• Brûlot Trollesque - De la Culture, de la Liberté, de la Pensée.

    Chers lecteurs et amis,

     

    Ce soir, j'ai envie de pousser le champ de la rage trollesque plus loin, si c'est possible, que de gueuler aveuglément sur la populace Guérétoise de base délibérément contaminée par les idéologies de la télé-réalité, du pinard trop rance, de la consanguinité et du crédit roi. J'ai bien envie de pousser une superbe colère sur celles et ceux qui se foutent ouvertement de nous, les marginaux que nous sommes. Mais aussi, sur celles et ceux qui profitent bien de notre sympathie, quand l'envie leur prend, sans retour évidemment. Et ce, que nous soyons Metalleux, Goths, Babas, Rastas, Médiévalistes, Artistes en tous genres, Fans de BD et/ou de culture Geek. J'ai envie de dire : ni ce monde, ni les disciples du temple de la normopathie, ne nous feront renoncer à ce que nous sommes, ou à ce que nous voulons être.

     

    Depuis des mois, je me sens en pleine période de recherche personnelle (culturelle comme spirituelle), car, disons le tout net, c'est le bordel dans mon esprit. Cependant, je n'ai fait que revendre la quasi-totalité de mes CD de Metal, peut être par envie de changement. Il m'arrive encore d'en écouter un morceau, quand je me sens partir loin de cette réalité qui pue. Le reste du temps, je me mets de la musique Électronique en perfusion auditive (et les Dieux savent combien Internet regorge de trucs à découvrir) ou des musiques du monde. Et, vous savez quoi ? C'est très bien, ça me va comme ça, je suis heureux dans ma solitude… Solitude régulièrement mise en pause par l'appel ou le message d'un ami de confiance. Quand bien même je suis en train de passer doucement des Paganismes européens à une tentative d'adhésion à la sagesse Amérindienne, je garde toujours certains réflexes, certaines idées sur la spiritualité. Et surtout sur le fait qu'elle ne doit en aucun cas être mélangée à quelconque politique. De gauche, de droite, des extrêmes comme de Montluçon-Chantiers.

     

    Oui, car comme vous le savez peut être, les tristes chemises brunes ont peu à peu investi la tentative de retour sur le devant de la scène des croyances Païennes. Cela me désole au plus haut point, pour la raison suivante : comment, vu la situation, présenter une once de crédibilité à ceux qui s'interrogent sur la question du Paganisme ? En tout cas, je n'y crois plus. Et, par la même, j'avoue être assez dégoûté, non pas du Paganisme en général, mais bel et bien de certaines personnes qu'on retrouve dans ce milieu. Vous vous en doutez, chers lecteurs et amis : dans toute chose qui devient soudainement « à la mode », se retrouvent les enfoirés de profiteurs qui vous prennent pour un taxi ou un distributeur de cigarettes, les inénarrables apprentis nationalistes ou quenello-nationalistes, et une bonne fraction de futurs gourous en puissance. J'ai honte de ce que j'ai pu parfois voir dans ce milieu, et c'est pour cela que maintenant, je ne me définirai plus « païen ». En tout cas, pas au sens où ils l'entendent. Je ne veux pas avoir à choisir entre des Wiccans new-age, carrément bobos ou des Asatrùars au crâne chauve, carrément fachos. Aux uns comme aux autres, je vous désapprouve, et je vous déteste, pour l'image bipolaire lamentable que vous renvoyez d'un si bel ensemble de croyances. Et de fait, je me dirige vers la voie de la Sagesse Amérindienne.

     

    La partie sur la Culture arrivera d'ici quelques lignes, avant toute chose je voudrais pousser une gueulante personnelle sur les inévitables profiteurs, qui ne sont motivés que par le fait de soit se faire prêter de l'argent, soit se faire emmener quelque part (et retour évidemment), soit taxer un téléphone, ou un ordinateur pour accéder à on ne sait quoi… J'ai la rage contre vous. Vous êtes la plaie humaine, je n'ai pas honte de le dire, de cette région Limousin à l'état de mort cérébrale. Votre cerveau, qui ne dégage comme trace d'activité que l'encéphalogramme de la grenouille, ne vous rend même pas honteux d'abuser sans limite de la générosité de l'autre ! Tout ça pour quoi ? Pour aller vadrouiller connement en ville à l'heure où il serait temps de se coucher ? Pour faire faire 80 kilomètres à un de vos braves « serviteurs » (dont vous ne cessez de cirer les pompes d'ailleurs, tout en lui demandant la pitié) ? Mais au fait, vous êtes pour la plupart majeurs. Alors bougez vous le trèfle, passez donc votre permis de conduire, et trouvez-vous une petite voiture. Vous verrez, on se sent plus libre. Ou sinon, faites du stop, si vous avez trouvé le moyen de ne pas rater bêtement votre bus (le dernier de la journée…) J'en ai ras le bol, de me faire HARCELER, que ce soit dans la résidence où je vis, ou encore en ville. Bah oui, je suis un étranger, j'ai une Ford Fusion, je touche 800 € par mois parce qu'on m'interdit de travailler, alors c'est évident, je suis un putain de bourgeois qui a de l'argent à jeter par les fenêtres. Vous me faites HONTE, vous me débectez avec vos pleurnicheries sans fondement, pour tout dire, vous me faites chier. Et qui s'étonnera encore, après tout ça, que je ne participe presque plus à rien ici bas ? En tout cas, quitte à pousser une vraie bonne gueulante IRL un de ces jours… Autant le faire bien, en préparant le terrain.

