• L'oligarchie aux manettes... ou pourquoi s'abstenir de voter.

    Bonsoir, chers lecteurs et amis !

     

    Comme vous l'avez vu, j'ai bel et bien repris l'actualisation de Dernier Bastion. J'espère que mes futurs textes vous plairont, autant que les précédents, et pourront vous aider à « penser par vous-même ». Dans le sens où, s'il est vrai que j'expose régulièrement mes idées à la face de l'Internet 2.0, je ne fais pas de racolage, de publicité ou d'appel du pied pour une chapelle politique ou une autre. Et ce que cela soit à gauche, à droite, ou aux extrêmes de l'échiquier politique. Maintenant, il me vient en tête de vous faire partager ce que je ressens ici, à propos du pouvoir (national comme local), de sa façon de gérer nos vies, de ses dérives… Alors ça va peut être piquer un peu pour certains, mais je n'en ai pas honte.

     

    Vous qui baladez parfois votre pointeur de souris sur des sites alternatifs aux médias grand public, ou qui lisez des livres « rouges », « noirs » ou « verts » (selon la couleur politique), vous avez sans doute vu ce mot, « oligarchie ». Mot à mot, c'est un régime politique dans lequel le pouvoir est réservé à une certaine élite et à leurs laquais. Nous y sommes, en plein dedans ! Car, honnêtement, croyez-vous encore que nous soyons en démocratie ? Croyez-vous sincèrement que le retour de la droite en 2017 va, d'un coup de baguette magique, régler tous les problèmes de la France et s'intéresser réellement au peuple dont vous faites partie, chers amis lecteurs ? C'est valable pour « les Républicains », c'est ô combien valable pour le PS (qui n'a plus rien de socialiste), le Front de Gauche et ses alliés se comporteraient de la même façon au pouvoir (si ils y arrivent un jour)… Quant au Front national, vous connaissez déjà la réponse, et à priori mon avis sur la question. Tous ces partis (et leurs alliés) comptent parmi leurs rangs plusieurs représentants de l'oligarchie, assumant ou niant leur position et leurs méthodes. C'est marrant, quand même… C'est marrant, la propension du pouvoir d'inviter à sa table les grands patrons (les exemples ne manquent pas), les personnalités les plus influentes, mais aussi les dirigeants contestés de certains pays (on l'a bien vu avec Kadhafi et El-Assad, quand Sarkozy était au pouvoir, et même des années avant), témoin la remise de la légion d'honneur au prince héritier Saoudien il y a quelques temps !

     

    Je ne vois pas quelle raison, quelle motivation il peut y avoir à décerner la plus haute distinction de l’État au dirigeant théocratique d'un pays mis à l'index des Nations Unies… à cause du non-respect fondamental des droits de l'homme (liberté d'expression et de culte bafouées, emprisonnement des contestataires, peine de mort par décapitation, soutien financier à Daech…) Mais bon, il ne faut pas s'inquiéter pour autant (cynisme activé) car après tout, ils nous vendent leur pétrole/leur gaz, en échange de contrats monumentaux qu'ils nous signent (avions de chasse, armement, investissements massifs en France). Il paraît que c'est cela, le monde actuel, le capitalisme, la mondialisation (cynisme désactivé). Et pourtant, même à la publication de cette remise de décoration dans la presse, qui s'en est indigné, ému, qui a contesté ? Pensez donc, tant que des milliards d'Euros sont en jeu, personne n'a mot à dire ! Ah tiens, si, quelques politiques tout de même. Notamment Nicolas DUPONT-AIGNAN (Debout la France), François ASSELINEAU (UPR), et quelques ONG de défense des droits de l'homme. Je crois en fait que Nicolas DUPONT-AIGNAN et François ASSELINEAU ne soient les seuls, accompagnés de leurs soutiens, à réaliser l'état déplorable de la France, de ses institutions, de ses valeurs, et surtout de la "confiance" (ou pas, surtout ou pas) que l'on peut accorder au pouvoir en place actuellement ! Et dire qu'on a voté en masse pour eux en 2012... Ça a bien failli me rendre malade.

