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    Chères lectrices, chers lecteurs,

    Je prends le clavier aujourd'hui car, l'année 2017 touchant bientôt à sa fin, il est temps pour moi d'en faire le bilan.

    Cette année fut riche en événements et expériences autant personnels que professionnels .


    1°) La vie pro


    Tout d'abord, il y eut la fin de l'aventure Deliveroo en Février. En effet, après avoir trouvé un emploi d'avitailleur à l'aéroport de Nice, j'ai du aller me former à ce poste à proximité d'Avignon. Ne souhaitant pas totalement abandonner mon poste de livreur « indépendant », je sous traite ce dernier à un ancien collègue dans le besoin à ce moment là. Ce dernier a fait n'importe quoi avec mon compte Deliveroo et mon contrat a tout simplement été arrêté. Ma bonté me perdra ...

    Mais bon, comme je l'ai dit précédemment, j'étais en pleine formation pour un poste d'avitailleur. Après réussite des ADR base et citerne, je suis partis sur le terrain, en formation, à l'aéroport de Nice. Tout se déroulait bien, jusqu'au jour où je me suis rendu compte que je ne me sentais absolument plus capable de conduire un camion, d'autant plus sur un aéroport, à proximité directe d'avions. Cela combiné au fait que je n'étais pas payé pendant les 3 semaines de formation, m'a conduit un après-midi à aller donner ma démission.

    Je vous passe les réprimandes de la société d'intérim lorsque je leur ai appris la nouvelle mais qui, suite à une longue explication par mail sur mon passif dépressif-suicidaire et mes problèmes financiers du moment, a finalement bien fini.

     

    A partir de ce moment, je ne travaillais plus que pour une start-up de voiturier avec qui tout allait, ma fois, plutôt bien. Quelques soucis de gestion des clients parfois, mais j'étais habitué. Puis, un jour cette société jeune et novatrice ... a trouvé un nouveau parking afin de garer plus de véhicules. Ce parking était plus loin et les frais de retour à l'aéroport à nos frais (c'est pourquoi je faisais si souvent les trajets à pied) et surtout, il comportait bien plus de risques pour les voitures. Malgré nos différentes remontées d'infos, il n'y eut pas de vraies prises en compte. Ceci à duré jusqu'à Juin pour moi. Entre Février et Juin donc, je passais parfois jusqu'à 15h à l'aéroport et ce 6 jours sur 7, pour gagner à peine 2000 euros par mois ...

     

    Puis un jour, je reçois un mail de cette même société me demandant une attestation de vigilance. Cette attestation consiste à prouver que je suis en règle avec mes cotisations en tant qu'auto-entrepreneur. Ne pouvant fournir cette attestation pour diverses raisons, j'ai décidé de me mettre à la recherche d'un nouvel emploi, une fois de plus.


    C'est ainsi que je me suis retrouvé à un poste de préparateur auto pour une grande société de location de véhicules. L'ambiance y était détestable, les ordres et les contre-ordres étaient la norme et dur pour moi de passer 8h par jour dans un hangar à faire la même tâche, ce job était vraiment alimentaire.



    Mais un beau matin, 3 jours après avoir débuté au poste de préparateur, un ancien collègue voiturier, m'appelle pour me dire que la société pour laquelle il travaillait à ce moment là cherchait des chauffeurs-instructeurs sur voitures de sport (Ferrari et Lamborghini en l'occurence).

     

     

    Je n'hésite pas une seconde et appelle la responsable qui, après un entretien téléphonique, me fixe un rendez-vous avec le patron. Ce jour là, j'ai tenté le tout pour le tout et je suis allé déposer ma lettre de démission au responsable du bagne dans lequel je travaillais depuis 3 jours, pour vous dire à quel point ce poste me passionnait ...



    Le 3 Juillet, j'ai officiellement commencé en tant que chauffeur-instructeur au sein d'une entreprise à taille humaine et qui a su me donner ma chance. Grâce à ce poste, j'ai pu rencontrer des gens venant du monde entier, avoir des discussions très intéressantes avec ces derniers, perfectionner mon anglais, apprendre à faire confiance (mais pas trop...) à des inconnus au volant de voitures très puissantes sans qu'ils n'aient aucune expérience de ce genre d'engin, bref ce poste m'a vraiment changé et, même si tout n'est pas toujours rose, cela reste le 2e meilleur emploi que j'ai occupé pour le moment.

     

     

    2°) La vie perso

     

    Du côté perso, l'année fut plutôt mitigée.

     

    Les bons côtés : Ma dépression me laisse tranquille hors situations de stress intense et bien particulières. J'ai, comme évoqué ci-dessus, un emploi qui me plaît, un concours en préparation et des tas d'autres projets.



    Malgré cela, il y eut aussi les mauvais côtés :



    De mauvais choix combinés à un excès de confiance de ma part envers une personne m'ont entraînés dans des soucis financiers assez importants. J'ai, pour la première fois, à 28 ans, du demander à mon père de payer mon loyer 3 fois, plus aucun de mes prélèvements ne passaient et mes salaires ne servaient qu'à tenter de combler mon découvert.



    J'ai donc, un jour décidé de dire stop à cela : Je me suis ouvert un compte nickel, où ma paie est versée et je peux ainsi payer mon loyer et mes impayés (petit à petit pour ces derniers...).
    Il m'aura fallu environ 6 mois pour commencer à sortir la tête de l'eau.


    Je ne souhaite à personne de connaître la peur d'ouvrir sa boîte à lettres ou d'avoir le facteur qui sonne pour un énième recommandé de relance...

    Ma solution fut d'ignorer cela (grâce à la solution du compte nickel) quelques temps afin que ce soit moi qui décide de ce que je paierai et quand je le paierai. Quand il s'agit d'argent, les entreprises concernées savent vous appeler au bout d'un certain temps, et de ce fait, on peut trouver des arrangements amiables.

    Courage à celles et ceux qui sont dans la même situation, ne lâchez rien.