     

    J'en viens donc au passage promis, que vous devez languir, la Culture. C'est bien simple, et, les mois passant, ça n'a pas changé d'un iota dans mon esprit. Je me sens toujours autant hors de ce monde, hors de cette société du « buzz » et de l' « access prime time ». Il est vrai que, sans avoir en ma possession un poste de télévision, je n'en vois pas grand-chose. Mais ce que je vois dans ma timeline Facebook me conforte dans la pensée que tout ça n'est pas pour moi (et peut être pensez-vous ainsi, chers amis lecteurs). De toute façon, comment avoir encore une once de foi en l'humain, en l'humanité je dirais, en constatant la terrible débilité de tant de « moutons », notamment en ce qui concerne les irrécupérables programmes de la TNT ? Sérieusement, le gouvernement vous verse une prime pour continuer à regarder ces conneries ? Vous n'avez donc aucune honte, ni aucune nausée (ce que j'éprouve devant certains programmes) à vous vautrer de façon lamentable dans un canapé à crédit, une boisson dégueulasse au sang de taureau posée négligemment sur la table, les yeux exorbités et virant au rouge, à force de voir tant d'immondices télévisés ?

     

    Quant à moi, je vous rassure… Même lors de ma future installation dans un logement plus grand, je ne prendrai pas la télé. Jamais. Je tiens à ma tranquillité, et je préfère nettement, lors d'un long moment d'inactivité, naviguer entre le PC et un bon bouquin. Il est clair que le nombre de romans poche dans ma Trollothèque (environ 50) pousse souvent l'intrus arrivant dans mon antre à adopter un ricanement imbécile, comme pour dire « Mais à quoi ça te sert ? » Bande de moutons saturés de consumérisme. Bande de tristes sires de la nullité mondialisée. Ça me sert avant toute chose à me cultiver personnellement, c'est sans doute pour cela que mon imaginaire est ô combien plus développé que le vôtre. Ça me sert aussi à penser à autre chose, surtout quand j'ai eu le malheur de laisser de la musique de… piètre qualité, pénétrer dans mes tympans, au hasard d'une soirée où la normopathie est de rigueur. Ne vous étonnez donc pas de ne plus me voir dès que votre « musique » devient la seule chose que vous acceptez de diffuser. Je dirais même que, malgré vous (ou pas), vous faites rien de moins que le prosélytisme culturel de ces daubes. « Écoute la même *** que moi, tu auras des amis », voilà votre seul fond de pensée. Et ça me désole. Je ne vous ai jamais imposé le Metal, ni la Trance (vocale ou psychédélique), ni le Punk Rock US, ni les musiques du monde que j'adore. Et vous, bien perchés sur vos icônes de la tendance actuelle, qui seront irrémédiablement ringardisées dans cinq ans, vous ne vous gênez pas pour conchier MA culture. Alors, eh bien, je n'ai pas besoin de vos avis.

     

    Enfin, la liberté. J'en parle souvent sur mon blog, c'est quelque chose d'essentiel pour moi. Liberté de pensée, de choix politiques, culturels, spirituels… Et, bien sûr, liberté de choisir mes amis, et d'envoyer les autres « caguer à la vigne ». Tant il est vrai que, si je fais totale confiance à mes quelques amis authentiques (le Jay, Marjo la Korrigane, Orèl et son compagnon, Jocelyn, Saurus, Salad', Hepha, Myriam, Olivier…), eh bien, je ne me gêne pas pour me méfier confortablement de tous les autres. Sachez-le : la maladie que j'ai vécu m'a profondément changé. J'ai perdu ce côté écorché vif que j'avais jusqu'à juin 2010, mais j'ai semble-t-il gagné une qualité qui a son importance. A savoir être extrêmement méfiant vis-à-vis des témoignages de sympathie ou d'amitié venant de personnes que je ne connais que de vue. Pourquoi cela, me direz-vous ? Une simple histoire de sélection, quand je ne le sens pas, ce n'est pas la peine d'aller plus loin. Et aussi, pour éviter de tomber encore sur un profiteur, ou pire, sur un vampire psychique qui me raconte ses malheurs et sa vie de famille (dont je n'ai absolument rien à treuf'). Et, croyez-moi, ce genre de situation m'est arrivé plus d'une fois… Liberté également de faire ce que je veux de mes journées, dans le sens où je ne travaille plus depuis mars 2012. Quand bien même la semaine semble un peu longue, je fais en sorte de m'occuper le plus posément possible. En lisant, en allant sur Internet, en vous écrivant une bafouille suintant la colère comme actuellement, en faisant des rêves et des projets pour l'avenir… Il m'arrive aussi parfois d'aller faire une balade en forêt, surtout quand j'ai réellement besoin de changer d'air. Et je dois dire que la forêt me fait un bien fou.