     

    Savez-vous, vous qui me lisez, qu'en France, sur 67 millions d'habitants (environ)… 20 millions ne votent jamais, et 5 millions ne sont tout simplement pas inscrits sur les listes électorales ! Je crois que c'est la démonstration la plus formidable, la plus explicite, que ce système politique tout entier est vérolé. Vérolé par l'appétit de pouvoir et de richesses d'une minorité (quitte à faire un peu de corruption à bon compte), vérolé par les inévitables bien-pensants qui n'admettent pas leur comportement de parfait mouton, et enfin, vérolé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale par un verrouillage surréaliste de la sphère politique. Pourquoi croyez-vous que la gauche (le PS) et la droite (LR) soient les seuls partis à littéralement se remplacer l'un et l'autre dans les trois pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire) ? Croyez-vous qu'un parti de type « poil à gratter » (ça peut être un mouvement type Les Indignés, ou encore un truc vraiment révolutionnaire et novateur) ait sa chance de gravir les marches du pouvoir, un beau jour ? On l'a d'ores et déjà vu en Islande, et ça a bien pris forme en Espagne, avec le mouvement « Podemos ». Mais en France… Il y a bien des idées intéressantes chez certains, des propositions de remettre à plat la société et de la reconstruire plus égalitaire, écologiste et en prenant en compte les aspirations de tous. Hélas, comme je vous l'ai dit, le verrou du pouvoir est difficile à faire tomber… Qui plus est, et je m'en rends compte à chaque discussion « politique » : les gens, en majorité, ont peur d'une société pratiquant la redistribution des richesses, d'une société proposant une culture digne de ce nom, d'une société pouvant réduire peu à peu notre influence sur le climat par une vraie transition énergétique et alimentaire, d'une société dans laquelle l'égalité n'est pas un vain mot ou une insulte. C'est en fait, et j'aurais dû l'écrire plus haut, un verrou des consciences et des mentalités, chez nous. Il devient alors évident que l'idiot qui veut à tout prix perdre à un jeu, n'a qu'à jouer avec celui qui en a inventé la règle. Et ce jeu, ainsi que les descendants de celui qui a inventé la règle, deviennentt alors indéboulonnables.

     

       Une des caractéristiques de l'oligarchie est qu'elle est protéiforme. Certaines personnes, bien qu'elles soient très minoritaires en France (environ 50,000 individus), n'hésitent pas à se réunir dans un lieu bien souvent discret, pour « refaire le monde », mais pas à la façon des libertaires ou des communistes. Non, à leur image, à leurs valeurs bien souvent bourgeoises et prétentieuses, à leur dévotion au « Grand Architecte de l'Univers ». Étrangement, et pour voir la façon dont ils tiennent le Limousin sous leur coupelle, je n'ai absolument pas confiance en eux. Je sais qu'ils sont friands de pouvoir, d'influence, de richesses et de petits nouveaux rejoignant leurs rangs, et, quand je vois deux personnes faire une accolade à trois mouvements, ou qu'ils évoquent publiquement les termes « apprentis » ou « compagnons », je sens mes cheveux se dresser sur ma tête. Le second problème, mis à part l'influence qu'ils peuvent avoir dans la vie publique ou politique, c'est bel et bien leur capacité à ne faire que des réunions, réunions quasiment sous le sceau du secret. Ah, alors on change la société par de simples réunions dont personne ne parle ? En tout cas, non seulement ils ne m'auront pas dans leur « grande famille », mais en plus, je n'attends qu'une chose, leur évanouissement et la fin de leurs discours visant à déterminer ce qui est bon ou pas pour nous. Notamment pour la jeunesse. Nous sommes les seuls à pouvoir juger ce qui est bon, neutre ou mauvais pour nous, une fois la majorité atteinte. Nous voulons être libres, indépendants de toute influence (ou cercle d'influence), et ne pas nous laisser dicter notre conduite. Que ce soit en terme spirituel, en terme culturel, sociétal ou en terme de rêve et/ou projet personnel d'existence.

     

    Malgré tout, et vous l'avez peut être déjà pensé comme moi, il y a ce qui va dans le sens de l'oligarchie, et ce qui la dérange au plus haut point. Dans la catégorie de ce qui l'arrange, il y a bien évidemment la léthargie quasi-unanime du peuple Français, la culture du « prêt à consommer » qui n'invite pas à la réflexion et aux idées révolutionnaires, la société du paraître, de l'apparat, de la puissance magnifiée par la grosse voiture et le pavillon Mikit (à crédit pour le tout évidemment, sinon c'est moins drôle), les médias qui travestissent la réalité ou font du fayotage à l'adresse des hommes politiques (à part les médias réellement indépendants, mais c'est une minorité encore une fois), … La liste est sans fin, et je ne vous ai donné que l'essentiel, selon moi.

