• Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Ce soir, je n'ai plus envie de vous saouler avec ma haine de la région Limousin. Mais bien de vous donner des envies de liberté accomplie. Le titre de ce texte vient directement d'une chanson du groupe Forteresse (oui, je me remets à écouter du Metal), et c'est aussi de là que vient l'inspiration. Pourquoi, comment, dans quel but ? Je vais vous le dire.

     

     

    D'ici 72 heures, j'emménagerai dans mon nouvel appartement, un 30 mètres carrés meublé dans une petite ville de la pointe Bretonne. Mais le doute est encore en moi. Pas le doute sur la région de résidence, non. Le doute sur le fait de pouvoir toujours conduire dans les mois à venir, une fois le traitement arrêté (ou diminué). Pour tout vous dire, j'ai peur que l'on m'enlève définitivement mon permis de conduire, au regard des médicaments que j'ai pris (et que je continue à prendre)… Alors, si j'en arrive là, qu'est ce que je deviendrai dans une ville de 6000 habitants en bord de mer ? Est-ce que je me ferai payer une voiture sans permis par les bonnes grâces de la CAF ? Un scooter ? Une mobylette ? Non, quitte à garder mon honneur, ma liberté et payer le moins possible, je préférerai encore un bon vélo. Et, c'est valable pour vous comme pour moi : si vous ne vous sentez pas assez libre en voiture, optez donc pour le vélo.

     

    Oui, car comme cela, vous ne paierez plus une fortune d'assurance auto par an, encore moins de carburant (à part celui de vos mollets), et plus aucun entretien, sinon deux pneus neufs tous les ans (et un pneu de vélo coûte moins de 20 €…) Qui plus est, le vélo dynamise les poumons et le cœur, permet un meilleur équilibre psychique (par la production d'endorphines dans le cerveau) et fait perdre du poids. Alors, pourquoi hésiter encore ?

     

    Profonde Liberté à nos Coeurs...

     

    En tout cas, je pense que cette option (vieille randonneuse en 650B récupérée dans une ressourcerie) va se poser au moment du renouvellement de ma voiture actuelle, laquelle devient trop datée, et pourrait engendrer des frais dépassant sa valeur réelle (moins d'un millier d'Euros en tout cas…) Qui plus est, vu mon petit budget, cela me procurerait une passion pour une fois utile et alliant l'utile à l'agréable : c'est à dire qu'en cas de crise d'approvisionnement des pompes à essence comme on l'a connu récemment, je pourrai pérorer et me gausser vertement de tous ces beaufs en Audi A3 TDI en attente de 20 litres de mazout pour leur putain de voiture de nom de dieu de normopathe à la con (désolé !)

     

    Profonde Liberté à nos Coeurs...

     

    Et après tout, si je me remets à pédaler d'ici quelques mois, pourquoi pas ? Sachant qu'un bus direct relie la ville où je vais habiter à Quimper, qu'il y a la plupart des médecins dont j'ai besoin (en tout cas, pas ceux dont je n'ai besoin que tous les 5 ans) à portée de coup de pédale, et même un petit supermarché pour faire des courses à 2 pas de mon futur appartement ? Pourquoi hésiter encore ? Pourquoi me fondre encore dans la putain de maladie de la norme, de ce monde qui part à la dérive, alors que, comme il a été dit au journal télévisé hier soir, « la pollution aux particules fines tue 43,000 Français chaque année » ! J'ai eu envie de dire devant le poste, « eh bien on n'a qu'à supprimer les bagnoles ! » Évidemment, ça ne les empêchait pas 25 minutes avant le journal de passer une pub débile pour le nouveau « 4x4 urbain » d'une marque Française bien connue…

     

    Vous le voyez bien, chers lecteurs et amis : votre Troll préféré n'en a pas encore fini avec ses crises d'idéalisme. Mais bon, au moins ça me donne une raison valable de continuer à écrire pour votre plus grand plaisir. Si vous habitez en ville, que vous avez la possibilité de faire la plupart de vos trucs (aller et revenir du boulot, faire les courses, aller voir le médecin…) à vélo ou en transport en commun, eh bien, en un mot comme en cent : FAITES-LE. Vous constaterez bien vite que la vie vous coûte moins cher !

     

    Suivez donc l'exemple du Jay, qui est devenu coursier à vélo pour une entreprise de livraison de plats cuisinés (traiteur et resto). Vous verrez qu'à paye équivalente, vous pourrez beaucoup plus vous faire plaisir, sachant qu'il n'y aura ni assurance, ni carburant, ni entretien, et encore moins de crédit pour une voiture ! Quant à moi, si c'est possible (et là, je me passerai des jactances de qui que ce soit), eh bien j'opterai sereinement pour le vélo et la marche à pieds intégrales d'ici 6 à 12 mois.