     

    Liberté, également, et je ne le dirai jamais assez, d'avoir opté pour les logiciels libres en octobre dernier. Cela fait de moi un outsider absolu. Mais bon, de l'autre côté, je ne me voyais pas hypothéquer ma brave voiture pour me payer une licence de Windows 7, c'était tout à fait hors de propos. En tout cas, et je m'en rends compte chaque jour qui passe : avoir Linux sur mes deux PC me rend non seulement plus libre, mais plus indépendant, pour obtenir des conseils ou des infos. Il est vrai que la communauté des fans de Linux est disponible toute la journée, et que l'aide en ligne répond à toutes les questions ou presque. Pour parler franchement, je dirais avec raison que les gens d'ici ont peur de la nouveauté et de la différence. Je l'ai bien vu, en parlant de ce sujet avec différentes personnes : tout le monde reste crispé sur Windows, quitte à se faire espionner (j'en ai déjà parlé), quitte à choper toutes sortes de malwares tournant sur le Net (ils ont beau jeu de cliquer à tort et à travers), quitte à banquer 90 € pour une suite bureautique, alors que LibreOffice ou OpenOffice sont gratuits et libres, et sont très bien conçus. Libre à vous tous de me suivre, ou de jouer les moutons TINA « There Is No Alternative ».

     

    Enfin, et ce sera le point final de tout ça, liberté de choix politique. Je me sens tellement dégoûté, honteux, écœuré d'avoir voté PS en 2012, que je ne peux même plus me définir « de gauche ». Ce n'est pas ça, la gauche. Bon, encore moins de droite, faut pas déconner… L'extrême-gauche est réduite à sa plus simple expression depuis des années, le centre s'allie avec les « Républicains », et le FN monte chaque mois un peu plus. Eh bien, je n'ai pas à m'excuser de rester quelques temps « apolitique idéaliste ». Apolitique, dans le sens où je ne fais plus vraiment confiance à personne, malgré quelques idées qui me plaisent chez l'un ou chez l'autre. Idéaliste, car je pense que le mouvement actuel « Nuit Debout » peut se transformer en une dynamique entraînant de plus en plus de gens dans sa suite. Et pourquoi pas… Après, je ne rêve pas forcément non plus à une révolution, à un grand coup de balai dans la politique actuelle, mais enfin, sait-on jamais. Toujours est-il qu'il faut que cela change en profondeur. Notamment pour remettre en cause la mainmise du patronat, des grandes fortunes et de l'oligarchie sur le peuple dont nous faisons partie. Pour que nous, le peuple, disposions enfin du pouvoir pour mener nos vies sans recevoir d'ordres ou de leçons de morale de quiconque. Ras le bol de leurs discours de parvenus pétant dans le cuir. Ils ignorent tout de notre réalité, de notre souffrance au travail comme à la chôme. Ils dînent dans les grands salons dorés, et décident de la pauvreté en petit comité. Ils usent du clientélisme dans leurs circonscriptions respectives, le tout pour arroser grassement leurs amis de la construction, du grand commerce, de l'industrie ou de la finance. Or, nous pouvons mener nos vies sans eux. Je pense que la solution est en nous, qu'on le veuille ou non. Et ce pour tous les aspects de la liberté. Après ça, le reste du troupeau, débarrassé des moutons noirs que nous sommes, a évidemment le droit d'aller bêler de concert avec les roses, les bleus ou les marrons. Ils ne veulent (inconsciemment) que la perpétuation de leur système politique. Eh oui, pour eux, « il n'y a pas d'alternative »…

     

    Merci de m'avoir lu. Ceci était la réflexion de toute une journée, de la part d'un esprit trollesque qui se sent bien seul ici… mais tellement proche dans le cœur, de celles et ceux qui pensent comme lui.

     

    Mort aux cons. Vive la liberté, la vraie.

     

    - Troll

    « J'ai quitté la grande maison !A mes amis Gothiques... »
    Partager via Gmail

    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :