• Réflexions d'un rouage grippé - Comment quitter le système.

    Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Ce soir encore, pour votre plus grand plaisir, une nouvelle tirade trollesque, dont le but est cette fois de démontrer que l'on peut vivre « en dehors du système ». Petite mise au point en introduction : il ne s'agit pas de se faire prendre en photo en faisant une « quenelle » devant un monument à la mémoire des victimes de l'Holocauste, mais bien de couper les ponts avec plusieurs aspects du système et de la société modernes tels qu'on les présente au peuple.

     

    Tout d'abord, le travail. Est-il possible de vivre (et d'être heureux) sans recourir au travail salarié ? A mon avis, oui. Pour la bonne et simple raison que, dans certaines situations, le travail n'est pas une fin en soi. Notamment, quand on peut obtenir une pension et/ou une allocation qui puisse permettre de satisfaire ses besoins primaires (manger, se vêtir, se chauffer, se déplacer avec modération)... On n'a pas besoin de faire partie des rouages du système. Je prendrai mon cas en exemple : si je ne peux pas retravailler, je ferai en sorte de foutre le camp dans un écovillage, un écolieu ou une ferme alternative, quelque part en Bretagne. Pourquoi ? Parce que c'est bien simple. Parce que j'ai trop galéré à vouloir travailler, sans que je n'obtienne de résultat satisfaisant. Parce que je suis convaincu que ce système court à sa perte. Parce que, avec une allocation adulte handicapé et une pension d'invalidité, je peux très bien satisfaire mes besoins primaires. Si j'en arrive là, ça ne m'empêchera aucunement de m'investir dans un groupe œuvrant pour un autre mode de vie.

     

    Ensuite, les besoins. Pour rester en vie, l'être humain moyen a besoin de, disons, quatre faits. Manger à sa faim, se vêtir, se chauffer, pouvoir se déplacer. Il apparaîtra au lecteur avisé de ce blog que nous avons d'autres besoins secondaires, comme par exemple : se cultiver, faire de l'exercice ou une activité (en dehors du travail), communiquer avec ses proches par exemple. Tout le reste, à mon sens, fait partie du superflu. Ce n'est toujours pas un objecteur de croissance qui vous parle, mais bel et bien un citoyen désarmé par l'ampleur de la connerie humaine... Prenons le téléphone portable, par exemple. Quel besoin avons-nous de pouvoir être assurés de notre « réputation » sur Facebook à toute heure, en consultant un smartphone ? Quel besoin avons-nous de faire savoir nos états d'âme sur Twitter, qu'on mange un paquet entier de Granola ou qu'on regarde une émission de télé ? Vous aurez donc compris que j'ai mis mon smartphone (acheté en octobre dernier) au rebut, pour retrouver mon modèle préféré... A savoir un téléphone « idiot » (par opposition au « smartphone », téléphone intelligent), de marque Samsung, modèle « de chantier » (résistant eau/poussière). Voilà qui me sera plus utile dans une ferme!

     

    En troisième point, j'aborderai le regard des autres. Vous le savez, chers lecteurs et fidèles de Dernier Bastion, je me suis fait une spécialité d'observer le regard des autres, vu ma triple condition de metalleux, de militant gauchiste et d'homme « de la Sarthe ». Eh bien, je vous donnerai un simple conseil... Si vous choisissez de vivre « hors du système » (dans un écolieu, une ferme, une roulotte, un chalet, une yourte, un camion aménagé ou camping-car, que sais-je...), prenez le parti de vous foutre ouvertement de celles et ceux qui y sont restés, et qui trouvent ça bien. Regardez-les les yeux dans les yeux, et affichez votre plus beau sourire d'improductif ! Ainsi, ils pourront juger du bonheur iconoclaste que vous affichez sans complexes, et en viendront peut être à la réflexion que le mode de vie « pavillon en banlieue, crédits et grosse voiture » est certainement sans avenir. Quelle que soit votre situation passée ou acquise, soyez fiers de vous, pour avoir compris ce qu'une minorité d'humains sur cette Terre a choisi de vivre au quotidien. Et là, je pense particulièrement à nos amis Hippies, qui ont su s'inspirer des principes de Wilhelm REICH et autres penseurs humanistes... dans le but de changer de vie, et peut être de semer l'amour sur Terre. En tout cas, si vous faites le choix de la simplicité, les Dieux savent que je vous encourage à 100 % !

     

    Petit aparté : si vous avez largement cotisé par le passé, et que soit vous ne pouvez plus travailler pour raison de santé/handicap, ou que vous ne voulez plus travailler et aller vivre à la roots dans une yourte, ne culpabilisez pas. Tout bien réfléchi, je vous accompagnerai volontiers... Surtout quand je sais que notre système basé principalement sur le pétrole bon marché n'a plus qu'un demi-siècle d'espérance de vie.

