le quartier de la maison de mes grands-parents, accompagné de mes amis d'alors ! J'allais jusqu'à la petite gare du village de Tullins, dans l'Isère, et je passais mon temps à regarder passer les quelques trains et à prendre des bains de soleil. Quelques années plus tard, nouveau vélo, et cette fois-ci, je passais dans la cour des grands ! Mon premier vélo de route digne de ce nom : un rutilant Ginet, bleu et jaune, avec vitesses indexées aux cocottes, équipé en Campagnolo… La grande classe, avec ma tenue dans les mêmes coloris et mon short cycliste noir.

     

    Rêves et souvenirs de vélo...

     

    Avec ce nouveau destrier, je parcourais les pistes cyclables de l'agglomération Grenobloise et de la vallée de l'Isère à toute vitesse… Mais je ne faisais encore que débuter sur route ouverte à la circulation. Il en fallait une, eh oui, lors d'une sortie à Jarrie, j'effectuais ma première « révérence à la France ». Une chute de toute beauté, le grand soleil comme on le déteste… Imaginez un peu. Pour celles et ceux qui connaissent le secteur, je descendais de la route de Montchaboud, à grande vitesse, et au niveau des usines chimiques… la voie ferrée traverse la route en diagonale, avec de magnifiques rails à gorge (comme ceux des tramways). Vous arrivez sans peine à deviner ce qu'il est arrivé, et je vous comprends : mon pneu avant s'est littéralement encastré dans la gorge du rail, j'ai été déstabilisé, et ce fut la chute… Assez violente au demeurant, mais non seulement je portais casque et gants comme à mon habitude (je ne les ai jamais autant aimés), et en plus, cela s'est produit… Devant la caserne des pompiers adjacente à l'usine ! Autant vous dire que les soldats du feu présents dans la cour, occupés à entretenir leurs véhicules, se sont précipités vers moi pour savoir si j'avais besoin d'aide. Je me suis relevé avec un peu de mal, j'ai répondu que je n'étais pas gravement blessé (de simples éraflures au genou et au coude), je me suis remis de mes émotions, et je suis reparti vers mon domicile d'alors ! J'ai eu beaucoup de chance.

     

    Ne faisant pas les choses à moitié, j'ai eu dans le même temps un second vélo. En fait, un vieux monsieur qui était mon voisin (paix à son âme) possédait un biclou des années 50, une authentique randonneuse Liberia (marque Grenobloise disparue…), montée en roues de 650B, avec un guidon de ville, deux porte-bagages et l'éclairage, dont il n'avait plus aucune utilité, il ne se sentait plus assez en forme pour se déplacer avec. Pour faire de la place dans son garage, il pensait amener le vélo à la déchetterie… Je lui ai demandé de me montrer l'engin. J'ai vu le potentiel qu'avait le vélo, et, comme mon vieil ami voyait que je m'y intéressais, il m'a dit « Tu le veux ? Je te le donne ! » J'ai aussitôt accepté ! Un vélo en plus dans le garage ! Depuis ce jour, je n'ai cessé de le bricoler, pour l'améliorer évidemment, lui rajoutant un guidon course récupéré sur un vieux cadre à l'abandon dans le garage à vélos de l'immeuble… Avec ce nouveau biclou, je parcourais surtout la piste cyclable allant jusqu'à Saint-Quentin-sur-Isère, car c'était parfaitement plat tout du long… Et, hélas, le temps avait fait son œuvre sur les capacités de freinage dudit vélo, qui étaient plus qu'aléatoires, malgré un changement de patins !

     

    Rêves et souvenirs de vélo...

