• Un cri d’insoumission et de colère ... - « Je vous emmerde, et je rentre à ma maison ! »

    Bonsoir, chers lecteurs et amis, huh huh ‘kala Copains-Copines.

     

    En route pour un nouveau brûlot de votre Troll préféré. Il est vrai que ces temps-ci, je n’écris pas beaucoup sur Dernier Bastion, en fait je tente de m’occuper autrement que par l’ordinateur – notamment en classant mes timbres, ou en reprenant le modélisme ferroviaire, vous le constaterez prochainement sur mon nouveau blog « Les trains du Troll ». Malgré tout, je sors, je vis ma vie, j’interagis avec mes semblables, et parfois, j’en arrive à sortir de mes gonds. Là est l’objet de ce texte.

     

    Si le titre de ce texte comporte la phrase bien connue d’Eric Cartman dans « South Park », c’est pour une raison précise. Le week-end dernier, je suis allé à la ressourcerie où je fais régulièrement du bénévolat (tri, nettoyage, réparation basique d’objets divers et variés, de jeux et jouets en l’occurrence, pour les mettre en vente à prix sympas), mais en tant que client. J’ai vite trouvé ce que je cherchais, à savoir un peu de vaisselle (une carafe d’eau et une poêle) et quelques couverts en complément de ce que j’ai déjà chez moi. Mais aussi (et surtout) une chaise de bureau pour mes activités informatiques trollesques, qui a remplacé avec bonheur l’ancienne chaise devenue trop moche. Et donc, je repars après avoir payé mon tout, vers ma voiture, en espérant pouvoir caser ma nouvelle chaise dans le coffre … après avoir rabattu la banquette arrière et avancé le siège passager avant. Tout à coup, et sans que je m’en rende compte immédiatement, arrive un genre de mec crasseux et mal habillé, l’archétype même du nullard qui passe ses journées au bar PMU. Et le mec commence à me regarder, à 10 mètres de distance, pendant 5 bonnes minutes, me plier le dos en maudissant les « miledieu de catsalh de macarèl de hilhdépute de dioù-biban » pour caler la chaise de bureau dans le coffre de ma brave Ford Fiesta.

     

    Il faut vous dire, chers lecteurs et amis, que j’étais habillé en mode « troll », vous connaissez mes habitudes : Rangers paraboots 14 trous, treillis noir « blousé » dans les Rangers (oui, comme les Paras américains, et j’assume), tee-shirt Viking sous le Harrington inévitablement pourvu de petits badges aux signes païens et à l’effigie du groupe Amon Amarth, et le béret qui ne me quitte jamais. Et donc, le crasseux décrit ci-dessus me dit d’un air narquois « Ça rentre ? » Je réponds « Pas de commentaires. » Il insiste, je répète plus fort « Pas de commentaires ! » Puis il commence à devenir réellement chiant, et là donc, je m’emporte. Morceaux choisis : « Mais pourquoi tu me regardes comme ça depuis 5 bonnes minutes ? J’ai l’air d’un phénomène de foire ou d’une bête curieuse ? » Il me répond « Oui, on dirait ... » Je reprends donc « Dis moi, tu n’aurais pas une bouteille de Ricard qui t’attend quelque part ? Rentre dans ton putain de trou à rats, retourne jouer au PMU lundi, lave-toi le cul à la lessive et surtout, FOUS-MOI LA PAIX ! »

     

    Il était sans doute sorti en pensant emmerder quelqu’un, il m’avait trouvé. D’autres que moi auraient, à coup sûr, réagi différemment …

     

    Là, pour toute « défense », je l’entends marmonner de sa voix mal assurée (qui en disait long sur son ébriété) « Eh mais dis donc, faut que tu te fasses soigner », puis il se barre finalement, accompagné de ce qui semblait être un de ses congénères piliers de comptoir, en répétant inlassablement ou presque « Eh mais lui, il faut qu’il se fasse soigner ... » 

     

    « Me faire soigner ». Elle est bien bonne ! Eh oui, parce que parmi les choses qui m’ont rendu malade, il y a ce type précis de personnes. Ces inutiles avinés, ces reliquats d’humanité, ces crasseux habillés en loques, qui se permettent de nous balancer leurs borborygmes éthyliques mal assurés et leur haleine innommable en pleine face, qui pissent en pleine rue (à 50 mètres des toilettes publiques les plus proches, bien sûr), qui détaillent les « marginaux » comme moi (et tant d’autres) de la même façon qu’un boucher observe un quartier de viande fraîche … Ils sont minables, ils sont de la véritable chair à populisme et à peurs primaires, et ils ne semblent même pas s’en rendre compte !