     

    Alors oui, je le dis, je le redis : Profonde Liberté à nos Cœurs.

     

    A bientôt.

     

    - Troll

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  • Bonsoir, chers lecteurs et amis !

     

    L'actualité étant ce qu'elle est, et mes préoccupations du moment étant dirigées vers la petite reine, je ne vous proposerai pas ce soir un énième texte politique, sociétal, ou encore sur le Metal ou le Paganisme. Non. Laissez-moi vous parler de ce qui me fait rêver depuis des mois, et que je ne peux hélas pas encore mettre en pratique, faute de place et de déménagement à venir : mon retour dans le grand monde de la bicyclette ! On vérifie la pression des pneus, on se met en tenue, on ouvre la porte du garage… Et en avant !

     

    Si je remonte dans les méandres de mes souvenirs d'enfance, j'ai toujours aimé faire du vélo. Depuis tout petit. Je me souviens de mon premier vrai vélo, il est vrai qu'avant, j'étais abonné aux « petites roues » (stabilisateurs que nous avons tous connu…) : c'était un modeste VTT de supermarché, jaune il me semble, avec lequel je parcourais allègrement le quartier de la maison de mes grands-parents, accompagné de mes amis d'alors ! J'allais jusqu'à la petite gare du village de Tullins, dans l'Isère, et je passais mon temps à regarder passer les quelques trains et à prendre des bains de soleil. Quelques années plus tard, nouveau vélo, et cette fois-ci, je passais dans la cour des grands ! Mon premier vélo de route digne de ce nom : un rutilant Ginet, bleu et jaune, avec vitesses indexées aux cocottes, équipé en Campagnolo… La grande classe, avec ma tenue dans les mêmes coloris et mon short cycliste noir.

     

    Rêves et souvenirs de vélo...

     

    Avec ce nouveau destrier, je parcourais les pistes cyclables de l'agglomération Grenobloise et de la vallée de l'Isère à toute vitesse… Mais je ne faisais encore que débuter sur route ouverte à la circulation. Il en fallait une, eh oui, lors d'une sortie à Jarrie, j'effectuais ma première « révérence à la France ». Une chute de toute beauté, le grand soleil comme on le déteste… Imaginez un peu. Pour celles et ceux qui connaissent le secteur, je descendais de la route de Montchaboud, à grande vitesse, et au niveau des usines chimiques… la voie ferrée traverse la route en diagonale, avec de magnifiques rails à gorge (comme ceux des tramways). Vous arrivez sans peine à deviner ce qu'il est arrivé, et je vous comprends : mon pneu avant s'est littéralement encastré dans la gorge du rail, j'ai été déstabilisé, et ce fut la chute… Assez violente au demeurant, mais non seulement je portais casque et gants comme à mon habitude (je ne les ai jamais autant aimés), et en plus, cela s'est produit… Devant la caserne des pompiers adjacente à l'usine ! Autant vous dire que les soldats du feu présents dans la cour, occupés à entretenir leurs véhicules, se sont précipités vers moi pour savoir si j'avais besoin d'aide. Je me suis relevé avec un peu de mal, j'ai répondu que je n'étais pas gravement blessé (de simples éraflures au genou et au coude), je me suis remis de mes émotions, et je suis reparti vers mon domicile d'alors ! J'ai eu beaucoup de chance.

     

    Ne faisant pas les choses à moitié, j'ai eu dans le même temps un second vélo. En fait, un vieux monsieur qui était mon voisin (paix à son âme) possédait un biclou des années 50, une authentique randonneuse Liberia (marque Grenobloise disparue…), montée en roues de 650B, avec un guidon de ville, deux porte-bagages et l'éclairage, dont il n'avait plus aucune utilité, il ne se sentait plus assez en forme pour se déplacer avec. Pour faire de la place dans son garage, il pensait amener le vélo à la déchetterie… Je lui ai demandé de me montrer l'engin. J'ai vu le potentiel qu'avait le vélo, et, comme mon vieil ami voyait que je m'y intéressais, il m'a dit « Tu le veux ? Je te le donne ! » J'ai aussitôt accepté ! Un vélo en plus dans le garage ! Depuis ce jour, je n'ai cessé de le bricoler, pour l'améliorer évidemment, lui rajoutant un guidon course récupéré sur un vieux cadre à l'abandon dans le garage à vélos de l'immeuble… Avec ce nouveau biclou, je parcourais surtout la piste cyclable allant jusqu'à Saint-Quentin-sur-Isère, car c'était parfaitement plat tout du long… Et, hélas, le temps avait fait son œuvre sur les capacités de freinage dudit vélo, qui étaient plus qu'aléatoires, malgré un changement de patins !

