• Bonjour, chers lecteurs et amis.

     

    Et nous voilà repartis pour un nouveau convoi de hallebardes de la part de votre Troll favori. Oui, sauf que le sujet que j’ai l’intention de traiter dans ce billet d’humeur me touche, et touche aussi une partie non négligeable de mes lecteurs. Je vais parler du Metal. Non pas pour faire un nouveau serment d’allégeance et d’honneur à mon univers culturel favori … mais plutôt pour relever des « dysfonctionnements », je dirais, une certaine perte d’identité, voire même des conneries innommables qu’on aurait volontiers laissé aux contemplateurs de la sacro-sainte « norme ». J’ai l’impression que le Metal est en train de changer, plus exactement quelques groupes, et une partie du public aussi. J’ai l’impression que les choses ont une « sonorité » différente dans l’univers du gros riff qui tâche, du putain de blast beat, du mosh pit qui envoie du gros, des pintes de bière aux gobelets en plastique consignés … Vous allez le voir.

     

    Tout d’abord, je ne peux m’empêcher de penser à la miss « nan mais allô, t’es une fille, t’as pas de shampooing », laquelle, malgré son statut de starlette lancée comme un paquet de lessive (mais qui s’écrasera comme un paquet de ***), dans l’univers branchouille, putride et indigeste de la « télé-réalité », n’a rien trouvé de mieux à faire que de poser pour une photo … vêtue d’un tee-shirt Iron Maiden. Entre nous, à la place de Bruce DICKINSON ou de Steve HARRIS, j’aurai mal supporté qu’une représentante de « l’internement télévisuel » ...

     

    - de facto, la pire saloperie que les patrons de chaînes mettent en avant en niant totalement un seuil acceptable de dignité humaine au profit des recettes publicitaires, mais bon, passons -

     

    porte un tee-shirt avec un nom de groupe et un visuel évoquant la liberté, la créativité, le bonheur de jouer avec les « peurs médiatiques » des péquins moyens par le biais d’une culture qui a toujours été mise à l’index. Et si nous retournions la situation … Imaginez donc Famine de KPN qui porte un tee-shirt vantant Maître Gims ! Non, bien sûr, ça n’arrivera jamais. Mais, j’ai comme l’impression que l’auto-promotion du statut de « rebelle » n’est, pour certains « avatars de la norme » (qui a dit « pour la majorité » ?), qu’une preuve, s’il en fallait encore une, du côté « cible potentielle pour publicitaires » de ces rebelles … Alors que, bien évidemment, ils n’ont rien à voir avec le Metal, encore moins avec les références livresques de notre musique préférée (savent-ils lire, d’ailleurs, ces « rebelles » ? Vu la façon dont ils écrivent leur propre langue natale, on se le demande), aucune idée de ce qu'est la liberté au sens propre et appliqué, bien sûr.


    Et ces braves pantins qui prennent l'image qu'on leur demande de prendre ne servent finalement que de mannequins écervelés transformés en panneaux publicitaires ambulants. Car l’image du « rebelle » est vendeuse, ça évoque un certain côté « foufou », mais un cerveau faible toujours prêt à investir 22.000 € dans « la voiture idéale », la fameuse Taudis A3 TDI, bien sûr ... Entre nous, tant qu’ils jouent le jeu du système médiatique, « people », publicitaire, et tant qu’ils en touchent des revenus, ils ne pensent pas à se retourner contre lui, encore moins à remettre en question leur misérable existence soumise à ce système. Ça paraît tout con, mais c’est ainsi. Désolé de dire une vérité qui fâche. Et ce n'est qu'un aspect de la rancœur que j'éprouve envers les semblables (ou les descendants, le pire, c'est qu'ils se reproduisent) de ceux qui m'ont fait chier au collège, au lycée, partout ailleurs, "au nom de la norme".