     

    Mais dans la catégorie de ce qui dérange l'oligarchie en place… Il y a bien évidemment les personnes qui n'ont pas peur de l'ouvrir (comme votre serviteur), tous les sites Internet permettant d'avoir un autre regard sur l'actualité (ou encore, des infos dont personne d'autre ne parle), une chose très simple qui s'appelle la simplicité. Je vous en ai déjà parlé, c’est-à-dire la vie sans gadgets, sans télé, sans crédit, se déplacer à vélo ou en bus, habiter dans une petite maison à l'ancienne pour quelques billets, dans une yourte, un chalet, un camping-car…) Pour aller encore plus loin, il y a quelque chose d'autre qui n'est hélas pas à la portée de tout le monde, et qui s'appelle l'indépendance de pensée. L'indépendance, la liberté, la simplicité, le DIY (fais le toi même), le bricolage, la permaculture, les remèdes naturels, la récupe… sont autant de choses dont l'oligarchie a peur. Peur que ces idées aillent croissant, peur que ces idées mettent en péril les intérêts financiers de l'oligarchie, peur que ces idées mobilisent des foules entières, peur que la société plus égalitaire dont je vous ai parlé tout à l'heure se concrétise un jour, sur les cendres fumantes de l'oligarchie.

     

    En ce moment, la nouvelle loi travail fait bouillonner les mouvements alternatifs. Régulièrement, il y a une manifestation dans beaucoup de villes, un blocage de lycée ou de fac, des actions pour interpeller l'opinion publique… J'avoue que je suis cela d'un œil, sans trop comprendre pourquoi les lycéens préfèrent sécher les cours pour aller manifester contre une loi qui ne les concerne pas encore, sans trop comprendre non plus pourquoi les forces de l'ordre s'acharnent, à 6 contre un, sur un lycéen qui ne faisait que défiler comme ses camarades. Mais, attendez une minute : nous sommes toujours sous l'état d'urgence, donc à priori, la contestation est interdite, officiellement pour « protéger la population contre un éventuel attentat lors d'un rassemblement de foule ». Je pense que l'excuse est d'une certaine inutilité. Parce que les gens qui veulent réellement manifester trouveront toujours un moyen pour le faire. Ceci dit, j'attends et j'espère une ébauche de « convergence des luttes », notamment avec les militants opposés au gaz de schiste, à l'aéroport de Notre Dame des Landes, à plusieurs projets inutiles et imposés, et aux militants réclamant un logement pour tous. Je ne pense pas que je prendrai part à cet ensemble de mobilisations, vu le faible retentissement que cela provoque ici à Guéret. Et, je ne vous l'ai pas dit au début de ce paragraphe, mais la loi travail est aussi une création de l'oligarchie. Une création dans son intérêt le plus abouti, qui est de démolir un peu plus le code du travail et la protection due au salarié. Il faut bien plaire au patronat. Nous sommes quand même parmi les pays du monde taxant le plus l'activité d'une entreprise (agricole, manufacturière ou tertiaire), et compliquant le plus les démarches pour la création/la reprise d'un commerce, d'une activité artisanale ou autre. A ce moment là, je ne m'étonne plus du nombre d'annonces de fermetures d'usine (avec option délocalisation) chaque année qui passe. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

     

    Pour finir, je dirais que voter ne sert globalement plus à rien (même contre le FN, c'est le principal chiffon rouge des politiques, alors que les médias ne cessent pas d'en faire la promotion et la dédiabolisation). Parce que voter, c'est accepter la soumission au pouvoir, et la soumission au mode de fonctionnement du troupeau. Soyez donc le mouton noir. Je le fais d'ores et déjà, car ce n'est pas la politique, ou un obscur « groupe de réflexion » bien propret qui changera ma vie.

     

    Je dirais aussi qu'il vous faut absolument, chers amis, garder votre indépendance de réflexion, votre culture (que vous soyez Metalleux, Goth, Punk, Skin, Baba, Rasta, Geek, Otaku…), vos projets et rêves de vie peut être qualifiés de "marginaux" par les cravatés en tous genres, et de ne jamais vous laisser recruter par qui que ce soit. Tout simplement parce que le pouvoir, ça rend ambitieux, et dangereux. Par contre… vous pouvez toujours "envoyer caguer à la vigne" ceux qui vous empêchent de vivre, notamment en simplifiant votre mode de vie, en changeant vos habitudes, vos lectures, en quelque sorte, vivre comme vous l'avez toujours voulu. Et vous verrez, le bonheur tient souvent à cela. La liberté aussi !

     

    Petite hallebarde personnelle : les inénarrables « anti-système » obsédés par la haine du Juif sont déjà les idiots utiles de Dieudonné, Chouard, Meyssan et Soral. Ils ne sont en rien indépendants, ni libres, encore moins fréquentables, et surtout pas détenteurs de l'idéologie nouvelle (l'antisémitisme date de la nuit des temps). Si tout ce que je vous ai écrit ce soir n'est en rien illégal, l'idéologie des « anti-système » et autres « dissidents » et leurs propos sont condamnables en justice. Il y a une nette différence entre envoyer le système "caguer à la vigne" et être antisémite.

     

    Bonne soirée à vous tous !

     

    - Troll

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