     

    Oufti, heureusement que j’ai vu ma psychiatre mardi dernier. Je lui ai raconté cette « mésaventure », en disant bien que j’avais failli « bondir à la gorge » du déchet humain en question, mais que je m’étais contenu. Elle m’a dit « Donc, vous savez garder votre self-control ! » Oui, c’est vrai. Mais jusqu’à quand ?

     

    Jusqu’à quand je vais pouvoir garder mon self-control face à ce genre de personnes ? Jusqu’à quand je vais me retenir de sortir les crocs et « faire un exemple » en terme de bottage de cul, en public s’il le faut ? Jusqu’à quand est-ce que tous les beaufs et toutes les pétasses des 35 kilomètres à la ronde vont me titiller, me chercher des noises, me chatouiller sous les harpions ? Parce que, et ça j’en suis sûr, chers lecteurs et amis : celui (ou celle) qui prendra ma vengeance en pleine gueule prendra pour la haine de toute une vie. Je veux dire par là, que toutes les moqueries, toutes les insultes, toutes les provocations, toutes les actions qui ont visé à me rabaisser ou à m’humilier, seront converties en violence et en force brutes, et partiront dans ce coup unique. Au nom de tout ce que j’ai vécu, et de ce qui a fait souffrir tant de mecs et de filles comme moi.

     

    Ma culture ou mon look vestimentaire ne vous conviennent pas ? Très bien. Mes loisirs préférés vous paraissent « démodés », « ringards » ou « wesh boloss té nul » ? Parfait. Mon apparence physique choque vos petits clichés de perfection dignes de la presse « people », au point que vos chiards m’appellent « le gros » ? Aucun problème. Mais je vous demande une seule et unique attitude à mon égard, bande de raclures d’échappés de bidet : gardez vos remarques minables pour vous et occupez-vous de vous acheter une culture générale, ainsi qu’un semblant de dignité !

     

    Votre monde de la « perfection » et de la « richesse matérielle », ainsi que les « peurs primaires » qui vous accompagnent partout dans votre ivrognerie, ces « valeurs » emblématiques de la société actuelle et de votre néant cérébral ... Ce monde est d’ores et déjà condamné à la déchéance, à la pourriture, aux poubelles de l’histoire de notre planète. Et vous ne vous en rendez même pas compte. Occupez-vous de vos affaires, tant que vous en avez. Et ça ira bien. Mes « frères et sœurs d’armes » culturels et moi, avons fait le choix du rêve, de l’idéal, de la quête ininterrompue de liberté et de vérité, de la recherche d’une existence accomplie. Et je sais que, à la lecture de ce texte, certains d’entre eux approuveront …

     

    Nous ne renierons jamais ce que nous sommes. Nous ne nous abaisserons jamais à votre fadeur, ni à votre crasse. Nous évoluons dans l’ombre, dans la noirceur protectrice de nos cultures, dans les brumes impénétrables de nos consciences, dans les univers de nos rêves les plus fous, les moins communs, les plus marginaux.

     

    On me dit souvent que je suis trop exigeant avec les autres, ou trop élitiste. Désolé d’être juste différent du « moule ». Mais il s’agit là de mon cri de révolte et d’insoumission, que je balance avec jubilation et force à votre « réalité » définitivement stérile et manquant cruellement d’imaginaire. Mais pas d’alternatives pour échapper à la fin du bouzin, le jour où vous vous foutrez tous sur la gueule. Là, en vous observant, je saurais que j’avais raison depuis le début ...

     

    Ainsi soit-il, et que les Anciens Dieux veillent sur mes semblables.

     

    - Krähvenn « Trollsson » Vargbroder.

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