     

    D’autre part, et là, c’est beaucoup plus grave (car, juridiquement, ça porte à conséquences), j’ai eu connaissance (par des vidéastes amateurs étant aussi Metalleux et quelques rares articles de journaux) de nombreux harcèlements sexuels ou attouchements, allant parfois jusqu’à l’agression sexuelle, perpétrés par … des festivaliers du Hellfest, pendant ce festival. Croyez-le ou non, chers amis, mais les signalements de harcèlement sexuel, d’attouchements, ou d’agressions sexuelles, ont augmenté depuis quelques années, dans les festivals de Rock ou de Metal. Tout en prenant en compte le fait que ces actes infamants sont de plus en plus fréquents sur la voie publique (hors festivals), je suis littéralement écœuré que cela se produise maintenant dans des festivals à la réputation déjà salement écornée chez les cathos intégristes, chez les familles « bien comme il faut », chez les vieux débris qui ont peur de tout … par le biais, naturellement, de « chaînes d’info » et de reportages inévitablement partisans, vous savez bien que je ne les porte pas dans mon cœur, et que je ne leur souhaite que l’écran noir.

     

    Je pensais, bien naïvement (Dieu me tripote), que nous autres Metalleux, n’en arriverions jamais à nous comporter comme le plus minable des « survêt casquette baskets » qui ne cherche qu’à « pécho de la biatch », pardon, « oublier sa hargne et sa violence infondée en ayant une relation sexuelle avec une personne du sexe opposé » (la traduction est nécessaire …) Si nous en sommes là aujourd’hui, ça n’est pas seulement immonde, c’est juste inadmissible dans le milieu Metal. Comme dans le milieu Goth. Comme dans des univers culturels qui sont, à l’instar de notre culture, proches idéologiquement ou sociologiquement. Et c’est sans doute une nouvelle raison pour moi, de ne jamais aller au Hellfest, festival qui, j’y arrive, a réussi à se faire détester par certains d’entre nous.

     

    Le Hellfest, justement. Pour celles et ceux qui n’y ont pas été cette année, savez-vous ce qu’ils ont réussi à faire, de façon totalement éhontée ? Tout simplement à vendre la totalité des pass du festival, et ce avant de dévoiler les groupes présents à ce festival. Notons d’ailleurs une subtile augmentation du prix de ce « pass 3 jours », ainsi que le fait que plusieurs groupes qui se sont produits cette année sont déjà venus 3 ou 4 fois depuis les débuts de ce festival. Si, il y a trois ou quatre ans, je pensais faire ce festival au moins une fois dans mon existence … Là, vu les circonstances et vu leur volonté de vouloir en faire un « festival fourre-tout », je laisse tomber. Non, je ne me taperai pas 300 bornes, je ne camperai pas dans un champ qui pue la pisse, je ne croiserai pas des mecs qui montrent leur cul à la télé (au « Petit Journal » comme ailleurs, tant pis pour la dignité, passons encore une fois), pour avoir le droit de dire « J’y étais ». A vrai dire, ce festival a pris une orientation volontairement mercantile, et il est quasiment acquis que, non seulement nous n’y verrons jamais des groupes peu connus mais respectueux d’une certaine qualité de création originale, mais aussi que ce festival finira par s’autodétruire … à force de faire venir les mêmes groupes 5 ou 6 fois de suite, de leur donner un cachet 6 ou 7 fois supérieur à ce qu’ils demandaient il y a 10 ans, à jouer la carte de « la grande famille » … En devenant « mainstream », quoi. Et je ne verserai pas une larme ce jour là.

     

