• Je ne vous impose rien... Faites-en de même à mon égard !

    Bonsoir, chers lecteurs et amis.

     

    Si je prends mon clavier nuitamment, c'est pour vous dire, comme à mon habitude, ce que j'ai sur le cœur. Vous commencez à me connaître, pour les plus fidèles, et vous me découvrez peu à peu, pour les nouveaux lecteurs de cet espace virtuel... Alors, voici ce que je suis, et ce que je refuse. Ce vers quoi je tends, et ce que je réprouve...

     

    Tout d'abord, les esprits chafouins et autres thuriféraires de la norme engoncés dans leur conformisme fossile prétendront à la lecture de mes saillies que je suis un marginal. Culturellement et spirituellement, oui, sans aucun doute. Dans le sens où, contrairement à eux, je n'écoute pas ce qui passe à la télévision ni à la radio commerciale, mais en revanche, je me retranche volontairement et dès que je le peux dans « mes ténèbres musicales », à savoir ce Metal extrême que j'adule, les Dieux m'en soient témoins. Je n'apprécie rien de plus, au niveau des arts, que de marcher un peu en pleine forêt à l'écoute d'un morceau interminable de Woods of Desolation. Je ne me passerai pour rien au monde de mes albums de Finntroll ou d'Eluveitie. Je ne renoncerai pas à écouter Manegarm ou Amon Amarth lors de ma traditionnelle bière du vendredi soir, et je ne renierai pas Xasthur face au moindre chanteur gominé de pacotille... Je sors actuellement d'une longue période de doute quant à la persistance de mon intérêt pour le Metal extrême, en fait, pendant un temps limité (trois ou quatre jours en tout), je n'en ai pas du tout écouté, préférant les ambiances psychédéliques de la Goa Trance ou les relents d'Amérique profonde venus d'une radio Folk et Country. Mais j'ai réussi à rompre avec ce sentiment. Dans le sens, où c'est bien dans le Metal, malgré mon expérience regrettable en la matière (voir Chemin de Haine), que je me sens le mieux... Non, je n'ai aucune honte, ni aucun regret d'avoir qualifié tout cela de « maquis culturel » il y a un an environ. Parce que c'est bel et bien mon point de vue, ma façon de voir les choses. Et tant pis si je me sens tant isolé ici à Guéret, loin de mes frères et sœurs d'armes Metalleux... De toute façon, c'était l'heure de l'exil. Et quand bien même je n'ai pas de travail pour le moment, grâce à l'incompétence totale et irrémédiable de Cap Emploi, je compte bien en trouver un. Je ne compte pas tenir plus d'un trimestre encore dans cette situation. De fait, je suis hors de la définition « sociale » du marginal.

     

    La transition est bien facile entre deux arts, je décide donc, et vous ne m'en voudrez pas, de passer de la musique aux livres. Si je me vautre littéralement sur mon lit pour parcourir un roman de la collection Warhammer, ou un volume de la Trilogie des Elfes de J.L. Fetjaine, ou encore un livre traitant d'ésotérisme ou de traditions anciennes... C'est bien parce qu'il y a une raison derrière tout cela. Franchement, je ne prendrai aucun plaisir, aucun contentement, je ne me régalerai pas comme je l'entends en m'abrutissant sur le dernier Marc Lévy ou en feuilletant le pavé de Valérie Trierweiler. Je les laisse à leur place, qu'ils me laissent à la mienne ! J'en viens parfois à penser que l'absurde, la négation de l'intelligence, la destruction du sens critique ont déjà envahi la littérature, transformé l'essai, après avoir investi avec succès la télévision et la radio commerciales. Je ne demande qu'une chose au Guérétois abruti qui lira ces lignes : qu'on ne vienne pas m'emmerder parce que je ne lis pas des livres « de la norme ». Je n'en ai rien à foutre. Laissez-moi, avec votre sous-culture miteuse, qui ne sert qu'à allonger la soupe que l'on vous sert quotidiennement. Laissez-moi donc me plonger dans des univers imaginaires que vous n'avez jamais envisagé, ou me conforter dans mes positions quant à l'ésotérisme, l'occultisme, ou les traditions polythéistes. Sérieusement, je me contrefous de votre presse « people », de vos journaux à grand tirage (très bien pour allumer le feu, donc), de vos modes à la con... Beau pied de nez, n'est-ce pas ?

     

    Chers lecteurs et amis, je ne vous dirai pas grand chose de neuf sur les médias, dans ce texte. Sachez juste que j'ai définitivement abandonné l'écoute d'une des émissions humoristiques les plus courues en ces temps, écœuré par la soumission de ces personnes à la norme. Je suis donc passé avec bonheur sur France Inter, France Info et France Culture, qui ont deux avantages énormes : ils proposent à toute heure des programmes captivants, et sont presque exemptés de publicité. En plus, ils ont un tout autre regard sur l'information. Le convoi de hallebardes est déjà parti la semaine dernière, et j'ai estimé qu'elles étaient assez aiguisées pour « faire mal »...