     

    Rêves et souvenirs de vélo...

     

    Les jours de beau temps, j'allais également au lycée avec le Liberia, passant volontiers pour un sacré extraterrestre sur mon vieil engin, alors que la plupart de mes coreligionnaires d'alors venaient en bus ou accompagnés par leurs parents… J'ai fait ma première pause avec le biclou pendant les quelques mois de ma période « drapeaux et patriotisme », autrement dit pendant les classes de mon engagement dans l'armée. Ça n'a pas duré longtemps, comme vous avez pu le lire sur Chemin de Haine… Une fois réformé définitivement (P3 au lieu de P4, quand même), j'ai repris le vélo. Et pourquoi ne pas lui ajouter une dimension militante ? J'ai appris avec bonheur l'existence des « masses critiques » (manifestations à vélo de type « Vélorution ») sur Grenoble. Donc j'y ai participé pendant quelques temps, peut être à quatre ou cinq reprises…

     

    Rêves et souvenirs de vélo...

     

    Alors, je me suis rendu vraiment compte que beaucoup d'automobilistes ont un problème avec les cyclistes. J'essayais d'être conciliant, mais il y avait bien des trucs que je détestais dans le comportement des « enclumistes » Grenoblois : notamment le recours au klaxon quand il était impossible de me doubler, les serrages contre le trottoir, les stationnements sur la piste cyclable justifiés par le cultissime « J'en ai pour cinq minutes », les refus de priorité accompagnés du célèbre « Je ne vous avais pas vu », … Ad nauseam. Un beau jour, je suis devenu moi-même enclumiste, puis j'ai embrayé un cran au dessus : je suis devenu chauffeur routier, comme vous le savez. Et j'ai tout fait pour ne pas déranger les cyclistes que je doublais, croisais ou côtoyais sur la route ! Je n'ai même pas le souvenir de m'être garé rien qu'une minute sur une piste cyclable !

     

    Rêves et souvenirs de vélo...

     

    Après des années de mise en sommeil, à cause non seulement du boulot, puis de la maladie, je me sens prêt aujourd'hui à reprendre le biclou. Ce sera donc en Bretagne, vraisemblablement sur Brest. Une ville qui compte quelques aménagements cyclables, une ligne de tram (et une autre en projet), et une flopée de lignes de bus, avec en plus (que demande le peuple !) une gare SNCF bien desservie, à destination de Paris, comme de Quimper. Donc, j'en viens à penser à abandonner purement et simplement ma voiture vieillissante, pour me mettre à tout faire en transports en commun quand il pleut, et à vélo quand il fait beau ! Ainsi, je pourrai enfin mettre mes grandes idées en pratique.

     

    Oui, je rêve de vélo. Un antique Peugeot ou Motobécane en roues de 700, de préférence un demi-course, donc équipé de garde-boues, porte-bagages, éclairage à dynamo… N'attirant que peu de convoitise, car de faible valeur… Et surtout, bien plus résistant que le premier vélo Go Sport, Decathlon ou Intersport venu ! Je n'ai pas honte de rêver d'un vélo vintage, car je persiste à dire sans trop douter de moi, que ce sont bien les vélos les plus fiables et les plus endurants dans le temps. Savez-vous par exemple que, depuis quelques temps, certaines marques proposent ni plus ni moins que des vélos de course à… dérailleur électronique, paramétré par ordinateur ? Louison Bobet doit bien se marrer, là haut… Non mais imaginez le truc : pour régler votre dérailleur, vous devrez faire appel à un vélociste qui possède la valise de réglage du fabricant ! Une véritable imposture… Alors qu'un dérailleur classique, à vitesses indexées ou non, peut se régler d'un simple coup de tournevis ou de molette !

     

    Rêves et souvenirs de vélo...

     

    Je rêve de vélo, non seulement pour me déplacer en ville, mais également pour aller à la plage, faire mes courses, aller chez mes clients pour l'assistance informatique à domicile, partir en balade loin de la ville, et pourquoi pas, un jour, tenter un grand voyage… Rien qu'une portion de la véloroute qui suit la Loire, en mode cyclo-camping, me ferait découvrir autre chose ! Et, bien sûr, je participerai à toutes les Vélorution qui se tiendront sur Brest, dès que j'y serai et que j'aurai mon biclou !

     

    A très bientôt, chers lecteurs et amis ! Au plaisir de vous lire !

     

    - Troll

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  • Bonsoir, chers lecteurs et amis !