     

    Les jours de beau temps, j'allais également au lycée avec le Liberia, passant volontiers pour un sacré extraterrestre sur mon vieil engin, alors que la plupart de mes coreligionnaires d'alors venaient en bus ou accompagnés par leurs parents… J'ai fait ma première pause avec le biclou pendant les quelques mois de ma période « drapeaux et patriotisme », autrement dit pendant les classes de mon engagement dans l'armée. Ça n'a pas duré longtemps, comme vous avez pu le lire sur Chemin de Haine… Une fois réformé définitivement (P3 au lieu de P4, quand même), j'ai repris le vélo. Et pourquoi ne pas lui ajouter une dimension militante ? J'ai appris avec bonheur l'existence des « masses critiques » (manifestations à vélo de type « Vélorution ») sur Grenoble. Donc j'y ai participé pendant quelques temps, peut être à quatre ou cinq reprises…

     

    Rêves et souvenirs de vélo...

     

    Alors, je me suis rendu vraiment compte que beaucoup d'automobilistes ont un problème avec les cyclistes. J'essayais d'être conciliant, mais il y avait bien des trucs que je détestais dans le comportement des « enclumistes » Grenoblois : notamment le recours au klaxon quand il était impossible de me doubler, les serrages contre le trottoir, les stationnements sur la piste cyclable justifiés par le cultissime « J'en ai pour cinq minutes », les refus de priorité accompagnés du célèbre « Je ne vous avais pas vu », … Ad nauseam. Un beau jour, je suis devenu moi-même enclumiste, puis j'ai embrayé un cran au dessus : je suis devenu chauffeur routier, comme vous le savez. Et j'ai tout fait pour ne pas déranger les cyclistes que je doublais, croisais ou côtoyais sur la route ! Je n'ai même pas le souvenir de m'être garé rien qu'une minute sur une piste cyclable !

     

    Rêves et souvenirs de vélo...

     

    Après des années de mise en sommeil, à cause non seulement du boulot, puis de la maladie, je me sens prêt aujourd'hui à reprendre le biclou. Ce sera donc en Bretagne, vraisemblablement sur Brest. Une ville qui compte quelques aménagements cyclables, une ligne de tram (et une autre en projet), et une flopée de lignes de bus, avec en plus (que demande le peuple !) une gare SNCF bien desservie, à destination de Paris, comme de Quimper. Donc, j'en viens à penser à abandonner purement et simplement ma voiture vieillissante, pour me mettre à tout faire en transports en commun quand il pleut, et à vélo quand il fait beau ! Ainsi, je pourrai enfin mettre mes grandes idées en pratique.

     

    Oui, je rêve de vélo. Un antique Peugeot ou Motobécane en roues de 700, de préférence un demi-course, donc équipé de garde-boues, porte-bagages, éclairage à dynamo… N'attirant que peu de convoitise, car de faible valeur… Et surtout, bien plus résistant que le premier vélo Go Sport, Decathlon ou Intersport venu ! Je n'ai pas honte de rêver d'un vélo vintage, car je persiste à dire sans trop douter de moi, que ce sont bien les vélos les plus fiables et les plus endurants dans le temps. Savez-vous par exemple que, depuis quelques temps, certaines marques proposent ni plus ni moins que des vélos de course à… dérailleur électronique, paramétré par ordinateur ? Louison Bobet doit bien se marrer, là haut… Non mais imaginez le truc : pour régler votre dérailleur, vous devrez faire appel à un vélociste qui possède la valise de réglage du fabricant ! Une véritable imposture… Alors qu'un dérailleur classique, à vitesses indexées ou non, peut se régler d'un simple coup de tournevis ou de molette !

     

    Rêves et souvenirs de vélo...

     

    Je rêve de vélo, non seulement pour me déplacer en ville, mais également pour aller à la plage, faire mes courses, aller chez mes clients pour l'assistance informatique à domicile, partir en balade loin de la ville, et pourquoi pas, un jour, tenter un grand voyage… Rien qu'une portion de la véloroute qui suit la Loire, en mode cyclo-camping, me ferait découvrir autre chose ! Et, bien sûr, je participerai à toutes les Vélorution qui se tiendront sur Brest, dès que j'y serai et que j'aurai mon biclou !

     

    A très bientôt, chers lecteurs et amis ! Au plaisir de vous lire !

     

    - Troll

    « Démocratie ?J'apprécie ma solitude, je vous remercie ! »
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