     

    Quatrième point, la situation générale. Ne vous inquiétez pas pour les impôts : si vos ressources n'excèdent pas 13,500 € pour une seule personne, sur une année, vous n'en paierez pas ! Avec une allocation, il est possible aussi d'acheter un fourgon aménagé, de plaquer son appartement (vendre ou rompre le bail), et d'aller faire un tour ailleurs (écolieux, fermes, communautés, groupes politiques...) voir si l'herbe pousse plus vite. Une recommandation par contre : ne tombez JAMAIS dans les substances illicites ou l'alcool. Car les études ont montré qu'il y a bien souvent une corrélation entre la consommation de cannabis, de cocaïne, d'opiacés, d'alcool... et une mauvaise passe (professionnelle ou personnelle). Je vous conseille, si vous avez envie de vous éclater, de plutôt prendre part à une activité sportive, associative, oeuvrant pour la protection de l'environnement, une association de modélisme, de philatélie, de couture pour ces dames, une ressourcerie... Libre à vous de vivre autrement ! Il est clair qu'à moins d'un gros pétage de câbles, le billet que j'écris actuellement n'intéressera aucunement les tenants du mode de vie pavillonnaire... Mais avec la valeur d'un pavillon et d'un gros monospace, on peut en faire, des choses... Par exemple acheter un terrain et un chalet... dans la Creuse ! Et une moto 125 pour aller faire trois courses. Pensez-y !

     

    Une dernière chose : je ne voulais pas être moralisateur, imbu de moi-même ou autres sentiments similaires en écrivant cette prose. Si vous approuvez (et même si ce n'est pas le cas !), venez donc en discuter par mail ! J'attends vos réponses.

     

    A très bientôt chers lecteurs et amis, prenez soin de vous.

     

    Troll

    « A quelle sauce vais-je être mangé ?Ne vous inquiétez pas pour moi ! »
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  • Commentaires

    1
    Hepha'
    Mercredi 29 Juillet 2015 à 14:20

    Hello!

    Très bon texte, que j'aimerais nuancer néanmoins. Par exemple, au sujet des substances illicites et de l'alcool, je ne peux qu'être d'accord avec le fait qu'il ne faut absolument pas en être dépendant. Cependant, je reste persuadé que de se faire plaisir de temps en temps, fumer un pétard une fois par mois, ou même se mettre une petite murge d'alcool une fois tous les deux mois n'a rien de problématique, à mon humble avis ;)

    2
    Loizaurar
    Jeudi 3 Décembre 2015 à 15:51

    Vrai ton discours,maleureusement tenu par de moins en moins de personnes .je pense comme toi a 100%. Nous allons droit dans le mur avec ce systeme decadant . J'ai 51 ans ,pas mal bossé declaré et surtout au black et je ne regrette rien bien au contraire ,ca m'aura au moins evité d'engraisser comme des porcs les personnes a la tete de ce systeme .je cherche la solution pour pouvoir vivre aujourd'hui en me faisant chier le moins possible ,car comme on le dit ,nous n'avons qu'une vie et lorsque on s'en apercois il est soivent bien trop tard et on ne peut plus revenir en arriere . Si tu as une idee tiens moi au jus . Bien amicalement .   Laurent 

      • Jeudi 3 Décembre 2015 à 19:40

        Merci Laurent !

        Hélas en effet, le discours que je tiens (et que j'ai toujours tenu) est adopté par de moins en moins de gens... Quelles en sont les causes ? L'appétit des gens pour la possession ? Le culte du paraître ? L'ambition personnelle, qui est tout sauf bénéfique ? Je ne sais pas. Comme tu dis, ce système est décadent, corrompu, n'incite pas à travailler, et promeut une "norme" et des "valeurs" qui ne sont pas les nôtres !

        Cela dit, nous pouvons choisir un autre mode de vie, en ville ou à la campagne. On peut déjà vivre sans télé, en s'informant par la radio (France Info, France Inter sont par exemple bons), c'est un début. Et ne plus acheter les journaux "à grand tirage", mais bien les petits canards locaux ! En ville, on peut par exemple vivre sans voiture (tout faire en transports en commun et à vélo) si les infrastructures locales le permettent évidemment. A la campagne, on peut commencer à cultiver un potager, un carré de céréales, avoir quelques poules et deux chèvres en lactation pour ne plus engraisser Monsanto et Nestlé ^^ C'est possible, évidemment, mais tu t'en doutes, les médias "grand public" sont loin de faire la promotion de ce genre de modes de vie ! Car cela les ruinerait : sais-tu par exemple que la plupart des médias privés sont détenus par les marchands d'armes ? Ils ont bon dos d'appeler à la paix après ça !

        Pour ma part, je souhaite ne plus avoir de voiture dès que je serai en Bretagne, tout faire soit à vélo, soit en tram/bus/train. A Brest, Quimper, St Malo, St Brieuc, Lorient, Rennes, c'est largement possible... Pas à Guéret (Creuse) où je réside actuellement. Plus pour longtemps heureusement ! Et, comme je l'ai dit sur un autre billet dans "billets d'humeur", je me contrefous des moutons TINA "There Is No Alternative" (Il n'y a pas d'Alternative, si tu ne parles pas Anglais), car ce n'est pas avec des gens qui se prosternent devant NRJ12 et BFM TV qu'on avancera !

        Quoi qu'il en soit, merci beaucoup pour tes commentaires, ils m'ont fait  bien plaisir ! N'hésite pas à lire mes autres textes, ils pourraient également te plaire, et encore plus à me contacter par le formulaire de liaison !

        A bientôt Camarade, vive la Liberté !

        - Antonin "Troll"

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