     

    Voici donc un article dans cette nouvelle rubrique « Vélo urbain... ou pas », qui, j'en suis sûr, ravira tous les cyclistes faisant partie de mes lecteurs habituels ou plus occasionnels ! Je vais vous parler maintenant des idées reçues et préjugés divers sur la pratique du vélo en ville et zone urbaine. Ça risque d'être un peu long, alors accrochez-vous à votre souris ^^ On y va ? En selle !

     

    Depuis le choc pétrolier de 1973, bien peu de Français cherchaient des alternatives viables à la toute-puissance automobile (ou motorisée en général), dans les zones urbaines où l'on pouvait s'en passer. Beaucoup de Franciliens ont commencé à prendre les transports en commun, de même que de plus en plus d'urbains ailleurs en France... Notamment à Lyon, Grenoble, Nantes, Lille, Strasbourg, Montpellier, Nice ou Bordeaux, grâce au retour en force d'un lézard écolo : le tramway !

     

    Si les réseaux de transports en commun des grandes villes sont en général fiables, bien conçus, avec des structures plutôt propres et bien entretenues, ce n'est pas le cas sur Paris et en région parisienne, où les retards, incivilités, pannes, grèves s'accumulent, année après année. Alors, qu'ont fait les Français qui ne voulaient plus prendre la voiture ou la moto pour aller au travail (ou tout simplement qui n'en avait jamais eu), et qui frôlaient l'overdose de RER sentant la transpiration et autres liquides issus du corps humain ? Ils ont ressorti leur vélo ! D'où la mode grandissante du vélotaf.

     

    [Aparté] Quand bien même je respecte et encourage les gens qui vont au travail en vélo, je ne peux pas blairer certains « vélotaffeurs » imbus d'eux-mêmes. Vous savez, le genre qui est ingénieur en tarte à bouzin ou chef de projet en truc-machin, donc qui gagne 3500 € (voir plus) chaque mois, qui vit dans un quartier ouvertement bobo, qui fait ses courses dans des épiceries alternatives, et qui vient expliquer au populo ce qu'est la décroissance ! Si si, dans le cas où vous habitez en ville, vous en avez certainement déjà croisé un ou plusieurs. [Fin aparté]

     

    Voici maintenant les quelques préjugés et idées reçues qui me viennent, sur la pratique du vélo urbain.

     

    => La pratique du vélo urbain est dangereuse...

     

    FAUX, ce sont les voitures, scooters et motos qui sont dangereux, du fait de leur puissance, de la capacité de leurs conducteurs à s'arroger tous les droits de priorité sur les cyclistes et piétons, du fait des ouvertures de portières intempestives une fois stationné, des dépassements dangereux (je rappelle ici qu'il faut laisser 1 mètre d'espace en cas de dépassement en agglomération, 1,50 mètre hors agglomération) et autres comportements agressifs.

     

    Hélas pour ceux qui tiennent ce genre de raisonnement stérile, le tabac, l'alcool, les accidents de la route n'engageant pas de cyclistes tuent beaucoup plus de gens que les accidents de vélo. Si c'est comme ça, ceux qui ont peur de tout n'ont plus qu'à vivre dans une bulle hermétique chez eux, et surtout à ne plus en sortir ! Évidemment, il y a des cons partout, même chez les cyclistes, mais remarquez que la conduite d'un véhicule à moteur apporte une sensation dangereusement euphorisante ou stressante et « pousse-au-crime ».

     

    => Le vélo est trop cher, je ne peux pas me le permettre...

     

    FAUX. Eh bien vendez votre voiture, scooter, moto si vous habitez en ville et que vous pouvez prendre le vélo à la place pour aller au travail et faire vos courses ! Vous verrez, vous pourrez vous payer un beau vélo. Et vous ferez des économies substantielles ! Combien coûte un changement des 4 pneus sur une voiture basique ? Au bas mot 250 €, main d’œuvre incluse. Combien coûte le changement des deux pneus sur un vélo ? Le prix des pneus si on le fait soi-même, autrement dit une quarantaine d'Euros !

     

    Vous pouvez également, dans les villes qui en bénéficient, vous offrir un abonnement de vélos en libre-service, en général ça coûte une poignée d'Euros chaque année, et pas besoin de garage, cave ou local à vélo ! Il vous suffit de le prendre et de le laisser à une station.

     

    Le vélo n'a pas besoin d'assurance (hormis votre responsabilité civile), ni de carburant fossile pour rouler (seulement celui produit par votre corps), ni de stationnement difficile à trouver et payant, encore moins de contrôle technique ou de carte grise ! A vous de voir ^^

     

    => En vélo, on est à la merci des conditions climatiques...