     

    En guise de quatrième point, je dirais que, malgré mon envie évidente de mener une vie (presque) normale, je compte bien avoir assez d'honneur pour me passer inconditionnellement de la société du crédit à la consommation. Que ce soit le Cofidis de base ou la carte de crédit revolving. Pourquoi ? Mais c'est bien simple. Parce que je n'en ai pas besoin. Même si j'étais propriétaire d'une petite maison somme toute basique, je ne m'endetterai pas sur 8 ans pour refaire ma cuisine. J'estime qu'une cuisinière âgée de 35 ans remplit le même rôle qu'une plaque de cuisson ultramoderne bourrée d'électronique. Sinon un rôle plus enviable : avec une vieille gazinière, on peut encore faire cuire son repas en cas de panne d'électricité. Pas avec une plaque vitrocéramique ou à induction. De même, je ne prendrai pas ce que j'appelle « le fil à la patte de la liberté » (le crédit) pour entreprendre des travaux de rénovation d'une maison. Et ce pour la simple et bonne raison que, dans ma situation, vu mon ancienne souffrance dont ma banque est peut être au courant... Ça paraît assez mal barré. Bref, si je dois acheter une maison quelque part, j'attendrai d'avoir une donation de ma famille, ou un héritage, pour le faire. Pas avant. Parce que j'ai suffisamment entendu de témoignages de « familles parfaites » en surendettement. Près de 2 millions de personnes en France, ce n'est pas assez peut être, pour que quelqu'un mette fin à ces pratiques ? Je n'en ai strictement rien à branler de vos « rachats de crédits » et autres « prêts sérénité ». Je n'en veux pas, et je n'en voudrai jamais. Quitte à vivre dans un chalet de 30 mètres carrés sur un terrain dont je serai immédiatement propriétaire. Fin du match !

     

    Dans le cinquième volet de ce pamphlet trollesque, j'évoquerai la politique. Et je dirai tout d'abord que je regrette sincèrement d'avoir voté pour le parti au pouvoir en mai 2012... J'ai certes été idéaliste sur le coup et jusqu'à quelques mois après, mais maintenant, je suis irrémédiablement dégoûté de tout militantisme politique. Je ne m'engagerai plus en politique. Ni à gauche, ni à droite, ni dans les extrêmes, ni à la Garenne-Bezons. J'en ai marre, et j'ai envie de remplacer tout ça par un engagement spirituel et culturel. C'est pour cela que je me rapproche peu à peu d'un projet d'association polythéiste, association qui organisera bientôt des rencontres, week-ends à thème, foires médiévales et marchés. Au moins, ce sera quelque chose de sérieux, basé sur de vraies valeurs, et non sur l'inévitable carriérisme (et le clientélisme qui l'accompagne) inhérent à tous les groupes et groupuscules politiques. Même les plus révolutionnaires, suivez mon regard... Du genre de ceux qui se prétendent anarchistes, écologistes et communistes à la fois, et qui malgré tout, ne rêvent que de gagner une Playstation 4 ! Bizarrement, je les imagine bien d'ici une dizaine d'années... Petit cadre bobo du PS ou de l'UDI, ils auront remisé leur passé révolutionnaire et leur béret de Che Guevara au rayon des souvenirs, et péroreront aux côtés des puissants...

     

    Enfin, et en guise d'exutoire à cette détestation nyctalope qui me ronge les tripes, j'aimerai envoyer un tombereau de fumier à toute cette gorgone petit-bourgeoise, qui semble me défier de ses regards inquisiteurs ou moralisateurs, à cause de ma veste Harrington, de mes rangers ou de mon Valknut en pendentif... lorsque je daigne mettre le nez hors de ma tanière. Je vous emmerde. Profondément. Indubitablement. Jusqu'à preuve du contraire, je ne viens pas vous faire des réflexions sur l'utilité d'un véhicule à quatre roues motrices pour rallier la place Bonnyaud depuis Saint Vaury... par une route parfaitement goudronnée. Je ne viens pas vous complimenter ironiquement sur vos goûts de chiotte en ce qui concerne vos habitudes vestimentaires, comme en ce qui concerne votre culture de fond de poubelle. Je ne viens pas taguer des slogans païens ou des menaces sur les portes de votre église ou sur le mur de votre cimetière. Alors arrêtez de me regarder comme une bête de foire, soit parce que je suis un « étranger » dans mon propre pays, soit parce que ma tronche de gros Troll ne vous revient décidément pas. Ah ! Que j'aimerai vous choquer avec une exclamation sortie de l'époque glorieuse des Vikings, que j'aimerai vous interloquer en exécutant un remarquable grunt, accompagné des inévitables Cornes du Diable ! Par tous les Dieux, je me retiens, mais viendra un jour ou la soupape de sécurité finira par lâcher...

     

    Évidemment, vous aurez compris, chers lecteurs et amis, que ce texte n'est aucunement dirigé contre vous. Tout cela n'était adressé qu'à une minorité de personnes. C'est une manière de me défouler, de passer mes nerfs, et peut être de commencer à discuter avec des gens qui ressentent ce que je ressens, qui pensent comme moi. En tout cas, merci d'être toujours plus nombreux à me lire, près de 14.400 visites à ce jour, je ne pensais pas y arriver. Merci à toutes et à tous. Je vous laisse, en écoutant la bande originale de la série Vikings... comme pour me préparer au combat.

     

    A bientôt, puissent les Dieux du Nord veiller sur vous tous.

     

    - Troll

    « Je ne suis pas réellement un Troll...Pensées nocturnes d'un Troll en exil... »
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