    Par contre, si un groupe que j’aime bien passe à Quimper, à Brest, à Lorient, ou ailleurs en Bretagne, et que je peux aller les voir lors d’un concert durant une seule soirée, pour un prix raisonnable, et un événement musical « en petit comité » (bien loin de 90,000 personnes qui se marchent dessus), ça me conviendra très bien. Libre à tous les autres d’apprécier faire la queue pour écouter du Metal, alors qu’ils font déjà la queue tout le reste de l’année, que ce soit aux péages des autoroutes, aux portes des stations de ski, dans les aéroports, au supermarché l’avant-veille de Noël, ou pour acheter le nouveau « smartphone » à la mode qui ne coûte « que » 1300 €. Grand bien leur fasse, Dieu me tripote (encore une fois) ! Ils ne se rendent même pas compte qu’ils deviennent encore plus « mainstream » et plus « commerciaux » que ce qu’ils ont toujours détesté ! J’aurai été avec plaisir au Ragnard Rock Festival, mais il n’existe plus, sans doute la faute à certaines associations de gens pas drôles et autres « guerriers d’Internet » qui ne prennent même pas la peine d’orthographier correctement un nom de groupe de BM, encore moins de vérifier si ce groupe de BM va réellement interpréter des chansons « faisant l’apologie de la haine » dans ce festival. Bizarrement, les paroles de la plupart des "artistes" de Rap ou de RNB qui font preuve de racisme inversé (eh oui, ça existe), ne font pas hurler les "antifas". Ce qui leur donne, semble-t-il, un petit côté masochiste. "On se fait du mal comme on peut"...

     

    Finalement, même moi, je peux être considéré comme « faf » par ces braves gens. Pourquoi ? Je roule en Ford (le fait que Henry FORD ait financé les nazis avant la Seconde Guerre mondiale leur suffit), j’utilise des produits cosmétiques souvent fabriqués pour le hard discount par BAYER (idem), je suis païen (ça leur suffit pour créer un point Godwin en y associant la « société de Thulé »), et j’écoute du BM. Sans compter mon Harrington, mes Rangers 14 trous (dont les lacets sont noirs picétout), et le fait que je ne comprenne pas ce qui les amène à divulguer des coordonnées personnelles sur leurs blogs (celles de leurs opposants de l’autre extrême). Quand on se fabrique des ennemis … on en arrive à tomber sur un os. Qu’ils ne viennent pas pleurer s’ils se font surprendre.

     

    Évidemment, ce que je fais, ce que je pense, ce que j’aime (de la collection de timbres aux couteaux suisses, en passant par l’humour à l’ancienne), les groupes que j’écoute (je n’ai même pas le dernier album de Korn, pensez donc !) ... rien de tout cela n’est « tendance ». C’est là finalement tout le problème avec les tendances, les « modes », chers lecteurs et amis : dès que ça arrive, tout le monde est content, ce qui est remplacé par la nouvelle tendance devient vite ringard, nul, naze, tout le monde se précipite dessus comme un vol de corbeaux sur une charogne. Eh oui, même dans le Metal, ça existe. Même dans le milieu Goth. Même parmi les Travellers (pour certains, l’adulation envers le Mercedes 508 de 6,75 mètres de long, déclassé véhicule léger, est toujours tenace, malgré la surcharge dès qu’un teuffeur embarque avec son chien et un pack d’eau en bouteille …) Et c’est là tout le paradoxe : au lieu d’adhérer à ces « tendances », à ces « modes », pourquoi ne pas se contenter de ce que nous avons ? En tant qu’outsiders assumés, est-ce que s’abandonner à la « mode » n’est pas une trahison à nos idéaux, à nos rêves, à notre volonté d’être tels que nous sommes, heureux avec le savoir au lieu de l’avoir, et la détermination de mener nos vies comme nous l’entendons ?

     

    Donc, oui, je pense que le Metal est en train de nous échapper, de changer, d’évoluer … et, pour plusieurs éléments, pas dans le bon sens. Soyez rassurés : votre Troll préféré est toujours là. Eh non, je ne renoncerai jamais à ce que je suis.

     

    Bon week-end à vous tous, à bientôt.

     

    - Troll

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  • Bonjour, chers lecteurs et amis !

     

    Ce matin, je prends mon clavier, comme toujours pour vous faire part de certains de mes états d'âme... En espérant, d'une certaine façon, qu'un petit nombre d'entre vous se reconnaîtront dans mon texte. Quoi qu'il en soit, comme d'habitude, j'attends vos commentaires et réactions ! En avant !