     

    VRAI ET FAUX. Certes, il est plus agréable de véloter sous un soleil éclatant, que sous la pluie battante. Mais une fois que vous aurez vendu votre véhicule motorisé, vous pourrez largement vous offrir une tenue complète pour chaque saison ! Prévoyez tout d'abord un cuissard confortable, un court pour l'été et un long pour l'hiver. Pour la simple et bonne raison que le pantalon de type « jean » mouillé et le frottement poussent au développement d'un écosystème digne du Marais Poitevin au niveau de votre entrejambe ^^

     

    Continuez avec une bonne paire de chaussures, et des sur-chaussures pour vous protéger de la pluie et du froid. Évitez autant que possible les chaussures de type « botte » ou pire, les Rangers et New Rock ! Pour le haut, trois épaisseurs s'imposent. La première (en partant de votre peau) est un tee-shirt anti-transpirant. La seconde est une veste d'hiver ou de mi-saison, pour couper le froid. Et la troisième peut être un simple poncho ! Les gants sont à mon sens essentiels, courts en été, longs et chauds en hiver, pour se protéger non seulement du froid, mais aussi en cas de chute ! Et pensez à vérifier l'état de votre monture (pneus, freins, garde-boue et éclairage/catadioptres).

     

    => Et on transpire en vélo ! Avec ce que ça implique comme odeurs...

     

    VRAI. Cela dit, une tenue appropriée, voire une douche à l'arrivée au travail avec changement de vêtements vous éviteront des remarques de vos collègues ^^ Ce n'est pas la transpiration en elle-même qui sent mauvais, mais son contact avec le coton. Et, plus on s'habitue à l'effort, moins cela dégage d'odeurs incommodantes !

     

    => Je risque malgré tout de me faire voler mon biclou !

     

    VRAI, hélas pour nous. Cependant, quelques précautions élémentaires suffisent à éviter ce désagrément. Commencez par ne jamais stationner votre vélo dans la rue pour la nuit (si vous ne pouvez faire autrement que le monter dans votre logement, passez au vélo pliant). Optez pour DEUX antivols de qualité (les U de moto renforcés à la céramique sont plus qu'indiqués, les meilleurs résistent à 20 minutes de disqueuse... ce qui attire l'attention ^^), et non ces saletés de câbles en acier bon marché.

     

    Car un « bon » voleur de vélos aura toujours sur lui une pince Monseigneur ou équivalente... Évitez également les chaînes en acier et le cadenas basique, pour la même raison. Ajoutez à votre équipement cinq écrous antivol (deux pour chaque roue, un pour la selle) et vous serez paré ! Il est également indiqué de faire marquer son vélo par un « tatouage » inamovible, renseignez-vous auprès de la Fubicy ^^ Une autre technique consiste à avoir un vélo ancien, qui semble sortir de la grange... Ou un VTT d'entrée de gamme des années 90, bariolé comme pas possible.. Ces deux-là n'attireront que peu de convoitise !

     

    => Un vélo, c'est bien, mais ça ne dure jamais longtemps niveau fiabilité...

     

    VRAI ET FAUX. Tout dépend en fait le prix que l'on y consacre. Il paraît évident que les vélos de supermarché sont déconseillés au vélotaffeur, du fait de leur mauvaise qualité, et de leur espérance de vie ne dépassant pas deux ans en bon état ! Les grandes surfaces spécialisées (Decathlon, Intersport) peuvent proposer des vélos de qualité, mais comptez tout de même 400 à 600 € pour avoir une bonne machine dans ces deux enseignes. Évidemment, les vélos de la meilleure qualité sont les plus chers ! Surtout ceux fabriqués de façon artisanale. Cependant, des firmes de confiance comme Lapierre, Gitane, Orbea, Cannondale, Giant, VSF Fahrradmanufaktur, Kona Bikes, Trek et d'autres, construisent des vélos de très bonne qualité, accessibles presque à toutes les bourses selon ce que vous recherchez. Il convient de faire réaliser l'entretien de son biclou une fois par an par un vélociste, ou de le faire vous-même si vous avez le matos correspondant ! En fait, si la clientèle des vrais vélocistes est toujours fidèle, celle des hypermarchés ou des vendeurs de vélos « bas de gamme » est tout à fait « jetable »... Vous avez compris, amis lecteurs !

     

     

    Voilà, je crois que j'ai fait le tour, plus ou moins ! Si vous avez des suggestions, des remarques, n'hésitez pas à poster un petit commentaire, ça me fera bien plaisir ^^

     

    A bientôt, chers amis et lecteurs !

     

    Troll

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  • Bonsoir, chers lecteurs et amis !