    3°) Le bilan

    Après tous ces événements, je souhaite avancer et progresser dans ma vie, c'est pourquoi je prépare un concours de la fonction publique et que, si par malheur, ce dernier ne fonctionnait pas, j'ai d'autres projets (expatriation, reprise d'études, entre autres).

    Je regarde régulièrement des vidéos de développement personnel sur internet, cela n'est peut-être pas pour tout le monde, mais ça m'aide à garder une certaine motivation à voir le bout du tunnel.

    A bientôt chers ami-e-s

    Jay

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  • Chers amis, chers lecteurs,

    J'aimerais aujourd'hui vous faire part de mon expérience au sein d'un nouveau type d'entreprise très en vogue aujourd'hui, j'ai nommé les start-ups.

    Mais qu'est ce qu'une start-up me direz-vous  ?
    Pour faire simple, il s'agit d'une entreprise utilisant de nouvelles technologies afin de révolutionner le monde des services (dans le cas de celles pour lesquelles j'ai pu travailler).

    J'ai donc commencé à travailler pour une célèbre société de livraison de repas à domicile à vélo en février 2016.

    Je vous explique comment j'en suis arrivé là  :

    Fin janvier 2016, en pleine recherche d'emploi après m'être fait virer sans raison d'un poste à l'aéroport, je tombe par hasard sur une annonce lors d'une nuit d'insomnie (véridique, j'ai postulé à quelque chose comme 3h du matin).

    Cette annonce proposait donc de devenir coursier à vélo pour une nouvelle entreprise qui s'implantait à Nice.

    Tout paraissait alléchant  : la rémunération, les bonus, la bonne ambiance, le job en lui même, bref je n'hésite pas longtemps et envoie ma candidature.

    Quelques semaines plus tard, je reçois un appel d'un des recruteurs de la fameuse start-up.
    Après un bref entretien toujours aussi prometteur sur ce futur job, il me signifie que je recevrai rapidement une convocation pour choisir la date de mon «  embarquement  » (terme employé pour embauche dans cette boite, il faut se démarquer) via une application en ligne...(high tech je vous dis...)

    Rendez-vous est donc pris dans une salle de réunion d'un grand ensemble de bureau.
    Je fais bonne impression en arrivant avec mon fixie de l'époque, le style hipster plait énormément au sein des start-ups (ou est-ce l'inverse...?).

    Pour cet «  embarquement  » nous sommes donc 5 futurs «  bikers  » (ça fait mieux que livreurs, non?) et 2 responsables du recrutement.

    Tout le monde se tutoie, on parle de nos expériences, ambiance «  à la cool  », c'est cela les start-ups.

    Donc pour travailler pour cette boite il faut un smartphone, un vélo et...être auto-entrepreneur.
    Après tout pourquoi pas, cela permets d'être flexible et de gérer son emploi du temps comme on l'entends.

    Je repars donc avec mon sac, mes tshirts, une batterie auxiliaire, une veste et un pantalon de pluie et surtout plein d'espoir pour des jours meilleurs .

    Je fais donc mes premières livraisons les week-ends dans un premier temps (ayant décroché un cdd de facteur entre temps).

    Tout se passe pour le mieux, je fais la connaissance de mes nouveaux collègues Rafael et Paz, 2 étudiants chiliens qui deviendront rapidement des amis.

    D'ailleurs cet emploi m'aura permis de me faire de nombreux amis : je pense notamment à Camille et Joris sans qui ma vie à Nice ne serait pas la même, à Pierre grâce à qui j'avais un peu de Bourgogne sur la Cote d'Azur, à Mohamed, à Dominique, à Sylvie, à Elena, à Shayan mais aussi au personnel de certains restaurants.

    Bref de Février à Août tout allait très bien, ce job était devenu mon activité principale, c'était parfois dur mais le salaire suivait.

    Il était assez courant pour moi durant l'été de finir à plus de minuit au lieu de 22h45, les commandes étant payées double voire triple cela ne me dérangeait pas spécialement.

    Je travaillais en moyenne 50h par semaine pour une paie approchant les 2300 euros, si l'on rapporte au taux horaire cela n'a rien d'exceptionnel mais bon j'avais une certaine liberté.

    A partir d'Août, il y a eu une grosse vague d'embauche afin de nous venir en renfort (il faut dire que durant la période de l'Euro nous étions débordés), mais le gros changement fut celui de la rémunération, je vous explique  :

    Aux débuts de la fameuse société ici à Nice nous étions payés 7,50 euros par heure et 2 euros par course (évolutifs à 3 puis 4 euros par course sous condition d'être irréprochable, pour ma part j'ai atteint les 3 euros avec d'autres collègues mais personne n'a jamais vu les 4...) ce qui permettait de sortir des salaires corrects. Puis un beau jour ils ont décidé de payer tous les nouveaux entrants (et nous ont incités à changer aussi de tarif car soi disant plus avantageux...) 5 euros par course.

    Très clairement, tous les bikers que je connais au nouveau tarif font moitié moins de paie que moi pour le même nombre de courses.

    Ceci était le premier coup de massue, on pensait tous qu'ils ne recruteraient personne avec ce salaire...ce fut tout l'inverse.

    Ensuite nous avons eu droit à une suppression des zones de travail (auparavant la ville était divisée en 3 zones), ce qui nous a moyennement arrangé, puis à des distances totalement disproportionnées pour de la livraison à vélo suite à cette suppression.

    Puis est venue l'obligation d'être constamment sur l'application sous peine de ne recevoir aucune commande et d'être considéré comme refusant des commandes, sympa comme surprise...

    Continuons avec une diminution des bonus week ends (auparavant 50 euros pour 3 soirs de week ends de travail contre une majoration horaire de 1 à 3 euros suivant le jour qui au final aboutit à un bonus de maximum 40 euros et difficile à atteindre).

    Et pour finir en beauté une limitation importante du nombre de places sur le planning.
    Car je ne vous ai pas dit mais chaque mercredi matin nous devions nous inscrire sur le planning en ligne. La règle de départ était premier arrivé, premier servi ce qui était au fond pas si mal. Avec cette limitation, les superviseurs choisissaient qui travaille à quel moment.
    Si vous aviez le malheur de ne pas être parfait dans votre travail, vous pouviez dire adieu aux meilleurs créneaux.

    Bref les jours s'assombrissaient pas mal pour les plus anciens tandis que les nouveaux n'ayant pas connu l'ancien système trouvaient tout cela parfaitement normal.

    Lors des mes vacances en Octobre, j'avais dans l'idée de trouver un emploi en complément de mon poste de livreur.

    C'est alors que je vois une annonce pour un poste de voiturier à l'aéroport pour une nouvelle start-up spécialisée sur le segment. Les conditions sont intéressantes, les horaires libres car poste en auto-entrepreneur, bref je tente.

    Environ 1 mois après je suis recontacté par cette fameuse entreprise et après plusieurs entretiens, je rejoins l'équipe.

    Tout se passe plutôt bien, hormis certains soucis d'attribution des missions qui font que je me retrouve à devoir prendre en charge 3 voitures en même temps tout en limitant les tickets de parking (sic) ou à devoir rendre 2 voitures en même temps à des clients qui ne veulent pas attendre.

    La surprise vient d'un message sur le groupe Facebook de l'entreprise où l'on nous annonce que l'on peut avoir une importante somme d'argent à donner en cas de sinistre responsable avec le véhicule d'un client et que nous ne sommes pas couverts dans ce type de situation.

    Grosse surprise pour ma part, il est vrai que l'entreprise m'a demandé mon assurance responsabilité civile perso mais m'a assuré que nous étions couverts tous risques en cas de sinistres.

    Un de mes collègues ayant eu 2 sinistres se retrouve viré et à une somme très importante à donner.

    Mais attends, me direz-vous, tu emploies le langage d'un employé alors que tu es auto-entrepreneur, n'y a-t-il pas un souci  ?

    Eh bien si, il y a un souci, un très gros souci. Toutes ces entreprises, start-ups, appelez les comme vous voulez font tout simplement du salariat déguisé.

    Ils imposent des horaires (illégal), procèdent à des sanctions (illégal), interdisent de travailler pour une société concurrente (illégal car principe même de l'auto-entrepreneur), bref procèdent exactement comme une entreprise classique avec ses employés.
    Sauf que les charges sont à la charge des auto-entrepreneurs …

    A mes yeux tout ceci n'est qu'une forme de fraude fiscale et d'exploitation du personnel.

    J'espère voir un jour de vraies sanctions et de vraies lois afin de lutter contre cette situation qui met plus de gens dans l'embarras qu'autre chose.

    Chers amis, lorsque vous commandez à manger, préférez votre resto local, lorsque vous garez votre voiture en aéroport préférez le service de celui-ci. C'est plus cher me direz vous, je vous répondrai, demandez vous pourquoi.

    Et en ville lorsque vous croisez un livreur à vélo avec son gros sac cube qui prend tous les risques possibles, soyez indulgent, si il ne procède pas ainsi, il ne gagne rien et risque même sa place.

    Allez au plaisir chers lecteurs ;)

    - Jay

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  • Bonjour chers amis et chers inconnus,

    Si je prends le clavier ce soir, c'est pour vous donner de mes nouvelles et vous faire part de mon état d'esprit du moment.

    Comme vous le savez (ou pas) j'ai retrouvé un emploi mi décembre dans une entreprise d'assistance aéroportuaire. Tout allait bien et ce job me plaisait mais (l'emploi de l'imparfait vous l'aura fait deviner) voilà que vendredi je reçois un avis de passage pour un recommandé. N'étant pas la le samedi, je suis allé le récupérer lundi matin.

    Bien que je m'y attendais quelque peu, la nouvelle m'a quand même fait un choc : ma période d'essai touchant à sa fin, je n'étais pas reconduit pour la suite de mon contrat.

    Alors que je me sentais bien dans ce job, que je faisais tout mon possible pour en faire le plus possible, j'apprends lâchement par une lettre d'un chefaillon, que je ne connais pas, que je suis tout simplement viré.

    Étant donné que cette lettre comportait quelques inexactitudes, j'ai enfourché mon vélo et me suis rendu sans attendre à l'aéroport afin d'avoir plus d'explications.

    En effet, la lettre est tournée comme si c'était moi qui avait rompu ma période d'essai.

    Et la on me confirme en effet que je suis renvoyé.

    Les motifs ? Pas assez énergique, pas assez vif... Bref un beau concert de pipeau.

    Ce soir j'ai eu un autre de mes désormais anciens collègues : il m'a appris que nous sommes cinq dans cette situation. Cinq personnes mises dans l'embarras (et je reste poli) sans raison aucune et ce de la façon la plus lâche qui soit.


    Me revoilà donc une nouvelle fois à la case chômage .

    Vu mes antécédents dépressifs, la nouvelle fut dure à encaisser, mais je me suis tout de même motivé et ai décroché un entretien pour un poste de facteur.

    Je me suis aussi inscrit à un contrat pro pour cette même profession qui me plaît beaucoup.

    Si je dois faire ma carrière sur un vélo ou en voiture jaune, alors soit, ce sera avec plaisir. Mais je pense que je ne resterai pas des années dans cette région bien trop artificielle pour moi.

    Eh oui, Bourguignon un jour, Bourguignon toujours.

    Chers amis je vous souhaite une bonne continuation et n'oubliez pas, il faut inverser la courbe du chômage...

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  • Bonjour à toutes et tous,

     

     

     

    Si je prends le clavier ce soir c'est avant tout pour, une nouvelle fois, vous faire partager mon sentiment sur le monde qui m'entoure. La dernière fois que vous avez pu me lire, je rentrais de Jérusalem et je cherchais un emploi ou une formation, nous étions fin 2014. En avril 2015, après de nombreuses prises de têtes administratives bien franco-françaises, j'ai intégré une formation d'accompagnateur de tourisme au centre AFPA de Nice. Durant 6 mois, j'ai ainsi pu apprendre ce métier intéressant, faire de nouvelles connaissances et découvrir la ville qui venait de m'accueillir. Ceci est le coté positif de la chose.

    Le coté disons moins agréable voire négatif est la dépression à tendance suicidaire qui m'a prise à partir de Septembre. Je doutais énormément de moi, et avais des idées de plus en plus noires. Une histoire de cœur compliquée n'a pas arrangé les choses. Cela m'a d'ailleurs lourdement handicapé lors d'une mise en situation en formation. J'ai donc, suite au soutien de deux amies, été consulté un généraliste qui m'a donné un cocktail à base d’anxiolytiques, antidépresseurs et somnifères. J'ai aussi eu une lettre pour aller voir un psy mais je m'y suis refusé.

    A ce moment, nous étions moins d'un mois avant l'examen et tous ces médicaments me transformaient en zombie, autant vous dire que je doutais fort de réussir. Mais bon après avoir prévenu ma formatrice sur la raison de mon état, j'ai persévéré (parfois difficilement) et ai obtenu mon titre.

    Nous sommes maintenant le 15 Octobre 2015, la formation est finie, tout le monde se quitte... et me voilà installé à Nice en coloc avec une de mes meilleures amies et surtout me voilà lancé dans la recherche active d'un emploi.

    Je postule donc à de nombreuses offres plus ou moins intéressantes (livreur, préparateur auto, chauffeur personnel) et obtiens parfois un entretien.

    Suite à ces entretiens, j'ai toujours eu des refus ou voire même aucun retour… En disant cela, je pense notamment à une famille russe qui voulait m'embaucher en tant que chauffeur personnel...
    J'ai eu droit à l'entretien par Skype puis en réel, tout va bien, la femme me promet même de me rappeler pour un test... j'attends encore... et j'ai loupé un autre poste grâce à elle...


    Je pense aussi au responsable de cette agence de location auto qui m'a fixé un rendez-vous en même temps qu'un de ses concurrents alors qu'il était au courant...


     

    Tout cela pour vous dire que je commence sérieusement à me poser des questions sur le bien fondé de mon installation dans cette région...

    Certes la ville est belle, certes le climat est agréable mais en contrepartie les gens sont vraiment ''m'as tu vu'' voire même arrogants concernant certains employeurs.

    Donc pour remédier à tout cela, j'ai décidé de me lancer dans le concours d'adjoint administratif de chancellerie pour le ministère des affaires étrangères. Je le passerai en Janvier prochain ce qui me laisse le temps de voir venir. Si je l'obtiens, je deviendrai Parisien pendant 3 ans et pourrai ensuite entamer une carrière en poste à l'étranger.

    En attendant, je continue mes recherches et songe même à proposer des visites de Nice en tant qu'auto-entrepreneur.

    Pour finir si on me demandait mon rêve le plus cher, là maintenant ? Quitter ce pays afin de ne plus être confronté à cette nullité bureaucratique et patronale, partir pour un pays qui me jugerait plus sur mes capacités réelles que sur mon CV atypique, partir pour un pays où la réussite ne tient pas forcément en un pavillon Mikit et un monospace …

    Voila vous savez tout mes amis,

    A bientôt.

     

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    Note personnelle : Triste réalité que celle de notre pauvre pays de France ! Tu as beaucoup de mérite, et ton parcours a été semé d'embûches... Mais je suis convaincu de ta réussite prochaine ! Prépare ton concours au mieux, deviens fonctionnaire, tu le mérites. Plus en tout cas que de clapoter en France avec un simple SMIC et une batterie de crédits !

     

    - Troll

     

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  • Chers Amis, si je prends le clavier aujourd'hui, c'est pour vous faire le bilan de l'année qui a suivi ma dernière tribune.

    Comme vous le savez peut être, j'ai passé un an en Israel, à Jerusalem pour être précis. Je travaillais en tant que chauffeur pour le consulat de France de Jerusalem.

    Cette année fut riche en enseignements pour moi, tout d'abord professionnellement parlant. J'ai pu exercer un métier qui m'a beaucoup plu, dans une région très particulière. J'ai pu rencontrer des gens de tous horizons via ce poste (politiques, humanitaires, artistiques), vraiment ce fut très intéressant.

    Ma mission principale était de conduire toutes ces personnes à Gaza. Quel choc ce fut pour moi la première fois que je suis arrivé au terminal d'Erez. D'immenses bâtiments, des soldats (privés) omniprésents, et ce mur... omniprésent lui aussi. Au total pour arriver à la bande de Gaza proprement dite, vous devez franchir 3 contrôles Israéliens, 1 contrôle de l'Autorité Palestinienne et 1 du Hamas... et à tout moment vous pouvez être bloqué...

     

    Une fois dans la bande de Gaza, vous entrez dans un autre monde, où la pauvreté fait que les charrettes à âne côtoient les tuk tuk, le tout au milieu de voitures dignes d'un musée de l'auto... Il y a bien quelques marques asiatiques qui font une percée mais ce n'est pas la majorité du parc. En plus de ce choc, il y a aussi le fait que toute idée de code de la route est proscrite, tout fonctionne au culot et au klaxon, autant que ça change de ce que j'ai pu connaître en France auparavant...


    Le pire étant les jeunes enfants qui traversent juste devant la voiture... je ne compte plus mes frayeurs. Je reverrais toujours cette petite fille qui traversait en courant une rue séparée par un terre plain alors que j'arrivais à 60 km/h … j'ai pu éviter le pire en klaxonnant tout ce que j'ai pu.

    Car oui nous roulions bien souvent à des vitesses totalement inappropriées en ville (je me suis vu rouler à 80 km/h en ville en convoi et manquer l'accident par 2 fois, imaginez le massacre si j'avais eu un enfant qui coupait la route à ce moment...).

    Malgré cela, j'aimais mon travail. Lorsque je n'étais pas à Gaza, je faisais diverses missions à Jerusalem ou Ramallah, bref tout allait bien, tant dans ma vie pro que perso (je gagnais bien ma vie, je pouvais profiter ).

    Puis arriva ce jour jour de Juin 2014, où après la fête de la musique à l'institut Français de Gaza, le directeur du celui ci vint nous dire qu'il y avait eu 2 bombardements sur la bande de Gaza et qu'il fallait nous préparer à nous mettre à l'abri au cas où. Ceci était les 1eres ripostes Israéliennes aux tirs de roquettes de Gaza sur Israël, le début d'une longue, trop longue série qui fera 2000 morts.

    Ce fut aussi le début d'un changement dans ma vie perso. Habitant dans un quartier musulman assez conservateur, les heurts avec la police furent quasi quotidiens. Je passais donc mes soirées au son des grenades assourdissantes et des jets de pierres, accompagnés des odeurs de gaz lacrymogène, poubelles en feu et spray de punition collective.

    A partir de ce moment certains jeunes devinrent plus agressifs envers moi car ils pensaient que j'étais juif... C'est ainsi que l'on m'a lancé des pierres à 3 reprises (fort heureusement sans me toucher). Dès cet instant, j'ai cessé de me déplacer à pieds dans le quartier. Je faisais donc la moitié de mes trajets boulots en taxi.

    Le 16 juillet, j'ai pu rentrer en France pour 2 semaines de vacances, après 7 mois en Israël, ce fut vraiment un excellent moment, malgré le fait qu'à la télé je voyais Gaza se faire détruire par la folie humaine en me demandant si je reverrais les gens que je connais la bas.

    Au 1er Août, je suis repartis à Jerusalem mais il a fallut attendre la fin août pour que je me rapproche de Gaza. En effet, j'ai eu à emmener une équipe de médecins Français à Erez. C'est quasiment moi qui les aient briefés dans la voiture, c'est vous dire le sérieux de ce genre d'expéditions... Je les ai déposés au barrage et leur ai dis de m'appeler une fois qu'ils seraient pris en charge par l'Institut.

    2 longues heures à attendre un coup de fil en entendant les bombardements au loin...

    Puis 2 semaines après, la guerre étant finie, j'ai conduis différents diplomates à Gaza. Je n'avais jamais vu un tel spectacle de désolation. Des immeubles entiers détruits, des routes détruites, des gens qui erraient dans les rues... Je ne pensais jamais voir cela dans ma vie. Petite parenthèse à tous les beaufs qui disent qu'une bonne guerre dans notre pays résoudrait tout...Vivez cela une fois et on en reparle...

    Ensuite les missions s’enchaînèrent jusqu'au moment où j'ai du choisir si je restais ou non pour 1 an de plus. Vu le contexte j'ai dis que non... Ce fut peut être une erreur, j'y reviendrais. En septembre, je suis reparti en vacances en France pour 3 semaines. J'ai acquis ma voiture, une clio 16s de 1992, quel plaisir !! Oui je suis anti-voiture moderne, je n'y peux rien, quand toute une génération veut à tout prix (fort) une A3 TDI 105 S-line, moi je veux une vieille rogne essence... on ne me refera pas.

    Bref les vacances se passent bien mais le 17 octobre je dois repartir, pas forcément de gaieté de cœur... Au retour, j'ai le plaisir de trouver mon nouveau coloc...enfin plutôt sa vaisselle sale et puante dans l'évier... Ce mec n'était qu'un porc et un profiteur... Sa vaisselle restait parfois 1 semaine dans l’évier, il se servait dans mes affaires sans prévenir etc... Moins je le voyais mieux c'était.

     
    Il fait partie de cette génération de jeunes engagés dans des ONG Palestinienne à tout savoir et à vouloir être plus local que les locaux....

    En novembre, je me suis rendu dans un pays qui me faisait envie depuis fort longtemps : Le Japon. Ce pays est juste fascinant de par sa culture, son éducation et ses paysages. J'ai pu me promener pendant 15 jours dont une semaine en nomade avec un van et je n'ai qu'une envie, y retourner.

    Après ces 15 jours, je suis rentré à Jerusalem pour les 15 derniers jours de mon contrat. C'est dans une atmosphère mêlant nostalgie­ et lassitude que j'ai vécu ces 2 semaines. Lassitude de toutes ces discriminations envers les Palestiniens dont j'ai pu être témoin, lassitude des l'arrogance des Israéliens envers les goys dont je faisais partie, lassitude de ce bordel ambiant. Nostalgie de tous ces bons moments passés avec mes proprios, mes collègues, à voir des paysages magnifiques, à manger des plats succulents. Nostalgie de mon boulot, qui bien que parfois difficile était passionnant et de ma vie en général.

    Mon retour au pays des grognons a eu lieu le 03/12... J'avais déjà postulé à plusieurs postes de chauffeur de maître et était plutôt confiant.

    Visiblement mon expérience ne doit pas être suffisante, je n'ai décroché aucun de ces emplois et ce sans aucun entretien...

    J'ai donc postulé à différents postes de livreurs VL, dont un où j'ai pu avoir un entretien. Je me rendis donc à Nevers, de bon matin pour m'entendre dire... que le CDI auquel j'avais postulé était un CDD et que l'embauche pouvait avoir lieu demain comme dans 3 mois... 150 km pour rien...

    J'ai aussi eu un entretien avec la SNCF pour un poste de conducteur de tram train. Je me suis donc rendu à Paris où j'ai passé des tests dignes de la DGSE... Déchiffrage de codes, test d'observations, maths... Bref j'ai échoué...

    J'en suis donc là aujourd'hui, à 26 ans, chez ma mère à attendre avec impatience ma carte conducteur afin de repasser ma FCO et quitter le domicile familial... Pôle emploi ne finance pas les FCO, je serai donc quitte de laisser 600 euros pour avoir le droit de bosser... Et après on parle de chômage...

    Concernant mes choix de vie, ils restent les mêmes : Une voiture ancienne ou peu courante et essence, une maison à la campagne et mon boulot.

    Et c'est tout !!!

    Voila, comme vous le voyez 1 an après j'en suis au même point...mais plus riche d'une nouvelle expérience .

    En vous remerciant de m'avoir lu.

    Jay

    ==========================

     

    Note : Belle expérience, cela ne peut que te faire progresser ! En tout cas, Jay, tu sais bien que je te soutiens de tout coeur ! J'ai confiance en toi, tu mérites de réussir !

    - Troll

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  •  Mes chers Amis,

     

     Si je prends le clavier aujourd'hui, c'est pour vous faire part de ma vision des choses face à la situation actuelle de notre monde.

     

     En effet depuis quelques temps (et ne voyez là aucune allusion politique...), j'ai l'impression que plus rien ne tourne rond ici bas, tout devient compliqué et la haine est à chaque coin de rue.

     

     J'en veux pour exemple les médias qui nous abreuvent de meurtres et autres barbaries à longueurs de JT (que j'évite de + en +... mais il faut bien se tenir au courant de l'actualité malgré tout), de racisme en hausse effroyable dans ce pays (combien de ces racistes seraient capables de faire ne serait ce qu'un quart du parcours d'un immigré clandestin ? Bien peu je pense...) et, dernière mode, d'homophobie...

     

     Face à tout cela, je ressens un sentiment de dégoût (rassurez vous je n'ai aucune idée sombre envers les autres ou moi même... juste un grand ras le bol) et d'injustice de plus en plus grands.

     

     Pour que vous compreniez bien je vous expose mon parcours personnel et professionnel.

     

     Je suis donc un jeune (comme disent les vieux...) de 25 ans, je vis dans une petite ville de la Nièvre (département un petit peu isolé en Bourgogne). Fils de chauffeur routier et d'assistante maternelle, une enfance sans accrocs dans l'ensemble, une scolarité qui a été de moyenne en 6eme à vraiment mauvaise en 3eme, échec au brevet comme vous vous en doutez, bref un parcours comme on est nombreux à en avoir eu...

     

     Suite aux décisions d'orientation, j'ai été dirigé à 14 ans et demi en BEP Conduite et Service dans le Transport Routier. Arriver à 14 ans et demi au milieu d'autres jeunes de 16 à 20 ans et en internat... je vous laisse imaginer ce que j'ai parfois pu endurer (moquerie, petit bizutage, harcèlement moral...) si bien qu'en deuxième année, j'étais très souvent «malade».

     

     Malgré cela, j'obtiens mes BEP et CAP à 16 ans et demi, ce qui m'a donc fait attendre 1 an et demi avant l'autorisation de travailler. Ce temps aura été consacré à de très nombreux voyages à vélo autour de chez moi et à rêver de voyages vers la Turquie au volant d'un Mercedes SK 1950.

     

     Durant cette période j'ai aussi fait la connaissance de Sanaa, une jeune Marocaine avec qui je correspondais via MSN et téléphone (aaah les cartes spécial Maroc de France Télécom...) Naïf que j'étais, je suis tombé amoureux d'elle... et ne l'aurais jamais vue suite à l'annonce de son « mariage » après 2 ans d'échanges quotidiens, on ne m'y reprendra plus....

     

     Puis mes 18 ans sont arrivés, mon cher père a eu l'idée de me prendre un rendez vous dans une société de transport de la région et je suis engagé après un entretien. Très bien me direz vous… oui sauf que je n'avais aucune envie de travailler pour eux, résultat des courses je fais 15 jours et suis dégoûté du monde du transport (j'en ferai presque une crise de nerf en rentrant du boulot à la fin...) S'en est suivi une remise à niveau en Anglais à Pôle Emploi (un passe temps dirons nous...) et une documentation sur les voyages à vélo au long cours qui me passionnaient de plus en plus.

     

     En 2007, je deviens livreur de journaux pendant 5 mois, travail très tranquille et matinal comme je l'aime, seul inconvénient... la paie: environ 200€ par mois, en sachant que j'en dépensais 80 dans l'essence... Durant ce job, j'aurai vu un jeune drogué en manque qui errait dans les rues, parfois au milieu de la route, que j'ai signalé aux autorités qui m'ont répondues: on sait mais on n'y peut rien... un aperçu de la réalité de la misère sociale... Où est ce jeune aujourd'hui ? Dieu seul le sait...

     

     En 2008, je me suis un peu motivé et j'ai décidé de reprendre le volant d'un camion, d'abord en remplacement d'une semaine pour un patron de PME proche de mon domicile.

     

     Départ difficile en ce lundi 4 mars après avoir appris le décès d'un ex camarade d'école, mais bon il faut y aller.

     

     Premier jour désastreux... je me perds, je perds du temps, je ne peux compter sur le patron et ses indications bidons... bref je finis la soirée en pleurs dans ma cabine...

     

     Deuxième jour, un peu meilleur même si le patron m'incendie car j'ai eu l'idée saugrenue de prendre une douche après mes 7h de coupure... ce qui me fait arriver à 09h20 pour un rendez vous à 09h, enfin une fois à l'usine on m'informe que je suis prévu pour 13h... coup de fil au boss qui se fait tout penaud.

     

     Le reste de la semaine a été plus soft, excepté le dernier jour où ce fameux boss me dit : ah ben on voit que tu es débutant... En même temps je ne l'ai jamais caché...

     

     Ma deuxième mission en camion en cette année 2008 a été une saison de moisson en intérim. Je suis passé par tous les sentiments durant cette période, l'impression d'être pris pour un con, de bons moments de solitude seul dans le camion (le bonheur), le sentiment de ne jamais être écouté... bref très mitigé mais ça m'a permis de faire de l'argent.

     

     Après cela, je me suis lancé dans la préparation d'un voyage à vélo au long cours qui devait me conduire au minimum au Moyen Orient. Les entraînements étaient quotidiens et le reste du temps était consacré à la recherche d'infos sur le matériel et les destinations sur le net. Début 2009, je prends le départ... et suis contraint d'abandonner après 2 jours de route... le cœur n'y était pas vraiment, au sens propre comme au figuré... Revente du matériel et recherche d'emploi.

     

     En Avril je trouve ce qui sera ma dernière expérience dans le transport routier. Il s'agissait d'une entreprise à 120 km de chez moi, spécialisée dans le transport de céréales. Logement mis à disposition, bon camion et signature du contrat au champagne, génial, je rentrais enfin dans la vie, la vraie, après tous ces déboires... Seulement après 1 mois, étant incapable de rouler à 90 sur des routes limitées à 60 et autres joyeusetés du genre, je suis contraint à la démission.

     

     A partir de ce moment, ma vie a commencé à vraiment changer. En Juillet 2009, je décide donc de me prendre un visa Working Holiday pour l'Australie et de tenter l'aventure au pays des kangourous. Entre temps mon grand père était tombé malade, mais bon, j'avais bon espoir de le revoir après mon année de voyage. Je pars donc le 06 Septembre 2009 à 12h30 de Roissy Charles de Gaulle direction Adelaïde via Singapour (où je me ferai arnaquer par un taxi d'ailleurs...) Sur place, je rencontre Annie, une Parisienne qui est là en Working Holiday aussi, elle m'aura beaucoup aidé avec mon anglais de niveau BEP...

     

     Après 2 semaines de volontariat dans une ferme perdue au sud de l'Australie, nous décidons de partir vers Melbourne. Au bout de 3 jours, je panique (il faut bien l'avouer...) et je rentre à la ferme où j'étais précédemment. Un soir ma mère m'informe au téléphone que si je veux revoir mon grand père en vie... il faut que je fasse vite, c'est ainsi que je suis rentré après un mois de voyage, mais c'était bon, j'avais pris goût au voyage, malgré la situation.

     

     Pour finir cette année 2009, je décroche un emploi de cantonnier dans le petit village de Colméry, une belle aventure d'un an, qui m'a permis d’enchaîner sur un emploi de responsable d'agence postale en 2011.

     

     2011, quelle année...

     

     En Janvier-Février, je retourne en Australie durant un mois et enchaîne Adélaïde, volontariat à la ferme de mon précédent voyage, Melbourne et Sydney avant de revenir et d'emménager à Colméry, mon premier logement à moi, vous n'imaginez pas le bonheur !

     

     Les mois passent et la routine s'installe, jusqu'en Août où durant une semaine de vacance, je reçois une fille avec qui je correspondais via internet. Cette charmante Japonaise m'a donné les plus belles nuits d'amours possibles... son départ fut difficile mais la routine était bien brisée !

     

     En septembre, je décide de faire une BA et j'adopte ma machine à câlin, j'ai nommé Maya, ma chienne Bull Terrier. C'était partis pour de longues balades en forets et autres soirées télés avec elle. Puis arriva cette demande Couchsurfing... on pourra dire qu'elle a changé ma vie.

     

     En ce 28 Septembre 2011 (jour de mon anniversaire), j'hébergeais celle qui allait devenir ma meilleure amie. De deux nuits d'hébergement, nous sommes devenus quasi colocs après mon retour sur Clamecy, nous passions l'essentiel de notre temps ensemble. Nos aventures nous aurons menées des vignobles Sancerrois aux plages de Barcelone... J'ai tenté à plusieurs reprises de changer cette amitié en une relation plus proches dirons nous, Dieu merci pour notre amitié, ma très chère Emma m'a toujours recadré gentiment.

     

     Nous voilà donc en 2012, grande année riche en émotions... Tout d'abord, il y eut mon déménagement de Colméry à Clamecy comme je l'ai expliqué précédemment qui m'a permis de vivre au quotidien avec ma meilleure Amie, découvrir de nouveaux plats, passer de supers moments à visiter la région etc. Et arriva l'inévitable départ, et les inévitables larmes qui mirent fin à 9 mois de bonheur absolu. Mais bon rendez vous est pris en Août à San Francisco.

     

     En attendant mon périple Américain, je décide de m'inscrire en intérim à l'usine de pain de mie de Clamecy. Suite à la visite des lieux et aux appels totalement aberrants (appel à 06h pour 06h30, à 13h pour 13h30...), je n'aurais jamais mis les pieds dans leur usine à esclaves... Respect total à ceux qui y bossent à plein temps.

     

     En août, libération pour deux semaines, je confie ma Toutou d'amour à ma mère et direction San Francisco via Helsinki et New York. Que ce fut bon de revoir Emma et de repartager ces moments de complicité.

     

     Au programme: Plage, visite de San Francisco et parc de Yosemite entre autre.

     

     Toutes les bonnes choses ayant une fin, après 2 semaines retour au pays des Grognons (non sans avoir pleuré toutes les larmes de mon corps à JFK...).

     

     En septembre je me lance dans l'aventure du DAEU Littéraire par correspondance... je n'aurai pas su m'y tenir, mes seuls bons résultats étaient en Anglais, j'ai lâché l'affaire en début 2013.

     

     2013, l'année du changement et de la prise de conscience.

     

     En Janvier, ma petite Maya d'Amour nous a quittés, ce fut un énorme choc pour moi... Mais d'un autre coté, me voilà libéré de toutes obligations (attention, ne vous méprenez pas... Maya n'a jamais été une contrainte pour moi, bien au contraire), il est donc temps de repartir en voyage, après quelques hésitations, me voilà dans l'avion avec mon cousin en Juillet direction le Danemark pour la cueillette des fraises.