     

    Alors voilà, vous le savez si vous me suivez régulièrement, je suis amateur de musique Metal. Mais pas que : j'aime également la Trance classique ou la Trance psychédélique, la musique Médiévale, certaines sonorités de la musique Gothique, et je me mets petit à petit à écouter du Rock des années 1970 et 1980. Je pense être ce qu'on pourrait appeler « un metalleux avec un cœur de hippie »... Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que, malgré mon allure de Troll mal dégrossi et quelque peu « bourrin », j'ai un cœur tout tendre, j'attache beaucoup d'importance aux sentiments... Et, jusqu'à mi-2010, mon plus grand rêve était de vivre « en marge » de ce système, en camping-car à l'année, et à terme dans une yourte ou un chalet en pleine campagne. J'ai longtemps eu une grande sympathie pour les Hippies authentiques (bon, sauf ceux qui finissent par adopter le costume cravate à 25 ans après 5 ans de dreads et de chemises à fleurs ^^), et je les respecte toujours.

     

    Metalleux avec un coeur de Hippie...

     

    Je crois même que je suis toujours un peu Hippie, non pas dans mon look, mais bel et bien dans ma façon de penser et d'envisager l'avenir : en effet, comme nos prédécesseurs et maîtres à penser des années 1970, j'ai longtemps pensé à ouvrir une sorte de « communauté », ou du moins une « maison de passage », pour les « outsiders » que nous sommes, nous autres Metalleux, Gothiques, Hippies, qui souhaitent s'arrêter quelques temps dans une région donnée... Tout en continuant à travailler, pour à terme opérer un savant changement de mode de vie, basé sur l'auto-suffisance et la résilience par rapport à ce système qui court à sa perte... Mais j'ai abandonné ce projet. Je compte maintenant vivre de la façon la plus simple possible, quelque part en Bretagne, que je puisse travailler ou non. J'avoue sans peine que travailler, même pour un salaire d'ouvrier en ESAT ou EA m'arrangerait pas mal... Et donc, une fois solidement installé en Bretagne, je ferai en sorte de m'acheter plusieurs vélos anciens, en état de rouler bien sûr... Pour aller et revenir du travail, faire mes courses, faire la Vélorution, et un jour, pouvoir me débarrasser de la contrainte financière de la voiture-reine. Étant donné l'omniprésence des transports en commun (bus urbain et régional, train) en Bretagne, je pense que ce projet est plus que réalisable !

     

    Metalleux avec un coeur de Hippie...

     

    De même, en termes de littérature, j'ai toujours un faible pour les histoires évoquant les Hippies et leurs voyages sans fin... Jusqu'à Katmandou, jusqu'en Inde, jusqu'en Chine... Et évidemment, le noyau dur, à savoir San Francisco et le fameux quartier de Ashbury-Heights... Certes, à l'époque, ces lieux baignaient dans la fumée de H et les hallucinations dues à l'Acid et au LSD, je le sais bien. Disons que c'était une autre époque... Une époque basée sur les drogues plus ou moins dures, sur le voyage, où seul le fait d'avoir une dose pour le soir comptait. Et quand bien même j'adore lire des romans Hippies, tels que L'Herbe Bleue, ou Les Chemins de Katmandou (de René BARJAVEL), je n'ai jamais consommé la moindre substance psychédélique. Au début de l'adolescence, j'ai vu un documentaire assez choquant sur la drogue, à l'époque où la télévision diffusait des choses intéressantes évidemment... Cela m'a servi d'avertissement et de repoussoir, envers tous ceux qui voulaient me faire « tester » qui le cannabis, qui l'acid ou le LSD. Et encore plus depuis que j'ai été malade : inutile de vous dire que ce genre de substance me pousserait à faire n'importe quoi, voire m'enverrait à l'hôpital le plus proche, en état de blocage mental !

     

    Metalleux avec un coeur de Hippie...

     

    Non, tous les Hippies ne se sont pas évanouis dans les vapeurs psychédéliques des années 1970. Non, la culture n'est pas morte. Je pense en fait que la culture Hippie est redevenue un microcosme « underground », pensez donc qu'il est très difficile par exemple, malgré Internet et les nouvelles technologies, de se renseigner sur les quelques communautés Hippies restantes dans le monde ! Ou d'apprendre la date et le lieu du prochain « Rainbow Gathering », rassemblement de la famille Hippie Européenne. J'aimerai bien aller y faire un tour, pour voir... quand ma situation sera plus stable, évidemment. Je suis sûr que j'y serai accueilli en tant qu'Humain, en tant que frère, et non en tant que Metalleux, ou en tant que porte-monnaie ambulant... comme je l'ai connu dans d'autres milieux culturels. De même, malgré ma conscience plutôt évoluée du mal que fait subir l'homme à la Planète, je ne suis pas Hippie pour tout : je ne suis pas encore végétarien, j'ai toujours un téléphone portable, et une voiture. Mais je suis prêt à évoluer ! Et, j'en suis convaincu : ça viendra en son temps ^^

     

    Metalleux avec un coeur de Hippie...

     

    Metalleux avec un coeur de Hippie...

     

    Bizarrement, mais Nordland le Lutin des Bois trouverait ça normal, je me suis toujours senti mieux accepté dans un festival de Psytrance ou dans une soirée de musique électronique undergound, même habillé en gros Metalleux, qu'habillé en « civil » dans un concert Metal... Chers amis metalleux, un peu d'ouverture d'esprit ne vous ferait pas de mal, au lieu de toujours penser à ouvrir une bière de supermarché ! C'est pour cela aussi que j'ai plus ou moins « rompu » avec le milieu et les concerts Metal. Je ne m'y sentais plus « dans un refuge rassurant ». Un jour peut être, cette sensation reviendra... En tout cas, ce ne sera pas dans une ville où l'on qualifie mon comportement ou mes références culturelles de "suicidaires", ou "débiles" ! Ça y est, vous vous reconnaissez, bande d'ignorants metalleux de Grenoble ? Si vous n'en valez pas la peine, soyez-en sûrs : je me passe très bien de vous ^^

     

    Metalleux avec un coeur de Hippie...

     

    En attendant, chers lecteurs et amis, je vous souhaite le meilleur dans tout ce que vous entreprenez. Du bonheur, de l'amour, de la liberté, et que les Dieux veillent sur vous.

     

    A bientôt !

     

    - Troll

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  • Bonsoir, chers lecteurs et amis !

     

    Une nouvelle bafouille trollesque, sur le Metal évidemment, avec cette fois pour thème : certains dangers que l'on peut croiser dans le milieu Metal, notamment dans sa sous-culture la plus extrême... Bonne lecture, et comme d'habitude, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires !

     

    Si vous me suivez depuis quelques mois (voire peut être depuis le début de ce blog pour certains !), vous n'êtes pas sans savoir que j'écoute du Metal près de 10 heures par jour. Néanmoins, il m'est venu cette idée de mise en garde à l'écoute de certains artistes... qui prennent visiblement un malin plaisir à tenir des discours extrémistes, racistes, haineux, homophobes, voire carrément néo-nazis... Jamais, et je l'ai dit ici, je ne soutiendrai ce genre de personnes. Je me refuse par exemple à avoir dans ma Trollothèque le moindre album de Burzum, de Temnozor ou de Ad Hominem, par exemple. Car ces gens, soit par leurs attitudes en dehors de la musique qu'ils produisent, soit dans la vie réelle, sont dangereux pour la société. Cela n'a peut être pas de sens pour le jeune metalleux qui lira ces lignes, mais pour l'amateur averti, il saura de quoi je parle... Et se rappellera probablement avoir vu un album orné d'une magnifique croix gammée sur le site internet d'un disquaire obscur... Quand bien même la musique de Burzum ne contient aucune allusion raciste ou néo-nazie, l'internaute curieux peut s'assurer de l'idéologie du sieur Varg en allant voir son site.

     

    A ses débuts, le Metal a été accusé de tout. Et il l'est encore aujourd'hui. C'est pour cela qu'à mon avis, l'écrasante majorité des metalleux, peu importe leur style de prédilection, doivent se faire une raison en refusant purement et simplement ceux qui tiennent ce genre de discours... Voilà qui est écrit.

     

    Ensuite, je parlerai du côté occulte de certaines productions. J'ai eu du mal au début avec pas mal d'artistes de Black metal, notamment à cause de leur façon de voir le monde, extrêmement nihiliste (contrairement au Pagan et Heavy metal que j'écoutais auparavant), très proche des écrits de Nietzsche, et faisant souvent étalage d'une croyance qui encore aujourd'hui m'insupporte, à savoir le satanisme. Je suis désolé pour les quelques amateurs de BM satanique qui liront ces lignes, mais je n'ai rien à voir avec vous. Parce que je ne suis pas convaincu que « l'humanité, c'est de la merde », que « l'humain est un traître », que « Satan arrivera sur Terre, seuls ses fidèles survivront », tel qu'aimait à le dire Skog, entre autres. Celles et ceux qui ont lu Chemin de Haine comprendront... Certes, le monde dans lequel nous vivons a ses bons et mauvais côtés, et la plupart du temps, dans le black metal, tout n'est que folklore et apparence. Mais pas tout le temps... Quand un crime, une profanation de cimetière ou d'église se produit, si le journaliste qui décrit ce qu'il s'est produit a le malheur de dire « Le coupable écoutait du black metal », vous pouvez être sûr que je serai absolument hors de moi. Car dans l'esprit des moutons téléphages abreuvés de publicité, le lien entre musique extrême et criminalité est automatiquement fait.

     

    Je rappelle ici que le milieu Metal, extrême ou non, est parfaitement représentatif de la société dans laquelle nous vivons. Il y a des metalleux aisés, d'autres moins, la plupart travaillent ou étudient, d'autres non, les passions et centres d'intérêt divergent d'une personne à l'autre, de même que les tempéraments ! Par tous les Dieux, nous ne sommes pas un ramassis d'asociaux, de criminels en puissance, de fous furieux qui aiment boire de la bière de mauvaise qualité sur une tombe pour accéder au grade de « rebelle de la société » ! Si vous traînez dans le milieu black metal, et qu'on vous propose un « voyage astral » ou un « serment de sang », fuyez sans autre forme de procès ! Car, dans ce cas là, vous êtes certainement tombés sur un véritable malade mental, qui n'a qu'une envie, se servir de vous, d'une façon ou d'une autre.

     

    Pour ce qui est de l'amitié, c'est comme dans tous les microcosmes. Il y a les fidèles, les loyaux, ceux dont la sympathie envers vous ne fait pas de doute, et... les autres. Méfiez-vous, car une trahison peut arriver quand on ne s'y attend pas ! Ne soyez pas « trop bon trop con », comme j'ai pu l'être...

     

    Enfin, les conduites à risque (alcool, drogues...) Certes, une bière ou un verre de vin de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Reste à ne pas prendre le volant (ou le guidon, pour nos amis motards) après une nuit de beuverie. Je serai plus nuancé en ce qui concerne le cannabis, quoique, après tout c'est pareil : l'abus est mauvais, pour la santé comme pour la vie sociale. Il est clair que si vous fumez 1 joint tous les mois, ça ne va pas vous faire grand chose, à part un moment d'hilarité. Mais si vous en fumez 20 par jour, attention aux ennuis... Ca veut dire : troubles de mémoire, plus aucune vie sociale, dettes, situation potentiellement dangereuse, risque d'ennuis judiciaires... Et, hélas, risques accrus de développer une psychose à caractère schizophrénique. Tous les psychiatres le disent... et seuls ceux qui fument 20 joints par jour n'y croient pas. Il va de soi qu'il n'est guère conseillé de tomber dans la cocaïne ou dans d'autres drogues dures... Je suppose que vous tenez à votre santé, chers lecteurs et amis ! En tout cas, c'est mon point de vue... Et je n'ai jamais touché à une substance illicite, je peux vous l'assurer. Pour ce qui est de l'alcool... Une bière par semaine me fait déjà tourner la tête, alors je ne peux pas me mettre à boire !

     

    Alors, vous me direz : le Metal est-il une musique de gens sains d'esprit ? Je dirais oui... Et non. Autant la plupart des styles (tels que le Heavy, le Glam, le Power et le Speed, le Thrash, le Death, le Pagan et le Folk) sont relativement « cools » et posés malgré leur violence sonore, autant dans le Black metal, on peut trouver pas mal de personnes plutôt dérangeantes... et dérangées. A vous de faire le tri ! Mais vous voilà prévenus.

     

    Bon, eh bien j'ai bien dégrossi le sujet, à vous maintenant de faire vos expériences ! A très bientôt, chers lecteurs et amis, gardez la foi du Metal !

     

    Troll

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  • Bonsoir, chers lecteurs et amis ! Ce soir, un petit texte que j'avais envie de rédiger depuis un bon moment déjà : sur l'apparence dans le milieu Metal.

     

    Surtout sur la coupe de cheveux en fait... Ce n'est pas vraiment la coupe de cheveux qui fait le « bon » ou le « mauvais » metalleux... contrairement à ce que certains pensent. Pour plusieurs raisons.

     

    => Déjà, certains metalleux sont obligés de porter les cheveux courts, pour des raisons de sécurité, d'hygiène, de tenue, par rapport à leur activité professionnelle... Difficile de justifier des cheveux descendant jusqu'au milieu du dos pour un tourneur-fraiseur, ou une crête punk pour un vigile !

     

    => Ensuite, certains metalleux, et ça se vérifie de plus en plus, ne souhaitent pas porter les cheveux longs, parce que cela ne leur va pas. J'en fais partie, étant donné que mes cheveux ont tendance à friser, et que cela ne va pas avec mon physique ! Je préfère donc aller chez le coiffeur tous les mois, un coup de tondeuse sans sabot et c'est réglé !

     

    => Enfin, avoir les cheveux courts dans le milieu Metal n'est pas une tare. D'ailleurs, Rob Halford, le chanteur de Judas Priest, est chauve, tout comme un des membres de Manegarm... Et Bruce Dickinson a les cheveux courts depuis des années ! Comme quoi, cela n'ôte rien à leur talent et à leurs succès respectifs.

     

    Certes, le Metal s'inspire pas mal des Vikings ou des Celtes, et pour ces deux peuples, la longueur des cheveux pour les hommes était signe de puissance et de virilité. Et quand bien même, aux débuts du Metal, la plupart des fans et des musiciens avaient les cheveux longs, la culture évolue, les codes aussi !

     

    =======================

     

    Deuxième point, la tenue vestimentaire. Je connais des personnes qui écoutent du Metal, qui achètent des disques, et qui choisissent d'avoir un look « passe-partout » en permanence. Je les considère comme des metalleux à part entière, car ils soutiennent la scène par l'achat de CD ou vinyles ! A contrario, on peut rencontrer des jeunes de 16 ans, voire moins, possédant tout l'attirail du metalleux dans sa splendeur (tenue entièrement noire, chaînes, piercings, pendentifs en étain, mitaines...) et n'ayant chez eux que deux CD de Metal, perdus parmi des dizaines de CD variant de la pop au hard rock. L'habit ne fait pas le moine...

     

    J'assume entièrement le fait de sortir de ma tanière habillé de la façon suivante : sweat shirt ou tee shirt Metal, béret, treillis camouflage, rangers, et bien souvent un pendentif Viking. Et alors ? Quant à celui ou celle qui contesterait ma sincérité (ou me traiterait de « poseur »), je lui montrerai ma collection de CD, comprenant quelques raretés... Et je l'inviterai à me montrer la sienne ! Peut être aurais-je ainsi une surprise... Quoique, cela ne s'est encore jamais produit.

     

    D'autres que moi ne sortent en tenue que pour les concerts ou festivals... Peut être ont-ils eu des ennuis par rapport à leur tenue, c'est tout à fait possible dans certaines villes, dans certains quartiers... et c'est sans doute à cause de l'ignorance crasse dont font preuve certaines personnes étrangères au Metal. Enfin, passons...

     

    Le milieu Metal a des casseroles au cul, je vous rassure ! L'expérience le prouve, on est mieux accueilli habillé en metalleux dans un festival de trance psychédélique, qu'habillé en teuffeur dans un concert metal. La faute, peut être, à l'élitisme de certains ? Je ne sais pas. C'est à mon avis un sujet à creuser !

     

    Voilà, je crois que j'ai tout dit ! A bientôt, chers lecteurs et amis, gardez la foi du Metal !

     

    Troll

     

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  • Nous autres, metalleux et metalleuses, nous sommes les nouveaux punks. Nous nous habillons tout de noir, parfois avec des pantalons ou vestes militaires, rangers à poste pour certains... Nous préférons boire de la bière en écoutant une musique de qualité, plutôt que glander devant la télé-réalité... Nous sommes créatifs, imaginatifs, nous ne croyons pas en un meilleur avenir pour ce monde, mais en même temps notre musique nous sert d'exutoire et de refuge.

     

    Nous sommes les nouveaux punks...

     

    A l'instar des punks et des festivaliers de free-party, certains d'entre nous ont choisi de vivre sur la route, en camion aménagé ou en camping-car. Pour le reste... nous sommes plutôt urbains, même si nous sommes également présents en pleine campagne. Nous tentons par tous les moyens de créer ou d'utiliser des alternatives, culturelles déjà, spirituelles et artistiques ensuite, et pourquoi pas dans un futur proche, des solutions pour vivre autrement. Nous sommes les nouveaux punks...

     

    Comme celle des punks, notre tenue vestimentaire vous dérange parfois, défenseurs de la bien-pensance et du conformisme débile. Mais si seulement vous saviez comment nous considérons les moutons, vous n'en seriez que plus effrayés encore... Ce n'est qu'une mode, une façon de s'habiller, même si elle a le mérite de ne laisser aucune place au doute.

     

    A contrario des punks, qui se revendiquaient du milieu ouvrier, il y a des metalleux dans toutes les couches de la société, des plus modestes aux plus aisées. Mais les valeurs sont les mêmes, malgré les différences sociales : liberté de penser, défiance vis-à-vis des religions monothéistes, attrait pour les spiritualités polythéistes, l'ésotérisme, la littérature, goût prononcé pour la bière, envie de changer le monde parfois... même si nous ne sommes pas très engagés en politique. Par contre, nos idées sont plutôt tranchées, donc ne vous étonnez pas d'entendre un metalleux vous conseiller de balancer votre téléviseur, ou d'arrêter de vous préoccuper de Kim Kardashian.

     

    A titre d'exemple, quant à nos relations avec les autres, nous sommes en opposition avec ce qu'il reste du milieu hippie, pour la bonne et simple raison que nous n'envisageons pas un futur fleuri, la vie en communauté, la musique planante et une trop grande liberté affective. Mais des passerelles existent parfois, sous la forme de personnes choisissant des valeurs de ces deux microcosmes culturels. Pour le reste... La majorité des metalleux et metalleuses ont un travail ou suivent des études, et ont un projet de vie défini, guidé par la liberté.

     

    Pour conclure, nous sommes une grande famille, qui a ses lieux de pèlerinage : le Hellfest, le Wacken, le Summer Breeze, le Motocultor, et tant de salles de concerts qui font l'effort d'accueillir nos groupes préférés. Sans compter les boutiques et disquaires spécialisés, les vendeurs par correspondance, les labels, l'underground... Nous sommes une culture à part entière. Et si M6, TF1, et les moutons qui regardent ces chaînes, ont peur de nous, je leur dirai la phrase suivante : « Si la société nous rejette, c'est parce qu'elle veut oublier que c'est elle qui nous a créés ! »

     

    Nous sommes les nouveaux punks...

     

    Vive le Metal, vive la Liberté. A bientôt.

     

    Troll

     

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