     

    La rentrée arrive, et inévitablement, son cortège de bouchons et ralentissements en ville et zone périurbaine, d'attente à la station service, pour se garer en ville... Alors, alors, alors... pourquoi ne pas tout simplement choisir le vélo comme moyen de transport urbain au quotidien ? Tout en reléguant la voiture au rang d'utilitaire pour le transport des charges lourdes, et pour les longues distances. Ce soir, je vous parlerai donc d'un phénomène de société urbaine très en vogue ces dernières années, à savoir la « masse critique », ou Vélorution.

     

    Tout d'abord, qu'est ce qu'une masse critique ? Eh bien, c'est un rassemblement de cyclistes, principalement (mais il peut s'y ajouter des personnes en rollers) qui vise à faire changer la politique de transports d'une municipalité ou d'une région, à réclamer une meilleure place pour les modes de transport doux dans une zone urbaine, à remettre en cause la toute-puissance motorisée en ville. L'étymologie du terme vient de groupes de cyclistes, en Chine, qui, alors qu'il n'y avait pas encore de feux de signalisation aux carrefours, se rassemblaient en grappe pour faire « masse » et passer dans une sécurité relative. Le mouvement a réellement pris son envol au début des années 90, surtout aux Etats-Unis (la ville pionnière est San Francisco).

     

    Vélorution...

     

    C'est ni plus ni moins qu'une « manifestive » de joyeux drilles à vélo, qui défilent en ville, au son de leurs sonnettes et klaxons, avec force slogans humoristiques et parfois déguisements, pour dénoncer la place trop importante de l'automobile et du deux roues motorisé en zone urbaine... Dans le but évident de provoquer un changement des mentalités ! Car seuls les fous ou les ignorants ne savent pas que le pétrole n'est pas une énergie renouvelable, et qu'un jour, les réserves mondiales seront épuisées... Que fera-t-on des voitures, camions, autobus et motos dans ce cas ? Des confettis ? ^^

     

    Moi qui vous parle, j'ai eu participé plusieurs fois à ce genre de défilés, à Grenoble, il y a quelques années de cela. Une année, il y a même eu une vélorution sur le « moignon » d'autoroute A51 devant, un jour, relier Grenoble à Sisteron plus rapidement ! Le but était simple : descendre la portion depuis le Col du Fau jusqu'en ville, pour marquer les esprits... Malheureusement, je n'en sais pas plus ! Il faut savoir que les vélorutions sont majoritairement organisées par le collectif informel du même nom, en France, en Belgique et en Suisse. Et ce collectif gravite dans le milieu altermondialiste, ou en tout cas, à la gauche de la gauche. Bon, si vous êtes cycliste urbain pratiquant, mais que vous n'êtes pas du même bord politique, je ne suis pas sûr qu'ils vous fassent la gueule pour ça ! ^^

     

    Vélorution...

     

    Il n'y a qu'à voir le merdier (je n'ai pas d'autre mot) qu'ils mettent dans les villes où il y a ce genre d'évènement, une fois par mois, pour se rendre compte de la lobotomie de masse sur la « voiture-plaisir » et la « voiture-performance » ! Et que dire de la pub... Je me souviens avoir vu une publicité pour la marque Peugeot, dans laquelle on voyait un homme faisant du vélo, et une fois qu'il avait terminé, il disposait le bicycle sur le porte-vélo de la voiture à vendre... Le message était clair : le vélo n'est qu'un loisir, et non un moyen de déplacement à part entière, quand il a fini, le cycliste lambda transporte le vélo avec sa berline confortable.

     

    Et que dire d'un ancien élu écologiste Lyonnais qui, une année, avait fait la promotion d'un 4x4 de ville (!), véhicule « ô combien écolo » selon ce monsieur, car « on peut y ranger sans peine un VTT ! » Mais quel abrutissement... Je rappelle ici qu'en ville, pour un trajet de moins de 5 kilomètres, on va plus vite en vélo qu'en voiture, on ne subit pas de problèmes de stationnement, le vélo ne consomme pas d'autre carburant que l'énergie musculaire des jambes, et surtout, il ne pollue pas ! Car, il faut le dire ici : ce ne sont pas les hipsters barbus à vélo qui jettent leurs emballages de Mac Donald's sur le bord des routes ^^

     

     

    Sur ce, chers lecteurs, je vous laisse ! Bonne soirée à vous toutes et tous, à bientôt !

     

    - Troll

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  • Bonjour, chers lecteurs et amis !

     

    Je viens à vous aujourd'hui avec plusieurs bonnes nouvelles. Déjà, tout va bien, le moral est bon ! Ensuite, j'ai bon espoir de retravailler très prochainement ! Je vais vous expliquer cela, sur quelques lignes, comme je fais d'habitude.