     

     Arrivée à Copenhague avec le cousin à moitié sourd depuis l'atterrissage, nous remettons nos plans de camping sauvage au lendemain et prenons une auberge, premier constat, il faut vite partir de cette ville magnifique mais hors de prix.

     

    Le lendemain nous voilà en route pour Roskilde, en train puis à pieds. Nous faisons les courses et c'est parti pour la campagne, 20km à pieds avec 17kg de bagages sur le dos... mes pieds en ont souffert jusqu'à 2 mois après le retour. Nous avons trouvé un bon spot camping mais à partir de ce moment les galères commencèrent : pour commencer, j'ai oublié les couverts en France... obligé de manger des pâtes bolognaise à la main dans la gamelle..., puis réchaud qui peine à faire chauffer l'eau et pour finir panique nocturne suite à une visite de notre campement par quelque chose dont nous ne savons toujours rien...

     

     Malgré tout cela, nous nous mettons en route pour l'île de Samsoe où nous sommes attendus pour la cueillette. Sur place nous déchantons très vite, campement moyen, attente de 3 jours avant d'avoir un boulot et énorme concurrence de main d’œuvre Roumaine (bien plus entraînée que nous, je ne leur en veux absolument pas...), bref après une semaine à gagner 50€ nous rentrons... Nous aurons fait connaissance de personnes très intéressantes dont 3 jeunes Portugais hyper sympas et un couple de Hongrois avec qui j'ai pu passer de bons moments afin de lutter contre la solitude du campement. Je n'oublie pas non plus les Roumains qui m'ont nourris un soir alors que nous étions très juste niveau argent et provisions...

     

     Avant ce périple Danois, j'avais décidé de prendre un Working Holiday Visa en Nouvelle Zélande afin de me rapprocher d'Emma, c'est ainsi qu'en Août je quittais la France pour Hong Kong et l'Australie puis la Nouvelle Zélande.

     

     Retrouvailles forcément émouvantes après 1 an sans voir ma coloc préférée et 3 semaines de bonheur avec elle et ses amis (randonnées, visites en tout genre, mon anniversaire...). Début Octobre, j'ai du quitter ce bonheur parfait pour Auckland en Nouvelle Zélande. Commença donc une galère financière que j'ai bien cherché.... partir de France avec 300€ fut ridicule... mais je voulais revoir ma meilleure Amie et partir de Clamecy. Heureusement Denise, la mère d'Emma, me dépanne et je reste 2 semaines... eh oui malgré son aide mon compte Français est dans le rouge, c'est alors que j'ai fais la chose qui me rend fou de honte encore maintenant...

     

     J'ai décidé de changer mon billet d'avion de rentrer, mais si j'annonçais cela de cette manière à Emma, il était sur qu'elle ferait tout pour m'empêcher de partir, je lui ai donc menti en lui disant que je m'étais brisé la cheville et que j'étais rapatrié...

     

     Jamais je ne digérerai ce mensonge...

     

     A mon retour, ce fut difficile, ma mère venant de perdre son emploi, la situation financière familiale était loin d'être au top et je me sentais coupable d'être là sans rien faire...

     

     J’enchaîne donc les CV et lettres de motivation afin de trouver un job au plus vite, aucune réponse... jusqu'à celle d'un poste à l'étranger auquel j'ai postulé 2 semaines auparavant, je suis convoqué pour un entretien à Paris. Tout se passe bien, j'ai tout ce qu'ils recherchent, un bon niveau d'anglais (ils étaient surpris de savoir que je l'ai appris quasi par moi même) et le permis C... 2 semaines plus tard c'était officiel, je suis engagé pour un an.

     

     Nous voilà donc à aujourd'hui, ce 03 Décembre 2013...

     

     Vous allez me dire mais quel rapport avec le fait que je sois dégoûte du monde actuel vu que j'ai fais ma bio..., j'y viens... Ce monde me dégoûte surtout par le fait qu'ont les gens de juger les autres sur leur apparences, leur cv, bref sur tout sauf la vraie connaissance de la personne... Je me suis vu être refusé à certains emplois par manque de compétences... pourtant je pense avoir un bon parcours dans la vie...

     

     Durant un temps, je voulais absolument une voiture de sport (Mitsu Lancer bien gonflée...), un beau pavillon et un job à 3000€ par mois et bien entendu femme et enfants...

     

     Aujourd'hui je me rends compte que je veux juste que l'on me foute la paix et je veux vivre simplement. Plusieurs idées me viennent donc pour mon retour en 2014 (en concertation avec mon Ami Troll et ma ptite Emi deux amis connus sur internet qui partagent bien ma vision des choses) :

     

     Soit je redeviens cantonnier dans un petit village (j'ai adoré ce boulot), je roulerai en Mercedes 240 TD et j'aurai une simple maison avec jardin et poules ;

     

     Ou je me lance dans l'élevage de chèvres/reprise d'épicerie de village avec Emilie ;

     

     Ou encore je pense à une vie itinérante en fourgon à faire des travaux saisonniers (toujours avec la Miss Emi si elle est toujours d'accord d'ici là !) et en ayant pour « port d'attache » la maison de l'Ami Troll.

     

     Bref vous l'aurez compris, plus simple ce sera, mieux ce sera, et je dois vous avouer que pour le moment la dernière solution est celle qui me tente le plus.

     

    Après avoir vu ma mère et tant d'autres gens galérer financièrement et craindre la coupure d'eau, d'électricité, l'impossibilité de payer les courses... je suis dégoûté de ce système et je veux donc vivre en marge de celui ci.

     

     Merci de m'avoir lu les Amis.

     

     A bientôt ;)

     

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    Note : Quel parcours mon vieux ! Que des aventures, des voyages, la route sans fin, d'un avion à un autre... Cela ne peut que te forger un caractère en béton armé ! Et ne t'inquiète pas, notre projet commun va se réaliser, j'y tiens ! Un bien beau texte, plein d'émotions, très vrai, et un regard émouvant sur la vie en général.

     

    Troll

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