     

    Tout d'abord, j'ai un contact, ici à Guéret, qui travaille au Conseil Général de la Creuse, et qui, quand il a su que j'étais reconnu travailleur handicapé, m'a dit « Mais tu sais, le Conseil Général manque de travailleurs handicapés, et en cherche parfois ! » La belle affaire ^^ Donc, après quelques renseignements obtenus à la Maison Départementale des Personnes Handicapées, j'ai appris que cela se passait de la façon suivante : déjà, il faudrait que je fasse un stage dans un service administratif, ensuite je ferai apparaître ceci sur mon CV... Et enfin, le recrutement tant attendu pourrait arriver, par voie contractuelle, sans concours vu mon statut ! Le premier contrat est d'une durée d'un an, avec titularisation possible au bout. Du tout bon ! De fait, depuis le milieu de semaine, je prépare ce projet avec application, et je vais cet après midi faire une belle lettre de motivation... Pour être recruté par le Conseil Général, ou même par la Ville de Guéret !

     

    Ensuite, je me suis inscrit à un concours administratif... Le Trésor Public. Catégorie C. Eh oui, votre Troll préféré va peut être devenir Agent des Finances Publiques ! Pour vous dire, j'ai eu cette idée il y a quelques jours déjà, donc j'ai envoyé un mail au service concerné... Ils n'ont pas tardé à me répondre, en me disant que la date limite d'inscription arrivait à grand pas ! J'ai fait la démarche aussi vite que possible, et dorénavant, je dois me préparer pour ce concours d'entrée. A ce que j'ai pu en voir sur Internet, ce n'est pas très dur : une épreuve de français, maths, culture générale et raisonnement, et une épreuve plus administrative, avec du traitement de dossier, et l'appel à la capacité de synthèse... Je suis plus motivé que jamais ! Je vais réussir, j'en suis convaincu ^^ Les tests et l'entretien d'admission se dérouleraient sur Limoges, ce qui m'arrange. Ensuite, il y aura 6 semaines de formation à Clermont-Ferrand ou en région Parisienne, puis 10 mois d'affectation en tant qu'agent stagiaire.

     

    Pour autant, je n'abandonne pas mon autre projet, qui est de devenir Technicien Cycles. Je pense qu'il va falloir définir un ordre de priorité, je l'ai imaginé ainsi :

     

    => Tout d'abord, le projet de Technicien Cycles, j'ai d'ailleurs un contact sur Bordeaux qui me propose un stage dans son commerce, pour voir si le métier me convient.

     

    => Ensuite, le Conseil Général de la Creuse, j'avoue que si j'arrive à y rentrer, ça m'arrangerait pas mal !

     

    => Enfin, si les deux premiers projets ne marchent pas, les Finances Publiques.

     

    Donc oui, je m'apprête à prendre une nouvelle direction, pourquoi pas dans l'administration. Pourquoi ? Parce que j'ai quand même un Bac tertiaire, je me débrouille en bureautique, ce sont des emplois de bureau, donc à priori ne posant pas de problèmes vis à vis de mon ancienne pathologie et de mes séquelles... Et, si un des trois projets met moins de temps que les deux autres à se concrétiser, je devrai abandonner les deux autres, avec des regrets certainement... Mais avec la satisfaction de pouvoir travailler à nouveau !

     

    Quoi qu'il en soit, chers lecteurs et amis, je garde mes convictions de gauche, mes centres d'intérêt, mon goût pour la musique Metal... ^^ Je ne change pas de culture parce que je vais bientôt retrouver un emploi ! En tout cas, il paraît bien loin, le temps de l'inaptitude à la formation de cariste... Je le sens chaque jour, chaque semaine qui passe, je vais de l'avant, je pense de moins en moins à mon ancienne souffrance...

     

    Et je me dis souvent que le temps où je noyais mon spleen dans la bière de mauvaise qualité, tout en écoutant de la musique sombre, dépressive ou violente et en rêvant à foutre le camp du monde moderne est encore plus loin. Je mérite mieux que de vivre dans la misère, dans la galère, dans le déclassement dont on parle tant en politique. Non pas que je sois imbu de moi-même ou ce genre de choses, mais j'estime avoir « payé ma dette » à la société, à la souffrance et à la peine.

     

    Si je dois rester dans la Creuse... Une chose est sûre, je quitterai Guéret sans regrets, le plus vite possible, et je prendrai certainement une location meublée quelque part dans la campagne environnante. Quitte à faire le trajet tous les jours, mais pour les vacances, je préfère nettement être à la campagne, avec des choses à découvrir de partout, des activités (vélo, baignade...) plutôt que... vous aurez compris ^^

     

    Bon week-end à vous tous, chers lecteurs et amis, que les Dieux veillent sur vous !

     

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  • Bonsoir, chers lecteurs.

     

    Ce soir, tout en écoutant les Grosses Têtes avec Laurent Ruquier, je me pose la réflexion suivante... après avoir lu un petit livre très agréable, mais néanmoins dérangeant, nommé « Petit traité de vélosophie », de Didier Tronchet...

     

    Ce livre nous propose de disserter de façon plus ou moins « poussée » sur le vélo, le changement climatique, et l'omniprésence de l'automobile dans les relations humaines, qu'elles soient de nature professionnelles ou personnelles. Je m'attendais à un pamphlet contre la voiture, eh bien je n'ai pas été déçu... Mais disons tout de suite que cela me conforte dans certaines de mes idées.

     

    Ma position est la suivante : à part dans les villes où il n'y a aucune alternative possible (transports en commun, vélo) et à la campagne... la voiture n'est pas obligatoire. En effet, dans la quasi-totalité des grandes villes, il y a un réseau de transports en commun, et au moins une gare SNCF. Les aménagements cyclables (pistes dédiées, places de stationnement, …) se multiplient un peu partout, sans doute imposés par des équipes municipales qui se rendent compte que le vent tourne, et qu'il est temps de proposer des alternatives valables à la voiture individuelle.

     

     

    Ne trouvez-vous pas aberrant en effet, que la quasi-totalité des déplacements automobiles en zone urbaine se fassent sur moins de 5 kilomètres, dans les embouteillages et le stress, avec des véhicules bien souvent occupés par... une seule personne, le conducteur ? Les 4x4 « de ville » qui pétaradent quotidiennement en ville, conduits par des plésiosaures engoncés dans leur cholestérol, ne sont ils pas des insultes à l'effort minimum que demande la vie quotidienne ?

     

    Alors qu'à vélo... L'effort fourni par les jambes crée des endorphines, substances bénéfiques, qui prémunissent de la dépression et d'autres maladies psychiques. Le surplus de graisse est brûlé jour après jour, et les systèmes cardiovasculaire et pulmonaire sont dynamisés ! Et quand bien même on transpire, une tenue adéquate et une bonne douche le soir suffisent à se remettre d'aplomb.

     

    Pierre DESPROGES disait : « Je n'ai pas mon permis de conduire, cela ne m'empêche pas de prendre l'autobus ! » Je crois que cela veut tout dire...

     

    Sous réserve soit d'avoir un bus ou un tramway qui nous emmène de notre domicile à notre lieu de travail, soit un vélo qui remplit la même fonction par l'effort chimique de nos jambes (prévoyez une tenue de pluie et de quoi vous prémunir du froid!), la voiture n'est absolument pas obligatoire en ville. Ceux qui prétendent le contraire n'ont plus qu'un reliquat d'esprit critique dans leur cerveau perverti par les lobbys divers et variés, que ce soient pétroliers ou automobiles... Je rappelle ici qu'en cas de besoin, on peut soit louer une voiture ou utiliser l'auto-partage, pour un usage ponctuel évidemment. Pour le reste : vivent le vélo, les transports en commun, et la marche à pieds !

     

     

     

    Et pour m'adresser aux habitants des campagnes de France, qui sont bien obligés de prendre leur voiture pour venir travailler à la ville : j'espère qu'un jour, les réseaux de bus et de train seront revitalisés, pour que vous puissiez venir travailler sereinement en zone urbaine ! Mais où est la volonté politique pour favoriser les transports doux et collectifs, qui sont pourtant la base de la « transition énergétique » tant annoncée par le gouvernement ? Les lobbys sont partout, camarades cyclistes ! Idem pour le lobby publicitaire. D'ailleurs, pourquoi croyez-vous qu'il n'y a jamais de bouchons dans les pubs pour différentes voitures ? Pourquoi croyez-vous que l'on vous présente la voiture comme un outil de "liberté", de "réussite" et "d'évasion" ? Il est clair qu'ils ne vont pas faire de publicité pour les AMAP, les librairies à prix libre et les vélos d'occasion que l'on peut réparer soi-même...

     

     

    Quant à moi... Une fois bien installé sur Vannes, Lorient ou Quimper, travail aidant évidemment, je compte tout faire pour utiliser au maximum le vélo en ville et zone urbaine, faire des balades à la campagne... Et reléguer la voiture au rang d'utilitaire, pour partir en vacances dans ma famille notamment. Alors, le recours au moteur diesel ne se justifiera plus, et je pourrai me faire assurer « petit rouleur », pour payer moins. Cela pourra en rester là... comme être une transition agréable vers un futur « sans voiture » pour mon foyer unipersonnel constitué majoritairement de moi-même ^^

     

    Vivement la Vélorution ! Bonne route à tous, la prudence !

     

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